C’est officiel : Le logiciel libre est devenue une religion…

Au sens classique du terme. Vous allez dire, pourquoi est-ce qu’il pousse une gueulante ? Pourquoi une autre ? Parce que… c’est nécessaire. Au début je ne comptais pas rédiger de billet, mais vu le niveau atteint, il n’y a pas d’autre choix.

Tout commence avec un article sur la Parabola GNU/Linux dont je critiquais le manque d’utilisabilité pour le monde moderne. Ne serait-ce qu’avec l’utilisation du greffon LibreJS qui fait passer GNU Gnash pour une implémentation utilisable d’Adobe Flash… Oui, c’est ironique 🙂

Un commentaire d’une personne que l’on ne peut que qualifier de puriste du libre vient me faire la morale, gentiment. Puis, ça part un peu plus en cacahuètes, jusqu’au point où je déclare que cette personne est une intégriste. Au sens entendu du terme, celui de l’intégrisme religieux.

Ne voulant pas perdre plus de temps avec un dialogue de sourds, j’ai clos les commentaires.

Je passe alors à autre chose, et un membre de la communauté Trisquel me propose un débat. Je le décline, pour une simple et bonne raison : Ce sera un dialogue de sourds entre le linuxien pragmatique que je suis et le commentateur qui avait sortie sa propagande en oubliant de se renseigner sur certains points.

Dans la vidéo que vous trouverez ci-après, j’avoue que j’ai été un peu fort dans mes termes, mais la colère que j’éprouve envers ces technophiles, incapables de voir plus loin que le bout de leur appendice nasal, ça me met hors de moi.

La colère est mauvaise conseillère parfois, mais quand il faut pointer les problèmes du doigt…

Je vous conseille le fil sur le forum de la Trisquel où l’on dit que j’ai pété une durite… Cf la capture d’écran ci-dessous.

duriteOu encore la partie où l’on voit la banane magique qui cite Barry Goldwater pour appuyer son point de vue. Cf la capture d’écran ci-après.

goldwaterLa traduction de la citation est : « L’extrémisme dans la défense de la liberté n’est pas un vice ; La modération dans la poursuite de la justice n’est pas une vertu ».

On arrive à tout justifier au nom de la liberté, au point de ne plus pouvoir utiliser son propre matériel. Au nom de la liberté, doit-on justifier la privation de liberté, comme celle du choix de son matériel ou des logiciels qu’on doit utiliser ?

Pour la petite histoire, Barry Goldwater fut vaincue par rapport à l’utilisation d’un clip très connue sous le surnom de Daisy.

Bref, en dehors de cette référence culturelle, j’en reviens toujours au même point : s’il n’y avait pas eu des développeurs pragmatiques, sachant peser le pour et le contre, le logiciel libre serait-il autant répandu ?

Sans des Linus Torvalds, des Theodore Ts’o, Daniel Robbins ou encore Patrick Volkerding, aurait-on un logiciel libre aussi développé ? Surtout utilisable par le plus grand nombre sans avoir besoin d’une formation d’ingénieur en informatique ?

Si on veut suivre les canons de la FSF jusqu’au bout, on devrait utiliser le noyau GNU/Hurd, non ? À savoir un noyau qui n’est pas encore stabilisé, avec un support matériel anémique pour ne pas dire inexistant.

Alors, oui, j’utilise une imprimante Epson, car j’avais besoin d’une imprimante dans l’heure qui suivait quand ma précédente est morte, et qu’il n’y avait pas d’imprimantes HP dans l’hypermarché près de chez moi et rentrant dans mon budget serré à l’époque.

Quand mon ordinateur a rendu l’âme, j’ai dû faire des compromis et prendre ce qui rentrait dans mon budget et le plus vite possible. C’était il y a bientôt 6 ans. J’utilise un vieux Compaq avec un bios non libre, une carte nVidia GT210 et par chance, le pilote nouveau fonctionne très bien avec.

Si vous considérez que je suis un mauvais linuxien car j’ose dire : « Il faut savoir utiliser du non-libre quand c’est nécessaire et ne pas tomber dans le sado-maso », alors, je suis un mauvais linuxien.

J’essaye d’apporter ma pierre au mouvement du libre chaque jour. En aidant des personnes qui sont moins avancées que moi techniquement.

Si dans un domaine précis, je dois utiliser un logiciel non libre pour effectuer une tâche, je le ferais, si et uniquement si je n’ai pas trouvé un logiciel libre pour la tâche en question.

Ce qui fait de moi, aux yeux des puristes, un collaborateur, un vendu, un traître.

Dans tout mouvement, le pire est concentré dans deux groupes : les extrémistes et les nouveaux convertis qui ont tendance à être représenté par les mêmes personnes.

Continuez, messieurs les extrémistes du libre avec vos propos, vos anathèmes et votre propagande. Vous détruisez le travail des utilisateurs du libre qui ont intégré le fait qu’on ne peut pas imposer la liberté.

« Pas de liberté pour les ennemis de la liberté. » (Antoine de Saint Just, 1767-1794)

Voilà comment résumer l’esprit des extrémistes du logiciel libre ! Avec les conséquences que cela entraine.

PS : Je ne répondrai à aucun commentaire sur ce billet. Les commentaires seront fermés le 29 mai 2016 à minuit. Merci pour vos commentaires, je ne supprimerai rien, sauf si cela part dans les insultes gratuites. Enfin, il n’est pas nécessaire de montrer patte blanche comme sur les forums pour commenter ici.

PPS : j’utilise pragmatisme tel que définit selon le dictionnaire Larousse : Attitude de quelqu’un qui s’adapte à toute situation, qui est orienté vers l’action pratique.

Précision que j’avais oublié d’apporter. Je ne touche plus à l’article maintenant.

91 réflexions sur « C’est officiel : Le logiciel libre est devenue une religion… »

  1. Dommage d’en arriver à une gueulante pour « si peu » j’ai envie de dire… Surtout qu’à t’écouter, tu risques l’ulcère.

    Défendre au maximum le libre est utile et non, utiliser des logiciels privateurs ne devrait pas être préconisé, là encore, c’est le discours théorique que je pense tu partages aussi. Après, il y a la pratique, les fichiers utilisés par notre entourage ou par notre cercle professionnel qui font que… Ben nous devons trouver une solution qui marche pour utiliser tel type de fichier, lire tel document sans bousiller la mise en page etc.

    Mais ce qui me choque le plus, c’est d’user du mot de pragmatisme… Ce mot m’écorche les oreilles!

    La novlangue ultra-libérale touche tout le monde, qu’on soit libriste ou pas, et c’est une horreur.

    Alors s’il te plaît, parle plutôt de réalisme, de capacité d’usage, mais pas de pragmatisme.

    Comment ça je lance une pique sur un autre débat aussi houleux que libriste pur gnou ou libriste pingouin réaliste? 😛

    Le débat, qu’il soit houleux ou pas, n’est jamais inutile. Tant que l’ulcère est évité, toute discussion est bonne à prendre 😉

    PS: pour reprendre ta citation, je t’inviterais juste à penser celle-ci : « L’oppression d’un peuple ou même d’un simple individu est l’oppression de tous et l’on ne peut violer la liberté d’un seul sans violer la liberté de chacun. »
    (Michel Bakounine)

    1. >Mais ce qui me choque le plus, c’est d’user du mot de pragmatisme… Ce mot m’écorche les oreilles!
      >La novlangue ultra-libérale touche tout le monde, qu’on soit libriste ou pas, et c’est une horreur.

      Le « pragmatisme » n’a rien à voir avec le libéralisme, et l’ultra-libéralisme est un terme dénué de sens.
      Pour en savoir plus : https://www.youtube.com/watch?v=OORL07JWdu0

      Désolé pour la polémique légèrement HS, mais bon.

      1. Je parle bien du détournement de sens du « pragmatisme », philosophique par essence et usage de linguiste par naissance, est devenu un mot-valise du langage systémique actuel.

        Je m’excuse pour les naïfs qui croient encore qu’on leur laisse le choix des mots à utiliser pour être dans le vent mais qu’on dénature de leur sens premier pour aider un système ultra-libéral (oui oui je maintiens) à faire illusion du tout-mouvement, de tout-innovation, car si rien ne bougeait, le fait de sa contre-nature, éclaterait au grand jour.

        Donc comme on nous fait croire à l’innovation tous les quatre matins du super smartphone tout option réellement nouveau (mais avec les mêmes technos qu’avant faut pas déconner ça coute trop cher à la production sinon), on nous balance qu’il faut utiliser « pragmatisme » pour réalisme…

        J’invite donc le « Lecteur de passage mais qui n’a encore jamais commenté » anonymement fier (mais c’est une liberté de ne pas défendre ses opinions sous son patronyme donc soit) à revoir un peu la linguistique et ses tenants et aboutissants philosophiques avant de parler du « pragmatisme » qui visiblement lui est bien étranger 😉

        Et oui complètement HS mon pavé dans la mare mais qu’est-ce qu’on rigole!

  2. > Si vous considérez que je suis un mauvais linuxien car j’ose dire : « Il faut savoir utiliser du non-libre quand c’est nécessaire et ne pas tomber dans le sado-maso », alors, je suis un mauvais linuxien.

    T’inquiète pas on est nombreux à être de mauvais (GNU !!!!/) linuxien, bienvenu au club 😉

  3. 10 jours de commentaires ouverts sans réponse… ce sera dur.
    Enfin, que du bien vrai vu 100 fois, et des puristes vont râler, on devrait les obliger à se relire dans quelques années.
    Bons slogans, j’aime bien aussi dans ce style « il est interdit d’interdire ». Tout y est.

  4. Hi !
    Je vais écrire pour la première fois sur ton blog, je m’exprime peu car je préfère agir. Je suis dans un repair café, où on aide les gens à réparer leurs ordinateurs (entre autre). J’utilise linux depuis 5 ans environ, mais aussi windows et mac. Je n’en ressens aucune honte, car j’aide les personnes à se sortir de situations informatiques difficiles.

    Si j’étais puriste GNU/Linux, je devrai utiliser le noyau Hurd, ne pas aider les gens et penser linux du matin au soir.

    C’est juste impossible et irréalisable.

    Lorsqu’on demande un renseignement sur les forums; on a souvent des réponses techniques, mais souvent rien ou presque sur l’utilisation et l’ergonomie pour les usagers. Le truc, c’est que le logiciel libre sans les utilisateurs, cela ne sert pas à grand chose.

    #JeSuisUnVendu, car moi aussi je fais dans le réalisme, je fais ce que je peux, je ne juge pas les autres, mêmes ceux qui pensent que W***#!!§ c’est bien, car c’est leur opinion. Même si personnellement, je trouve que Linux est bien plus sûr. Regardez le dernier 01 Net, on croirait que le monde va nous tomber sur la tête car sur la couverture du magazine il y a ceci : « 35 millions de nouveaux programmes malveillants en 2015 ».

    Pour reprendre une vieille idée, il y a ceux qui voient le monde tel qu’il devrait être et ceux qui le voient le monde tel qu’il est. Je comprends ceux de la première catégorie, mais je suis parmi ceux de la seconde.

    1. HURD n’est pas plus libre que Linux-libre (le noyau de Trisquel, Parabola, etc.) c’est à dire Linux sans le logiciel, notamment le micrologiciel, privateur. Les deux noyaux sont distribués selon les terme de la licence GNU GPL, qui respecte (et même défend activement via le copyleft) les libertés des utilisateurs.

      Je ne comprends pas pourquoi vous écrivez qu’être libristes signifierait « ne pas aider les gens ». On peut les aider. En leur proposant du logiciel libre, en les installant (si ils le souhaite bien sûr), en les configurant, en les formant à leur utilisation. Proposer/installer du logiciel privateur, en revanche, ce n’est pas « aider les gens ». Pour le libriste, le logiciel privateur est le problème, jamais la solution.

      Quant aux « 35 millions de nouveaux programmes malveillants en 2015 », il pourrait être écrit « 35 millions de nouveaux programmes *privateurs* malveillants en 2015 ». Pas l’un d’entre eux est libre. Il est, en effet, bien triste de constater que maltraiter les utilisateurs est devenu un véritable « business model ». Aujourd’hui, bien des logiciels privateurs sont créés dans ce seul but. Et la solution est, là encore, le logiciel libre. Par définition, n’importe quel utilisateur peut étudier son fonctionnement. Cela constitue un frein puissant à l’inclusion de maliciel. Et même si il y avait du maliciel, n’importe quel utilisateur pourrait (soit par lui-même soit en contractant un développeur indépendant) le retirer et redistribuer le résultat.

      1. @MagicBanana,
        Merci pour votre message, je vais préciser mon propos.
        Pour les programmes malveillants, vous avez raison sur le fait que ces logiciels soient privés. Je n’utilise pas le terme privateur, car il me semble connoté, et lorsque je parle des logiciels privés ou libres à des néophytes ils comprennent. Si j’utilise le terme privateur, j’émets un jugement (qui n’est que mon avis privé) et si je forme des individus aux logiciels libres, je me dois de rester neutre dans mes propos.

        « sur aider les gens » : là il y a peut-être débat. Aider les gens pour se sortir de situations compliquées que posent les ramsonwares, adwares et autres joyeusetés c’est expliquer ce qu’est la nature du logiciel, trouver le solution pour s’en débarrasser et l’expliquer au néophyte. Lorsqu’on est libriste, on a tendance à prendre de haut les problèmes en disant, en substance: « c’est votre faute (ou celui de votre fils) si vous faites pas attention, vous allez avoir des soucis ». Si on fait cela on n’aide pas les gens, on alimente notre ego et l’incompréhension des autres. Au début, je parlais comme cela, sauf que cela n’aide pas les gens. Lorsqu’on doit aider les néophytes, il faut déculpabiliser, c’est comme pour une voiture, tout le monde ne sait pas ouvrir le capot et mettre les mains dans le cambouis.

        Je suis d’accord avec vous sur beaucoup de points, notamment sur le fait que le logiciel payant, privé et insidieux est souvent la cause du problème. Mais pour Mme Michu, cela ne veut rien dire. Or des Mmes Michu, j’en rencontre tous les jours, et si je veux faire connaître les logiciels libres, je dois adapter mon approche.

