CloudBoxOffice : une partie de l’avenir du bureau libre passe-t-il par les nuages ?

En tant que blogueur influent, n’est-ce pas Cyrille, il m’arrive d’être contacté directement par des personnes pour me parler de leur projet en informatique libre. Cette fois, j’ai été contacté par CloudBoxOffice pour me parler de leur service de bureau en ligne.

Le principe derrière le service est simple : déporter le bureau et le stockage dans les nuages, traduction litterale du Cloud Computing.

Au lieu de passer par un service 100% par la toile et donc par le navigateur, on passe par un client utilisant x2go qui permet de se connecter au service à distance. Si ce principe vous semble familier, c’est qu’il reprend une idée déjà utilisée par Ulteo. Le client est disponible pour le moment pour MS-Windows. Un client pour Ubuntu 14.04 64 bits est en cours de développement.

Bref, à condition d’avoir une connexion réseau stable et solide, vous n’aurez presque aucun problème de latence par rapport à une installation classique.

Le but de CloudBoxOffice est de proposer un environnement de travail sur du logiciel libre, mais surtout qui ne demande aucune maintenance en local, ni passer par l’acquisition de nombreuses licences plus ou moins onéreuses. C’est le principe du DAAS qui est derrière : Desktop As A Service, qu’on peut traduire par « Le bureau comme un service ».

Quand la personne de CloudBoxOffice m’a contacté, j’ai sauté sur l’occasion pour faire parti de cette période de béta-test. J’ai été contacté début novembre et comme l’article est publié mi-décembre, vous pouvez imaginer que j’ai eu l’occasion de faire ce que je fais le mieux, du moins je l’espère : du rapport de bugs 🙂

Je tiens à remercier l’équipe de Cloud Box Office pour m’avoir permis d’accéder au béta-test.

Avant que les esprits chagrins ne hurlent à l’article acheté ou au publi-reportage déguisé, voici ma réponse. Les seuls cadeaux que j’ai eu de la part de la boite derrière ce projet sont :

  1. Un accès à une préversion pour le client ubuntu qui est encore assez vert.
  2. Des droits plus puissants au niveau du compte que j’ai créé auprès de leurs services.

Côté achat d’articles, on a quand même vu mieux, non ? 🙂

Comme c’est précisé sur la page d’ouverture de comptes pour les tests en béta, certains outils sont limités, comme la présence de MS-Office par exemple. Une autre page du site précise qu’en fonction de l’offre choisie – donc un service par abonnement mensuel ? – l’espace disque disponible va de 10 à 100 Go. Espace de stockage qui est chiffré par défaut.

Le but du projet est de pouvoir partir d’un ordinateur, même faiblement doté et de pouvoir faire ainsi de substancielles économies à terme, et donc de viser les professionnels en premier lieu.

Surtout, cela permet une forme de sérénité pour l’utilisateur. CloudBoxOffice s’occupe de la maintenance des bureaux à distance. En cas de problème, on peut revenir aussi en arrière sans problème. Mais trève de bavardages, voici donc une petite vidéo de l’ensemble en action.

Bien que le client soit disponible pour MS-Windows en priorité, j’ai joué la carte du libre jusqu’au bout. J’utilise pour la vidéo une Ubuntu 14.04.3 LTS avec le client développé par CloudBoxOffice.

Il faut juste se souvenir que la plupart des fonctionnalités sont encore en période dite béta. Il reste encore des angles à arrondir. J’ai du rajouter par exemple les traductions françaises dans une machine distante qui manquait lors de sa création. Sans oublier l’ajustement de l’heure ou encore le support de l’imprimante qui manque.

Le principe est très intéressant, mais il faudrait qu’il soit un peu plus poussé. C’est encore une version béta, mais c’est le genre de versions béta qui fait plaisir à être utilisé.

L’idéal serait une clé démarrable sur une distribution GNU/Linux réduite à sa plus simple expression dans laquelle l’utilisateur n’aurait plus qu’à rentrer son identifiant et son mot de passe pour accéder au bureau et au stockage à distance. Un peu le principe du Network Computer qui serait enfin une réalité vivable.

Si vous voulez participer, vous pouvez vous inscrire auprès du programme « béta » qui est assez ouvert. Cela vous permettra de donner un coup de main.

Après, je ne force personne. Mais ce serait bien de montrer que du logiciel libre en bureautique, c’est faisable, que ce soit en local ou à distance.

