La Primtux : une bonne distribution GNU/Linux ou un énième projet inutile ?

Derrière ce titre, il se cache une remarque de Cep, que j’ai pu lire sur la framasphere* alors que je prenais les premières notes sur cet article consacré à la Primtux, après un premier lien dans un article « en vrac' » du 11 octobre 2015.

Pour la postérité, aucun réseau social n’étant éternel, voici la capture d’écran de la remarque de Cep.

Si vous n’arrivez pas à lire la prose de Cep, je la recopie verbatim ci-après :

Multiplication à l’envie de billets hyper raccoleurs sur PrimTux.

Parmi tous ceux qui en parlent combien l’ont réellement et sérieusement essayé ? car si c’était le cas, vu le nombre de bugs et l’amateurisme le discours serait différent.

Le libre paye le prix de ces emballements faciles et de cet amateurisme dans la réalisation de nombreux projets. Un peu plus de sérieux au « détriment » du chiffre ferait un bien fou.

#libre #linux #debian

Même si je comprends le « coup de gueule » de Cep, j’ai eu envie de voir par moi-même si on pouvait appuyer les arguments avancés d’une manière un peu lapidaire ici. J’ai donc récupéré l’ISO de la Primtux, et je l’ai lancé dans une machine VirtualBox bien « couillue » : 2 Go de mémoire vive dédiée, 2 CPUs virtuels, 128Go de disque dur.

Après avoir récupéré et vérifié l’image ISO qui pèse quand même près de 3 Go, depuis l’espace sourceforge de la distribution. J’ai utilisé l’image du nom de « PrimTux-2015-10-22-TotaleLiberte.iso ». Donc, la dernière en date au moment où je rédige cet article le 25 octobre 2015.

Quand on lance l’ensemble, on se trouve face à un menu avec 4 comptes, trois avec des outils pour enfants d’âges différents, le quatrième étant celui qui permet d’administrer la distribution, le compte « Prof ».

L’ensemble est très léger, normal avec du fluxbox. Quand on veut installer l’ensemble sur un disque dur, c’est ici que l’affaire se gâte. Car il faut utiliser l’outil systemback. J’avoue que je ne suis pas un super fan du dit outil. Dire que c’est une purge quand on en a pas l’habitude est la remarque la plus proche de la réalité.

Par chance, la documentation donne les étapes. Dommage cependant de ne pas avoir un installateur classique sous la main pour se simplifier la vie. J’ai fait quelques captures d’écran des principales étapes. Par habitude, j’ai utilisé un swap de 4 Go, soit 2 fois la capacité de RAM, même si la documentation recommande seulement 1,5 fois la RAM physique disponible.

Pour résumer, quand on lancer l’installateur, il faut cliquer sur la flèche en bas à gauche, puis choisir « copie du système ». On peut alors définir les partitions et lancer la copie du système. Pas super intuitif au premier abord 😀

Une fois l’installation terminée, on peut redemarrer. Le fond d’écran du Grub est assez sympa, ça change des fonds monochromes après tout.

Quand on se connecte dans la section prof, il suffit de cliquer les diverses icones pour suivre le guide qui y est affiché. On voit que l’on s’adresse à des personnes qui n’ont pas trop l’habitude d’avoir une distribution GNU/Linux sous la main. L’exemple avec l’installation du greffon Flash est suffisamment parlante, non ? 🙂

Mon côté geek indécrottable ayant pris le dessus, j’ai installé les logiciels comme le greffon flash, java et l’outil WebStrict (qui permet de configurer le contrôle parental) à la main.

Puis, j’ai utilisé mon ami kazam pour capturer en vidéo la PrimTux en action.

Alors, est-ce qu’on est en face de la énième distribution qu’on pourrait qualifier sans peine d’étroniciel ? Non. Je ne parlerais pas ici du contenu pédagogique, n’étant ni parent, ni instituteur, mais uniquement du côté technique.

La base Debian GNU/Linux est solide, éprouvée. L’utilisation du duo fluxbox avec le HandyMenu est une bénédiction pour les machines un peu faiblarde en mémoire vive. Le geek qui est en moi peut critiquer certains points, comme l’utilisation de systemback pour l’installation, ou encore l’obligation de devoir jongler parfois avec deux mots de passe différents, comme avec l’outil webstrict.