        1. « Logiciel privé » semble signifier « Logiciel qui m’appartient en propre » (comme dans « collection privée ») voire « Logiciel d’ordre strictement personnel, qui respecte mon intimité » (comme dans « conversation privée » ou « rencontre privée »). Alors que nous parlons justement de logiciel qui n’est pas sous le contrôle de l’utilisateur mais sous celui du son éditeur. De logiciel qui, souvent, épie l’utilisateur c’est à dire attaque son intimité, sa vie privée. De logiciel qui prive l’utilisateur de ses libertés fondamentales. Bref, de logiciel privateur. :-p

          Je ne vois pas de devoir de neutralité dans une formation aux logiciels libres. Si l’on a une opinion, il est plus efficace de la communiquer en utilisant le vocabulaire qui exprime cette opinion.

          Nous sommes tout à fait d’accord que l’utilisateur de logiciel libre n’est pas coupable. Comme je l’écris dans un message plus loin dans ce fil :
          « De mon point de vue, l’utilisateur de logiciel privateur est victime. Jamais coupable. Victime de ceux qui développent le logiciel privateur ou favorisent son adoption d’une façon ou d’un autre. »

          Ceci étant je me réfère ici aux dénis de libertés (et aux maltraitance qui s’ensuivent souvent) perpétrées par le propriétaire du logiciel privateur en question. Vous semblez parler d’autres bourreaux : de tiers qui exploitent des vulnérabilités dans les logiciels (libres ou non) ou chez son utilisateur (phishing, ingénierie social, etc.). Là encore, l’utilisateur est victime, pas coupable. Mais, cette fois, le logiciel libre ne constitue pas une solution miracle. Les logiciels libres peuvent contenir des vulnérabilités. L’erreur est humaine. Le développeur de logiciel, humain, ne peut pas promettre une absence de vulnérabilité ou, plus généralement, de bogue. En revanche, il peut, et doit (un impératif éthique !), respecter les libertés de ses utilisateurs : il doit distribuer son logiciel sous une licence libre.

          1. Hi,
            c’est une bonne discussion jusqu’ici.
            Lorsque je parle de logiciel privé, je parle d’une entreprise privée, et donc si je l’utilise c’est dans ce sens. Je n’utilise pas privateur, car sinon je tombe dans un registre lexical qui ne me sied pas. Lorsqu’une entreprise commercialise un logiciel, qu’elle le rend payant, avec une partie gratuite « lite » et une autre payante « pro », on peut appeler cela comme on veut, shareware, ou autre chose si vous le préférez. Le fait que certaines fonctionnalités ne peuvent être accessibles par volonté commerciale, c’est le but même de la vente, sinon l’entreprise coulerait. Je ne dis pas que c’est un bon modèle, mais c’est un modèle économique connu.
            Lorsqu’on parle de logiciel libre, on parle notamment de logiciel qui sont gratuits, dans la plupart des cas. Et là il faut expliquer ce qu’est le libre, pas seulement technique mais aussi éthique à un néophyte. Et là se trouve la neutralité.
            vous imaginez dire à un néophyte : t’es trop nul avec ton logiciel pourri adobe reader, moi avec master-pdf (entre autres) je peux éditer directement le pdf et faire ceci et cela. La personne va vous écouter, va dire merci et va aller voir ailleurs. Avec cette démarche, si vous voulez avoir une personne de plus emballée par le libre, le résultat est simple : adaptez votre démarche.
            C’est en parlant technique, éthique et en prenant un peu les néophytes pour des niais que le libre ne décolle pas. Si vous parlez à des utilisateurs lambda, rassurez-les, montrez leur concrètement ce qu’apporte un logiciel libre dans l’utilisation de tous les jours. C’est comme pour un arbre, tout commence par la racine.
            Autre chose, tu annonces que l’utilisateur est victime et non coupable, ce n’est qu’à moitié vrai, car dans certains cas, notamment les logiciels de compta, l’utilisateur a le choix d’utiliser tel ou tel logiciel, et il le fait ce choix. Peut-être que c’est du à son inexpérience, à son confort, ou à sa psyché ou à son inconscient, cela reste un choix. Choisir ne veut pas dire qu’il en est responsable.
            Pour finir, vous avez cité une de vos phrases personnelles, je vous dis la mienne : rien ne vaut la cohérence, mais entendons-nous sur la cohésion.

  5. coucou 🙂

    tu dis être libre de choisir ton matériel. mais la liberté du matériel devrait être la norme pour que ta liberté de choisir du matériel veuille dire quelque chose 😉
    c’est comme dire que tu es libre de choisir ta chaine de tv, c’est pas de la liberté ça, c’est choisir le moins pire 😛

    le problème avec le « pragmatisme », c’est qu’il est dégressif. il n’apporte rien : ni rêve, ni espoir, ni envie. s’adapter à un monde injuste, c’est pragmatique, mais ça ne conduit pas l’humain dans la bonne direction.
    on sent bien que tu es en colère en ce moment, et tu as un tas de raisons. mais si les libristes intégristes te collent le moral par terre, bah ne les écoute pas tout simplement 😀
    d’un autre côté, tu fais souvent le ‘méchant fred’, tu appelles aux commentaires en postant ici et sur diaspora, donc forcément, tu penches légèrement vers l’extrême pragamatisme… l’extrême idéaliste vient te rendre visite, c’est de bonne guerre non ?

    en fait, je capte même pas pourquoi tu te lances dans un tel débat avec les « intégristes ». si le commentaire est un conflit ouvert, aucun intérêt, donc tu modères et basta !
    le lecteur, de son côté, s’il trouve tes propos trop pragmatiques, n’aura qu’à ôter le flux rss de ses favoris 😉
    quand je viens commenter ici généralement, je sais où je mets les pieds, je vais pas commencer à te rentrer dedans pour t’expliquer comment être « libre »… même si ça me titille à chaque fois xD

  6. Salut,

    Eh bah… je suis surpris.
    Toute la beauté du libre en général, c’est d’avoir le choix. Plutôt que de dire « c’est de la merde, c’est pas utilisable », il faudrait plutôt dire « ce n’est pas utilisable en l’état pour un utilisateur standard ».
    Je ne vois pas le mal qu’il y a a utiliser des distributions 100% libre -avec les désavantages que ça implique- du moment que c’est notre choix. La tolérance doit être reine des deux cotés.

    Le 100% libre fait également avancer le « libre raisonné » (appelons le comme ça, référence a l’agroalimentaire) à sa façon. Des projets 100%libre il peu sortir un soft utilisable par le plus grand nombre.

    Toutes les distributions n’ont pas le même public et le même usage. L’essentiel reste le respect, car même si le but est différent l’idée reste la même. Au lieu de se tirer dans les jambes, autant avancer ensemble.

  7. Petite pique envers les « puristes », ils vont tout de même pas nous faire croire que dans le milieu du web, ils naviguent que sur des sites libres (j’ai cru voir la fnac liés par un de ces extrémistes).
    Pareil niveau site de vidéos, perso je ne connais pas d’alternatives libres à Youtube ou Dailymotion. Ça existe?

    Utiliser une imprimante bien qu’étant compatible avec le libre ne la rends pas libre pour autant.

    Donc pour résumé ces extrémistes, comme beaucoup d’autres ne suivent même pas à la lettre leurs propres «religion». Ça m’étonnerai qu’ils soient prêt à construire leurs propre imprimante pour pouvoir imprimer tout de même tout en restant 100% libres (petit projet perso plus pour m’amuser qu’autre chose)

    Pareil pour les jeux vidéos, là aussi, faut être réaliste. Les jeux libres… Bah c’est pas le niveau des jeux propriétaires (perso, supertuxcart j’en ai vite fait le tour).
    Donc qu’ils arrêtent un peu avec leurs pseudo-morales qui ne fait qu’embourber le libre en le décrédibilisant aux yeux du grand publique.

    1. Par « alternatives libres à Youtube ou Dailymotion », parlez-vous du logiciel côté serveur ? Si oui, alors, il y a GNU MediaGoblin : http://mediagoblin.org

      Ce projet avance à grand pas. Bientôt, les instances (les « pods » pour utiliser le mot à la mode) de MediaGoblin seront fédérées : on pourra accéder aux média (pas que des vidéos) de n’importe quelle instance à partir de n’importe quelle autre. Voilà un exemple actuel d’instance (ce qui s’y trouve vaut la peine d’être vu !) : https://media.libreplanet.org

      Mais peut-être que vous ne vous referiez qu’à la lecture de vidéos sur des sites populaires comme YouTube. Il existe des solution : https://trisquel.info/fr/wiki/lire-des-vid%C3%A9os-sans-utiliser-flash

      Pour ma part j’utilise ViewTube et ViewTube+ (des scripts GreaseMonkey) et l’extension UnPlug si ViewTube(+) ne fonctionne pas.

  8. Ben moi j’en ai marre des pdf avec DRM qui m’arrivent régulièrement au boulot et qui m’obligent a utiliser une machine virtuelle windows 7 dans mon OS libre mais pas entièrement, j’ai nommé Linux Mint.

  9. Je suis donc moi aussi un collaborateur, un vendu, un traître ? Ça me va bien, tant que mon PC fonctionne bien avec autre chose que Windows ou MacOS, je suis prêt à toutes les compromissions. ^^

    1. Ces mots sont de Frederic Bezies. De mon point de vue, l’utilisateur de logiciel privateur est victime. Jamais coupable. Victime de ceux qui développent le logiciel privateur ou favorisent son adoption d’une façon ou d’un autre. Ce logiciel ne respecte pas les libertés fondamentales de l’utilisateur. Qu’il tourne sur Windows ou sur GNU/Linux ne fait aucune différence. Un logiciel libre qui tourne sur Windows est bon du point de vue social, éthique, politique. Un logiciel privateur qui tourne sur GNU/Linux est mauvais selon ces mêmes critères. C’est en tout cas mon point de vue.

  10. Il se nomme méchant Fred, il le placarde partout, il fait la morale en permanence, il insulte grave, il refuse la discussion calme ou au moins de laisser les autres avec leurs avis et ensuite il pète une durite. C’est amusant.

  11. Un jour on arrivera à vaincre ces religieux privateurs de liberté (oui, je parle bien de vous intégristes religieux du logiciel libre). Vous êtes aussi lassant que les témoins de jéhovah qui sonnent à votre porte (et encore je reste gentil).

    Les intégristes ne connaissent pas le fabuleux proverbe « La liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres. ». Ce proverbe devrait être la base de la liberté et dans ce sens la base du logiciel libre. On ne converti pas une personne à la liberté en l’insultant, ni même avec des arguments tendancieux ou inexistants.

    En tout cas, merci Fred pour tout ces articles qui un jour peut être fera comprendre à certains les limites de ce dogme inutile sur le logiciel libre.

    1. En quoi est-ce que les libristes restreignent les libertés des autres ? Je n’ai jamais vu personne imposer de force du logiciel libre. Quiconque doit être, bien sûr, libre de faire ce qu’il veut avec ses ordinateurs.

      Défendre publiquement ses opinions n’est pas les imposer. C’est faire usage de sa liberté d’expression.

      1. Où as-tu vue que je parlais des libristes … je me caractérise comme un libriste (non intégriste :p) … je parle uniquement des intégristes qui passent leur temps à insulter, dénigrer et tuer le mouvement libriste avec leurs discourts des années 40. Ils ne défendent pas leurs opinions, ils insultent quiconque pouvant avoir une opinion différente (même si elle peut être proche), ressortent les mêmes arguments qui n’ont pas de sens dans le monde dans lequel nous vivons.

        Et bon, dire que les libristes pur et dure ne veulent pas imposer leurs convictions m’a bien amusé 😉

  12. Alors chez nous, nous avons fait voeux d’être techno-agnostiques. C’est un exercice terriblement difficile, mais on s’en sort bien car on se préoccupe des données, et des utilisateurs, et non de la technique. Nous les mettons toutes en compétition, propriétaires, libre ou SaaS. Et nous assurons un double regard au sein de notre réseau, pour conserver notre neutralité cognitive. Jamais 2 linuxiens, toujours un mix… Car la liberté, c’est avoir le choix, et les compétences pour choisir. Réduire le choix est un acte de réduction de nos libertés. Alors nous votons contre la pensée unique linuxienne, au nom de la liberté.

    1. Pour le libriste, le choix du logiciel libre n’est pas technique. Il est social, éthique et politique. Voilà la grande différence avec ceux qui se revendiquent de l’open source : https://www.gnu.org/philosophy/open-source-misses-the-point.fr.html

      Vous semblez définir la liberté comme l’amplitude des possibilités. Selon le dictionnaire, elle est « l’état de celui, de ce qui n’est pas soumis à une ou des contrainte(s) externe(s) » ou la « condition de celui, de ce qui n’est pas soumis à la puissance contraignante d’autrui » : http://www.cnrtl.fr/lexicographie/libert%C3%A9

      En ce sens, un plus grand choix de logiciels privateurs n’apporte aucun gain de liberté : chacun de ces logiciels soumet ses utilisateurs à la puissance de l’éditeur du logiciel, qui impose arbitrairement les contraintes de son choix (au travers de la licence et du code non auditable et non modifiable).

  13. « Je suis un mauvais linuxien » :
    – J’ai mis du Windows 7 sur le PC parental.
    – Je joue à des jeux vidéo non-libres sur une plateforme fermée, la Wii U.
    – J’utilise Android et les services de Google quotidiennement.

    Mais bon, on ne peut pas être parfait non plus :
    – J’ai du Linux sur mon serveur, mon PC perso, et sur un PC récupéré pour un pote.
    – J’utilise du libre pour mes services web : Owncloud, Pluxml, phpbb…

    Ce qui compte, c’est la valeur ajoutée que l’utilisateur y trouve. Et que ses droits soient respectés.

    Quand on utilise un pilote pour une carte graphique, on s’en fout qu’il soit libre ou pas, tant qu’il est disponible.