24 réflexions sur « CloudBoxOffice : une partie de l’avenir du bureau libre passe-t-il par les nuages ? »

  1. Quand bien même vous seriez le vicieux se glissant dans les oripeaux de la vertu et que vous nous feriez passer des vessies pour des lanternes, ou des hamsters pour des chiens de combats…Vous êtes chez vous, les décisions vous appartiennent et le lecteur derrière son petit écran prend ou pas, ce que vous voulez bien lui donner! Avec ou sans pub…Sans vous justifiez de quoi que ce soit… Point barre!
    Quant à ce genre de service, quid de la sécurité? Peut-on y foutre sa comptabilité en toute tranquillité? Qu’arrive t’il en cas d’attaque(s) du service?

  2. Ceci est un l’article acheté et un publi-reportage déguisé.
    Tu viens d’accepter un pot-de-vin d’une entreprise, exactement du même type que celles que tu dénonces depuis des années. Tu commences petit : un petit privilège par ici, un petit service en plus par là, etc, puis tu montes en grade et tu finiras par ne plus prendre en considération que ceux qui viennent te promettre des avantages.
    Ça marche toujours comme ça. Certes, tu mettras du temps à accepter directement du pognon dans ta poche et tu te sentiras moche la première fois, mais tu y viendras. Réfléchis deux secondes, d’autres boîtes vont voir que tu t’es lancé dans le promotionnel et vont te contacter en te proposant toujours plus d’ « avantages » jusqu’à te faire basculer dans le monétaire pur.

    Quand à ce genre produit, X2GO, ça ne fait que rendre des outils utilisables inutilisables. Je n’ai aucune envie de devoir passer mon temps de travail à comprendre leur cloud. CloudBoxOffice est ce genre d’entreprise-déchet qui surfe sur une mode, le cloud, pour proposer leur camelote non-fonctionnelle. La mode du bureau virtuel étant largement sur le déclin, pas étonnant que ces charognards fassent du porte-à-porte pour voir si quelques gogos pourraient les aider à vendre leur attrape-gogo.

    La pire couillonnade de cet article étant évidemment le passage suivant :
    « Le but du projet est de pouvoir partir d’un ordinateur, même faiblement doté et de pouvoir faire ainsi de substancielles économies à terme, et donc de viser les professionnels en premier lieu. »
    Ah oui, intéressant comme concept, les substantielles économies en payant pour des services buggés qu’on trouve fonctionnels en local sur une ubuntu 14.04…

    Bref, inutile de continuer, la ligne éditoriale de ce blog est de plus en plus répugnante. D’ailleurs mon ublock et mon privacy badger s’affolent depuis le changement de thème (tracker doubleclick, etc).
    A+

    1. Bien, en dehors du fait que ce sera le dernier commentaire de votre part que j’accepterais, voici quelques explications en dehors de vos attaques habituelles en dessous de la ceinture.

      Pour doubleclick.net, c’est lié à l’utilisation du code d’enrobage des vidéos pour youtube.

      https://static.doubleclick.net/instream/ad_status.js

      https://wordpress.org/support/topic/localize-javascript-can-you-add-ad_statusjs

      Sur le reste du commentaire, je n’ai qu’une chose à dire : quand vous aurez le courage d’utiliser une vrai adresse de courrier électronique au lieu de mettre tyu@jkj.ga, on pourra parler entre personnes assumant leurs propos.

      Je n’ai fait qu’autoriser ce commentaire pour montrer vos propos qui sont purement et simplement diffamatoire par endroit.

      Si vous aviez cherché 5 minutes avec le duo µblock et privacy badger (qui est malheureusement peu compatible avec ma version de développement de Mozilla Firefox) vous auriez éviter de raconter des bétises.

      De plus, j’ai précisé une bonne dizaine de fois que c’était une version en cours de développement, et non un produit fini.

      Pour conclure : tant que vous n’aurez pas le courage d’utiliser votre vraie adresse de courrier électronique, vous n’aurez aucune leçon de morale à me faire.

      Vous n’avez pas lu l’article, ou simplement en diagonale. Vous ne pourrez pas dire que je fais de l’obstruction, étant donné que j’ai recopié verbatim votre prose qui est aussi puante que ma ligne éditoriale si j’en crois votre conclusion.

      Tant que vous vous planquerez derrière le pseudonymat en le trainant dans la boue, vous n’aurez pas d’autres réponses de ma part.

