Lettre ouverte d’un quadragénaire à la génération de ses parents.

C’est une lettre que j’avais envie d’écrire à la génération de mes parents. Celle née entre 1945 et 1955. Celle qui a eu la chance de profiter d’une croissance économique potable à leur entrée dans la vie active (fin des années 1960 début des années 1970).

Celle qui a eu l’opportunité d’acquérir un minimum d’expérience, de ne pas avoir à supporter trop longtemps leurs parents et grands-parents arrivant à l’age symbolique de la retraite. Celle qui a connu une époque bénie sur le plan culturel : les débuts du rock et de sa version plus dure, la période de gloire des monstres comme Pink Floyd, les Beatles, les Rolling Stones, Genesis, Led Zeppelin, Deep Purple. Pour rester dans les grands noms… Côté artistes ? Joan Baez, Joe Cocker, Jimi Hendrix, John Coltrane… Désolé pour les oublis !

Génération qui n’avait pas trop de questions à se poser quand elle perdait un emploi, elle savait qu’elle en assez aurait rapidement un autre. Celle qui a pu devenir propriétaire d’une maison ou d’un appartement en profitant des dévaluations plus ou moins proches des monnaies nationales et d’une inflation qui permettait de rendre les emprunts plus supportables.

D’accord, tout n’a pas été rose pour vous : les tickets de rationnement, les guerres de décolonisation, les deux crises pétrolières, la peur de l’apocalypse nucléaire. Le milieu et la fin de votre carrière professionnelle a rimé avec précarité puis pré-retraite pour éviter de gonfler les chiffres du chômage. Même si vous ne touchez pas des milles et des cents quand vous êtes retraités, au moins, vous touchez quelque chose.

Ma génération, celle qu’on surnomme « génération X », a été sur de nombreux plans une génération sacrifiée : nous avons eu droit à la capote pour le début de notre vie intime, l’accumulation des petits boulots et des stages non-payés, une croissance atone et une inflation presque nulle. Idéale pour s’endetter durant des décennies pour acquérir un logement.

Pour les personnes de ma génération qui ont la chance d’avoir un emploi, c’est pas la joie : obligé de s’exiler des grands ensembles urbains, c’est juste devenu impossible pour toute personne touchant moins de l’équivalent d’un trimestre de salaires minimum chaque mois.

Vous avez été sur certains plans plus que prévilégiés. Vous avez laissé un héritage à la « génération X » qui se résume ainsi : on a mangé, vous payez l’addition… Si vous n’êtes pas content, c’est la même chose.

Comme cadeau, on fait largement mieux. J’ignore si ma génération, alias « génération X » fera mieux avec la génération de ses enfants, mais ce sera difficile de faire pire. Du moins, je l’espère.

49 réflexions sur « Lettre ouverte d’un quadragénaire à la génération de ses parents. »

  1. ta réflexion est certe exacte mais ne représente qu’une frange de la population. celle qui n’a pas profité de cette période faste pour entreprendre et investir .pour ces derniers au contraire , les héritiers ont eu la joie de profiter d’une enfance dorée et d’un capital immobilier avantageux.

    1. Étant donné qu’à l’époque, on pouvait quitter un emploi pour un autre en l’espace d’une semaine ou deux, nombre de personnes n’ont pas décidé de se mettre à leur compte. Et tout le monde n’a pas les épaules ou la volonté de se lancer dans la création d’une entreprise ou de devenir – comme de nos jours – auto-entreprneur.

      Quid des baby-boomers dont les parents avaient hérité de la maison et qui en ont hérité à leur tour ?

  2. Houlà, bad Fred du matin, tu as bien fait partir tes 15 CV ?
    Je tenais à nuancer tes propos par rapport à ma propre vie.
    Je pense que tu parles de la classe moyenne. Mes parents qui appartiennent à la classe pauvre n’ont pas connu tout ce que tu dis.
    Mon père et ma mère n’ont jamais touché 1000 €/ mois avec 4 enfants à charge.
    Certes, sur 25 ans ils ont remboursé l’emprunt de la maison qui ne peuvent plus réparer; et oui à cette époque, certaine maison était construite avec les pieds par des entrepreneurs véreux.
    Notre salut (les 4 enfants) a été d’avoir l’éducation gratuite (à condition de ne pas redoubler, sinon c’était direct la case travail), et le fait que l’on s’est contenté de ce qu’on avait et que nous avons été aidé par des amis.
    A la retraite, ça ne va pas mieux avec les pensions qui diminuent.
    Je sais qu’a un moment ou l’autre il faudra que j’aide mes parents si on le peut.
    Bref pour la génération doré, tout le monde n’était pas dans le même bateau.

    1. Pour les 15 CVs, ça fait longtemps que je suis dans une démarché écologique : pas d’impressions inutiles.

      Je pense que tu parles de la classe moyenne. Mes parents qui appartiennent à la classe pauvre n’ont pas connu tout ce que tu dis.

      Je suis aussi issue d’une famille de classe ouvrière. Et les propos était généraliste. Je parle en tant que natif de 1974. Mes propos pourraient s’appliquer à nombre de personnes nées entre 1965 et 1975.

      Mon père et ma mère n’ont jamais touché 1000 €/ mois avec 4 enfants à charge.
      Certes, sur 25 ans ils ont remboursé l’emprunt de la maison qui ne peuvent plus réparer; et oui à cette époque, certaine maison était construite avec les pieds par des entrepreneurs véreux.

      Sans oublier les maisons en kit Phénix 🙂

      Notre salut (les 4 enfants) a été d’avoir l’éducation gratuite (à condition de ne pas redoubler, sinon c’était direct la case travail), et le fait que l’on s’est contenté de ce qu’on avait et que nous avons été aidé par des amis.

      Simple question, tu es de quel année ? Sinon, la génération des années 1945-1965 a eu un « cul énorme » pour le début de sa vie active. Difficile de dire le contraire.

      Je sais qu’a un moment ou l’autre il faudra que j’aide mes parents si on le peut.
      Bref pour la génération doré, tout le monde n’était pas dans le même bateau.

      Jamais dire le contraire, simplement, ils ont bénéficié d’une embellie économique d’une vingtaine d’années et de conditions d’emprunts qui leur ont permis – pour les personnes qui étaient intéressées – de se constituer un capital immobilier pour leurs vieux jours.