    1. C’est en « s’en foutant » que l’on se retrouve à n’avoir que du matériel qui nécessite du logiciel privateurs. Le matériel peut faire bien du mal. Comme nous l’a montré Edward Snowden. Le micrologiciel dans une carte Wifi, par exemple, peut tout à fait envoyer à son véritable maître le contenu du disque dur. S’en foutre peut signifier, à terme, la fin du journalisme indépendant (puisqu’il ne peut plus protéger ses sources), la fin des whistle blowers, de l’opposition politique, etc.

      Être libriste ne signifie pas être « parfait ». C’est voir un véritable problème dans l’utilisation du logiciel et chercher à y remédier. Ne pas l’accepter.

  14. > Si on veut suivre les canons de la FSF jusqu’au bout, on devrait utiliser le noyau GNU/Hurd, non ?

    Ben on justement. J’avoue n’avoir pas tout lu mais sur ce point, Stallman que tu ne cites pas est clair 😉 Du coup, je ne me suis pas perdus plus longtemps dans le reste de ton argumentaire

  15. On arrive à tout justifier au nom de la liberté, au point de ne plus pouvoir utiliser son propre matériel. Au nom de la liberté, doit-on justifier la privation de liberté, comme celle du choix de son matériel ou des logiciels qu’on doit utiliser ?

    Non.

    Si on veut suivre les canons de la FSF jusqu’au bout, on devrait utiliser le noyau GNU/Hurd, non ? À savoir un noyau qui n’est pas encore stabilisé, avec un support matériel anémique pour ne pas dire inexistant.

    Oui.

    Continuez, messieurs les extrémistes du libre avec vos propos, vos anathèmes et votre propagande. Vous détruisez le travail des utilisateurs du libre qui ont intégrés le fait qu’on ne peut par imposer la liberté.

    Oui (deux coquilles, au passage).

    « Pas de liberté pour les ennemis de la liberté. » (Antoine de Saint Just, 1767-1794)

    La portée de la citation est intéressante (méta-citation ?). La liberté fondamentale pour moi, c’est celle de ne pas se voir imposer de choix contraire à ce que l’on souhaite. Un utilisateur qui souhaite utiliser des outils propriétaires ne me dérange pas, sauf :

    – Quand je dois maintenir ledit matériel. Je refuse désormais de maintenir des Windows, sauf cas exceptionnel. Ca me fait perdre de la clientèle, mais ça me fait gagner énormément de temps.
    – Quand il cherche à m’imposer ses outils (dans un contexte pro par exemple).

    Car oui, je suis de ceux qui préfèrent ne rien utiliser du tout plutôt que passer par certaines alternatives propriétaires (tout dépend de la politique de l’entreprise qui est derrière…la licence du code joue beaucoup à mes yeux, mais ce n’est pas la seule question).

    Est ce que ça fait de moi un extrémiste du libre ou de la liberté ? Certainement. S’il est question de débattre du bien fondé des choix techniques, sur une base idéaliste, alors je défendrai mon bout de steak bec et ongles (parce que, du point de vue du code, la qualité du libre est souvent au dessus du reste).

    Mais dès l’instant où une personne X choisit un outil Y en pleine connaissance de cause, qui suis-je pour remettre ses choix / sa liberté en question ?

    J’ai du libre partout chez moi, je n’y ferai pas entrer plus de propriétaire que ce qu’il n’y a déjà (c’est à dire principalement des firmwares). Et je dirais même : je considère que mon choix d’essayer de tendre vers un monde ouvert est la meilleure chose à faire sur le long terme. C’est pas pour autant que je vais venir te faire chier avec ton imprimante Epson…tu as fait un choix, à un instant T, de façon pragmatique, avec tes contraintes du moment, et personne n’a le droit de t’enlever ça.

    Dans tous les cas, si un jour on se retrouve dans un enfer propriétarisé et peu standardisé, bien aveugle serait celui qui viendrait te jeter la première pierre (« c’est ta faute avec ton imprimante Epson !! »). Nettoyons devant nos portes avant de vouloir nettoyer devant celles des autres, c’est la seule et unique solution pour une rue plus propre.

    A notre échelle, on cautionne tous quelque chose que l’on considère pourtant comme négatif. C’est le principe de moindre mal.

  16. qu’est ce que se discours est chiant … encore un troll anti libre … j’avais enfin cru qu’une fois que Frederic Bezies avait annoncer sont départ sur MAC OS on aurai plus sont évangélisme anti fork du libre …
    enfin on comprend pas bien … le mec a passé des années à tester des distrib dans tous les sens sans même qu’une seul personne est eu envie un jour de l’installer ses distrib obscure, pour un jour dire vous n’êtes que des con à faire des produits pas jolies jolies … vous n’êtes que des cons à réinventer la roue X fois si Linux n’est qu’a 1.5% de part de marché (le vent dans le dos) c’est parce que vous n’êtes que des cons … ouai voilà encore un coup de gueule de plus, mais le plus choquant ce n’est pas le coup de gueule qui somme toutes enfonce des portes ouvertes mais qui plus est est méchant et moralisateur, « arreter de faire les cons et faites comme je dis et le libre s’envolera ». Comme si dans le monde Windows il n’y avait 1000 fois le même logiciel pour faire la même choses … (www.telecharger.com ca existe toujours ?)

    il faut de tout pour être libre !

  17. De nouvelles affirmations fausses dans ce message : non, le libre n’est pas une religion c’est à dire que lui faire confiance est un acte raisonnable, pas une foi aveugle (que demande le logiciel privateur, que l’on ne peut étudier), HURD n’est pas plus ou moins libre que Linux-libre, le libriste *n’impose rien* aux utilisateurs (il critique en revanche les développeurs de logiciels privateurs), les utilisateurs non technophiles sont capables d’utiliser du logiciel libre (mes parents, comptables, n’utilisent que Trisquel depuis des années), être libriste c’est voir un problème social (que l’on cherche à résoudre) à l’utilisation de logiciel privateurs et non être « pur », etc. Si quelqu’un souhaite des plus d’arguments (certains sont déjà ci-dessous), je serai content d’en apporter.

    Je pense qu’il est instructif de publier ici l’échange de courriels qui font suite à celui que j’ai déjà publié sur https://trisquel.info/en/forum/2-critiques-dun-bloggeur-la-gnewsense-4-et-la-parabola#comment-96618 pour que chacun se fasse son opinion. En espérant que l’on me donnera ce droit de réponse. « Cela part dans les insultes gratuites » mais Frederic Bezies en est l’unique auteur !

    * Courriel de Frederic Bezies (les lignes précédées de ‘>’, sont de moi, celles précédées de ‘>>’ sont de lui) :

    > Bonjour,
    >
    > Le jeudi 19 mai 2016 à 10:15 +0200, fredbezies a écrit :
    >> « Parler à un con, c’est comme se masturber avec une rape à fromage,
    >> beaucoup de souffrance pour peu de résultat » (Pierre Desproges)
    >
    > Des insultes, des railleries mais aucune réponse à ma série de questions
    > en fin de message. Voilà les « arguments » de ceux qui n’en ont pas.

    Désolé.

    > J’espérais mieux d’un « passionné du libre ». De mon point de vue, vous
    > devriez modifier cette description. Elle est mensongère.

    Si vous le dites. Le libre, c’est l’imposition du libre sans chercher
    à comprendre ?

    > Un libriste ne se jette pas sur le logiciel privateur parce que la ligne
    > de commande est plus courte ou parce qu’il ne trouve pas exactement
    > l’imprimante au bon prix. À ce sujet, quelle mauvaise foi ! Il y a sur

    Si vous avez envie de passer « 8 heures » à trouver la bonne ligne de
    commande, libre à vous !

    La mauvaise foi ? Le libre est-il une religion ?

    > http://recherche.fnac.com/SearchResult/ResultList.aspx?SCat=0!
    > 1&Search=imprimante+hp (par exemple) 128 imprimantes HP de 38€ à 4378€.
    > La plupart sont parfaitement supportées par le logiciel libre :
    > https://trisquel.info/forum/hp-laserjet-printer-p1005-printer-not-working-trisquel-60#comment-77026

    J’avais besoin d’une imprimante dans l’heure. Et il n’y avait que de
    l’Epson dans le magasin le plus proche. J’allais peut-être commander
    par internet une imprimante pour la recevoir comme par magie dans
    l’heure qui suit ?

    Il faut savoir sortir de sa tour d’ivoire.

    > Maintenant, vous faites bien ce que vous voulez. Je regrette néanmoins
    > que vous usurpiez le mouvement du logiciel libre pour faire passer des
    > opinions qui lui sont parfaitement contraires.

    Quelles opinions contraires ? C’est vrai que je n’apporte rien du
    tout au logiciel libre. Je ne propose aucune documentation, aucune
    aide, aucun test, aucun rapport de bug, aucune réflexions sur le long
    terme.

    Le logiciel libre souffre des extrémistes qui l’utilisent pour imposer
    leur point de vue. Si je dois utiliser un logiciel non libre pour un
    matos, je le fais. Quand le libre reconnait le matériel en question,
    tant mieux.

    Il faut savoir sortir de sa tour d’ivoire et ne pas se la jouer
    sado-maso pour respecter les canons du libre.

    > Puisque vous semblez aimer les citations, en voilà une. Du candidat
    > républicain (comme quoi, ce parti s’est bien dégradé jusqu’à Trump !)
    > aux élections présidentielles américaines de 1964
    > ( https://en.wikiquote.org/wiki/Barry_Goldwater ) :
    >
    > « I would remind you that extremism in the defense of liberty is no vice!
    > And let me remind you also that moderation in the pursuit of justice is
    > no virtue! »

    Citer celui qui voulait utiliser la bombe nucléaire pour un oui ou pour non ?

    https://www.youtube.com/watch?v=PUHeWGNEMSA

    Jolie référence. Au plaisir de ne plus jamais vous lire !

    * Mon courriel à Frederic Bezies (les lignes précédées de ‘>’ sont de lui) :

    > Si vous le dites. Le libre, c’est l’imposition du libre sans chercher
    > à comprendre ?

    Je n’impose *rien* à *personne*. En tout cas pas aux utilisateurs. À
    terme, pas de mon vivant je pense, la liberté de l’utilisateur d’un
    ordinateurs devraient entrer dans la loi, comme la liberté de la presse
    y est entrée par exemple. Mais ce serait une imposition aux développeurs
    de logiciel. Pas aux utilisateurs

    Contrairement à ce que vous écrivez aussi, je demande aux utilisateurs à
    qui je parle (je donne notamment tous les semestre une conférence « à la
    Stallman ») de « chercher à comprendre ». J’explique en quoi, de mon point
    de vue (qui est celui du mouvement pour le logiciel), le logiciel
    privateur est une injustice qu’il faut rejeter, un déni de libertés que
    tout à chacun mérite. Je justifie la définition du logiciel libre en
    expliquant en quoi elle crée un système social juste, qui respecte les
    utilisateurs. Et, si je peux, j’aide à la migration de ceux qui veulent
    migrer (notamment via le forum de Trisquel où je passe un temps fou).

    Au contraire, vous ne semblez jamais expliquer sur votre blog pourquoi
    nous devrions être « passionné du libre ». Comme ceux qui se revendiquent
    de l' »open source », vous n’insistez que sur les avantages pratiques
    qu’un logiciel libre peut (ou non) avoir. Et vous acceptez le logiciel
    privateur si il est techniquement meilleur. Sans y voir le moindre
    problème. Et en raillant ceux qui refusent de se plier au diktat des
    développeurs de logiciels privateurs.

    Encore une fois, vous faites bien ce que vous voulez. Mais, comme je
    l’écrivais, je regrette votre usurpation du mouvement du logiciel libre
    pour faire passer des opinions qui lui sont parfaitement contraires.

    > Si vous avez envie de passer « 8 heures » à trouver la bonne ligne de
    > commande, libre à vous !

    Si vous estimez que votre liberté ne mérite pas huit heures de votre
    temps (plutôt huit minutes en réalité), libre à vous.

    > La mauvaise foi ? Le libre est-il une religion ?

    Bien sûr que non. Ne me faites pas croire que vous ne connaissez pas
    l’expression « être de mauvaise foi » qui n’a rien de religieuse.

    > J’avais besoin d’une imprimante dans l’heure. Et il n’y avait que de
    > l’Epson dans le magasin le plus proche.

    Quand, sans imprimante, on a besoin d’imprimer dans l’heure, on peut
    aller chez un imprimeur. Ou l’on contacte une connaissance dans les
    alentours qui peut nous dépanner.

    > Il faut savoir sortir de sa tour d’ivoire.

    C’est sûr qu’en dehors de ma « tour d’ivoire », le monde est rempli de
    gens qui achètent des imprimantes dans l’heure parce qu’il ont besoin
    d’imprimer de toute urgence. Suis-je vraiment, de nous deux, celui qui
    mérite le titre de « technophile déconnecté des réalités de l’utilisateur
    lambda » ?

    > Quelles opinions contraires ?

    Par *définition*, le libriste rejette le logiciel privateur. Au
    contraire, vous le justifier. Par « pragmatisme ». Un joli mot qui
    signifie ici « renoncer à ses principes dès que cela présente un avantage
    pratique sur le court terme ».

    Et vous allez même jusqu’à insulter ceux qui refusent le logiciel
    privateur : « fanatique », « intégriste », « technophile déconnecté des
    réalités », « irresponsable », « schizophrène », « extrémiste religieux », etc.

    > Le logiciel libre souffre des extrémistes qui l’utilisent pour imposer
    > leur point de vue.

    Nous n’imposons rien. Voir le début du courriel.

    > Il faut savoir sortir de sa tour d’ivoire et ne pas se la jouer
    > sado-maso pour respecter les canons du libre.

    Je ne souffre aucunement. Contrairement aux victimes du logiciel
    privateur, abusées au quotidien : https://www.gnu.org/proprietary

    > Jolie référence. Au plaisir de ne plus jamais vous lire !

    Suis-je vraiment de nous deux l' »intégriste » qui refuse le dialogue ?
    Qui cherche à imposer ses opinions de force (notamment avec des
    insultes) ?