Il n’y a pas des tonnes de distributions à but éducatif. En dehors de la SkoleLinux, de la Edubuntu et de la DoudouLinux, il n’y a pas grand chose.

La PrimTux est jeune, laissons-lui le temps de mûrir un peu avant de la vouer aux gémonies. L’ergonomie est parfois un peu lourde, mais on est loin d’être dans l’inutilisable !

Autant dire que la PrimTux ne s’attaque pas à un marché surchargé, contrairement à celui de la bureautique où les étroniciels (comme les distributions améliorées à la Uumate ou encore à la Cubuntu) sont légions. D’ailleurs, en parlant d’étroniciels, ça me donne une idée d’article 😀

Pour faire simple : testez cette distribution en mode live si vous êtes professeur des écoles ou parent. Au pire, installez-la dans un premier temps dans une machine virtuelle. Faites vous votre propre opinion pour savoir si elle vous convient ou pas.

C’est à vous de décider, point barre.

52 réflexions sur « La Primtux : une bonne distribution GNU/Linux ou un énième projet inutile ? »

  1. Salut Frédéric.

    Voici un retour ! Au delà des effets d’annonce, la semaine dernière, j’ai voulu installer PrimTux sur un ordinausore. Il s’agit de la machine de ma fille qui était exploitée par un système Debian 8/Mate. (Cette machine fonctionne très bien avec Debian 8.)

    Voici mes constats :
    (1) Je trouve l’installateur « difficile » d’accès pour un novice !!! J’ai du réfléchir pour partitionner. En effet, je n’ai pas trouvé intuitif le système de partitionnement… du moins pour le vieux linuxien que je suis. (Là je viens d’installer une Fedora 23 en version beta et je trouve l’installation plus intuitive… c’est pour dire !!)
    (2) Au 1er redémarrage, seul le compte prof fonctionnait. Les autres comptes étaient inacessibles. L’un des symptômes : pas d’icônes.

    Un peu irrité d’avoir perdu mon temps, j’ai installé sur la machine de ma fille une ArchLinux/xfce puis après réflexion j’ai ré-installé un système Debian 8/Mate. Tout re-fonctionne désormais. 😉

    Sinon, je trouvais la distribution PrimTux intéressante dans son concept notamment pour la classe ULIS de mon collège mais j’ai comme l’impression que les systèmes Debian 8 et CentOS 6 resteront sur les postes de cette salle de classe. En effet, une fois bien configuré, ces deus systèmes fonctionnent sans souci. Dommage pour PrimTux… du moins pour l’instant !!! 🙁

    1. Je me suis aussi fait avoir par l’installateur quand j’ai fait quelques tests préliminaires il y a deux jours environ.

      Sinon, l’idée est bonne, mais peut-on la transférer pour des collégiens, alors que c’est une distribution pour les écoles maternelles et primaires, comme son nom l’indique ?

      Laissons un peu mûrir la PrimTux. Au moins, elle n’a pas une concurrence ultra-féroce dans son domaine 😀

      1. Pour information Frédéric, la classe ULIS est une section « spéciale » d’un collège qui la possède. Y interviennent des professeurs des écoles (ou instituteurs) spécialisés. Le niveau enseigné dans une classe ULIS est globalement celui de l’école primaire (palier 1 et 2 du socle commun des connaissances et des compétences). D’où mon intérêt pour cette distribution.
        Mais j’ai aussi un autre objectif qui est lié à la création du nouveau cycle 3 (école-collège : CM1/CM2/6ème) ! Suite à la réforme du collège qui rentrera en vigueur dès septembre 2016, la séparation école/collège tend à disparaitre. C’est voulu !
        URL :
        https://fr.wikipedia.org/wiki/Unit%C3%A9_localis%C3%A9e_pour_l'inclusion_scolaire
        ou
        http://eduscol.education.fr/cid53163/les-unites-localisees-pour-l-inclusion-scolaire-ulis.html

        Tu vois. Je reste cohérent. Maispour l’instant, rien ne vaut une Debian 8 customisée à la main !

        1. Un peu comme les anciennes SEGPA dans l’idée ?

          C’est vrai que la PrimTux est encore un peu jeune, il faut la laisser mûrir et avancer un peu avant de directement vouloir la coller contre le mur et appeller le peloton d’exécution.