      J’ai pris conscience qu’être propriétaire était inaccessible pour moi. D’ailleurs, être propriétaire d’un bien immobilier ou d’une dette actuellement ? 🙁

      1. J’ai un an de moins que toi :D.
        Comme tu le dis, mon avenir est malheureusement dans une grande métropole. Pour ce qui est d’être propriétaire, j’aime à dire que c’est la banque qui est propriétaire …

        1. Désolé mais le titre de propriété est au nom de la personne et pas de la banque.
          Posséder une maison, c’est avoir un capital pour la retraite.

  3. Bonjour Fred,
    Juste pour te faire remarquer qu’il y a une coquille dans l’avant dernier paragraphe. Il semble manquer un verbe « Vous avez ÉTÉ sur certains plans plus que prIvilégiés… ».

    Sinon, d’accord avec toi moi qui suis un « fin du baby-boom ». 1956, manque de bol, arrivé trop tard… (shit !).

  4. Je ne suis pas certain qu’on fasse mieux pour la génération Y : on laisse la planète se détériorer, on a pourri internet que ce soit avec la pub, la surveillance, etc… on apprend rien des erreurs du passé : les smartphones ont été lancés sans sécurité alors que le problème était connu avec les ordinateurs. Et on refait pareil avec les voitures et autres objets connectés.
    L’emploi continue à se faire de plus en plus rare à cause entre autre de l’automatisation et du développement de l’intelligence artificielle, cependant on ne fait rien pour changer le système qu’on sait tous obsolète. Cela entrainerai inévitablement pauvreté, misère, précarité, violence, …
    Idem pour la « démocratie » où le peu qu’il en restait qu’on sacrifie sur l’autel de la surveillance de masse en jouant sur les peurs des gens.
    Tant qu’on ne fait rien pour mettre fin à la sur-consommation et à cette idée absurede de croissance illimitée, on ne donne pas beaucoup d’espoir à la génération qui nous succède d’un avenir moins pire que le notre!

    1. Ton constat est en effet assez négatif. Ce qui me rassure, c’est que je n’ai aucune descendance au sens biologique du terme.

      La planète ? Elle nous a été légué dans un piteux état. Nous sommes tel Louis XVI dont le règne n’a été qu’une longue crise ouverte.

      Pour les objets connectés, c’est surtout le marketing qui est impliqué ici.

      Tant qu’on ne fait rien pour mettre fin à la sur-consommation et à cette idée absurede de croissance illimitée, on ne donne pas beaucoup d’espoir à la génération qui nous succède d’un avenir moins pire que le notre!

      La planète survivra… Et l’humanité disparaitra. Grande perte ? Je ne le pense pas.

      1. Mon constat est très négatif en effet et je n’ai même pas évoqué les OGM et cie!
        Pourtant je crois beaucoup en l’humanité, si l’Homme est capable du pire, il est également capable du meilleur. Cependant sans espoir, j’imagine que la plupart des êtres humains chercheront avant tout leur intérêt personnel avant l’intérêt général.
        Or quel espoir donnons-nous à la génération Y?
        Quelle lettre ouverte imagines-tu qu’une personne de cette génération adressera aux personnes de notre génération dans quelques années?
        On peut encore arguer lors de la révolution industrielle (par exemple), tout paraissait possible, tout allait aller mieux, personne ne pensait aux conséquences que cela allait entraîner.
        La génération de nos parents n’a rien fait pour changer les choses, habituée à son petit confort. Notre génération fait pire, nous sommes désormais pleinement conscients de ces problèmes (je me souviens de la neige à Noël dans ma région, je n’en vois plus jamais. Par contre je vois le nombre de personnes allergiques exploser alors que lorsque j’étais petit c’était rare, etc.). Nous regardons nos démocraties s’effriter, nous savons que le capitalisme et l’ultra-libéralisme sont en train de détruire nos sociétés mais bien qu’indignés, nous laissons faire.
        Si la génération de nos parents est coupable, que dire de la nôtre? Qu’avons-nous fait de mieux que nos parents pour laisser aux générations futures un monde un poil meilleur?

  5. vu qu’on a sensiblement le même age, je me dis, malgré tout que je ne suis pas le plus à plaindre car j’ai trouvé du boulot, ai de quoi me loger, grâce aussi à mes parents et grands parents qui furent prévoyants.
    Mais que dire de la génération qui est arrivée 10 ans plus tard ? Et surtout c’est l’état d’esprit qui a changé entre ceux qui ont connu la guerre et ont transmis cela, et ceux qui ne l’ont pas connu, et ….nous. Comment a-t-on glissé dans une société si individualiste aujourd’hui ?

    1. J’ai un logement au-dessus de ma tête… L’emploi ? Nous dirons que je ne me fais plus trop d’illusions pour le moment.

      Pourquoi un tel glissement ? Je pense que le libéralisme à la sauce Thatcher / Reagan / Pinochet a été franchement responsable.

  6. Les < 45 ans ne se battent pas.
    Se battre = faire autre chose que de trimer 8h/jour pour payer un loyer et edf.
    Se battre = S'organiser collectivement pour s'imposer.
    La France est un pays de vieux dirigé par des vieux.
    Les vieux ont une solidarité de classe que les < 45 ans n'ont pas.
    Les vieux concentrent le pouvoir et se battent pour le garder : politiquement, fiscalement, économiquement, sur le marché de l'emploi, etc…
    Les < 45 ans peuvent voter pour des < 45 ans, mais il y a peu de représentants.
    Le patrimoine des vieux et des élus est constitué à 95% d'immobilier qui par le plus grand des hasards non seulement n'est pas taxé mais très subventionné par de l'argent public (les impôts de tout le monde, même les pauvres locataires).
    Les < 45 ans essaient de s'en sortir comme ils peuvent, ils sont entrepreneurs mais sur 100, il y a 1 réussite, les autres c'est précarité, emploi faiblement rémunéré, etc…
    Il y a la solidarité intergénérationnelle, mais ça accentue les inégalités, les riches deviennent de plus en plus riche, les pauvres de plus en plus pauvres.