    * Enfin la réponse de Frederic Bezies (les lignes précédées de ‘>’ sont de moi, celles précédées de ‘>>’ sont de lui) :

    >> Si vous le dites. Le libre, c’est l’imposition du libre sans chercher
    >> à comprendre ?
    >
    > Je n’impose *rien* à *personne*. En tout cas pas aux utilisateurs. À

    Et mon popotin, c’est de la volaille.

    > terme, pas de mon vivant je pense, la liberté de l’utilisateur d’un
    > ordinateurs devraient entrer dans la loi, comme la liberté de la presse
    > y est entrée par exemple. Mais ce serait une imposition aux développeurs
    > de logiciel. Pas aux utilisateurs

    Il faut rire où ?

    > Contrairement à ce que vous écrivez aussi, je demande aux utilisateurs à
    > qui je parle (je donne notamment tous les semestre une conférence « à la
    > Stallman ») de « chercher à comprendre ». J’explique en quoi, de mon point
    > de vue (qui est celui du mouvement pour le logiciel), le logiciel

    Tant mieux pour vous !

    > privateur est une injustice qu’il faut rejeter, un déni de liberté que
    > tout à chacun mérite. Je justifie la définition du logiciel libre en
    > expliquant en quoi elle crée un système social juste, qui respecte les
    > utilisateurs. Et, si je peux, j’aide à la migration de ceux qui veulent
    > migrer (notamment via le forum de Trisquel où je passe un temps fou).

    Tant mieux pour vous si vous le faîtes. Personnellement, je considère
    que les distributions 100% libre sont encore du domaine du rêve pour
    la vie courante.

    > Au contraire, vous ne semblez jamais expliquer sur votre blog pourquoi
    > nous devrions être « passionné du libre ». Comme ceux qui se revendiquent
    > de l' »open source », vous n’insistez que sur les avantages pratiques
    > qu’un logiciel libre peut (ou non) avoir. Et vous acceptez le logiciel
    > privateur si il est techniquement meilleur. Sans y voir le moindre
    > problème. Et en raillant ceux qui refusent de se plier au diktat des
    > développeurs de logiciels privateurs.

    Bla ! Bla ! Bla !

    Je n’impose rien à personne. Je n’impose pas mon point de vue.

    > Encore une fois, vous faites bien ce que vous voulez. Mais, comme je
    > l’écrivais, je regrette votre usurpation du mouvement du logiciel libre
    > pour faire passer des opinions qui lui sont parfaitement contraires.

    Vraiment ?

    « Pas de liberté pour les ennemis de la liberté. »
    Antoine de Saint-Just – 1767-1794

    C’est ce que je ressens quand je lis votre prose.

    >> Si vous avez envie de passer « 8 heures » à trouver la bonne ligne de
    >> commande, libre à vous !
    >
    > Si vous estimez que votre liberté ne mérite pas huit heures de votre
    > temps (plutôt huit minutes en réalité), libre à vous.

    Liberté, que de crime l’on commet en ton nom…

    >> La mauvaise foi ? Le libre est-il une religion ?
    >
    > Bien sûr que non. Ne me faites pas croire que vous ne connaissez pas
    > l’expression « être de mauvaise foi » qui n’a rien de religieuse.

    Pas de religiosité dans le libre ? Pourquoi j’ai des plumes qui me
    poussent sur les fesses ?

    >> J’avais besoin d’une imprimante dans l’heure. Et il n’y avait que de
    >> l’Epson dans le magasin le plus proche.
    >
    > Quand, sans imprimante, on a besoin d’imprimer dans l’heure, on peut
    > aller chez un imprimeur. Ou l’on contacte une connaissance dans les
    > alentours qui peut nous dépanner.

    Et payer la peau des fesses pour l’impression. Dans mon cas, c’était
    un samedi après-midi… Pour envoyer une lettre administrative le
    lundi matin à la première heure.

    >> Il faut savoir sortir de sa tour d’ivoire.
    >
    > C’est sûr qu’en dehors de ma « tour d’ivoire », le monde est rempli de
    > gens qui achètent des imprimantes dans l’heure parce qu’il ont besoin
    > d’imprimer de toute urgence. Suis-je vraiment, de nous deux, celui qui
    > mérite le titre de « technophile déconnecté des réalités de l’utilisateur
    > lambda » ?

    Celui qui travaille dans l’informatique est par définition un technophile.

    >> Quelles opinions contraires ?
    >
    > Par *définition*, le libriste rejette le logiciel privateur. Au
    > contraire, vous le justifier. Par « pragmatisme ». Un joli mot qui
    > signifie ici « renoncer à ses principes dès que cela présente un avantage
    > pratique sur le court terme ».

    Donc, je suis un traitre ? Un collabo au sens historique du terme ?

    > Et vous allez même jusqu’à insulter ceux qui refusent le logiciel
    > privateur : « fanatique », « intégriste », « technophile déconnecté des
    > réalités », « irresponsable », « schizophrène », « extrémiste religieux », etc.

    Dresser votre portrait était facile.

    >> Le logiciel libre souffre des extrémistes qui l’utilisent pour imposer
    >> leur point de vue.
    >
    > Nous n’imposons rien. Voir le début du courriel.

    « Liaarrrrrrrrrrrrrrr » (Queen, 1973 ?)

    >> Il faut savoir sortir de sa tour d’ivoire et ne pas se la jouer
    >> sado-maso pour respecter les canons du libre.
    >
    > Je ne souffre aucunement. Contrairement aux victimes du logiciel
    > privateur, abusées au quotidien : https://www.gnu.org/proprietary

    Et encore les canons du libre… On tombe vraiment dans le religieux.

    >> Jolie référence. Au plaisir de ne plus jamais vous lire !
    >
    > Suis-je vraiment de nous deux l' »intégriste » qui refuse le dialogue ?
    > Qui cherche à imposer ses opinions de force (notamment avec des
    > insultes) ?

    C’est confortable de rester dans ses canons sans jamais essayer de
    voir plus loin que le bout de son appendice nasal…

    * Je n’ai pas répondu puisqu’il n’y a pas grand chose à répondre à qui ne sait défendre son point de vue qu’avec des insultes et des affirmations non fondées.

    1. Échanges instructifs.
      D’un coté des réponses calmes et posées de l’autre de l’outrance, des insultes et des formules alambiquées.
      Ceci est mon denier commentaire sur ce blog que je vais arrêter de suivre, parce qu’au bout d’un moment la victimisation ce n’est pas constructif.

    2. Je suis attristé de voir qu’une fois les points de vue confrontés, je me rends compte immédiatement que Magic Banana a parfaitement compris ce qu’était le Logiciel Libre, et qu son discours est parfaitement sensé. Je suis attristé aussi de confirmer que malheureusement, on ne peut pas concilier la vision d’un utilisateur qui ne comprend pas le Logiciel Libre et sa volonté de le promouvoir : c’est tout simplement incompatible.
      Comprendre même pourquoi il faut promouvoir le Logiciel Libre est impossible si l’on ne comprend pas ce que c’est.
      On peut lire sur ce fil des posts ironiques de personnes qui ne comprennent rien au Logiciel Libre, et parlent d’imprimantes non libres ! Donc pas un logiciel, mais quand on ne comprend pas de quoi on parle on mélange tout forcément. C’est d’autant plus ironique que Stallman a lancé le Logiciel Libre parce qu’il n’avait pas de pilote pour une imprimante. Il n’a pas pesté après la fabrication de l’imprimante, mais par le fait qu’il ne pouvait pas l’utiliser.

      Il y a plein de règles très simples dans les débats, comme par exemple que le premier à lancer des attaques ad hominem ou des insultes a perdu. Comme l’être humain n’est pas un être rationnel mais qui rationalise, une fois que les insultes partent, la discussion est terminée, il n’en sortira plus rien de bon. C’est la même chose quand cela part dans l’émotionnel. L’émotionnel empêche le raisonnement, c’est d’ailleurs à cela que servent les insultes et les ad hominem.

      Bref, je comprends les deux parties, car j’ai fini par bien comprendre ce que voulait faire M. F. B., même si je ne cautionne pas, j’ai déjà dû le faire comprendre. En revanche, je suis entièrement du côté du libriste, j’en suis un moi-même.

      Je croyais simplement que F. B. avait affaire à un faux libriste troll (oui ça existe), mais somme toute, M. Banana me semble tout à fait raisonnable.

    3. La barbe….LA BARBE! Votre jeu du: « qui a la plus grosse pour pisser le plus loin est insupportable! Que vous soyez un libriste encarté dans une secte voulant le bonheur du monde…J’en ai absolument rien a carrer! Rien…Foutez moi la paix , évitez moi votre insupportable logorrhée transpirant la morgue et la suffisance et tout ira bien!
      La liberté, c’est d’avoir le choix…Ce ton mi-paternaliste,mi-méprisant est odieux! L’omniscient délivrant les mauvais points aux gueux utilisant des logiciels privatifs…Non mais je cauchemarde!
      Vous vous dressez comme autorité morale…Vous nous faites des tartines de ce qui serait le bien, le mal! C’est de la béchamel…De l’onanisme votre truc!Vous entendez çà coco! Continuez a vous palucher entre consanguins si ça vous fait du bien, en attendant, les autres ne sont pas obliger de subir vos couinements!
      Vivre et laissez vivre ça percute vos neurones ou pas du tout?
      …Victime(s)….Pauvre truffe!

  18. Je ne comprends pas ces gens (principalement les développeurs) là, ils ont fait des logiciels pour eux et les gens les ont utilisés parce que ca répond à leurs besoins. Et quand les gens cherchent quelqueschoses d’autres parce que certains ne répondent pas à leurs besoins ou qu’il n’y a pas d’alternative, on critique les utilisateurs de ne pas etre partisant du libre.

    A quoi me sert de cultiver des tomates si ce dernier finit par devenir inconsommable?

    Vous créez des applications pour vos besoins mais pas pour moi mes besoins à moi alors arretez de m’insulter car vous ne valez pas mieux que le privateur.

    Si vous voulez faire regner les logiciels libres: concevez, étudiez, développez des logiciels qui répondent aux besoins des utilisateurs mais pas à vos besoins.

    1. Vous n’avez pas compris le billet, vous avez compris l’inverse de ce qui est dit : ce sont les Libristes qui se font insulter en l’occurrence.

  19. Vous faites Chier les mesc avec vos histoires, ça deviens lourd …
    On dirais un débat Végétariens/Végans, ou Xbox/Playstation…
    Prenez donc une tisane (Qui a dit Bio ?) avec un petit coup de Yoga, et tout ira mieux
    ..
    Bon allez +1 pour Fred, car quand même, et plus sérieusement je partage son point de vue.
    Par contre il faut quand même que tu calme hein, c’est pas la peine de te faire tant de mal : Voir début de ce post 🙂

    A+, et longue vie à Fred

  20. Je m’intéresse et participe au logiciel libre depuis 1994 (oui, je suis un dinosaure). Depuis cette époque, je soutiens le logiciel libre, mais il faut arrêter de dire que l’on peut tout faire avec du libre.
    Un exemple tout bête qui date de 2013, Mon client avait besoin de visualiser des PDF signés, il fallait bien évidement pouvoir visualiser la signature, eh bien tout les visualiseurs PDF libre n’affichait pas le stamp alors qu’Acrobat reader le fait. Dans ce cas on fait quoi, on explique comment s’en passer, sachant qu’il existe une solution certes non libre mais tout de même gratuite qui le fait, ou on installe Acrobat reader.
    Le client se tamponne le coquillard avec une plume de paon de la philosophie du libre , il veut une solution qui corresponde à son besoin. Donc, dans ce cas, on installe Acrobat reader.

    Promouvoir le libre c’est bien, mais il faut arrêter de rallumer le bûchers dès qu’on parle d’utiliser des logiciels propriétaires car certains n’ont pas d’alternative (par exemple AutoCAD, pas un concurrent libre ne lui arrive à la cheville dans un environnement professionnel.

    Quand au mot de privateur (on sent le charisme de Stallman dans le discours de la banane magique), le logiciel libre (hors BSD) est tout autant privateur car il m’empêche de choisir ma license lorsque je développe un truc qui s’appuie sur du logiciel libre (un peu de provocation gratuite ça fait du bien).
    Rien que pour ça, je vais devenir un intégriste de la BSD car c’est la seule qui ne bride pas ma liberté;-)

    1. le logiciel libre (hors BSD) est tout autant privateur car il m’empêche de choisir ma license lorsque je développe un truc qui s’appuie sur du logiciel libre (un peu de provocation gratuite ça fait du bien)

      Un peu d’information gratuite ça fait du bien aussi. Ce que tu dis est faux. Cf https://en.wikipedia.org/wiki/GPL_linking_exception

      Si tu es développeur et que tu « t’intéresses au logiciel libre depuis 1994 », alors y’a des lacunes à combler ;). S’appuyer sur le post de Fred’ pour troller avec un soupçon de désinformation, ça vole pas beaucoup plus haut que le débat initial.

      1. En effet, j’aurais du dire reprend plutôt que s’appuie. Mais ça ne change rien, je ne suis pas libre de choisir la license de ce que je produit.

        Plutôt que d’étaler ta culture (qui est comme la confiture), tu aurais pu remarquer qu’il s’agissait de second degré (les mots « provocation gratuite » et le smiley aurait pu te mettre sur la voie) en plus c’est trolldi aujourd’hui. Bref tu es tombé dedans.

      2. La « GPL linking exception » peut être (ou non) ajoutée à la licence GPL « de base ». Elle lui retire sa principale caractéristique : son copyleft. Elle devient même moins contraignante (envers les développeurs; les utilisateurs ne sont pas contraints par le logiciel libre) que la licence LGPL.

        L’immense majorité du logiciel sous licence GPL n’utilise pas cette exception. C’est heureux car, de mon point de vue, le copyleft est une stratégie efficace de protection des développements libres face aux développements privateurs.

    2. « Tout faire avec du libre » est l’objectif. Mais, comme vous l’écrivez, nous n’y sommes pas encore et AutoCAD est un bon exemple : LibreCAD ou FreeCAD ne disposent pas de toutes les fonctionnalités essentielles à certains professionnels.