          1. « Un peu comme les anciennes SEGPA dans l’idée ? »

            Non pas exactement Frédéric. En classe ULIS, seuls sont admis les élèves ayant un handicap ce qui n’est pas le cas des élèves d’une section SEGPA (il me semble, à vérifier donc) ! En outre, en fonction de leurs progrès, les élèves d’une classe ULIS peuvent être intégrés dans une classe du collège (de la 6ème à la 3ème) et ce durant un laps de temps plus ou moins long ce qui n’est pas le cas des élèves de SEGPA qui suivent en général leur cours dans un batiment bien distinct de celui des collègiens. (Du moins, sur ce point, c’est ce que j’ai toujours constaté sur le terrain.)

  2. C’est en Primeur que tu nous fais découvrir la Primtux, quand tu en avais parlé en début de mois j’avais fais un petit essai dans VirtualBox, histoire de découvrir les dessins de Péhä.
    Il me semble aussi que L’ASRI éducation utilise Toutou linux.
    http://toutoulinux.free.fr/
    A pluche.

  3. Hello,
    Tout n’ est pas au point dans PrimTux c’ est sûr, après le projet est libre, maintenu par des profs bénévoles ( entre autres ), il n’ y a pas de business plan derrière, je me dis qu’il y a pas de mal à leur filer un coup de main.

    Bonne journée à tous.

    Péhä

  4. Tu veux des remontées de bugs ?
    Liste non exaustive.
    Installation non intuitive alors que de très nombreuses distributions proposent cela depuis longtemps. Puis, au hasard, et sans poursuivre plus avant :

    Après avoir installé le système en choisissant Prof l’icône Installer Primtux est toujours présente

    SI on clic sur Installer java s’ouvre Synaptic et on doit rechercher oracle-java9-installer Idem pour flashplugin. Bref, des icônes qui ne facilitent pas vraiment les choses. Pour tout dire, inutiles.

    Avec la session mini ou super on ne peut rien faire. Pourquoi est-elle toujours présente après installation de Prof ?

    Menu HandyMenu-Primtux Fichier d’entrée de bureau invalide
    Idem pour Synapse
    Idem pour PcManFm
    Idem pour tout le HandyMenu

    SeaMonkey est en 2.33

    Le terminal n’est pas en utf8 et il n’est pas francisé.

    Paquets configurés avec main uniquement (à confirmer) et pour le reste il faut faire confiance à des dépôts tiers. Quelle est la fiabilité et la pérennité ?

    Bref, une iso de 3.2 Go confuse, et pourtant limitée, une interface peu claire, inutilisable au niveau de mini et super et dans ce cas pourquoi toujours présentes après installation de prof, un DE pas des plus simples alors que la distribution est censée s’adresser à des débutants. Si ce n’est pas le cas quel intérêt par rapport à une Debian ?
    Tout repose sur Handymenu ? un peu court pour justifier un tel bruit.

    1. On y va.

      1) Pour l’installateur, c’est vrai qu’il n’est pas intuitif.

      2) « Après avoir installé le système en choisissant Prof l’icône Installer Primtux est toujours présente »

      Quel bug effroyable 😀

      3) « Si on clic sur Installer java s’ouvre Synaptic et on doit rechercher oracle-java9-installer Idem pour flashplugin. Bref, des icônes qui ne facilitent pas vraiment les choses. Pour tout dire, inutiles. »

      C’est vrai. Pourquoi donner les informations nécessaires à l’installation des paquets ?

      4) « Avec la session mini ou super on ne peut rien faire. Pourquoi est-elle toujours présente après installation de Prof ? »

      Pour être utilisable par les enfants de l’age concerné ?

      5) « Menu HandyMenu-Primtux Fichier d’entrée de bureau invalide
      Idem pour Synapse
      Idem pour PcManFm
      Idem pour tout le HandyMenu »

      Quelle session ?

      6) Pour SeaMonkey, je l’ignore. D’ailleurs, IceApe ne semble plus être supporté chez Debian, pour la branche stable ? Je n’ai trouvé comme seul paquet IceApe qu’un vieux 2.0.quelquechose pour la Squeeze.

      7) « Le terminal n’est pas en utf8 et il n’est pas francisé. »

      C’est vrai que c’est une distribution qui sera utilisé quasiment tout le temps avec le terminal.

      8) « Paquets configurés avec main uniquement (à confirmer) et pour le reste il faut faire confiance à des dépôts tiers. Quelle est la fiabilité et la pérennité ? »

      Pas pire que les autres Debian based.