    Une solution ?
    Si tu ne fais pas parti des 1% qui ont réussis à monter leur boite et vivent correctement, sors du système. Va vivre dans des coins perdus, profite de ta famille, de tes amis, de ton temps, t'oublieras rapidement tous ces faux "besoins".
    Le système actuel fonctionne parce qu'il y a des participants.
    Les vieux vendent leur immobilier 4x plus le prix d'achat parce qu'il y a un jeune prêt à se sacrifier pendant 30 ans.
    Quand il n'y aura plus de participants, le système s'écroulera.

      1. Il y a 2 façons de faire effondrer le système actuel :
        – Retirer son argent de la banque :
        C’est illégal.
        – Arrêter d’acheter :
        Quand je vois les boutiques pleines à craquer de consommateurs, c’est pas demain la veille que ça arrivera.

        Le monde est tel qu’il est parce que collectivement les participants ont décidé qu’ils soient ainsi.
        Personne n’a jamais obligé un jeune couple à s’endetter pendant 30 ans pour acheter 4x le prix à un vieux qui part se dorer la pilule à 55 ans.
        Personne n’a jamais obligé un smicard de s’acheter un iphone au prix d’un smic.

        Faut se pose les bonnes questions.
        Pourquoi les gens participent ?

        1. Dicton paysan : avant quand on n’avait pas on faisait pas !

          Traduction : avant lorsque l’on n’avait pas d’argent on ne le dépensait pas.

          Maintenant grâce / ou à cause de toutes les possibilités de crédits offertes (crédit à la conso classique, carte révolving en tout genre, forfait à la con chez quasiment tous les opérateurs de téléphonie) et bien on le fait.

          Jusqu’au jour ou l’on ne peut plus payer et là ça fait mal.

          1. Je dois être un cas spécial :

            1. J’achète toujours quand j’ai les moyens de financer.
            2. Un crédit pour une maison, une voiture ou un équipement lourd, oui. Pour une télévision, connerie.
            3. Mon smartphone est un Wiko de merde à 100€
            4. Je n’ai plus de forfait à engagement depuis janvier 2012… Devinez à cause de qui…

            Ensuite, qu’il y ait la pression sociale sur certains domaines de la vie…

  7. Tout de même :
    je fais partie de cette génération dont tu parle.
    Avant 7 ans c’était l’exil chez les grands parents à 250 km pour cause de non logement salubre (en région parisienne) avec pas de sanitaires et chiottes communautaires.
    La nourriture était chère à l’époque, les grands parents faisaient des bocaux.
    L’argent de poche était inconnue, comme les disques et la télé etc.
    Peu faisaient des études, moi oui.
    On a eu deux chances : on a échappé à la guerre d’Algérie et on a connu les années soixante ou tout semblait s’arranger.
    Pour le bordel qu’on laisse il faudrait voir dans le détail et peut-être éviter de collectiviser les responsabilités.
    Par exemple, il est difficile d’acheter un logement aujourd’hui parce que le prix des terrains est dingue. Il y a soixante ans ce prix était bas parce que presque personne ne spéculait, l’argent était rare et allait à l’investissement (industriel surtout) ce qui créait des emplois d’ailleurs. Quel dirigeant s’intéresse au logement aujourd’hui(une obsession à l’époque)? Qui souhaite limiter la spéculation ? (90% de l’activité financière contre 10% dans le monde réel). Chaque nouvelle crise augmentera le nombre de précaires au bénéfice de quelques uns. Pourquoi présente t-on çà comme une calamité naturelle ?
    Et pourquoi détruire des automobiles dans le désert avec des GBU ; tout compris c’est le prix d’un logement à chaque fois.
    Bon, désolé de m’exprimer chez les demi-jeunes, promis j’arrête.
    Et puis c’est vrais que c’est compliqué.

  8. Si j’étais née entre 1945 et 1955, je serais arrivée sur le marché du travail après 1965, donc j’aurais pu choisir mon métier et ouvrir un compte en banque sans avoir besoin d’un accord marital/parental, ça c’est quand même plutôt chouette. Dommage que certaines formations dans l’enseignement supérieur m’aurait été fermée (avant 1975).

    Il m’aurait fallu attendre 1967 pour avoir droit d’utiliser un moyen de contraception, 1970 pour qu’on supprime la notion de « chef de famille », j’en passe et des meilleures.

    Certes tout est loin d’être rose sur de nombreux points qui ont été soulevés, mais n’oublions pas les immenses progrès qui ont été faits pour la moitié de la population.

    Je ne peux regretter de ne pas être née quarante ans plus tôt.

  9. Je ne partage pas ce point de vue, tu portes su cette période de ta vie et de ton histoire familiale un regard nostalgique. Mais il faut rappeler que tout n’était pas bon à cette époque, sur le plan médical (voir par exemple l’amiante) ni sur le plan culturel (télécharger c’est pas bien mais cela permet de découvrir tant de choses).
    Les baby-boomers ont profité de cette situation et ils ont construit leur monde en fonction de leur préoccupations. Et pour moi le plus gros problème, c’est que les gens de notre génération, celle qui combine à l’heure actuelle l’expérience et la force, n’est pas (assez) représentée dans le monde du travail ou dans la politique.
    Quant au problème du chômage, il existe des solutions (voir par exemple la Suisse) mais cela implique une remise en cause du système dans lequel nous vivons.

      1. La Suisse n’est qu’un exemple. C’est valable avec l’Angleterre, les Etats unis ou autres. Le truc, c’est qu’il faut arrêter de prendre modèle car cela ne marchera pas.
        La France a ses spécificités (pour reprendre l’exemple suisse, le secteur bancaire y est développé. En France, il vaut mieux parier sur l’aéronautique) et on ferait mieux de trouver notre propre chemin. Etre acteur plutôt que spectateur !

        1. Angleterre ? Les contrats 0 heures ? États-Unis où le taux de participation à la population active chute en flèche ?

          Le taux de participation à la population active se définissant ainsi : la proportion de la population âgée de 15-64 ans qui est économiquement active : toutes les personnes qui fournissent du travail pour la production de biens et de services au cours d’une période donnée.

          http://donnees.banquemondiale.org/indicateur/SL.TLF.ACTI.ZS/countries

          États-Unis

          2011 : 72,0%
          2012 : 72,0%
          2013 : 71,7%

          France

          2011 : 70,3%
          2012 : 70,7%
          2013 : 70,9%

          2015 semble assez mal barré en Amérique du Nord :

          http://www.businessbourse.com/2015/09/04/etats-unis-nouveau-record-94031-millions-damericains-en-dehors-de-la-population-active/

          Enfin, je sens arriver un certain David Ricardo dans ta conclusion et sa théorie de l’avantage comparatif qui se heurte à un principe de base : aucun pays n’est 100% spécialisé dans une activité.