      Se passer d’une fonctionnalité absente des logiciels libres peut être une solution (qui, certes, implique un sacrifice; luter pour sa liberté demande parfois des sacrifices). Mais pas toujours. Aider au développement d’alternatives libres (avec du code, de l’argent, etc.) va dans le bon sens. Mais le développement demande du temps. Certains utilisateurs, même parmi les plus libristes, sont parfois forcés d’utiliser du logiciel privateur. Ils en sont victimes. Le tout est d’y voir un problème et de chercher à le résoudre. De ne pas se satisfaire du logiciel privateur.

      Ceci étant, le logiciel libre remplit maintenant, de façon satisfaisante, bien des besoins. Comme enseignant-chercheur en informatique, je n’éprouve aucune difficulté insurmontable à l’utilisation d’un système d’exploitation 100% libre. Le seul logiciel privateur remplaçable qui tourne sur mes ordinateurs est le BIOS (enfin, l’UEFI). C’est un problème à mes yeux. La solution actuelle, LibreBoot, nécessiterait l’achat de nouveau matériel. Je ne le fais pas pour des raisons écologiques, techniques (la quantité de RAM des portables Libreboot ne suffisent pas aux exigences de mon travail) et pécuniaires (importer du matériel électronique au Brésil coûte plus cher en taxes qu’en matériel). Je suis victime des développeurs de mon BIOS.

      Personne ne vous empêche de choisir la licence de votre choix pour le code que *vous* écrivez. C’est votre droit d’auteur. Je suppose donc que vous vous référez à l’inclusion de code sous licence copyleftée (GPL par exemple) dans vos développements. Mais, c’est alors vous qui cherchez à empêcher autrui d’utiliser la licence de son choix ! L’auteur du travail que vous voulez récupérer refuse de le voir inclut dans un logiciel sous une autre licence (notamment dans du logiciel privateur). C’est *son* droit.

      « Libre » dans « logiciel libre » se réfère à la libertés des utilisateurs. Pas à celles des développeurs. Surtout pas à celles des développeurs de logiciel privateur qui ne reconnaissent aucun droit à leurs utilisateurs. Le copyleft protège justement de ces réutilisations néfastes d’un travail écrit dans le but de libérer les utilisateurs mais qui, si il se retrouvait dans du logiciel privateur (peut-être le même logiciel plus une fonctionnalité attrayante), ne respecterait plus leurs droits. Cette attaque man-in-the-middle (le développeur qui redistribue le logiciel nie à ses utilisateurs les libertés qu’il a lui-même reçues) n’est pas rare. Tous les logiciels populaires sous licence permissive terminent dans du logiciel privateur. Voyez par exemple cette impressionnante liste de logiciels privateurs développés à moindre coût grâce à la réutilisation de code dans FreeBSD : https://en.wikipedia.org/wiki/List_of_products_based_on_FreeBSD#Commercial_products

      1. Apparemment ton métier est de faire de la recherche en informatique et tu peux te permettre de contourner l’absence d’une fonctionnalité dans un logiciel.

        Moi, mon métier c’est trouveur et en plus dans les temps et le budget (et oui ça se passe comme ça dans les SSII) et le client se fout éperdument de ce genre de problématiques, il a payé, et ses utilisateur ne veulent pas de LibreOffice parce que ce n’est pas les même icônes que MS Office, il te reste 3 possibilités :
        – Tu modifie Libre office pour qu’il ressemble trait pour trait à MS Office (Là, quelle que soit la taille du projet, le budget et le planning sont littéralement pulvérisés).
        – Tu installe MS Office ( Là tu ne l’as pas libéré, mais le projet a une chance de rester rentable et de livrer à temps).
        – Tu arrive à lui faire comprendre qu’il doit utiliser LaTex (bon là il n’y a plus d’icone du tout) puis si tu y arrive tu vas faire fortune en vendant du sable dans le désert.

        En résumer, il n’est pas possible de libérer les gents contre leur gré; La seule chose que tu peux faire c’est d’essayer de les éduquer, mais en attendant il faut continuer à leur parler et garder leur confiance donc tu fais des compromis. C’est comme ça que ça se passe dans la vrai vie des informaticiens.

        1. Non seulement « il n’est pas possible de libérer les gens contre leur gré » mais il ne faut rien faire contre le gré d’autrui ! Et, oui, il faut « éduquer », je dirais plutôt « expliquer » qu’un utilisateur mérite le respect de certaines libertés fondamentales. Beaucoup l’ignorent : les maltraitances subies dans la vie numérique sont perçues comme normales par celui ou celle qui n’a jamais entendu parler de logiciel libre.

          Et, oui, une transition est nécessaire. Passer au tout libre du jour au lendemain est l’assurance d’un échec, d’un retour au logiciel privateur avec, en prime, un dégoût du libre. Il faut prendre son temps. Mais ne pas se satisfaire d’un état transitoire. L’objectif, à terme, est la liberté totale : le logiciel privateur encore utilisé sur les machines que l’on possède est un problème à résoudre. En prenant le temps nécessaire.

    3. > Je m’intéresse et participe au logiciel libre depuis 1994 (oui, je suis un dinosaure). Depuis cette époque, je soutiens le logiciel libre, mais il faut arrêter de dire que l’on peut tout faire avec du libre.

      La seconde phrase ne veut rien dire, un exemple classique de non sequitur. Vous mettez votre caution en premier, puis un mais pour l’opposition, et ensuite une phrase qui n’a aucun rapport. Vous n’avez à aucun moment indiqué pourquoi vous vouliez imposer (il faut) votre point de vue aux autres.

      > Un exemple tout bête qui date de 2013, Mon client avait besoin de visualiser des PDF signés, il fallait bien évidement pouvoir visualiser la signature, eh bien tout les visualiseurs PDF libre n’affichait pas le stamp alors qu’Acrobat reader le fait. Dans ce cas on fait quoi, on explique comment s’en passer, sachant qu’il existe une solution certes non libre mais tout de même gratuite qui le fait, ou on installe Acrobat reader.
      > Le client se tamponne le coquillard avec une plume de paon de la philosophie du libre , il veut une solution qui corresponde à son besoin. Donc, dans ce cas, on installe Acrobat reader.

      Le client en question, comme vous le dites, n’est pas un libriste, donc on n’est pas plus avancé. Et je pense qu’aucun libriste ne serait contre cette solution à court terme, il chercherait juste à contacter les développeurs de ces lecteurs de PDF, et leur demanderait s’il est raisonnable d’implémenter cette fonctionnalité, afin que la prochaine fois, le Logiciel Libre se rapproche de « tout faire ».

      > Promouvoir le libre c’est bien, mais il faut arrêter de rallumer le bûchers dès qu’on parle d’utiliser des logiciels propriétaires car certains n’ont pas d’alternative (par exemple AutoCAD, pas un concurrent libre ne lui arrive à la cheville dans un environnement professionnel.

      Je ne comprends pas, le bûcher a-t-il jamais été allumé ? Et si oui par qui ? Et tant que tout le monde se contente de dire « ça fait pas autant » sans rien faire, on n’avance pas. Heureusement, dans le monde du Logiciel Libre, on prend acte et on avance, et on arrive ensuite avec une solution qui fait tout.
      Par exemple, de nos jours, je ne trouve plus un seul logiciel de lecture multimédia exhaustive qui n’utilise pas ffmpeg, de manière illégale ou non. Oui, même dans des logiciels propriétaires et professionnels vendus très chers.

      > Quand au mot de privateur (on sent le charisme de Stallman dans le discours de la banane magique), le logiciel libre (hors BSD) est tout autant privateur car il m’empêche de choisir ma license lorsque je développe un truc qui s’appuie sur du logiciel libre (un peu de provocation gratuite ça fait du bien).

      Cette phrase confirme mes soupçons (évoqués dès vos premières lignes), vous ne soutenez pas le Logiciel Libre du tout car vous n’y comprenez strictement rien en fait, ce que vous venez d’écrire en est une démonstration flagrante, vous êtes même résolument contre le Logiciel Libre. Il est toujours amusant de constater que systématiquement les faux libristes se démasquent tout seul sans même s’en rendre compte, tant ils ne comprennent pas de quoi ils parlent.
      Allez faire un tour sur le site de GNU, en français, pour comprendre où vous vous êtes fourvoyé. Vous verrez alors l’énormité de ce que vous venez d’écrire.
      Au passage, votre argument sur la licence ressemble à ce que les éditeurs de logiciels privateurs, Microsoft en tête, avançaient dans les années 2000.

  21. Pas lu tout les commentaires, mais juste une remarque qui me parait importante:

    Le pragmatisme est tout autant une religion.

    Je comprends que ça soit dur à voir, tout comme il était sans doute dur à voir il y a 400 ans que le droit divin n’est pas « quelque chose qui va de soi ».
    La distinction des idéologies se fait par ce qu’on considère comme « le bien », comme « la bonne façon de faire ». Avec le pragmatisme, le « bien » est défini comme l’optimisation de la création du produit et de l’usage du produit.
    Mais ce n’est pas une approche objective ou neutre (même si on peut penser cela vu qu’on baigne dedans 24h/24).
    Est-ce que le produit est réellement ce qui rend les gens heureux, et qu’il faut donc tout faire pour que le produit soit là à tout prix ?

    (on notera aussi que la définition du Larousse s’applique tout aussi bien aux libristes extrémistes: vu que leur objectif est de faire disparaître le non-libre, ne pas utiliser de non-libre est une approche pragmatique pour atteindre leur but)

    Bref, rien de neuf sous le soleil: qlq’un qui se croit plus malin que les autres sans se rendre compte qu’il se comporte exactement de la même façon, simplement parce qu’il est incapable de prendre du recul et de considérer qu’il n’y a aucune raison que son idéal personnel soit meilleur que celui des autres.

    1. > (on notera aussi que la définition du Larousse s’applique tout aussi bien aux libristes extrémistes: vu que leur objectif est de faire disparaître le non-libre, ne pas utiliser de non-libre est une approche pragmatique pour atteindre leur but)

      Merci d’arrêter les épouvantails : vous mettez dans la bouche des libristes des notions fausses pour pouvoir ensuite les dénigrer.
      L’objectif du libriste n’est absolument pas de faire disparaître le non-libre, mais comme une majorité de critiques du Logiciel Libre ne comprend pas de quoi il s’agit, voir ce genre d’arguments faux est courant.
      L’objectif du libriste est de pouvoir utiliser l’informatique avec des outils qu’il contrôle, afin de ne pas être dépendant du bon vouloir de l’éditeur, du constructeur de matériel, etc.
      Le libriste ne vous empêchera pas de vous enfermer dans vos solutions propriétaires, il veut juste, lui, être libre.
      Les nouveaux sont souvent si euphoriques de découvrir la liberté, qu’ils veulent ensuite la faire partager aux autres, lorsqu’ils ont un minimum de connaissances.

      Lorsque Linus Torvalds trouve que certains portables Apple sont plus pratiques que le reste, et qu’il installe un Linux dessus, ce n’est pas pour faire disparaître Mac OS, je vous assure. Mais il peut le faire parce que des gens ont voulu le faire avant lui, et ça n’était pas possible, et ils ont fait en sorte que ça le devienne. En attendant, ils ont utilisé Mac OS par intermittence.
      Et alors que ceux sous Mac OS sont soit restés bloqués sur une vieille version buggée, faillible, etc. ou ont été forcés de changer de machine (ou de racheter leurs logiciels qui ne fonctionnent plus sous les nouvelles versions de Mac OS), ceux sous Linux peuvent continuer à utiliser leur machine avec la toute dernière version de Linux. C’est un des gros avantages du Libre, et va à l’encontre de dire que les informaticiens sont des technophiles, comme M. F Bezies a pu le dire.

      1. Pour moi, « faire disparaître le non-libre » serait vraiment l’objectif ultime. Que la loi, décidée *démocratiquement*, oblige les développeurs au respect des libertés fondamentales de tous les utilisateurs. Après tout, les autres libertés fondamentales (le droit de n’appartenir à personne, de s’exprimer publiquement, de se syndiquer, etc.) sont entrées dans la loi et c’est bien : il devient alors bien plus difficile de revenir en arrière.

        Bon, je ne rêve pas : je ne vois pas cela arriver de mon vivant.

  22. De mon coté, je demande a mon pc juste de marcher comme je l’entend, si un jour une distribution 100% libre me permet de le faire, je l’utiliserais, si un jour ma debian avec les dépôts main seuls d’activé, je le ferais, sinon je continuerais longtemps avec mes dépôts nonfree et contrib, rien que pour faire de la copie de mes dvd et de mes cd…

    Bref, il en faut de tout pour faire un monde;)

    1. Il y a des logiciels libres simples et efficaces pour copier CDs et DVDs : SoundJuicer et HandBrake (avec libdvdcss2) par exemple.

      Pourquoi ne pas choisir du matériel qui fonctionne avec Linux-libre plutôt que d’espérer que les constructeurs rendent un jour disponible leurs conceptions pour qu’un pilote/micrologiciel libre puisse être écrit (voire l’écrivent eux-même) ? http://h-node.org aide mais le plus simple (plus cher aussi…) reste d’acheter chez http://libre.thinkpenguin.com ou, mieux encore (car avec un BIOS libre) chez http://minifree.org ou https://shop.libiquity.com (tous livrent à l’étranger).

  23. Les amis,

    Je suis triste de vous voir vous déchirer ainsi 😢
    Moi j’utilise Ubuntu Gnome et j’en suis très satisfait. Je suis aussi témoin de Jéhovah et du coup je comprend cette envie brulante qui vous anime tous et vous pousse a vouloir partager et exprimer votre point de vue parce que vous êtes convaincu d’être dans le vrai et voulez en faire bénéficier votre prochain.
    Au final, on n’est pas si différents ☺
    Le tout c’est de respecter les convictions de chacuns et la liberté de penser de l’autre.
    Et c’est ce que nous TJ faisons : Utiliser notre liberté d’exprimer et de présenter nos convictions de porte en porte étant convaincus que c’est bon pour notre prochain tout en respectant la liberté d’autrui de ne pas du tout partager notre point de vue.
    Et croyez moi, on passe de très bons moments avec les gens a discuter. Et c’est parce qu’on aime profondément les autres qu’on fait cela ☺

  24. C’est moi l’auteur de la «  »durite » »
    Finalement Fred a laissez une porte ouverte à la discussion .Je trouve regretable l’atitude envers Magic Banana.
    Beaucoup d’entre vous s »exprime en bien mieux Français que moi.
    Continuez c’est exactement ce que j’avais souhaité sur le Forum de Trizqwel.