      9) « Bref, une iso de 3.2 Go confuse, et pourtant limitée, une interface peu claire, inutilisable au niveau de mini et super et dans ce cas pourquoi toujours présentes après installation de prof, un DE pas des plus simples alors que la distribution est censée s’adresser à des débutants. Si ce n’est pas le cas quel intérêt par rapport à une Debian ? »

      Pas super le DE ? C’est le même que celui de la Handy Linux. Tu voues aux gémonies la Handy Linux aussi ?

      Débutants ou enfants ? C’est une distribution à but éducatif, non ? Les débutants, ils s’en contrefoutent d’avoir GCompris ou tout autre logiciel à destinations des 3-11 ans.

      « Tout repose sur Handymenu ? un peu court pour justifier un tel bruit. »

      Comment dire cela… Quand la SkoleLinux et compagnie proposera des sessions par âge, on verra. Pour la énième fois, puisque tu ne veux pas l’entendre, c’est une distribution à but éducatif et scolaire. Pas la énième merde à la PearOS, Cubuntu ou encore Uumate.

    2. Dis Fred c’est pas le créateur de Micro R OS ce type (cep) qui vient pourrir des distros potentiellement utiles vu l’humiliation qu’il a reçu sur sa distro inutilie 🙂

        1. Ok parce que au niveau de la distro avec un système d’utilisateurs par niveau + compte prof même si de base ya du boulot du point de vu technique l’idée est là. Faudrait quand même le souligner

          1. C’est pour cela que j’ai employé l’expression : « laisser mûrir » car il y a vraiment une distribution intéressante à la clé, n’en déplaise à certaines personnes qui se laissent enfermer dans leur niveau technique.

    3. « Bref, une iso de 3.2 Go confuse, et pourtant limitée, une interface peu claire, inutilisable au niveau de mini et super…  »

      De ce que j’ai pu vivre, je suis d’accord avec Cep. (Cela n’a rien à voir avec l’installateur de HandyLinux qui est très pensé pour le coup !) Mais je le répète, le concept est très intéressant. La mise en oeuvre est encore perfectible mais je ne doute pas que d’ici quelques versions cet OS spécialisé risque de devenir un incontournable du genre. Enfin je l’espère ! 😉

      1. 3,2 Go ? Quand je l’ai récupéré, elle ne faisait que 2,7 ou 2,8 Go. C’est vrai que SystemBack est un peu spécial 🙂

        Je vais me répéter, mais cette distribution est encore jeune et a un gros potentiel. Tout le monde n’est pas un crack de linux pour mettre en place une distribution !

    1. Voila. C’est le problème avec les installateurs non conventionnels comme dans le cas de la PrimTux. Je me suis fait avoir la première fois, par habitude des distributions classiques. Mais cela m’a servi de leçon.

    2. @ Barb et Steph.