  3. Et bien moi je préfère encore LTSP.

    Je n’ai AUCUNE confiance en ces soi-disant services de clouding et je suis un peu stupéfait de voir notre frédo attrapé comme une vulgaire mouche à miel….

    1. Où ai-je écrit que c’était pour moi la solution d’avenir ? Le titre précise bien : « une partie de l’avenir du bureau libre »

      Mais c’est vrai, pourquoi lire les titres ?

      Quant à être attrapé comme une mouche à miel, les lecteurs réguliers savent que je ne porte pas Ubuntu outre mesure dans mon coeur. J’ai parlé d’un service que je béta-teste et qui peut-être ne verra jamais une version finale être disponible.

      Je ne considère pas que le cloud soit la solution ultime pour tout. Loin de là.

      1. je ne dis pas que c’est nul, mais je me méfie d’abord.
        j’ai des principes , mais par pragmatisme il m’arrive de m’asseoir dessus …
        ça fait juste un peu mal au cul 😉

  4. Depuis le rachat d’Ulteo, certains de ses anciens employés ont créé Inuvika. Contrairement à ce qui est présenté ici, ce n’est pas en béta et leur bureau virtuel est open source sous licence GPL.

      1. C’est désespérant hein!Mais bon…Y’a des mecs qui essaient de donner un coup de main et d’autres, qui passe la leur en étant désagréables!
        Les réseaux sociaux débordent de ce genre de gus odieux postillonnant leur haine dès que l’occasion se présente!
        Je déserte les forums à cause d’eux! Je ne sais pas…Ce sont surement des exutoires à leurs petites vies d’acariâtres…Aujourd’hui vous en faites les frais, le sujet s’y prête…Courage et bonne continuation;)

  5. Le gens savent-ils faire autre chose que critiquer l’article ??
    Les service de cloud en effet peuvent permettre de faire des économies pour les petites entreprises car il ne faut pas s’occuper de la maintenance du service.
    Bien sur de nos jours il existe des solutions comme par exemple des NAS pour faire des cloud@home, mais ils sont trop peu utilisé encore, donc la décentralisation à de beau jours devant lui.
    Moi même je n’utilise pas que des services libres par pure fainéantises, cela dépends du besoin du moment.

  6. Pour info c’est le genre de service que propose http://www.dotriver.eu/ depuis de nombreuses années. C’est stable, éprouvé et il y a quelques milliers d’utilisateurs dessus à ce jour…
    Je ne suis pas convaincu par cette solution… J’ai été contacté pour tester et ce n’est clairement pas encore abouti…
    Pour ce qui est de rejeter ce type de solutions cloud, c’est juste faire abstraction des réalités du quotidien des entreprises qui n’ont pas les moyens de se maintenir une informatique dans leurs locaux qu’elle soit libre ou pas. Ce genre de services s’ils sont opérés en toute transparence selon des approches de type TIO
    http://philippe.scoffoni.net/tio-total-information-outsourcing-definition-et-bonnes-pratiques/
    avec un hébergement en France ne sont absolument pas à rejeter.
    @al merci pour l’info, je ne savais pas qu’ils tentaient de relancer qque chose. A voir si cette fois ils arrivent à tenir dans la durée…
    Mais très difficile de vendre du bureau virtuel GNU/Linux…

    1. J’ai du le préciser une bonne dizaine de fois dans l’article, c’est une version béta, donc non aboutie par définition.

      La vidéo l’a montré, non ? 😀

      Merci pour la référence à DotRiver. Tu as fait un commentaire intelligent, et ça fait plaisir.

  7. Bonjour Frédéric.
    Ce test est vraiment concluant pour une Bêta comme tu le dis. Cependant quel est ton avis sur des services de ce genre? Moi personnellement, ils me font peur, c’est bien et c’est pas bien…
    Je m’explique, d’un point de vue maintenance, c’est relativement bien pour les Pro puisque ils vont avoir des minitels … un problème et on change la boîte. Par contre la centralisation d’un tel service piège les utilisateurs (pro et particuliers) en cas de panne internet ou panne du service. J’irais même plus loin n’est-il pas dangereux et annihilant de partir sur des services centralisés de ce genre (si tu garde en tête la même image avec la révolution industrielle et les outils de productions qui sont enlevés aux travailleurs)?
    Moi je serais triste d’avoir une machine qui n’est pas prévu pour installer un vrai OS et de ne rien pouvoir faire avec finalement, sauf me connecter au service 3615 BIDULECLOUD.
    Merci de ne pas prendre mon commentaire pour une attaque, ce n’est pas le cas, mais vraiment une question que je me pose et qui je pense demande un vrai débat pour l’utilisation informatique future.