  10. En fait ce que je veux surtout dire, c’est que le chômage n’est pas une fatalité et que cela peut changer. On ne peut pas continuer dans cette impasse. De là, il me semble logique de s’appuyer sur nos points forts. Je pense que dans un pays de 66 millions d’habitants, il doit bien avoir des gens capables d’avoir de bonnes idées et qui pourraient trouver un système économique et social
    Le plus gros problème quand il y a changement est la résistance des gens à ce changement.
    Concernant les Etats Unis, je ne suis pas fan. Par contre, ce que j’apprécie, c’est la capacité à créer des jobs (après sur la nature des emplois, je suis plus réservé)

    1. Le problème remonte à 1989, avec la chute du bloc soviétique. Sur le plan économique, ce qu’on surnomme l’ultra-libéralisme est devenue la norme.

      Cela fait 26 ans que les théories libérales « dures » ont le vent en poupe. Autant dire qu’il sera difficile de trouver un modèle moins destructeur pour l’environnement et l’humain.

  11. Il faut peut-être arrêter de parler d’ultra-libèralisme, aucun pays au monde n’applique le libéralisme, tous les pays au monde applique des taxes d’importations et protègent certains de leurs secteurs économiques. même les USA et royaume-uni. Et sous Reagan également il y avait un certain protectionnisme, pour la période Tatcher au royaume-uni, possible par contre.

    1. Dans ce cas-là, on peut remplacer le terme d’ultra-libéralisme par celui de « révolution conservatrice ».

      Mais c’est un système économique qui est complètement fou au niveau des gestions des ressources naturelles ou encore des populations avec un moins disant salarial constant qui ferait passer le libéralisme économique du 19ième siècle pour paradisiaque… Ou presque !

      1. http://www.slate.fr/story/108865/misere-recule-monde-pas-grace-aide-developpement

        depuis la fin du communisme, la misère recule dans le monde (depuis la chute du mur de Berlin) et c’est (en partie) grâce au libéralisme. Cette conception va à l’encontre de la pensée en France mais plus de libéralisme = plus de prospérité (ok c’est inégalement réparti mais tout le monde en touche une part)
        Depuis la fin du communisme, il n’y a plus de famine dans le monde (…sauf en Corée du Nord)

        1. Quel libéralisme ? Celui qui donne la finance folle ? Quand à la baisse de la misère dans le monde, c’est plus un rattrapage d’une partie des économies émergentes qu’autre chose. Économies qui tournent désormais au ralenti. Il suffit de voir que les autorités chinoises ont toutes les peines du monde à truquer leur taux de croissance.

          Plus de famines dans le monde depuis 1989 en dehors de la paranoïaque Corée du Nord ? Faux ! Quelques exemples :

          Liste des famines entre 1900 et 1999 :

          http://www.la-croix.com/Actualite/Monde/Les-plus-grandes-famines-du-XXe-siecle-_NP_-2011-07-21-691530

          Entre 1989 et 1999 ?

          1998 : Soudan, dans la région du Bahr-El-Ghazal, 70 000 morts. Sécheresse.

          1995-1999 : Corée du Nord, entre 200 000 et 3,5 millions de morts. Inondations et politique.

          1991-1993 : Somalie, 300 000 et 500 000 morts. Conflit et sécheresse.

          21ième siècle :

          * 2010-2012 : 258 000 morts en Somalie.
          http://lci.tf1.fr/monde/afrique/somalie-258-000-morts-lors-de-la-famine-de-2010-2012-7949149.html

          * 2012 en Haïti après l’ouragan Sandy :

          http://www.lefigaro.fr/international/2012/10/31/01003-20121031ARTFIG00523-l-ouragan-sandy-laisse-haiti-en-proie-a-la-famine-et-au-cholera.php

          Ou encore la famine liée au conflit du Congo (1998-2004) :

          http://www.franceinter.fr/emission-partout-ailleurs-6-millions-de-morts-au-congo-1

          Bref, avant d’affirmer qu’il n’y a eu de famine qu’en Corée du Nord depuis 1989, on commence par faire quelques recherches.

  12. Personnellement j’ai 35 ans et je ne me retrouve pas dans tes propos.
    Je te rejoins assez facilement sur l’ancienne génération mais eux les problèmes ils les rencontrent souvent maintenant. Difficile de trouver un emploi en cas de chômage à leur age. Ils n’ont aucune notion de ce qu’est un CV/lettre de motivation pour la plupart à moins d’avoir fréquenté le secteur, et sont souvent dépassé par ce qui les entoure en modernité.
    Dans mon cas, le boulot, il y en a tant qu’on a pas peur de bouger, c’est ce que j’applique et je n’ai pas de soucis.
    Il est clair que la vision de mes parents et de leur époque est assez sympathique dans le sens où tu n’avais pas généralement besoin de te remettre en question. Il suffisait très souvent de s’intéresser à un sujet pour trouver un emploi dans ce secteur.
    J’aurais mis plutôt le problème du chômage en comparaison sur le dos du nombre d’augmentation des contrôles – lois restreignant l’embauche. Quand on retrace la vie de mon père par exemple qui a vu son diplôme mais ne l’a pas eu, il a trouvé du boulot rapidement. Maintenant si tu n’as pas de diplôme c’est très compliqué, de plus les normes ont pollué pas mal maintenant faut des formations pour tout quasiment alors qu’avant on apprenait sur le tas. Donc bon plutôt l’inverse du libéralisme.
    Je pense qu’a force de tout réglementer on a tendance à trop complexifier. On a un travail certes de meilleur qualité à court terme mais on perd tout l’échange de connaissance d’avant, enfin ça se discute.
    Je mettrais plutôt notre problème majeur sur l’éternelle comparaison avec avant. C’est assez spécifique de chez nous de regarder derrière. On a un passé relativement sédentaire. Donc on n’est pas vraiment habitué à regarder les emplois plus loin d’où on a fait ses études à moins de rencontrer ou d’avoir des contacts qui nous « force » à nous déplacer. Personnellement j’ai rencontré ma femme qui venait du Nord et maintenant j’y suis. Quand j’ai besoin de boulot je retourne sur Paris. J’arrive même parfois à négocier l’hôtel dans mon contrat avec une petite baisse de salaire évidement, mais bon nourri logé c’est déjà de belles économies.
    Je suis plutôt libéral et j’observe de près le gouvernement Canadien qui est arrivé au pouvoir sous cette étiquette. Plutôt car je suis plutôt observateur qu’engagé et plutôt mélangé entre anarchisme et libéralisme. Nous pourrons enfin avoir un avis sur un pays libéral.