  25. J’aimerais poser une questions aux libristes concernant la liberté 0, qui est assez vague et qu’on peut comprendre un peu n’importe comment si on la pousse jusqu’au bout.

    Quelles sont les limites de cette liberté d’usage pour le logiciel ? Limites éthiques, etc.

    1. La liberté 0 est en fait très simple. Elle paraît d’ailleurs tellement évidente qu’elle a été ajoutée après coup (d’où sont numéro). C’est la liberté de faire (ou de ne pas faire : une liberté, pas une obligation) quoi que soit que le programme nous permet de faire.

      Cette liberté est parfois niée par certains programmes, privateurs donc. Avec, par exemple (réel), une licence qui peut spécifier qu’il est interdit d’utiliser le programme pour en critiquer ses auteurs. Une attaque directe à la liberté d’expression. Plus commun : un logiciel que l’on est autorisé à n’utiliser que dans des buts éducatifs n’est pas libre. Ou jamais dans buts commerciaux. Ou militaires. Bref une clause du type « tu n’utiliseras mon logiciel que pour le bien » rend le logiciel privateur. Le développeur n’a pas à imposer sa vision du bien et du mal aux utilisateurs. Encore une fois (et contrairement à se qui est répété dans ce fil et ailleurs) : le libriste n’impose jamais ses opinions à l’utilisateur.

      Et, oui, vous avez raison : la liberté 0 est souvent mal comprise. En France nous avons même une association appelée « Liberté 0 » qui prétend que le logiciel doit être accessible à tous pour respecter la liberté 0. Ce n’est pas vrai. L’accessibilité est une « fonctionnalité ». Bien sûr hautement désirable. Mais une fonctionnalité quand même. Au même titre que la stabilité, ne pas avoir de faille de sécurité, être décentralisé (pour un logiciel utilisant le réseau), être simple d’utilisation, être disponible dans de nombreuses langues, disposer d’une interface graphique, etc. La présence ou l’absence d’une fonctionnalité ne rendent pas le logiciel plus ou moins libre. Elles le rendent plus ou moins utile (pour un logiciel libre) ou plus ou moins dangereux (pour un logiciel privateur). Imperfection ne veut pas dire oppression : https://www.gnu.org/philosophy/imperfection-isnt-oppression.fr.html

  26. Hi,
    bonjour à tous et à toutes. La discussion est intéressante, mais elle s’enlise. Entre ceux, dont Magic Banana, qui me semblent idéalistes et qui voudraient que le non-libre ne soit plus utilisé et enter ceux qui veulent une liberté à outrance, je pense que la discussion ne va pas avancer.

    Je ne dois pas de bons points à certains et pas à d’autres, je pensais juste pouvoir discuter pratiques et remarques sur notre quotidien à tous, qui est de voir le libre dans l’environnement numérique actuel.

    Je crois que je me suis trompé car le fil de discussion débouche plus sur des postures.

    ET les postures ça m’emmerde.

    Je respecte les convictions de chacun, car on contribue tous au libre, même si ce n’est pas de la même manière. Je reste du côté des praticiens, ceux qui mettent la main dans le cambouis informatique, je respecte les idéalistes (de tous poils) mais je ne les suivrai pas.

    Je m’arrête là, comme je l’ai dit avant, j’ai plus l’habitude d’agir que de parler, or c’est le contraire dans cette discussion.

  27. Les purs ne sont jamais purs.

    J’aime le mot « pragmatisme » et j’espère en être.

    Je suis en tout point d’accord sur l’intégrisme de certains qui confinent certaines fois à la mauvaise foi, sur ce sujet ou sur d’autres, bien d’autres.

    C’est pour ça qu’il faut savoir se diversifier, pour moi informaticien-paysan, ça permet de s’aérer la tête, de remettre les choses à leur place et de devenir plus patient.

    Bonne continuation et bon week-end.

  28. Jai contacté Fred bezies après les 2 sujets qu’il a fait sur gNewsense 4 et Parabola
    d’abord en l’encourageant a essayer
    https://uruk.tuxfamily.org/dist/en.html#about
    une respin de Trisquel aux avant goûts de la prochaine sortie de Trisquel 8 avec Maté.
    Après j’ai posté sur le Forum
    https://trisquel.info/en/forum/2-critiques-dun-bloggeur-la-gnewsense-4-et-la-parabola

    Je n’avais pas vu l’échange sur le site entre Magic Banana et Frederic sinon je n’aurai pas proposé l’invitation a échangé ,débattre d’une manière sereine et constructive

    mon commentaire dit bien: je suis partisan de la critique utile et nous aurions put te répondre en bonne foi ou même
    reconnaitre certaines de tes critiques comme fondée (et oui)

    Il s’agissait de parler des distributions Libre dans leur etât actuel.Mais la réaction démesuré qui suivie d’ou le pétage de la durite…inutile d’ailleurs et fermeture de tout dialogue.

    Pour etre pragmatique il faudrait non pas parler de tout mais point par point
    un exemple contre un exemple
    un logiciel contre un autre ect..

    Je n’ai ni l’experience ou l’expertise de Magic Banana pour m’exprimer d’une manière claire et précise sur de nombreux points très technique .

    Le débat initial était la gNewSense 4 et Parabola et non si certains d’entre vous utilse des logiciels non-libre!

    Dans son pétage de plombs Fred montre que finalement il utilse quasiment que du Libre
    et 5 ou 6 logiciels non-libre..

    Et arretez de m’appeler un Taliban franchement la stop!

  29. Pfff, j’en ai marre de ces trucs stériles, que ce soit d’un coté ou de l’autre.
    Quand je pense à l’énergie que je dépense en temps, en explications, en compromis pour que les gens puissent utiliser leur informatique autrement qu’avec Win ou Mac et que je vois ces étrons tendance égocentrique, je me dis que je pisse dans un violon. Le mec qui veut passer à un système GNU/Linux et qui va lire ce genre de prose (que ce soit l’avis de l’un ou de l’autre, je vous mets dans le même panier)va se dire : « plus débiles les uns que les autres, je préfère me faire chier avec mes antivirus, mon dépanneur privé que de supporter ces gamins en bas age »
    C’est clair le logiciel libre va avancer comme ça. C’est bien, continuez.
    Le choix, putain, le choix:
    Si j’ai envie d’utiliser un système 100% libre, je le fais et je t’emmerde
    Si j’ai envie d’installer le firmware pour mon wifi, je le fais et je t’emmerde
    Et alors, qu’est ce que ca peut vous foutre ce que je fais de mes systèmes.
    Tu crois que l’utilisateur lambda va se configurer une machine 100 % libre alors qu’il est pas foutu de mettre son antivirus à jour sous Win?
    Tu crois que j’vais pourrir ma Debian Stable avec du non-libre alors qu’elle fonctionne très bien en 100 % libre sur une de mes machines
    Encore, merci pour ces prise de becs niveau puceaux boutonneux bloqués à l’age mental du bac à sable et encore merci pour le logiciel libre
    Et oui j’utilise une distro 100% libre et 3 qui ne le sont pas, la faute au constructeur de ma machine et parce que je trouve que ca fonctionne mieux avec. Et je vous pisse à la raie, c’est MON choix

    1. Oui, chacun est libre de faire ce qu’il veut avec ses machines. En revanche, « emmerder » les gens qui ne font que discuter, ou leur « pisser à la raie », n’est pas très courtois. Chacun « dépense son énergie et son temps » comme bon lui semble. Défendre ses idées publiquement (d’ailleurs, n’est-ce pas ce que vous venez de faire ?) est une activité comme une autre. Plutôt noble je dirais même.

      Je dépense aussi mon énergie et mon temps (mais presque rien) en administrant les ordinateurs de mes parents, de ma femme et de mon frère. Qui ne savent pas mettre à jour un antivirus. Ça tombe bien : il n’y a en pas besoin avec Trisquel. J’aide aussi de parfait inconnus sur les forums de Trisquel. Des utilisateurs et utilisatrices qui ne sont pas nécessairement d’un niveau technique élevé mais qui tiennent à leurs libertés numériques.

      Parce que je tiens aux mienne, je choisis des chipsets graphique d’Intel et j’ai acheté une demi-douzaine de dongles Wifi avec un micrologiciel libéré. De cette façon, je suis à peu près sûr à l’achat que Trisquel tournera parfaitement.

      Mais, encore une fois, chacun fait ce qu’il veut avec ses machines et dépense son énergie et son temps comme bon lui semble.

  30. Pfff, tu ne parles même pas du CHOIX dont je parle
    Alors j’vais te mettre les idées en place, parce que ca commence à me saouler.
    Gnu/linux offre le choix d’installer ou pas des blobs proprio pour du matériel qui ne fonctionnerait pas ou mal s’il n’y avait pas ses blobs. L’inverse est vrai aussi, le blob est parfois plus foireux que le pilote libre
    Je suis pour le 100 % libre mais :
    Je ne vais pas dire à un mec que je ne lui installe pas Linux ( ou que je ne veux pas l’aider à installer) parce que:
    – Il veut utiliser Steam et ses DRM cradingues: c’est SON choix
    -Il veut utiliser l’immonde FlashPlugin pour jouer à des jeux sur Fesse de Bouc : c’est SON choix
    -Il veut utiliser sa carte NVIDIA à sa capacité maximale, avec ses outils de configuration made in Nvidia: c’est SON choix
    Ni l’un, ni l’autre ne vous préoccupez des choix des utilisateurs
    – Pour l’un utiliser un système 100 % libre, c’est être un extrémiste religieux. Comme c’est ce que je recherche au final , je peux lui dire  » j’temmerde »
    – Pour l’autre, utiliser un blob proprio pourtant nécessaire, c’est trahir la cause du logiciel libre. Comme c’est ce que je suis obligé de faire sur les machines du foyer (de plus mon fils préfère jouer sur Steam via Linux. Et il a bien raison) et sur les machines des personnes tierce pour qu’elles fonctionnent , je peux te dire « Je t’emmerde »
    Je suis entièrement d’accord avec Stallmann politiquement parlant. Ceux qui pensent qu’il est un extremiste sont des débiles. Mais j’ai conscience que son monde n’est pas possible, la faute aux multinationales du numérique.
    Que ce soit l’un ou l’autre, vous êtes pathétiques à en pleurer et vous faites plus de mal au libre avec l’image de prétentieux que vous renvoyez tous les 2 que n’importe quel média qui aurait décidé de plombé une Debian en service commandé pour Microsoft. C’est Votre point de vue qui doit servir de référence, le choix donné aux utilisateurs de Gnu/linux, vous vous en battez royalement
    Encore une fois, j’utilise une Debian Stable 100 % Libre et celui qui me dit que je suis un extremiste, je l’invite à aller se pendre
    Mais j’utilise une Slackware 14.2, une Debian Sid/experimental et une Archlinux sur une machine qui ne peut se passer de blobs proprio et si t’es pas content, va rejoindre ton double maléfique sur l’ échafaud
    Je sais que de toutes façons je parle dans le vide, puisque la particularité de certains est d’imposer leur point de vue au détriment du CHOIX des autres lorsqu’il s’agit de GNU/ LINUX alors que pour la quasi majorité des utilisateurs, c’est ce qui importe.
    Vous faites plus de mal aux logiciels libres avec vos conneries que vous ne lui rendez service. Que ce soit l’un ou l’autre; parce que je persiste et signe : je vous mets dans le même panier avec les discours que vous tenez s est d’imposer leur point de vue au détriment du CHOIX des autres lorsqu’il s’agit de GNU/ LINUX alors que pour la quasi majorité des utilisateurs, c’est ce qui importe.
    Vous faites plus de mal aux logiciels libres avec vos conneries que vous ne lui rendez service. Que ce soit l’un ou l’autre , parce que je persiste et signe : je vous mets dans le même panier avec les discours que vous tenez car au final, vous niez le CHOIX de l’utilisateur donc sa LIBERTÉ

    Je n’ai pas plus de temps à perdre. Comme ca va tourner en rond à savoir qui a raison qui a tord , tournez seuls avec vos certitudes et vos egos . Et je me répète : Merci pour l’image déplorable que vous donnez aux logiciels libres ( et après, je m’étonne de la méfiance qui émane de mes interlocuteurs quand je leur en parle.. Mais non, en fait, je les comprends) ….

    1. Justement l’utilisateur a t’il le choix aujourd’hui?
      Madame et Monsieur Michu vont a Darty que leur proposent ont?Win 10/Mac
      Cela va leur couté si cher qu’il prendront un AntiVirus (a vie)
      Quand ils vont chez la boutique Orange il repartent avec une box et abonnement multiples avec smartphone,tablettes.
      Win/Mac/Android voila le choix .

      C’est la réalité !
      Denis dit :la station de travail sur Linux, c’est 1.57% des utilisateurs dans le monde.

      Un des problème et extrême pauvreté de la documentation en ligne,les faible contributions aux projets
      financière ou en contributions en code ,rapport de bogues.GNU/Linux reste « confidentiel »avec des noms en uX qui font peur a Madame Michu.

      Et il me semble que vous blâmez GNU/Linux par rapport a des « choix du materiel »

      exemple : ma voiture a 310 000km au compteur quand je change les disques cela me coute
      200 Euros parce que les brevets auto sont sur 10 ans(sauf erreur de ma part)
      et ensuite sont dans le domaine publique.
      Voila mais avec un achat d »une voiture 2016 je suis une vache a lait avec certes un achat au départ pas cher
      mais la moindre pièce sous brevet me coute une blinde et ….comble de la liberté mon pote garagiste
      ne peut la réparer ou dépanner parce ce que il lui faut une mallette électronique a 10 000Euros et s’il touche
      a un fil a bord la voiture ne démarre plus car elle se met en code défaut!