      À qui s’adresse cette distribution ? Pour ma part, je pars du principe qu’il s’agit des élèves bien sûr mais aussi à leurs enseignants. Si tel est le cas, a priori sauf preuve du contraire sur le terrain (sauf éventuellement au Lycée), les enseignants doivent se débrouiller seuls. toujours est-il que c’est mon cas, et malgré mon expérience, je suis désolé de vous dire qu’il ne me viendrait pas à l’esprit d’aller sur le forum du projet PrimTux pour voir ce qui ne va pas. J’ai très certainemen tort mais c’est ainsi. Je n’ai pas de temps à perdre ! Je préfère laisser tomber et prendre la valeur sûre et donc la distribution mère (pour la modifier selon mes besoins). Vu mon expérience, cela me prendra moins de temps que d’intervenir sur le forum d’un projet dérivé. Au collège, tous les postes de mon collège tournent en simple/double boot avec des systèmes Debian/CentsOS/Xubuntu/LinuxMint modifiés par mes soins. (Vive les scripts bash !)
      Encore désolé je n’ai vraiment pas de temps à perdre (j’enseigne à temps plein) surtout à la vieille d’une réforme d’ampleur à la prochaine rentrée 2016, celle qui concerne le collège.
      Alors je sais bien que PrimTux concerne l’école primaire (quoique les sections ULIS sont des « cibles » potentielles au collège) mais je pense que l’idée pourrait être transposée au collège.
      En outre, certains de mes collègues sont été par cet OS pour leurs enfants (comme moi). Et croyez-vous vraiment qu’un prof lambda va s’amuser à aller voir sur un forum ce qui ne va pas ? Et bien vous vous trompez je pense. Je connais bien mes collègues qui sont pourtant très ouverts. La réaction typique sera : « Cela ne marche. C’est de la m**** ce système linux. »
      Pour ma part, lorsque j’installe au collège ma version modifiée (mais pas trop tout de même pour garder le lien avec la souche mère) de Debian 8 ou de CentOS 6 ou de Xubuntu 14 LTS, je veille bien à ce que toutes les fonctionnalités attendues par les utilisateurs soient bel et bien présentes.
      Donc quitte à déplaire (comme Cep visiblement), la distribution PrimTux est intéressante mais inutilisable en l’état car, en tenant compte de ce que je viens de dire, peu de mes collègues (du collège du moins) pourront l’installer (notamment au niveau du partitionnement).
      Par conséquent voici quelques questions qui me semblent importantes :
      – Pourquoi ne pas imposer un partitionnement automatique car finalement ce n’est pas le point essentiel pour cette distribution ?
      – Pourquoi avoir plusieurs versions ? Une seule serait plus appropriée je pense (la semaine dernière après avoir cliqué sur un lien j’ai du avoir le choix entre 3 ou 4 versions il me semble) et rendrait le projet plus lisible.
      Je tiens à préciser que je ne suis pas là pour détruire cet OS que je trouve intéressant dans le principe. (J’aime bien l’idée des cycles par exemple.) D’ailleurs, si je peux, je compte bien essayer de transposer l’idée pour le collège… un jour si j’ai le temps. 😉

      @ Frédéric : A priori, SkoleLinux ne peut être comparé à PrimTux car d’après ce que j’ai compris ce système Debian (qui fait partie du projet Debian) devrait plutôt être utilisé dans un établissement scolaire du type collège ou Lycée (pour les « grands » donc) en tant que serveur de « domaine » (similaire à la solution serveur FreeIPA développé par la société RedHat). La centralisation des comptes et les notions de partages des ressources sont de mise dans ces deux solutions. De plus, des postes clients GNU/Linux sont nativement intégrés dans ces deux solutions. En fait, comparer un serveur Debian/SkoleLinux à un serveur Eole SCRIBE (encore lui !) ou à un serveur SambaEdu 3 serait plus justifié… encore que ! 😉

      Allez bonne soirée à tous.

      1. Merci pour les précisions. Apparemment, les distributions purement éducatives pour des postes locaux, y a pas grand chose qui court les rues. Si tu travailles dans une petite école avec une classe par niveau, un projet comme PrimTux sera envisageable.

        Au risque de passer pour une victime d’un alzheimer précoce, c’est une distribution qui est encore jeune et qui ne demande qu’à murir. Au moins, elle cherche à apporter quelque chose, et c’est déjà énorme !

        Ensuite, il y a l’art et la manière de dire des choses. Cep les a dit d’une manière plus que maladroite. Ce qui peut braquer les personnes qui se sont cassées les parties génitales pour proposer un produit différent, encore un peu vert, mais qui a le mérite d’exister.

      2. Si tu n’as pas de blog, vu la taille du commentaire, je pense que tu peux t’y mettre ;).
        Cela dit avec toutes les remarques que l’on peut lire sur Diaspora (pardon Framasphère) et ici, cette distribution va pouvoir franchement bien évoluer.

        1. « Si tu n’as pas de blog, vu la taille du commentaire, je pense que tu peux t’y mettre ;). »

          Désolé pas le temps. Si je veux partager mes découvertes techniques, j’interviens souvent ici (côté « technique ») :

          http://cyrille-borne.com/forum/

          Cette fois-ci, Cyrille semble ne pas vouloir « suicider » son blog donc cela me convient bien ! 😉

          Sinon, le seul intérêt pour moi d’avoir un blog est la fait de pouvoir construire un système FAMP pour l’héberger. Je suis et reste un indécrottable « technicien ». Je suis moins porté sur le fait de bloguer à proprement parler. 😉

          « Cela dit avec toutes les remarques que l’on peut lire sur Diaspora (pardon Framasphère) et ici, cette distribution va pouvoir franchement bien évoluer. »

          Et bien tant mieux ! 🙂

          1. Stéphane a mal pris les remarques et la gestion de cette affaire : il a mis la clé sous la porte. On peut remercier certaines personnes, je pense. Enfin, je dis cela, mais il y a vraiment quelque chose de pourri dans le monde du logiciel libre.