    1. Je te rejoins assez facilement sur l’ancienne génération mais eux les problèmes ils les rencontrent souvent maintenant. Difficile de trouver un emploi en cas de chômage à leur age. Ils n’ont aucune notion de ce qu’est un CV/lettre de motivation pour la plupart à moins d’avoir fréquenté le secteur, et sont souvent dépassé par ce qui les entoure en modernité.

      Qu’on soit sénior ou pas, le duo CV/LM connait dans 90% des cas le même sort : la broyeuse à papier.

      J’aurais mis plutôt le problème du chômage en comparaison sur le dos du nombre d’augmentation des contrôles – lois restreignant l’embauche.

      Tiens, on ressort l’antienne usée jusqu’à la corde de la réglementation source de tous les maux ? Même de la crise des subprimes en 2008 ? 🙂

      Donc on n’est pas vraiment habitué à regarder les emplois plus loin d’où on a fait ses études à moins de rencontrer ou d’avoir des contacts qui nous « force » à nous déplacer. Personnellement j’ai rencontré ma femme qui venait du Nord et maintenant j’y suis. Quand j’ai besoin de boulot je retourne sur Paris.

      La mobilité serait la solution à tous les maux au final ? Je peux prendre un cas que je connais bien : le mien. Je n’ai pas le sésame indispensable qu’est le permis de conduire. Pour quelles raisons ?

      1. Des problèmes de vues sur la longue distance au bout de cinq minutes derrière un volant.
      2. Le coût exorbitant du passage du permis. L’auto-école la plus proche de chez moi est onéreuse : l’heure de conduite est à 45€ ! Donc, tu en as minimum pour 900€ pour le forfait 20h. Sans oublier l’inscription aux examens (60€ à chaque fois – de mémoire, faudra que je vérifie). Donc c’est une histoire à t’en tirer avec un permis à 1600 voire 1800€. Car il faut rester réaliste. Le code tu l’as du premier coup, la conduite, c’est 40% de réussite à la première tentative. Ensuite il faut rajouter l’assurance jeune conducteur, la voiture d’occasion… On arrive vite dans les 3500€ pour ne pas dire 4000…
      3. Qui dit mobilité, dit logement à se trouver. Bien entendu, si tu as un métier genre VRP, tu as les hôtels. Pour moi les métiers un peu plus « sédentaires », il faut se trouver un loyer…

      Quant au Canada, j’attends de voir aussi. Le problème est que son économie est devenue partiellement dépendante des sables butimineux sur le plan énergétique qui sont juste une catastrophe sur le plan écologique.

      On verra bien, donc.

  13. Bonjour.

    J’ai 35 ans, et un collègue génération Y m’a parlé de ce blog et de ce fil.

    Je suis entièrement d’accord avec l’auteur du billet, à un détail près : nous ne sommes pas une génération sacrifiée. Quand on fait un sacrifice, on espère un avantage dans le futur.
    Ici, rien de cela. Les boomers nous sucent jusqu’à la moelle sans même penser aux futures générations.
    Nous ne sommes pas sacrifiés, nous sommes exploités.

    Merci aux boomers d’avoir dévalué tous les diplômes de l’éducation nationale. A la fin des années 70, on n’atteignait pas les 70% de réussite au Bac. Aujourd’hui, on se gargarise de frôler les 90%.
    Résultat : plus de sélection, les jeunes sont obligés de faire des études longues pour entrevoir un espoir de carrière intéressante. On évacue les jeunes le plus vite possible hors de l’école. Un amphi de 450 élèves coûte tellement moins cher que 15 classes de 30 élèves… Et maintenant, on nous dit que le redoublement ne sert à rien, ben voyons…

    Merci encore aux boomers d’avoir ruiné le système de retraite. Ils ont connu les trente glorieuses, cotisaient 3% de leurs revenus pour entretenir les quelques vieux qui avaient survécu à la guerre, et n’ont pas mis de billes de côté alors qu’ils se savaient surnuméraires. Aujourd’hui, une grande partie des boomers n’est pas encore à la retraite et les caisses sont déjà vides. Leurs parents bossaient après 60 ans, ils se sont mis la retraite à 60 ans (voire moins avec les pré-retraites), et nous prévoient la retraite à 70 ans. L’argument massue : l’augmentation de l’espérance de vie. Sauf que ça fait un bon moment qu’elle stagne, cette espérance… Vous pensez qu’ils feraient l’effort de baisser leurs pensions? Bien sur que non. Et en plus, ils se mettent à s’exiler, traîtres à la nation.

    Merci encore aux boomers de maintenir artificiellement les prix de l’immobilier au plus haut afin d’accroître leurs patrimoines. Nous, génération X, sommes heureux bénéficiaires des lotissements, carrés de terre volontairement rétrécis afin de percevoir plus de taxe foncière. L’effort financier et l’effort de densité sont exclusivement mis sur nos épaules. La rétention des espaces constructibles n’enrichit que ceux qui sont déjà propriétaires. les dispositifs fiscaux n’enrichissent que ceux déjà établis.

    Que faire contre ces gens, surnuméraires dans les urnes?
    L’incivilité. Faire comprendre aux plus âgés qu’on ne se fera plus marcher sur les pieds.
    Ça commence par les coups de caddies le samedi au supermarché, en rappelant que les actifs n’ont pas d’autre choix que le samedi.
    Ça commence par leur mettre la misère quand ils traitent de fainéant un jeune Bac+5 qui ne veut pas bosser à l’usine.
    Ça commence par leur rappeler que, entre celui qui est assis dans le fauteuil et celui qui le pousse, le rapport de force est évident.
    Il faut leur pourrir la vie, comme ils pourrissent la nôtre.