      Au lieu de critiquer et raler (ce qui très Français by the way)il faut avancer et ne pas caricaturer le débat
      que je trouve intéressant.

      un peu d’humour :
      Et si moi Taliban enturbanné du Dimanche je ne suis pas au courant c’est parce que que j’ai passé trop de temps dans une grotte a jouer au tarot avec bibi a discuter comment vous priver de votre liberté.

    2. Pourriez-vous, s’il vous plaît, me lire plutôt que de prétendre à tort que j’impose mes choix et que je nie la liberté des utilisateurs ?

      Je l’ai déjà écrit je ne sais combien de fois dans ce fil (deux fois en réponse à votre premier message) : chacun doit être libre de faire ce qu’il veut avec ses machines. C’est SON choix (comme vous écrivez). Je n’en ai rien à faire que vous utilisiez du logiciel libre ou du logiciel privateur. C’est votre problème.

      Maintenant c’est MON choix d’aider ou non un utilisateur tiers. Et comme j’estime qu’installer du logiciel privateur ce n’est pas l’aider, je ne le fais jamais. Même si il le veut (ou croît le vouloir). Il n’a qu’à se débrouiller tout seul ou aller chercher de l’assistance (peut-être payante) ailleurs. Je ne veux en aucun cas faire parti du problème social qu’est le logiciel privateur. C’est MON choix et j’estime que, si, il « rend service » au mouvement pour le logiciel libre. Si vous pensez le contraire, je vous prie d’argumenter car installer du logiciel privateur pour aider le logiciel libre ne va pas de soi !

      Pratiquement tous ceux que je fréquente (sauf parents/épouse/frère qui veulent 1) le respect de leurs libertés et 2) mon support informatique complet; au passage : ils sont contents de Trisquel) utilisent du logiciel privateur. Beaucoup utilisent Windows. Et c’est parce que je les aime, que je ne leur veut pas de mal, que je ne les aide que lorsqu’il est question de logiciel libre. Je n’ai aucun problème à l’installation de logiciel libre sur Windows. Je trouve même qu’il est essentiel à la transition (passer au « tout libre » du jour au lendemain est l’assurance d’un échec : il faut prendre le temps nécessaire).

      1. « Maintenant c’est MON choix d’aider ou non un utilisateur tiers. Et comme j’estime qu’installer du logiciel privateur ce n’est pas l’aider, je ne le fais jamais. Même si il le veut (ou croît le vouloir). Il n’a qu’à se débrouiller tout seul ou aller chercher de l’assistance (peut-être payante) ailleurs. Je ne veux en aucun cas faire parti du problème social qu’est le logiciel privateur. C’est MON choix et j’estime que, si, il « rend service » au mouvement pour le logiciel libre. Si vous pensez le contraire, je vous prie d’argumenter car installer du logiciel privateur pour aider le logiciel libre ne va pas de soi ! »
        C’est ton choix. Connais tu au moins le niveau d’un utilisateur et les habitudes d’un utilisateur lambda…
        Si je te comprends bien, tu préfères que les systèmes d’exploitations libres restent une niche, réservée à une élite qui se tire sur le bout parce qu’elle a su sortir du privateur….
        Donc ne viens pas me parler de liberté avec ce genre de réflexion. Parce que je préfère 1000 fois qu’un utilisateur utilise un système d’exploitation dit libre, qui fonctionne avec 2/3 blobs proprio , qui va utiliser des trucs comme Steam ( qui fonctionnent vraiment bien sous Linux, soit dit en passant) plutôt qu’un système fermé qui lui coutera une blinde et qui fonctionnera de moins en moins bien avec le temps. A ce propos, t’es déjà allé faire un tour en déchèterie pour contempler le nombre de machines récentes qui déversent leurs émanations toxiques dans les sols, sous prétexte que la bécane « ne tourne plus correctement » ou ce n’est pas ton problème? ….
        Tu as une vision uni-directionnelle de la chose … Je préfère voir mes proches, et les gens qui me demandent une installation, utiliser une distro plutôt que Windows ou Mac, même si je dois installer 2/3 blobs , si c’est le prix à payer , je l’assume.En plus, ca evitera que ces machines polluent la nature parce qu’ils sont incapables de gérer Windaube et que pour eux une machine qui ralentit doit être changée et aller pourrir dans une caisse en plastique, en plein air, même si elle n’a qu’ 1 an…
        Tu crois sincèrement que l’utilisateur de base en à quelque chose à cirer, ou qu’il comprend quelque chose à tout cela?
        Tout ce qu’il veut, c’est que ca fonctionne.
        Peut-être crois tu qu’il a conscience de ce dont tu parles?
        Alors, je te le dis de facto, on ne vit pas dans le même monde, parce que pour ma part, 99 % des gens n’ont aucune conscience qu’ils sont privés de leur liberté ou que leur vie privée est menacée puisqu’ils l’exposent de plein gré sur les réseaux sociaux?.

        1. Oui, « 99% des gens n’ont aucune conscience qu’ils sont privés de leur liberté ou que leur vie privée est menacée ». Et c’est bien pour cela que j’en parle. Pour les aider. Pour qu’une prise de conscience se fasse. Au contraire, vous supposez que ces utilisateurs n’en n’ont rien « à cirer » et qu’ils ne « comprennent rien ». C’est triste d’avoir une telle image de ses proches.

          Comme vous, pour des raisons écologiques, je tente d’utiliser mes machines aussi longtemps que possible. Et, oui, GNU/Linux est d’une grande aide. Le portable de ma femme a une huitaine d’années et tourne comme une horloge avec Trisquel (même pas Trisquel Mini). J’ai juste doublé sa quantité de RAM (de 1 Go por 2 Go).

          Et Trisquel (entre autre) n’est pas réservée à une « élite ». Mes parents, comptables bientôt sexagénaires, n’utilisent chez eux que Trisquel. Mon épouse, journaliste, n’utilise chez nous que Trisquel. C’est certes moi qui ai choisi les ordinateurs (avec un chipset graphique d’Intel), qui y ai installé Trisquel, et je leur ai donné des dongles Wifi compatibles avec Linux-libre. Je résous aussi leurs petits ennuis (comme ma mère qui, l’autre jour, a supprimer par erreur le champs de recherche du navigateur Web) mais il n’y a pratiquement aucun travail.

          Je ne veux absolument pas que « les systèmes d’exploitations libres restent une niche, réservée à une élite ». Bien au contraire. Je pense juste qu’une *transition* vers le logiciel libre est nécessaire. Que, dans cette optique, les logiciels libres sur Windows ou MacOS sont bénéfiques. Quant à Windows et MacOS, ils sont, bien sûr, maléfiques. À virer dans une prochaine étape de la transition. Chi va piano, va sano e va lontano.

          1. Je ne parle pas de mes proches, je parle des gens que je ne connais pas personnellement.
            Mais oui, certains de mes proches sont des billes en informatique, et les gens en général, et il le revendique.
            Et alors, ce n’est pas une tare, ils ont s’en doute des choses plus intéressantes à faire et ils ont raison. L’informatique, ca demande du temps et de l’intérêt. Je persiste et signe, l’informatique aujourd’hui pour l’utilisateur de base se résume à :
            – Facebook, Twitter, snapchat, etc,etc…
            -Un peu de traitement de texte
            -Un peu de téléchargement
            -Beaucoup de jeux
            -Beaucoup de vidéos et basta

            C’est leur droit.
            Faut pas me faire dire ce que je n’ai pas dit non plus, je constate. Point barre.
            Je me répète . Je préfère 100 fois qu’ils utilisent un système libre « blobé » ou pas. Après, si ils sont curieux, ils auront d’eux même vers le 100% libre ou pas, mais l’ imposer est la même démarche que Windows qui impose ses logiciels privateurs. Imposer c’est priver, c’est tout sauf de la liberté. Même si pour moi le 100 % libre est le Graal de tout libriste ,en l’état actuel des choses cela reste une utopie et se n’est pas près de changer. Cela ne dépend ni de toi, ni de moi. Cela dépend du politique. Aucune politique n’imposera quoi que ce soit à une firme capitaliste. Tu veux un exemple? Envoie un mail à ton député et demande lui combien il lâche en licence propriétaire pour équiper les écoles et administrations au dépend du logiciel libre. Quelles sont les actions qu’il met en place pour imposer le logiciel libre ou pour obliger les fabricants à libérer du code sur du matériel non-obsolètes avec ses collègues adeptes des dessous de table…
            Ni Stallmann, ni Torvalds, ni toi, ni moi n’y pouvont quelque chose car ce sont eux qui ont le pouvoir. Alors, ben plutôt que de priver un utilisateur de système ou de fonctionnalités en imposant du Full libre, je mets du blob. Que tu le veuilles ou non, il faut ce compromis. Et désolé, mais sur les dizaines d’installations que j’ai faites avec du blob proprio, une seule personne est revenu vers le privateur, donc ils utilisent à 98% du libre sur leurs bécanes et en sont satisfait. Et ca me va

  31. La station de travail sur Linux, c’est 1.57% des utilisateurs dans le monde.

    Mon utilisation de Linux se limite aujourd’hui aux environnements serveur. Je dois être aussi un très mauvais « Linuxien ». Ou un mec normal quoi ?! ;+)

  32. Et alors, j’ai envie de dire, vous ne pouvez pas régler vos comptes sur ces questions sémantiques en privé plutôt que d’exposer vos querelles en public au dépend du logiciel libre et en vous lançant des vacheries comme le feraient des gamins de primaire?
    C’est trop dur?
    Ca fait 12 ans/13 ans que j’utilise et installe du Gnu/Linux, ca fait 12 /13 ans que je vois ce spectacle lamentable sur les forums et blogs. C’est à celui qui sera plus con que l’autre.
    Le problème, ce n’est pas le logiciel libre, les firmwares ou les logiciels non libres. Le problème, c’est les utilisateurs de longue date qui se prennent la tête sur de tels choses, en sachant que ca tournera indéfiniment dans le vide ( chacun fait selon son matos, son expérience et forcément pense qu’à part sa méthode pour utiliser telle ou telle distro, le reste,c’est de la merde). Par contre, ca dégoutera beaucoup d’utilisateurs potentiels, c’est une évidence

    1. Je suis parfaitement conscient que les débats (en ligne ou pas) ne se terminent jamais avec l’une des deux parties convaincue par les arguments de l’autre. Ce n’est pas une raison pour ne pas débattre. Défendre ses idées publiquement n’a rien de « lamentable » ou de « ridicule ». Sauf si la défense ne repose que sur des « je t’emmerde » et des « je te pisse à la raie ».

      Si vous êtes dégoûté par la lecture d’opinions différentes des vôtres, appliquez donc votre propre conseil : ne lisez pas et dormez en paix.

    1. Et dans mon cas, ca doit pas être mieux. Mais j’essaie de me remettre en question et j’évite de donner un spectacle ridicule aux gens qui me lisent et qui me sont fidèles . Celui qui n’est pas d’accord avec mes billets ou pète une durite parce que je dis ce que je pense de sa distro préférée ( et elles ont toutes au moins un défaut, y compris Arch, Slack et Debian) , ben qu’il ne me lise pas .Ca lui permettra de pouvoir dormir en paix

      1. Au passage mettre un lien vers ton blog éclairerait les lanternes à pétrole
        https://leblogdolivyeahh.wordpress.com/category/logiciels-libres/
        que si tu ne mentionnait pas «  »des billets »je n’aurais chercher…oliveyeahh on the net

        et plus haut Arpinux n’est-il pas ou était le main dev de
        https://handylinux.org/
        (sauf erreur de ma part)

        J’espère que d’autre intervenant moins « énervé »donneront un avis .
        Je précise que vous faite ce qu’il vous plais et je ne juge personne ,j’essayai simplement
        d’ouvrir un fil de discussion sur « l’état actuel des distributions Libre »
        je regrette d’avoir ouvert une boite de pandore qui me laisse un gout désagréable.

        1. Je ne cherche pas à me faire connaitre ou à être influent. Le but pour moi, et ca réussi à mon échelle, c’est que les gens utilisent du Gnu/Linux. Qu’ils gardent leurs machines le plus longtemps possible ( pour ce qu’ils en font, ce n’est pas un problème) plutôt qu’ils les balancent en déchèterie ( même pas ils les refileraient à des associations, ca leur fracassent l’ego de les donner parce qu’  » ils ont payé » et qu’ils ne voient pas pourquoi d’autres en profiterait).
          Après, ma réaction, c’est bêtement parce que j’en ai marre de constater que sous prétexte que la plupart des utilisateurs confirmés sont des  » as », l’utilisateur lambda doit en être un aussi. Dans le cas contraire, il doit rester dans son caca.
          J’appelle cela de l’élitisme, c’est quelque chose que je méprise et c’est totalement contraire à l’idée que je me fais du libre.
          Une personne me demande de virer son Windows,à condition qu’il n’est pas de problèmes, par un Linux, je lui fais. 1 seul cas m’a demandé un système 100 % libre, le reste a eu droit à des blobs.. Pourquoi? Parce que le 100 % libre, si tu n’es pas calé , tu ne t’en sors pas et tu limiteras les capacités de ton système qui sont liés… aux bon-vouloir des fabriquants de matériels informatiques. Et quel est leur but à ceux là?? Ramasser du pognon. Et pour ramasser du pognon,faut vendre le plus et le plus souvent possible

          1. Avec 3 ans et demi d’expérience avec 2 pc vieux de 10ans (1 association et un autre trouver dans la rue)
            J’avoue que c’est dur on apprend mais lentement .Le choix du Libre je l’ai fait rapidement mais dire que je n’ai pas eut de difficultés serait un mentir.

            La première barrière est linguistique (jargon technique)voir culturel.
            la deuxième est qu’effectivement il va devoir sortir la ligne de commande un jour ou l’autre
            Mais on peut quand même souvent s’en passer.

            Que tu passe un temps considérable de ton énergie a installer des systèmes GNU/Linux est très bien
            (pas eut le temps de lire ton blog)et cela n’est pas facile car souvent l’entourage utilise des systèmes différents et les échanges sont intergénérationnels.

            il y a cette pression « social »et assez consumériste qui résulte en des choix pour des logiciels privateurs plutôt que ceux qui respectent l’utilisateur.
            C’est une affaire de tous que l’on ne peut négliger il faut prendre en compte tous les paramètres.
            sociaux culturel et vie privée économique.

