Void Linux : où en est la distribution GNU/Linux rolling release alternative ?

En fouillant mes archives, je me suis aperçu que cela fait près de 2 ans au moment où je rédige cet article, le 19 février 2016, que je n’ai plus parlé de cette distribution GNU/Linux rolling release spéciale. Outre le fait qu’elle utilise LibreSSL en lieu et place d’OpenSSL et runit à la place de systemd, elle propose aussi son gestionnaire de paquets, xbps.

Deux ans sans en parler, c’était l’occasion de voir ce qu’elle était devenue. J’ai donc récupéré la dernière ISO d’installation en version 64 bits pour PC. Il y a aussi des versions pour Raspberry Pi 1 et 2, pour BeagleBone et CubieBoard en plus de la version 32 bits pour PC. Autant dire que côté exhaustivité, elle est déjà pas mal complète 🙂

[fred@fredo-arch ISO à tester]$ wget -c http://repo.voidlinux.eu/live/current/void-live-x86_64-20151110.iso
–2016-02-19 14:54:38– http://repo.voidlinux.eu/live/current/void-live-x86_64-20151110.iso
Résolution de repo.voidlinux.eu (repo.voidlinux.eu)… 148.251.136.24
Connexion à repo.voidlinux.eu (repo.voidlinux.eu)|148.251.136.24|:80… connecté.
requête HTTP transmise, en attente de la réponse… 200 OK
Taille : 226492416 (216M) [application/octet-stream]
Sauvegarde en : « void-live-x86_64-20151110.iso »

void-live-x86_64-20 100%[=====================>] 216,00M 4,00MB/s ds 59s

2016-02-19 14:55:37 (3,67 MB/s) — « void-live-x86_64-20151110.iso » sauvegardé [226492416/226492416]

J’ai connu pire côté taille d’ISO d’installation. Même si on ne démarre qu’en mode texte, c’est pas si lourd que cela. J’ai ensuite créé une machine virtuelle dans VirtualBox pour faire « mumuse » avec la Void Linux. J’ai eu droit à des coups de main via le canal irc de la VoidLinux pour certains points tatillons. Merci à Duncaen pour ses lumières.

L’installateur est le même que sur l’article du mois de mars 2014.

Après le démarrage, on est accueilli par un message nous disant comment lancer l’installateur. Je me suis donc connecté en root, et après avoir mis en place un clavier français, j’ai lancé cfdisk pour avoir le disque partitionné avant le lancement de l’installateur.

Une fois le disque partitionné, j’ai lancé l’installateur qui se résume à exécuter les étapes suivantes :

  1. Choix du clavier
  2. Activation du réseau
  3. Source des paquets (local ou réseau)
  4. Nom de la machine
  5. Traduction à employer
  6. Fuseau horaire
  7. Mot de passe root
  8. Choix du lieu d’installation du gestionnaire de démarrage
  9. Partitionnement (si pas effectué auparavant)
  10. Formatage des partitions et points de montage
  11. Installation

Bien que l’installateur soit en anglais, l’ensemble est très compréhensible. Le seul point « laxatif », c’est la configuration des partitions. Pour avoir une installation à jour dès le départ, j’ai choisi la récupération des paquets en ligne.

Le choix de la locale a été des plus simple.

Juste avant l’installation, un dernier récapitulatif nous informe des opérations :

Une fois l’installation terminée, j’ai fait redémarrer l’ensemble. La première étape a été de rajouter un compte utilisateur avec les commandes :

useradd -m -s /bin/bash -c 'Frederic Bezies' -G wheel,users,audio,video,cdrom,input,lp fred
passwd fred

J’ai rajouté le groupe lp car je comptais activer cups par la suite. Après avoir utilisé visudo pour que mon utilisateur soit autorisé à utiliser sudo, j’ai installé les premiers outils en tant qu’utilisateur classique :

sudo xbps-install -S zip unzip p7zip nano mc alsa-utils

Ensuite, je me suis basé sur le wiki de post-installation pour rajouter Xorg en rajoutant les outils xdg-user-dirs, donc un simple :

sudo xbps-install -S xorg xdg-user-dirs

Une fois xorg installé, j’ai rajouté cups, ntp, cronie, rsyslog pour gérer les imprimantes, l’heure en réseau, la gestion des taches répétitives et des logs.