  5. Pfff, cep devrait regarder les tutos: si vous faites une installation classique, il n’y aura qu’un utilisateur, il faut faire une copie système pour avoir les 4 comptes actifs, c’est LA raison pour laquelle je garde systemback, il permet de le faire sans trop de manipulations. Et on n’est pas obligé d’utiliser systemback pour partitionner, gparted est inclus.
    Affreux ce que je lis: je suis parti d’une debian de 300mo, j’ai tout installé au fur et à mesure, j’ai trouvé le moyen d’insérer des catégories non-existantes par défaut dans les gestionnaires de bureau, de garder un système léger mais néanmoins complet (liste non-exhaustive…), et voici qu’un énergumène sorti d’on ne sait où vous casse ça en un revers de main! Ok dites votre avis, mais quand même évitez de dire des âneries.

    1. Je tiens à préciser que gParted avait tendance à plantouiller au moment de la création de la partoche de swap 🙁

      Quant à Cep, c’est vrai qu’il est cassant, mais il est ainsi. J’ai tout fait pour rester honnête sans tomber dans la convocation du peleton d’exécution. Pour des merdes comme la Cubuntu, la Uumate, je ne me gène pas. Elles tressent la corde pour se faire pendre.

    2. Steph, peut-être devrais tu mettre un peu d’eau dans ton vin. Peut-être devrais tu prendre toutes ces remarques, certes virulentes, non comme une attaque personnelle, mais plutôt comme report de bug pour améliorer PrimTux.

      Je comprends que ce n’est pas agréable de voir son bébé se faire un peu déglinguer. Les remarques de kuniyoshi me semblent très bonnes (surtout la partie, on a pas envie de se prendre la tête).
      Perso si je comprends rien à l’installateur, j’arrête là.

      1. Désolé mais je trouve que les remarques de cep sont inadmissibles.

        Est ce qu’une distro très stable fille ou petite fille qui se résume à du repiquage + changement de look uniquement présente un intérêt à part de portage par le CV ? (C’est bien malheureusement la majorité des distros filles et petites filles actuelles), steph essaye d’innover.

        Steph si tu veux un conseil… laisse tomber le « bourbier debianique » au niveau adaptation, Debian vieilli mal. Le mieux ce serait de te baser sur la distro fille Manjaro, les outils pour crée sa propre base sont très bien faits.

        1. Bonsoir Elrondo46.

          « Steph si tu veux un conseil… laisse tomber le « bourbier debianique » au niveau adaptation, Debian vieilli mal. »

          Pour le coup, cet argument n’a que peu d’intérêt. Le choix d’avoir construit PrimTux sur une base Debian stable est un bon choix (voire le meilleur je dirais !).

          kuniyoshi un utilisateur (et pas que pour des tests) de Debian, d’ArchLinux, de CentOS, d’OpenBSD et de FreeBSD 😉

          1. Elrondon46, il est vrai que je ne connais pas le système ManjaroLinux enfin pas bien car je l’ai installé une unique fois et la version de XFCE de cette distribution ne m’a pas plu mais vraiment pas ! Je l’ai alors effacé de mon disque au profit d’un système ArchLinux plus souple et plus configurable pour ce que je voulais faire. Simple et efficace. De plus, je constate avec le recul que j’ai toujours préféré les systèmes « souches » aux systèmes dérivés. Mais je peux faire des exceptions le cas échéant : PrimTux en est (était ?!) un exemple car le concept est intéressant.

            Voici ma réponse à ta question. Elle sera rapide et prendra elle-même la forme de quelques questions :