            L’état de développement de certaine distributions Libre est aussi pour beaucoup d’entre nous préoccupant.Ce dont souffre ces projets est un manque de contributions (1 développeur tout seul qui a d’autres activités
            professionnel)et de participation,est-ce raisonnable de poursuivre ?qui prend la décision.

            La gNewSense est utile dans le sens ou c’est une Debian LTS et l’utilisateur est tranquille car il ne va pas devoir vérifier chaque logiciels qu’il installe via syanaptic.
            L’offre logiciels date mais d’expérience elle est très stable .Fred a raison dans son analyse que cela donne une mauvaise image des distributions Libre.
            Trisquel 7 et son fork respin Uruk 1.0 illustre bien que des projets soutenues par une plus grande communauté peuvent largement concurrencé avec des distribution main stream.D’autre projets plus intime comme ConnochaetOS ou LibertyBSD ou LibrePup montre qu’il y a espoir en une nouvelle génération de nouveau talents.

            On est pas d’accord sur certaines choses qui ont un sens différent pour chacun mais se parler et échanger c’est
            ça l’important.

  33. Est ce le point sur lequel je suis d’accord avec Fred, trop de distro.
    Une distro mère et sa 1 distro fille suffiraient largement. Qu’on vire déjà tout ce qui est basé sur Ubuntu ( à part Mint et les dérivées Kubuntu,etc..) et il y aura plus de monde disponible . Pourquoi faire autant de distro qu’il y a de configuration possible?. C’est comme si demain, je décidais de développer une debian anti-systemd parce que systemd ne me plait pas (troll) ou une Ubuntu studio vlc parce que Vlc n’est pas disponible dès l’installation…. Parfois, c’est vraiment n’importe quoi ce qui se passe dans la tête de certains… Le plus étonnant, c’est que des troupeaux d’utilisateurs suivent en sachant qu’il leur suffit d’installer ou configurer le système à leur sauce
    Après les distro type ArchLinux, LFS, Slackware, Gentoo ou Gnewsense sont indispensables lorsqu’on veut creuser les systèmes Gnu/Linux ou expérimenter le 100 % libre….

    1. Mon opinion personnel qui n’engage que moi les distributions Libre n’ont pas le même problème
      au contraire il n’y a actuellement que Trisquel qui propose des logiciels récent (Parabola je ne connais pas)
      et est axé au débutants mis a part celles cités plus haut mais qui néanmoins moins accessible .
      et qui suit un cours de développement raisonnable

      Il ne faut pas non plus oublier le travail fait en amont
      https://trisquel.info/fr/wiki/comment-trisquel-est-construit
      et les difficultés rencontré par le matériels des utilisateurs ce qui est un obstacle supplémentaire
      Une gNewSense pas trop en retard sur Debian serait bien

      Après le trop de distributions similaire pour certains c’est leur liberté de faire ce qu’il souhaite et pour d’autres
      réunir ces énergies serait plus judicieux que l’éparpillement .

    2. Trisquel, que j’utilise exclusivement depuis six ou sept ans, est basée sur Ubuntu. Je serais donc bien triste si on virait « tout ce qui est basé sur Ubuntu » ! Mais, de toute façon, personne n’a ce pouvoir. Et personne ne devrait l’avoir. Je comprends l’argument de la division de l’effort. Il est valide. Mais il faut voir que la multiplication des distributions GNU/Linux (et des environnements de bureaux et …) est aussi une richesse : tout un chacun peut trouver chaussure à son pied sans avoir à reconfigurer la chaussure en question. Ce dont beaucoup d’utilisateurs sont incapables. Comme vous l’écrivez, beaucoup « sont des billes en informatique », « le revendiquent » et « ce n’est pas une tare ». Je suis parfaitement d’accord avec vous.

      Là où je ne suis plus d’accord (actons notre désaccord), c’est que cela ait quelque chose à voir avec le mouvement pour le logiciel libre. Ce mouvement est social, éthique et politique. En cela, je ne vois pas pourquoi le libriste ne devrait pas parler à son entourage des libertés qu’ils méritent en tant qu’utilisateurs du numérique. Le discours tenu n’a *rien* de technique. Il est à la portée de tous. Si il convainc le plus grand nombre, la société dans laquelle nous vivons peut être changée… en supposant que nous vivions en démocratie (je suis bien d’accord avec vous : la plutocratie menace si elle n’est pas déjà installée).

      L’April, dont je suis membre, et la Quadrature du Net font déjà un excellent travail auprès des politiques. Il y a des résultats même si toujours bien en deçà de ce que nous voudrions : l’ACTA a été repoussée, les logiciels libre sont « recommandés » pour les commandes publiques, etc. Christopher Waid (PDG de ThinkPenguin) est même parvenu à obtenir la libération du micrologiciel pour le chipset Atheros AR9271 en s’adressant directement à Qualcomm.

      Bref, je ne suis pas d’accord avec vous : nous y pouvons quelque chose ! Mais nous devons être suffisamment nombreux. Tout commence donc par l’information que nous transmettons aux utilisateurs à qui nous communiquons. L’utilisateur de GNU/Linux qui se sait pas que son système respecte ses libertés, qui ne s’est pas même posé la question des libertés essentielles auxquelles il a droit, n’aide en rien le mouvement. Et il retournera au logiciel privateur dès que ce dernier présente un avantage pratique, même infime.

      Enfin, et pour la millième fois : il n’est pas question d’imposer quoi que soit à quiconque. Chacun fait ce qu’il veut avec ses machines, a le droit d’être d’accord ou non avec notre discours, a le droit de ne pas même l’écouter. Et, aussi pour la millième fois, je considère qu’une période de transition du privateur vers le libre est importante : pas du « tout libre » tout de suite. Le « tout libre » est l’objectif à atteindre et, pour cela, à ne pas perdre de vue (en se contentant d’un état transitoire).

      1. Précision , je pense que Trisquel serait plus crédible auprès des libristes si elle était basée sur Debian plutôt qu’Ubuntu. Ubuntu, cette distribution qui va imposer Mir alors que les autres vont vers Wayland. Ubuntu qui laisse une faille béante de sécurité, si tu utilises le serveur X classique avec le nouveau format de paquets (snap, je crois). Enfin, Ubuntu qui a imposé Unity, qui empêche ou freine délibérément le portage de ce bureau ( inutilisable voire avorté pour ArchLinux et Fedora) et qui a, pour le coup et à mes yeux, plus à voir avec Android qu’avec Gnu/Linux.
        Après les gouts et les couleurs… Les coups et les douleurs aussi, d’ailleurs
        Je testerai Trisquel par curiosité , mais déjà que je préfère une Debian Stable + Backports à une Parabola….
        Je milite moi-même au sein d’un GUL même si je n’ai pas le temps de m’y consacrer ses 2 dernières années. Donc forcément, je milite pour le 100% Libre auprès des nouveaux utilisateurs. Tout en leur laissant le choix entre Libre et blobs,en leur expliquant les avantages et les désavantages de chacun . Désolé, ils préfèrent le non-libre pour pouvoir exploiter leur matos à fond et je ne leur jettent pas la pierre. Clairement sur une distribution comptant en moyenne 1300 o 1500 logciels et dépendances (desktop compris), j’installe: flashplayer (obligatoire et essentiel pour eux), firmware-linux-nonfree ( obligatoire pour de l’ATI/Radeon et la gestion optimal des processeurs Intel et amd64), bcmwl-kernel-source (obligatoire pour du broadcom). Je trouve qu’on en fait bien des caisses pour si peu de propriétaires… Je n’encouragerais donc pas les logiciels libres sous Windows, pour moi c’est un contre sens, car le problème reste le système d’exploitation qui est un gruyère mais plutôt un système Linux qui sera libre à 99 % . Je préfère du 99 % libre avec un système Gnu/linux que de polluer des logiciels libres avec un nid à failles, par définition hautement dangereux pour ces mêmes logiciels…

        1. Techniquement parlant, Trisquel est bien plus proche de Debian Stable + Backports que de Parabola : pas de « rolling release » (plus de stabilité) et APT pour gérer les paquets.

          Il y a longtemps, Trisquel était basée sur Debian. Puis quidam (le développeur principal) a décidé de baser Trisquel sur Ubuntu parce que, après tout, de très nombreux utilisateurs préfèrent Ubuntu à Debian (c’était son discours). Une des raisons devait être le rythme semestriel d’Ubuntu. Sauf que le support des versions non LTS a été réduit et Trisquel s’est mise à seulement utiliser Ubuntu LTS comme base (depuis Trisquel 6, basée sur Ubuntu 12.04).

          Le retour à une base Debian est souvent discuté sur le forum. Mais comme gNewSense remplit maintenant ce créneau (certes, avec beaucoup trop de retard sur l’amont) et, qu’après tout, Trisquel n’a pas à se plaindre de sa base, ce n’est pas à l’ordre du jour. Remarque que Trisquel a ses propres dépôts (où la majorité des paquets sont copiés des dépôts libres d’Ubuntu, mais des centaines sont aussi modifiés) et que le système par défaut d’Ubuntu n’influence pas Trisquel (sinon comme source d’inspiration). Ainsi, Trisquel n’a jamais utilisé Unity par défaut. Trisquel 7 a, par défaut, un bureau GNOME Flashback (je lui préfère GNOME Shell que j’installe) et Trisquel 7 Mini a, par défaut, un bureau LXDE.

          Mir m’inquiète un peu. Je ne lui vois pas d’avenir (comme beaucoup de projets Canonical avant lui : Upstart, Ubuntu Software Center, Ubuntu One, etc.). Cette politique du « cavalier seul » suivie par Canonical ne me plaît guerre. Mais je doute que Trisquel la suivra (à moins que Mir se révèle véritablement meilleure que Wayland). Peut-être ne sera-t-il pas nécessaire de changer de base pour autant : Wayland devrait être dans les dépôts d’Ubuntu 18.04. Attendons 2018 pour voir…

          Snap ne corrige pas les problèmes de sécurité inhérents à X (ça, se sera Wayland, peut-être Mir). Il n’en ajoute pas non plus. Mais, encore une fois, pourquoi faire cavalier seul ? xdg-app semble poussé par plus de monde…

          Donne donc à tes utilisateurs ces liens si jamais, convaincus qu’ils méritent une entière liberté, ils veulent acheter du nouveau matériel qui fonctionne avec Linux-libre (ou un dongle Wifi, le problème le plus fréquent, réutilisable ad vitam) :
          * http://minifree.org (portables reconditionnés mais libres jusqu’au BIOS);
          * https://shop.libiquity.com (même chose);
          * http://libre.thinkpenguin.com (garanti du parfait fonctionnement de tout le matériel vendu avec Linux-libre, mais BIOS non libre);
          * https://tehnoetic.com (Replicant et alternative à ThinkPenguin pour un dongle Wifi);
          * http://h-node.org (pour vérifier le support par Linux-libre mais attention : information potentiellement erronée).

          1. Dans 100 % des cas, je recycle leurs machines ( pour eux, c’est ça ou la benne) . Ca va donc d’Asus à Dell en passant par HP, Toshiba ou encore Lenovo…

      2. « L’utilisateur de GNU/Linux qui se sait pas que son système respecte ses libertés, qui ne s’est pas même posé la question des libertés essentielles auxquelles il a droit, n’aide en rien le mouvement. Et il retournera au logiciel privateur dès que ce dernier présente un avantage pratique, même infime. »

        Par expérience, j’affirme qu’il n’y a rien de plus faux que cette énormité. Fait le test avec un dual boot Windows/ Linux sur un panel d’utilisateurs Window, tu seras surpris de constater ce qu’ils utilisent le plus souvent, je te le certifie.

        1. Utiliser Windows plutôt que GNU/Linux présente-t-il un « avantage pratique » ? Sûrement dans certaines situations. Mais, pour une utilisation basique (celle à laquelle tu faisais référence plus haut), j’en doute fortement.

          1. Tu seras étonné de savoir que dans ces cas, Windows n’est utilisé que très peu ( Applications téléphonie mobile, la plupart du temps)
            Lorsque je demande le pourquoi du comment, j’ai 2 réponses
            -Je me sens plus en sécurité
            -Je trouve que ma machine fonctionne mieux

            J’en arrive à ce résultat dans 100% des cas en dual-boot.
            Donc….

  34. a desflandres:les orties ca pique..en omelette c’est un regal.

    Une expérience de dual boot pour une personne désirant découvrir Internet s’est soldé par un échec (et j’avais un préssentiment..)pour vouloir lui faire économiser entre 200 à 800Euros je lui fait acquérir dans une assocaition un portable a un prix plus que raisonable.Elle ne voulait pas de Windows 10.,Il s’est avéré que malgré une démarche qui lui convenait parfaitement(prix d’aquisition,facilité d’utilisation,pas d’antivirus acheter ,une autonomie plus rapide )la pression exterieur la amené a basculer sur la partion windows 7 .

    La première pression inatendue a été Orange qui la bombardait de messages sms pour utiliser leur services et d’un appel telephonique lui demandant le pourquoi du comment (que se passe-t-il sur votre réseau?)

    Et bloquait Icedove…ce qui l’angoissait et pour une personne apprenant juste a alumer et eteindre un ordinateur il est facile d’être intimider.

    La deuxième fut celle de son entourage qui n’on pas compris pourquoi elle n’avait pas une boite mail Outlook (ou Gmail)comme eux et un petit detail très mal perçu une addresse mail sans nom de famile .
    carolineMichu@hotmail leur convenait mieux que caro24@posteo.de
    Pour satisfaire ses proches elle est donc passé a Window 7…la suite je ne la connais pas.

  35. Comme dirait la citation de Desflandres : « on n’a pas sorti le cul des ronces », et quand je vois le débat sur celui qui est plus libre que l’autre, on est loin de sortir de l’auberge espagnole.

    Ce qui me gêne un peu aussi, c’est qu’on est tous sur le même bateau, mais qu’au lieu d’avancer, on écope.

    Je trouve cela dommage.

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