sudo xbps-install -S cups ntp cronie rsyslog

Sans oublier de les activer :

sudo ln -s /etc/sv/cupsd /var/service
sudo ln -s /etc/sv/ntpd /var/service
sudo ln -s /etc/sv/cronie /var/service
sudo ln -s /etc/sv/rsyslogd /var/service

Pour avoir le support en plein écran via les extensions VirtualBox, j’ai entré les lignes de commande suivantes :

sudo xbps-install -Sv dbus virtualbox-ose-guest
sudo ln -s /etc/sv/dbus /var/service
sudo ln -s /etc/sv/vboxservice /var/service

J’ai ensuite configuré le son avec alsamixer et activé le service alsa.

sudo alsactl store
sudo ln -s /etc/sv/alsa /var/service

L’installation de Xfce ?

sudo xbps-install -S xfce4 xfce4-plugins

Pour rendre l’ensemble plus utilisable dès le départ ?

sudo xbps-install -S gvfs gnome-theme-icon-xfce

On passe à l’installation de Lightdm pour se connecter en mode graphique :

sudo xbps-install -S lightdm-gtk3-greeter

Puis on active le service nécessaire :

sudo ln -s /etc/sv/lightdm /var/service

Une fois en mode graphique, on arrive à un Xfce de base. J’ai donc attaqué la dernière étape, celle du « remplissage logiciel » et de la personnalisation via un terminal xfce.

J’ai donc rajouté Mozilla Firefox, Mozilla Thunderbird, LibreOffice, Gimp et l’outil de gestion d’imprimantes :

sudo xbps-install -S firefox-i18n-fr thunderbird-i18n-fr libreoffice-bin-i18n-fr liberation-fonts-ttf gimp system-config-printer

J’ai ensuite remplacé le menu Applications par celui de Whisker. Le point le plus complexe a été de faire prendre en compte NetworkManager. La première étape : installer NetworkManager et son applet.

sudo xbps-install -S network-manager-applet

La deuxième étape : désactiver dhcpcd et activer NetworkManager :

sudo rm -f /var/service/dhcpcd
sudo ln -s /etc/sv/NetworkManager /var/service

Puis, j’ai fait redémarrer l’ensemble. NetworkManager avait pris la place de dhcpcd pour gérer le réseau. J’ai donc fait chauffé mon kazam pour capturer l’ensemble en vidéo.

J’avoue que j’ai été agréablement surpris. Runit est très facile à gérer, et même si la logithèque de la VoidLinux est un peu maigrichonne, on peut trouver les principaux outils. Une logithèque un peu plus développée ne serait pas un mal, mais comme c’est une petite communauté… Xbps est très rapide à l’utilisation, même si l’utilisation de son outil xbps-query demande un peu d’entraînement. L’ajout du dépot pour les logiciels non-libre est bien expliqué.

Très bonne surprise donc. J’aimerais bien avoir d’aussi bonnes surprises aussi régulièrement, surtout quand je reviens vers des distributions plusieurs mois ou années après le dernier article.

4 réflexions sur « Void Linux : où en est la distribution GNU/Linux rolling release alternative ? »

  1. Salut

    pour avoir la dernière version de flash, il y a pipelight aussi, qui nécessite wine mais qui évite d’installer chromium et qui fonctionne très bien chez moi (entendre qui ne plante pas plus que la version windows ….)
    J’essaierai freshplayer pour comparer un de ces quatres .

  2. Oui elle est intéressante cette Void Linux « ===> Enter The Void . . o O »
    xbps est un outil puissant qui ressemble un peu à pacman d’Arch.
    ~ ~ ~
    Ca fait partie des distributions OVNI , comme la NuTyX ou d’autres . . .
    Sinon toi qui aime bien Slackware que pense-tu de ce projet Français , l’as-tu testé ?
    http://www.microlinux.eu/index_fr.php
    Merci pour tous tes efforts pour faire connaître Linux au Monde entier.

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