    1. J’avoue que je suis assez partagé sur l’avenir de ce projet. Je lui souhaite de réussir, cependant, il est à craindre qu’il ne se plante dans les grande largeurs.

      Je suis d’accord avec ton analyse qui a le mérite d’être courtoise.

      C’est pour cela que j’ai parlé des Network Computers à la fin de l’article :

      “Un peu le principe du Network Computer qui serait enfin une réalité vivable.”

      Les NC avaient un inconvénient de taille : celui d’avoir une bande passante pourrie. Ensuite, le projet CBO est encore en béta, et peut-être qu’il ne verra jamais le jour. On m’a demandé de faire du béta test, je l’ai fait.

      Merci pour ton commentaire courtois.

      1. Moi même je suis complètement anti cloud et je n’aime pas ce genre de service en ligne. Après ya la façon de la dire. Moi à la place de Fred j’aurai refusé de tester pareil chose mais c’est son blog si ce test vous déplais dites le poliment ou ignorez le… Et vu que je connais Fred perso, si il avait voulu des « pots de vins » il s’y serait pris dès le départ.

        1. Ce qu’il y a d’horripilant, c’est que des personnes intègres doivent se justifier pour éviter la virulence et les accusations des malfaisants…

    2. En l’occurrence, il y a aussi des façons « intelligente » d’utiliser le cloud tout en se gardant une sortie de secours. Dans le cadre de ce type de service il suffit d’avoir un réplication de ses fichiers sur un PC en local pour être tranquille en case de défaillance du cloud. Sans vouloir faire trop de pub avec DotRiver il y a un Pydio pour synchroniser ces fichiers sur son poste ou sur un petit serveur au cas où…
      Après si on sort du domaine de la bureautique avec un Dolibarr par exemple, et bien il suffit de le faire héberger ailleurs…
      En mixant et en étant malin, on peut tirer de gros avantage de ce type de solution d’autant plus facilement si elles sont basés sur des logiciels libres que l’on peut facilement réinstallé ailleurs…

  8. J’avoue que cet article m’a surpris par sa tournure, au début, on aurait dit un vrai publi-article. Je ne l’ai d’ailleurs pas lu jusqu’à la fin.
    Suite à ton autre article sur l’ami gros troll mal léché. Je suis allé le lire. Il n’y pas de quoi s’énerver. Si ça plaie pas, on lit pas.
    Pour ce qui est du troll, ignore le et basta (même si il y a des claques qui se perdent).
    On est dans une drôle d’époque. On doit se justifier qu’on n’a rien reçu en monnaie. La suspicion est partout.

    1. Pour la suspicion, on peut remercier les gros blogueurs qui n’ont pas hésité à se laisser tenter par des articles préparés à l’avance.

      Tu aurais dû lire l’article jusqu’au bout.

      Après, à chaque personne de se faire son opinion sur un service qui ne connaîtra pas de version finale.

  9. Frederic Bezies, cet article sur votre blog est très interressant. Les avis de chacun sont tous intéressants à entendre, mais on peut regretter qu’une personne ait franchi allègrement les limites « d’un savoir être digne ». Le Cloud, et plus particulièrement MyBO CloudBoxOffice, est une solution permettant de confier à des experts le déploiement simplifié de bureaux virtuels couplés à du stockage (normal ou chiffré) pour les aspects bureautiques. L’aspect le plus complexe et qui induit des craintes est la sécurisation et par déduction la disponibilité des données et des services associés pour les utilisateurs. C’est déléguer l’administration de services IT à un tier de confiance qui met en place des stratégies de défense judicieuses face aux attaques externes. Bien évidemment, je ne peux pas détailler ici tout ce qui a été mis en place pour une sécurité maximale. Le maitre mot est le mot « confiance »….Au stade commercial, nous serons ouverts à des audits d’experts en sécurité IT pour vérifier que nos architectures sont sécurisées.
    Franchi l’obstacle de la confiance, les coûts globaux informatiques avec une solution Cloud sont divisés par 2 et vous comprenez pourquoi le Cloud représente un enjeu évident.
    Pour terminer mon article, MyBO CloudBoxoffice est un POC (proof of concept) qui sert de base à une réflexion en cours ….
    Bonne journée
    Antoine Gigliobianco

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