            – As-tu déjà mis-à jour environ une cinquantaine de machines deux mois après leur installation initiale et ce sans mises à jour intermédiaires ?
            – As-tu déjà utilisé un miroir local de paquets pour accélérer les mises à jour d’une cinquantaine de machines situées sur le réseau interne d’un établissement (ce qui permet de ne pas ralentir sur le dit réseau) ?
            – Est-ce que le système ManjaroLinux est un système très représenté dans le monde des entreprises ? RHEL, Debian stable, CentOS, … peut-être un peu plus ? non ?
            – Peux-tu m’assurer que le système ManjaroLinux sera encore là dans 10 ans ?
            Sur ce point, un exemple concret très intéressant : Dans l’académie de Paris, il y a de cela plus de 10 ans, existait une distribution spécialisée, nommée SambaParis, basée sur Mandrake Linux. Elle permettait d’offrir un contrôleur de « domaine » clef en main pour les établissement scolaire de cette académie. Et bien, notamment suite aux difficultés rencontrées par la société qui a créée la distribution Mandrake, le système SambaParis a disparu. Pérennité ?!!
            – Penses-tu que le contrat social du projet Debian soit compatible avec le message que doit véhiculer l’École ? Là pour le coup, ce n’est pas une question technique… quoique ! 🙂

            Une piste : Je connais bien ArchLinux (j’écris ce message depuis un système ArchLinux/Gnome 3.18) et pourtant cela ne me viendrait pas à l’esprit de l’installer sur des postes de travail en production sur un parc de 120 machines environ ! Oh non vraiment pas ! 🙁
            Ah oui… au fait… PrimTux est destiné à être « installé » dans des écoles (même si pour ma part cela n’a pas fonctionné et le côté Live n’est pas vraiment intéressant dans ce contexte –> j’ai déjà essayé par le passé –> trop de contraintes !) peuplées de personnes qui se fichent (le mot est faible) que Debian ou ManjaroLinux soient des systèmes top cool. Ils veulent un système solide, efficace et qui fonctionne dans la durée sans changer. Son mode de fonctionnement doit perdurer. Un système pépère qui tourne ! Debian donc. 😉

            Sur ce, je te laisse réfléchir.

            Bonne soirée. 🙂

          2. Salut Elrondo46.

            Je répondrai à ta question par une question : (Et il s’agit là d’un argument technique/pratique parmi tant d’autres.)

            As-tu déjà essayé de mettre à jour une cinquantaine de postes de travail GNU/Linux au bout de trois mois (fin d’un trimestre) après leur installation ? Sachant que :
            – les systèmes n’ont pas eu de mises à jour entre le moment de l’installation initiale et cette première mise à jour ;
            – cette mise à jour doit bien se dérouler pour le bon fonctionnement de tout un établissement scolaire !!

            Je te laisse réfléchir. 😉

            kuniyoshi qui t’écris ce message d’un système ArchLinux/Gnome 3.18

            NB : Il y a bien longtemps, j’avais utilisé Gentoo dans un collège. Les soucis de mises à jour de « masse », je connais bien !

          3. « Simple remarque : je ne sais pas pourquoi, mais l’antispam intégré à WordPress l’avait mis dans les indésirables… Méchant anti-spam ! »

            Ok Frédéric. Merci. Comme vous pouvez le constater, je n’ai pas eu le courage de tout ré-écrire pour ma 2ème version. J’ai été beaucoup plus lapidaire ! 😉

            NB : Ton antispam ne doit pas apprécier ce qui sort de mon système ArchLinux. Un comble ! 🙂

          4. Salut,

            Je peux pas te répondre complètement c’est trop long et fouillis.

            – As-tu déjà mis-à jour environ une cinquantaine de machines deux mois après leur installation initiale et ce sans mises à jour intermédiaires ?

            Pas cinquante mais vingt oui

            – As-tu déjà utilisé un miroir local de paquets pour accélérer les mises à jour d’une cinquantaine de machines situées sur le réseau interne d’un établissement (ce qui permet de ne pas ralentir sur le dit réseau) ?

            Très facile de faire un dépôt local sous Manjaro donc oui mais pas pour 50

            – Est-ce que le système ManjaroLinux est un système très représenté dans le monde des entreprises ? RHEL, Debian stable, CentOS, … peut-être un peu plus ? non ?

            On s’en bat les co…. de sa représentation. Windows l’est partout donc faut prendre Windows ????

            – Peux-tu m’assurer que le système ManjaroLinux sera encore là dans 10 ans ?

            Je ne suis pas Fakir ni Madame Soleil mais debian étant communautaire tu ne peux l’assurer non plus.

