Quel bilan pour les distributions GNU/Linux basées sur Arch, en dehors de Manjaro Linux ? Dernière partie.

Après la Archbang Linux, la BBQLinux et la Bridge Linux, continuons cette série de distributions GNU/Linux basées sur Archlinux.

Au début je comptais faire un article sur la Kademar Linux, mais deux facteurs m’ont fait changé d’avis. Le premier, c’est que j’en ai parlé en mars 2015.

Le second, c’est la politique bizarre de la distribution. Quand j’ai fait l’article à la mi-mars 2015, j’avais pris la version avec Xfce. Or, près d’un mois avant, une version avec Plasma avait été publiée, mais non proposée par défaut en téléchargement comme version principale, car comme sa consonnance l’indique, c’est une distribution qui est principalement basée sur KDE. C’est quand même étrange. Parler d’une version et ne pas la proposer à un téléchargement plus large, pourquoi ? Quant à faire migrer une session de KDE SC 4 vers Plasma, c’est source d’ennuis sans fin 🙁

J’ai donc décidé de faire l’impasse et de me replier sur la PoliArch, vu l’énorme activité sur le site de la Kademar

Distribution d’origine italienne, PoliArch est basée sur Xfce avec pour but principal d’être une trousse à outils pour récupérer des données et réparer des ordinateurs. Je l’ai donc récupérée pour voir si, comme pour la BBQLinux elle peut être détournée de sa fonction d’origine ou pas.

Le point noir, c’est la sortie d’ISO semestrielle. Donc au moment où je rédige cet article, le 15 octobre 2015, la dernière en date a été publiée début avril 2015.

Comme d’habitude, j’ai utilisé mon ami VirtualBox avec la configuration habituelle (2 Go de mémoire, 128 Go de disque dur, 2 CPUs virtuel) m’a bien aidé dans cette tâche 🙂

On peut démarrer l’ensemble avec startx, qui nous propos un Xfce en italien. Mes vagues connaissances de cette langue latine étant rouillées, j’ai fermé la session et tenté de lancer l’installation. C’est une petite purge, même pour moi qui apprécie les installateurs en mode texte.

Il faut commencer par modifier le fichier /etc/archinstaller/ari.conf puis exécuter la commande archinstaller.

Par chance, toutes les valeurs sont écrites en anglais, et s’occuper de configurer le fichier a été plus simple que je ne le pensais au premier abord 🙂

Étrangement, la valeur desktop-environment est défini comme étant « Mate Desktop » par défaut. Bizarre pour une distribution proposant Xfce en session live. Étrange. Mais lançons l’installateur.

L’installation se passe en plusieurs étapes : d’abord la base, puis Xorg, Mate Desktop et les outils complémentaire. Je n’ai pas pu aller jusqu’au bout, le script d’installation partant « en cacahuètes » car le mot de passe n’est pas configuré. Autant dire que je n’ai pas eu envie d’aller beaucoup plus loin !

Donc quel bilan pour les distributions basées sur Archlinux, en dehors de la Manjaro linux, de la cousine éloignée qu’est KaOS ou l’ancienne fille qu’est la Chakra ? Pas grand chose de potable, sauf la BBQ Linux qui relève le niveau.

8 réflexions sur « Quel bilan pour les distributions GNU/Linux basées sur Arch, en dehors de Manjaro Linux ? Dernière partie. »

  1. conclusion: Arch se suffit à elle même et pour beaucoup dont l’installation rebute, Antergos et Architect remplissent très bien la fonction.
    à noter que Antergos tend aussi à améliorer la convivialité et proposera prochainement une nouvelle logithèque orientée débutant.

    1. Je crois de moins en moins en l’Antergos. Je peux me tromper, mais à vouloir trop en faire, on finit par mal faire.

      Pour ta conclusion, je suis à 95% d’accord avec toi. La relative réussite de la BBQLinux prouve qu’on peut faire une Archlinux-based fonctionnelle et légère.

    2. Sauf qu’Antergos semble préférer porter ses efforts sur tout un tas de bloatwares au lieu de corriger des bugs qui trainent depuis des mois… C’est dommage parce que, au départ, c’était une bonne distrib.
      On ne compte plus le nombre d’utilisateurs qui se retrouvent avec un écran blanc au démarrage, par exemple… Tout simplement parce que leur config de LightDM est foireuse depuis au moins un an… Curieusement, ils s’en foutent…

      1. La configuration de lightdm pour Antergos est tout sauf légère en effet. Antergos voudrait passer du stade de l’installateur convivial à celui de distribution à part entière. Pas évident et plus que casse gueule.

  2. Une idée d’article après cet intéressant tour d’horizon :
    Pourquoi ne pas conclure sur une install avec Architect afin de savoir si au fond,pour un utilisateur intermédiaire, il n’y a pas intérêt à utiliser un installateur facile d’accès et avoir une pure Arch plutôt qu’une dérivée plus ou moins buggée style Antergos ou Bridge.

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