    1. J’ai 35 ans, et un collègue génération Y m’a parlé de ce blog et de ce fil.

      Je suis lu et suivi par des personnes nées après 1976, wow 🙂

      Quant à l’introduction, j’ai pensé au sketch des Inconnus avec le téléphone 🙂

      https://www.youtube.com/watch?v=KOeGPKoLjqE

      Générations exploitées ? Au moins, nous n’avons pas droit aux tranchées de 1914-1918.

      A la fin des années 70, on n’atteignait pas les 70% de réussite au Bac. Aujourd’hui, on se gargarise de frôler les 90%.

      Dès 1980, dans une série peu connue et qui n’a pas eu de suite, « Pause Café », le personnage de Joëlle Mazart discutait avec son compagnon dans la série en lui demandant si elle croyait encore en l’importance du diplôme, à savoir le Bac.

      Sinon, ce n’est pas une génération d’une année donnée, mais le niveau de réussite de passage à l’examen du Bac.

      Résultat : plus de sélection, les jeunes sont obligés de faire des études longues pour entrevoir un espoir de carrière intéressante. On évacue les jeunes le plus vite possible hors de l’école. Un amphi de 450 élèves coûte tellement moins cher que 15 classes de 30 élèves…

      Quand j’étais en faculté de droit et d’économie (1993-1995), nous avions un professeur de droit constitutionnel qui disait ceci à son premier cours : « Regardez à votre droite, regardez à votre gauche. Vous n’avez qu’un quart de chance de voir votre voisin en juin. »

      Aujourd’hui, une grande partie des boomers n’est pas encore à la retraite et les caisses sont déjà vides. Leurs parents bossaient après 60 ans, ils se sont mis la retraite à 60 ans (voire moins avec les pré-retraites), et nous prévoient la retraite à 70 ans.

      Ma mère et son époux sont tous deux retraités, parti entre 60 et 62 ans à la retraite. Et il ne roule pas sur l’or.

      Merci encore aux boomers de maintenir artificiellement les prix de l’immobilier au plus haut afin d’accroître leurs patrimoines. Nous, génération X, sommes heureux bénéficiaires des lotissements, carrés de terre volontairement rétrécis afin de percevoir plus de taxe foncière. L’effort financier et l’effort de densité sont exclusivement mis sur nos épaules. La rétention des espaces constructibles n’enrichit que ceux qui sont déjà propriétaires. les dispositifs fiscaux n’enrichissent que ceux déjà établis.

      Sur le plan du logement, je n’ai pas envie de devenir propriétaire. C’est plus simple que de devoir s’endetter jusqu’à l’âge symbolique de la retraite (60-65 ans) pour me retrouver avec un bien immobilier qui m’aura coûté le double de son prix d’origine en intérêt et travaux de maintenance.

      Ça commence par les coups de caddies le samedi au supermarché, en rappelant que les actifs n’ont pas d’autre choix que le samedi.

      Et les actifs célibataires qui vont faire leurs courses le soir ? Ceux qui sont à mi-temps ?

      Ça commence par leur mettre la misère quand ils traitent de fainéant un jeune Bac+5 qui ne veut pas bosser à l’usine.

      Sans tomber dans cet extrème, leur faire se rappeller que ce sont eux qui ont eu droit à l’expansion économique qu’on a appellé les 30 Glorieuses. Et que pour les boomers de la fin des années 1950, nombre arrivent à l’âge symbolique de la retraite avec le minimum vieillesse.

      Ça commence par leur rappeler que, entre celui qui est assis dans le fauteuil et celui qui le pousse, le rapport de force est évident.
      Il faut leur pourrir la vie, comme ils pourrissent la nôtre.

      Les propriétaires immobiliers sont une minorité. Et puis, ce qui me fait rire, c’est quand on parle d’explosion du nombre de retraités. Il suffit de jeter un oeil aux rubriques nécrologiques et dénoter le nombre de personnes entre 50 et 65 ans (donc né entre 1950 et 1965) dont on lit les annonces de départ prématurés.

      Ça fleurit par moment, c’est incroyable et ça fait très peur !

      1. Les propriétaires immobiliers sont une minorité.

        Non.
        Regarde le nombre de proprios qui ont fini de rembourser leur crédit + ceux qui sont multipropriétaires.
        Regarde ce reportage qui est plutôt pas mal.
        http://pluzz.francetv.fr/videos/l_angle_eco_,130718646.html
        L’immobilier cher plombe toute la société mais les vieux s’en foutent, quand ils ne sont pas à la retraite, ils vivent de la rente locative qui ensuite se cumule avec la retraite.
        Question.
        Trouvez-vous normal qu’en moyenne, les gens à la retraite qui ont fini de payer leur crédit et n’ont pas d’enfants à charge, le montant de leur pension de retraite est plus élevée que les < 25 ans qui travaillent 35h/semaine, qui doivent payer le loyer + les enfants ?
        Un bon début est de calculer le montant de la pension de retraite en fonction du patrimoine et des autres revenus de la rente.
        Des élus ont déjà proposé mais ça a toujours été retoqué.
        Puis quand les jeunes abordent le sujet de la baisse des retraites des vieux pour les soulager, moins les pressuriser, les vieux répondent toujours "pas question, on a cotisé, faut que vous travaillez pour payer".
        Nous verrons si les jeunes travailleront toujours pour payer les cotisations retraites.
        Nous verrons si les jeunes accepterons de torcher les vieux pour le smic car oui, le rapport de force entre celui qui tien le PQ et celui qui a fait caca est très déséquilibré.

        1. J’ai modifié les balises de ta citation, le BBCode n’est pas compris dans les commentaires de mon blog.

          Les propriétaires sont une minorité, pour une simple raison : il représente moins de 50% de la population totale.

          Merci pour le reportage, je le mets de côté.

          L’immobilier cher plombe toute la société mais les vieux s’en foutent, quand ils ne sont pas à la retraite, ils vivent de la rente locative qui ensuite se cumule avec la retraite.

          Ceux qui sont propriétaires. Mais pas tous. Car j’ai une voisine de 72 ans qui est locataire. Un voisin qui doit avoir dans les 65 ans qui est aussi locataire. Je sais, ce sont deux exemples. Après…

          Trouvez-vous normal qu’en moyenne, les gens à la retraite qui ont fini de payer leur crédit et n’ont pas d’enfants à charge, le montant de leur pension de retraite est plus élevée que les < 25 ans qui travaillent 35h/semaine, qui doivent payer le loyer + les enfants ?