          5. Salut Elrondo46.

            J’ai bien lu tes réponses. J’ai exposé quelques arguments. Je sens que cette discussion n’aura pas de fin. Comme tu peux t’en douter, je ne suis pas du tout d’accord avec toi. Tu ne m’enlèveras pas de l’idée qu’utiliser un système Debian (ou *ubuntu LTS ou CentOS voire RHEL !) dans un établissement scolaire est plus justifié qu’un système Manjaro Linux (ou ArchLinux ou Gentoo/Funtoo). Je sais désormais que tu ne seras pas convaincu par mes arguments. Pour ma part, je ne suis pas convaincu par les tiens. Chacun est libre de faire comme il veut après tout. 😉

            PrimTux est un système basé sur Debian stable et il s’agit déjà d’un signe fort envoyé sur l’éventuelle pérennité de ce projet.

            Bonne soirée.

          6. Là excuse moi mais tu prouves que tu n’y connais rien au monde Linux:

            Ubuntu est une merde buggée qui s’embourbe à chaque version et qui trouve le moyen de faire toujours différement dans le mauvais sens à chaque fois (voir MIR vs WAYLAND).

            Debian stable a tout le temps 10 métros de retard.

            Gentoo se base sur de la pure compilation à partir des sources ce qui n’a aucun intéret aujourd’hui

            Arch est une rolling pure qui malheureusement choisis le plus récent même au détriment du plus stable

            Manjaro basée sur arch elle combine le bon coté grand public, la stabilité d’une rolling rationalisée (canaux stable, testing et unstable). Bref la distro presque universelle.

            Quand aux bases RedHat elles sont stables mais souffrent de ne pas passer au système de la rolling.

            Ne mets pas tout dans le même sac.

          7. Je vais essayer de faire le juge de paix ici.

            Outre le fait que monter en tour ne sert à rien, la Manjaro est encore trop jeune pour remplacer une debian dans le monde professionnel qui recherche une stabilité à tout crin, même si c’est pour sacrifier un peu en fraicheur de logiciel.

            Qu’Ubuntu se fourvoit dans le mauvais choix, qui le nierait ?

            Merci de rester courtois, sinon je fermerai les commentaires sans préavis. Merci de votre attention.

          8. @ Elrondo46 :
            « Là excuse moi mais tu prouves que tu n’y connais rien au monde Linux: »

            Ma réponse : Tu as raison, tu l’as prouvé, je n’y connais rien.

            @ Frédéric : Ne t’inquiète pas, je viens de régler le problème. 😉

  6. @fred, je n’ai rien à dire, c’est honnête, c’est testé, on va la faire évoluer, elle est toute neuve! Tant que tu balances tes demandes d’évolution et tes bugs sur le forum, aucun souci, systemback on s’en passera peut-être un jour… Mais bon elle est largement utilisable, faut quand même pas exagérer.
    J’apprécie d’ailleurs les commentaires qui vont dans ce sens, ça encourage!

    1. Mais de rien. S’il y a besoin de béta test, suffira de me contacter. J’adore apporter un coup de main à des projets qui sont utiles, comme la PrimTux ou encore la HandyLinux.

      En tout cas, tout dépendra de mon temps libre !

  7. Bonjour Je participe au développement de primtux, et le point essentiel est qu’il faut copier le système et non l’installer. C’est indiqué dans les tutos et sur le forum.
    Systemback change des installateurs habituels. Il faut le suivre et après mini maxi super fonctionnent

    De plus une fois qu’on a installé, ajouté, retiré ce qu’on veut(même si primtux fonctionne très bien comme cela, après 7 semaines d’utilisation avec des élèves de 5 ans), il n’y a pas besoin de créer une iso, le disque devient le Master et permet un déploiement plus rapide que l’installation d’une iso.
    Après toute aide est la bienvenue pour améliorer le fonctionnement de la distro

  8. C’est déjà la fin ? L’auteur semble tout de même un poil susceptible…

    Quand on partage un travail publiquement, il faut s’attendre à des critiques. Parfois infondées, c’est ainsi.

    Il y a aura toujours un connard pour dire que ton travail c’est de la merde et la meilleure des réponses c’est de continuer à l’améliorer.

    L’abandonner c’est donner raison à ce connard.

    C’est triste mais finalement, peut-être que ton « bébé » ne te tenait finalement pas si à coeur…

    1. Nibel, c’est l’inverse : son « bébé » lui tenait TROP à coeur. L’affect ne fait pas bon ménage avec la technique, c’est dommage.
      J’espère que Steph reviendra sur sa décision. Il lui faudra beaucoup de courage pour le faire. C’est tout le mal que je lui souhaite.

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