Quel bilan pour les distributions GNU/Linux basées sur Arch, en dehors de Manjaro Linux ? Troisième partie.

Après la Archbang Linux et la BBQLinux, continuons cette série de distributions GNU/Linux basées sur Archlinux. Au tour de la Bridge Linux. Distribution dont j’ai déjà parlé, la dernière fois en juin 2014.

Au moment où je rédige cet article, le 13 octobre 2015, la dernière ISO est une certaine 2015.02, en date de février 2015. Étant donné que c’est une archlinux basée à l’origine sur Xfce, j’ai pris sa version Xfce.

Quand j’ai parlé pour la dernière fois de la Bridge Linux, je n’ai pas mâché mes mots, avec une conclusion plus que lapidaire :

Bridge Linux ? Passez donc votre chemin pour éviter de vous arracher la moitié de votre masse capillaire.

La question est donc la suivante : est-elle toujours autant à l’origine de calvitie précoce ou pas.

Comme d’habitude, j’ai utilisé mon ami VirtualBox avec la configuration habituelle (2 Go de mémoire, 128 Go de disque dur, 2 CPUs virtuel) m’a bien aidé dans cette tâche 🙂

Au démarrage, on est accueilli avec un Xfce à la présentation « Gnome 2 ».

Après avoir pris connaissance des infos du fichier README, j’ai lancé l’installateur qui est semi-graphique. Par chance, on peut l’utiliser en français.

Un menu nous permet de lister les différentes étapes. Autant dire que c’est ultra compliqué. Le même installateur qu’en juin 2014. La configuration de l’heure est assez simple : choix du fuseau horaire, puis définition de l’heure.

J’ai pu constater que la Bridge Linux toujours autant psychorigide : un seul schéma de partitionnement est supporté : une partition root et une de swap.

Seul partie ennuyeuse ici, c’est l’attribution des partitions. Il faut juste être super prudent. L’ordre est simple : swap puis partition root à formater. Comme pour l’article de juin 2014, le premier système de fichiers proposé est ReiserFS 3… Que j’ai avantageusement remplacé par ext4.

L’installation du système n’est qu’une longue et inintéressante copie de fichiers depuis l’image ISO en deux étapes. Il faut juste penser à enfoncer la touche entrée à la fin de la deuxième étape 🙂

La section configurer le système est suffisamment parlante avec une seule image. Inutile de pondre un roman dessus !

Seule contre-indication. Il faut penser à modifier le fichier /etc/locale.conf dans la catégorie « configure ». Sinon, vous aurez un mauvaise surprise… Il suffit d’enlever les guillemets et d’enregistrer le fichier modifié.

Pour finir, seul grub est disponible pour lancer Bridge Linux, donc…

Après l’installation, il ne faut pas lancer directement le script de post-installation, car il y a eu entre temps la migration vers Pacman 4.2.1 et donc il faut installer en premier pacman pour éviter les ennuis. Donc, quand il se lance, il faut fermer le terminal. Pour la mise à jour de pacman et des clés de signature des paquets ?


sudo pacman -Syy
sudo pacman -S pacman
sudo pacman-db-upgrade
sudo pacman -S archlinux-keyring
sudo pacman-key --init
sudo pacman-key --populate archlinux

Une fois pacman 4.2.1 installé, on peut relancer le script avec un sudo /usr/bin/mt-post dans un terminal.

Les différentes étapes du script de post-installation ? Le rafraichissement des miroirs de paquets, la récupération des mises à jour (500 Mo environ pour environ 400 paquets, cf la capture d’écran un peu plus bas), rajout du support d’impression (qui semble se planter ?!), du bluetooth, de java, de LibreOffice . On peut sauter une étape en appuyant la touche « s ».

L’impression n’a pas été rajoutée, j’ai donc dû recopier les actions contenues dans le fichier /usr/lib/mt-post/install-printer-packages pour avoir accès à l’imprimante. Le plantage étant du à l’absence du paquet hpoj dans les dépots officiels, hpoj ayant été « déclassé » dans AUR… Cf la capture d’écran ci-après. Joie ! Il ne faut pas oublier d’activer à la main les services de cups, sinon, ça ne fonctionne pas ! En clair, au minimum un sudo systemctl enable org.cups.cupsd pour être tranquille au démarrage suivant !

Dommage que la distribution n’ait pas été mise à jour pour son script de post-installation. Ça fait bizarre de voir le script se planter ainsi 🙁

Il y a cependant un bon point, l’ensemble est assez bien francisé. J’en ai profité pour faire un tour rapide de la distribution en action.

Après une très bonne surprise en parlant de la BBQLinux, je suis retombé dans une distribution qui n’a plus trop d’intérêt, sauf si vous l’utilisez depuis plusieurs mois déjà. Le script de post-installation a moitié explosé, Chromium imposé par défaut ne sont pas des points pour conseiller la distribution. Je me suis moins arraché les cheveux que la dernière fois, mais ce n’est pas pour autant que mon avis a changé sur le fond : sans une mise à jour de la base dans les mois qui viennent, on peut faire l’impasse sans aucun problème de conscience en ce qui concerne la Bridge Linux.

Prochaine étape ? La Kademar Linux.

2 réflexions sur « Quel bilan pour les distributions GNU/Linux basées sur Arch, en dehors de Manjaro Linux ? Troisième partie. »

  1. Le but de ce type de distribution c’est d’installer facilement, pour un débutant, une Archlinux.
    A partir du moment ou l’installation est bordélique, la distribution ne mérite que la poubelle, elle a raté sa cible.

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