          Je répondrais avec un exemple que je connais : celui de ma mère et de mon beau-père. Ils ont 66 et 70 ans. Elle touche dans les 800€, lui dans le 1200€. Ils ont fini de payer le crédit immobilier, mais ils ont un crédit de 5 ans pour une voiture neuve car c’est indispensable pour eux.

          Autant dire qu’ils ne roulent pas sur l’or. Qu’il y a des multi-propriétaires qui s’en foutent plein les fouilles, qui le nie ?

          Un bon début est de calculer le montant de la pension de retraite en fonction du patrimoine et des autres revenus de la rente.

          Autant dire que les personnes nées en 1955 et 1965 auront la plupart du temps des pensions s’approchant du minimum vieillesse.

          Puis quand les jeunes abordent le sujet de la baisse des retraites des vieux pour les soulager, moins les pressuriser, les vieux répondent toujours « pas question, on a cotisé, faut que vous travaillez pour payer ».

          Le problème est que la génération qui envoie chier l’autre a profité des « 30 glorieuses ».

          Nous verrons si les jeunes travailleront toujours pour payer les cotisations retraites.

          Ils le feront pour entretenir l’idée de la retraite par répartition.

          Nous verrons si les jeunes accepterons de torcher les vieux pour le smic car oui, le rapport de force entre celui qui tien le PQ et celui qui a fait caca est très déséquilibré.

          Surtout que nombre de maisons de retraite sont tellement chères qu’on peut se demander si le PQ n’est pas en or massif. La maison de retraite privée qui est à côté de chez moi, spécialisée Alzheimer, c’est dans les 2000 à 3000€ par mois.

          Ça fait cher…

          1. 3% de plus en 20 ans ? On peut parler de stagnation. On peut parler de petite majorité pour les propriétaires.

            Il est vrai que la flambée des prix n’aide pas. Combien d’héritages dans les 57% de propriétaires ?

  14. Bonjour Fred,

    Je fais parti de la génération Y et je te trouverai presque égoïste sur ce billet… Je n’ai pas réussi à trouver d’emploi à la sortie de mes études pendant deux ans, un petit bac+2, rien de folichon certes. J’ai du devenir auto-entrepreneur pour espérer gagner un peu d’argent. Je vivote avec ça et l’aide de mes parents, bénis soient-ils. Je ne pourrai pas continuer cette activité longtemps, l’état me ponctionnant de plus en plus avec le temps (+20% de mon CA, c’est honteux quand je dépasse difficilement les 500€/mois en faisant bien plus que 35H). Je ne sais pas ce que je ferai à l’avenir…

    Un jeune de -25 ans sur cinq aujourd’hui n’a pas d’emploi et ne touche pas le chômage. C’est une catastrophe.

    Ajoutons à ça que le papyboom que nous allons connaître va nous obliger à payer des retraites toujours plus nombreuses… Jusqu’à quel âge devrais-je travailler ? Aurais-je une retraite ? Rien n’est moins sûr.

    Mon père qui n’a aucun diplôme, pas même le BAC, a toujours réussi à trouver un emploi en son temps et sans difficulté. Il ne comprend pas aujourd’hui que je ne puisse en trouver.

    La génération X est, à mon sens, la dernière génération « stable ». Vous n’avez pas les opportunités de vos parents mais vous n’avez pas les problèmes que connaissent et connaîtront vos enfants.

    Je n’ai aucun espoir pour l’avenir, comme beaucoup de ma génération. Mes parents ne pourront pas m’aider indéfiniment.

    Je ne suis pas un faignant, je veux travailler, je veux être utile à la société. Mais il semble bien que celle-ci ne veut pas de ma génération. Et j’ai peur que cela n’aille pas en s’arrangeant…

    My two cents…

    1. Je fais parti de la génération Y et je te trouverai presque égoïste sur ce billet…

      À ce point ?

      Je n’ai pas réussi à trouver d’emploi à la sortie de mes études pendant deux ans, un petit bac+2, rien de folichon certes.

      J’ai le bac+0, donc, que puis-je espérer ? 🙂

      Ajoutons à ça que le papyboom que nous allons connaître va nous obliger à payer des retraites toujours plus nombreuses… Jusqu’à quel âge devrais-je travailler ? Aurais-je une retraite ? Rien n’est moins sûr.

      Je n’aurais pas de retraite non plus. Ni toute personne née après le retournement démographique de 1965 qui marque la fin du baby boom. Quant à l’explosion du nombre de papy-boomers, rien n’est moins sûr. Ma mère qui est née en 1950 a l’habitude de prendre la photo de sa classe de certificat d’études (année scolaire 1962-1963), et me dit que sur les 25 filles présentes, la moitié est déjà morte.

      Prend un quotidien régional sur une semaine ou deux. Jette un oeil à la rubrique nécrologique. Regarde le nombre de personnes en 50 et 70 ans qui décèdent. C’est assez parlant.

      Mon père qui n’a aucun diplôme, pas même le BAC, a toujours réussi à trouver un emploi en son temps et sans difficulté. Il ne comprend pas aujourd’hui que je ne puisse en trouver.

      Il faut juste lui rappeller qu’il a connu ce qu’on a appellé avec du recul « les 30 glorieuses ».

      La génération X est, à mon sens, la dernière génération « stable ». Vous n’avez pas les opportunités de vos parents mais vous n’avez pas les problèmes que connaissent et connaîtront vos enfants.

      Il est vrai que la génération X est sur le point d’arriver à l’age de la retraite… Surtout que la génération X, on la situe entre 1966 et 1976… Donc les derniers natifs de la génération X auront 40 ans d’ici décembre 2016…

      Je ne suis pas un faignant, je veux travailler, je veux être utile à la société. Mais il semble bien que celle-ci ne veut pas de ma génération. Et j’ai peur que cela n’aille pas en s’arrangeant…

      Bienvenue à ce ce que ressent une partie de la génération X.

      1. Egoïste n’est pas le terme. Manquant de recul sur les générations tu succédant peut-être. Tout comme je dois manquer de recul concernant la tienne et celle de tes aïeux.

        C’est un conflit générationnel d’une certaine façon.

        Ce que tu sembles ressentir, ainsi qu’une partie de ta génération, me paraît amplifié au niveau de la mienne. Parce que vous avez connu vos parents dans une situation économique et sociale florissante et que tout était encore à faire quand vous étiez enfant. Nous, nous partons avec le sentiment que quoi que l’on fasse, c’est voué à l’échec, nous n’avons aucun rêve.

        Dans ma campagne, les « vieux » sont solides. Ce sont plutôt les jeunes qui partent, suicide, accident de voiture, overdose… Mais il est vrai que je n’en sais pas plus, je ne me suis jamais intéressé à la question et si tu as des documents qui en traitent, je serai curieux de les regarder.

        Merci pour ta réponse.

        1. Egoïste n’est pas le terme. Manquant de recul sur les générations tu succédant peut-être. Tout comme je dois manquer de recul concernant la tienne et celle de tes aïeux.

          Ce serait plus « logique » au final.

          Parce que vous avez connu vos parents dans une situation économique et sociale florissante et que tout était encore à faire quand vous étiez enfant.

          Florissante ? Pas vraiment, mais la génération de mes parents (ceux nés en 1945 et 1955) sont arrivés sur le marché du travail à une époque où la situation était meilleure qu’actuellement.

          Nous, nous partons avec le sentiment que quoi que l’on fasse, c’est voué à l’échec, nous n’avons aucun rêve.

          Sentiment que l’on connaissait déjà quand j’étais au lycée, au début des années 1990.

          Mais il est vrai que je n’en sais pas plus, je ne me suis jamais intéressé à la question et si tu as des documents qui en traitent, je serai curieux de les regarder.

          Les seuls documents que j’ai concernant la mortalité des 50-70 ans, en clair les personnes nées entre 1945 et 1965 ? Les avis nécrologiques. Je sais, c’est pas super fiable, mais je compte facilement 8 à 10 décès dans cette tranche d’âge.

          Les derniers chiffres de l’INED pour la répartition des décès en fonction des tranches d’age remonte à 2012 :

          https://www.ined.fr/fr/tout-savoir-population/chiffres/france/mortalite-cause-deces/taux-mortalite-sexe-age/

          On parle pour 1000 décès en 2012, hommes et femmes confondus.

          50 à 54 ans : 3,8 pour 1000
          55 à 59 ans : 5,8 pour 1000
          60 à 64 ans : 8 pour 1000
          65 à 69 ans : 10,8 pour 1000

          Les 50 à 70 ans, même si additionner des pour mille n’est pas mathématiques vrai, on arrive à 28,4 décès pour 1000 personnes qui étaient agées de 50 à 70 ans. En 2012. Donc, près 3% des décès cette année là. Ça fait mal.

          Quand aux moins de 50 ans, le plus grand taux de mortalité, c’est 2,3 pour 1000. La tranche des 45 à 49 ans.

          Bien entendu avoir des chiffres de 2013 ou 2014 serait intéressant.

          Pour l’espérance de vie, ça a tendance à ralentir.

          Pour un garçon né en 2004 : 76,7 ans. En 2014 : 79,3
          Pour une fille née en 2004 : 83,99 ans. En 2014 : 85,5

          Ça a tendance à ralentir par mal pour les naissances féminines.

          Source : https://www.ined.fr/fr/tout-savoir-population/chiffres/france/mortalite-cause-deces/esperance-vie/

          Voila. Maintenant, je voudrais bien avoir des chiffres concernant la mortalité par tranche d’âge en 1992 puis en 2002. Histoire de voir l’évolution sur une vingtaine d’années.

          1. Merci Fred pour ton point de vue. Je me rends compte qu’au final, pas grand chose semble avoir changer entre nos deux générations à ce niveau-là. Je n’avais pas l’impression que vous sembliez autant affecter.

            Merci également pour tes documents et tes chiffres, c’est très intéressant et j’étais totalement ignorant à ce sujet. Je m’en vais rechercher les données qui t’intéressent et je me ferai un plaisir de te les partager si je les trouve.

  15. Pour moi, le problème principal n’est pas de savoir si la génération de baby-boom a profité « d’avantages » à l’époque, c’est surtout de comprendre pourquoi cette génération aujourd’hui sur-représenté partout ne veut pas passer la main à ceux qui vivent le monde d’aujourd’hui.
    En faisant cela, ils verrouillent le pays et les générations suivantes dans une vision et une conception de la société des années 60. Hors nous sommes au XXIe siècle.
    En voulant garder la main, par quelques raisons que ce soit, ils bloquent le pays, ils bloquent la société, ils bloquent les décisions. Nous vivons aujourd’hui dans un autre monde, loin de celui des années 60.
    À ce titre, je crois que notre génération de quadras a beaucoup plus de points communs avec la génération de ces propres enfants.
    Alors quand nous serons les seuls restants, peut-être aurons-nous enfin la décision pour évoluer…

  16. Si je partage ton désarroi, Fred, je ne vois pas la situation actuelle par le prisme générationnel. Comme tu l’illustres avec ta famille la situation des boomers est très différente selon les cas.
    De plus né à la fin de la génération boomer en 1964, je me sens plus à mi-chemin entre la génération boomer et la génération X : j’ai connu le chomage et les envois de CV/LM en nombre (1ere guerre du Golfe) mais je suis propriétaire de mon pavillon de banlieue (Bac + 5 en informatique ça aide).
    Pourquoi parler de désarroi alors ? Tout simplement parce que je ne vois pas l’avenir pour mes 2 enfants, 27 et 24 ans, tous deux sortis des études diplômés (Bac+5 et Bac+3), dans la vie dite active, auto-esclave, pardon auto-entrepreneur pour l’un et en service civique après 2 ans de galère à pas trouver de boulot pour l’autre. Donc tous deux totalement en incapacité d’être autonome financièrement et malheureusement sans espoir d’amélioration à court terme.
    Pour moi la cause de la situation actuelle tient en 2 illustrations :
    repartition économie réelle/économie financière
    augmentation des dividendes (ou impôt du capital)
    Et les responsables se trouvent dans oligarchie du monde des affaires, de la politique et des média composée de boomer, de X et de Y.
    Enfin, une référence pour comprendre la société de consommation.

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