Critiques de deux livres : « Le guide pratique Windows 10 » et « À la découverte de Windows 10 »

Je dois faire une confession avant de commencer cet article. Je suis dans mon entourage proche « celui qui s’y connait en informatique et qui te dépannera en cas d’ennuis ».

Quel(le) geek(ette) n’est pas dans ce cas ? 99% du temps, c’est pour dépanner un ordinateur sous MS-Windows, que je n’utilise plus depuis des années à la maison. Cependant, il est nécessaire de se garder au courant des nouveautés.

Comme j’ai pu le préciser dans un article de début juillet 2015, je suis régulièrement contacté par le service presse de l’éditeur Eyrolles pour me faire découvrir tel ou tel ouvrage. La proposition de me faire découvrir deux livres sur MS-Windows 10 a été pour moi une occasion en or de me tenir au courant des nouveautés.

J’ai donc reçu gracieusement de la part de l’éditeur en question deux livres rédigés respectivement par Fabrice Neuman et Mathieu Lavant. À savoir « Le guide pratique Windows 10« , sorti le 3 septembre et « À la découverte de Windows 10« , sorti le 10 septembre. Avec la sortie du dernier OS en date de Microsoft, je m’attendais à de telles publications.

Je tiens à remercier Marion Marin-Dubuard pour m’avoir envoyé gratuitement un exemplaire de chaque ouvrage. Au moins, on ne pourra pas dire que je ne joue pas la transparence 🙂

Bien entendu, je ne compte pas parler des déboires éthiques liés à l’OS, mais uniquement des livres dédiés à cette version de MS-Windows.

Commençons donc le livre de Fabrice Neuman, « Le guide pratique Windows 10 ».

J’ai bien aimé la navigation entre les chapitres qui fera se souvenir à certains quadragénaires les « livres jeux de rôles » qui ont peuplé leurs années adolescentes. Les renvois entre les diverses catégories, avec des phrases du genre « rendez-vous à la page » ou encore « voir tel chapitre » qui sont d’agréables réminiscences.

C’est un guide très bien conçu. Il est rempli de sections « FAQ » qui permettent de mettre des points sur des « i », et d’aborder certaines technologies nouvelles pour l’OS proposées par Microsoft, comme la gestion des écrans virtuels ou les fenêtres en pavé.

De temps en temps, quelques exercices sont proposés pour concrétiser et compléter les connaissances abordées dans les pages qui précèdent.

Évidemment, avec un livre de 160 pages, il est impossible d’explorer Windows 10 en long, en large et en travers, surtout pour aborder des outils plus pointus comme le Powershell par exemple, qui demanderait à lui seul un livre de 200 ou 300 pages au bas mot.

La mise à en page est parfois un peu chargée et peut gâcher le plaisir de lire le guide qui est d’une grande richesse.

C’est un livre qu’il faut mettre de côté et sortir en cas de doute, ou pour avoir un complément d’informations. Parfois, on tombe dans des digressions qui n’intéresseront que les plus curieux.

C’est un guide qui est vraiment destiné à dégrossir les utilisateurs pour qu’ils se sentent un peu moins perdus, qu’ils aient déjà une plus ou moins longue expérience de Windows ou qu’il le découvre pour la première fois.

Car sous son apparence « simple », MS-Windows 10 est plus complexe qu’on pourrait l’imaginer, car toujours tiraillé entre son utilisation entre les tablettes et les ordinateurs classiques.

Le seul point noir, c’est la tendance de l’auteur à tomber parfois dans la promotion pure et dure de Microsoft et des technologies. Le guide se transforme alors en brochure publicitaire, ce qui est assez agaçant. On a presque l’impression de se trouver dans un marché de campagne avec un maquignon qui en fait des tonnes pour vendre son bétail. Ce qui est dommage.

Passons maintenant au deuxième livre, « À la découverte de Windows 10 ». Dès la couverture, l’information passe : c’est à destination des grands débutants. Ayant eu l’occasion de travailler avec des grands débutants, je sais que c’est une source de plaisir mais aussi une source de calvitie précoce quand les informations ne passent pas, malgré l’utilisation de plusieurs tentatives.

Divisés en 13 parties et 60 ateliers pratiques, ce livre rédigé par Mathieu Lavant aborde MS-Windows 10 sous toutes les coutures. C’est un outil idéal pour pouvoir dégrossir une personne qui découvrirait l’informatique.

On peut le concevoir comme un cours magistral, avec de nombreuses photos qui permettent à un utilisateur, derrière son clavier d’interagir avec un MS-Windows 10 fraichement installé. Les ateliers sont très bien conçus, chaque étape étant accompagnée d’une image et d’un rapide paragraphe qui va directement dans le vif du sujet.

C’est le genre de livres qui ferait sûrement énormément plaisirs à des animateurs d’ateliers d’initiation à l’informatique comme le font nombre d’associations. La mise en page est claire, et les ateliers font au maximum 4 pages.

La progression est idéale, car on part des fondements de l’utilisation d’un ordinateur vers des sujets plus complexes et plus chatouilleux, comme l’ajout de périphériques (comme les imprimantes) ou encore la maintenance de base pour conserver un MS-Windows 10 en pleine forme.

L’auteur ne s’enferme pas dans l’initiation à MS-Windows 10, il donne aussi quelques conseils de temps en temps pour une meilleure utilisation de l’outil informatique.

Ce que j’ai particulièrement apprécié, ce sont les tableaux récapitulatif pour les raccourcis claviers ou encore le rapide glossaire en fin de livre.

C’est le complément idéal du guide dont j’ai parlé un peu plus haut. Je me suis amusé à vérifier une grande partie des ateliers avec un MS-Windows 10 installé pour l’occasion, et même si je ne suis pas un grand débutant en informatique, j’ai apprécié la découpe de chaque cours. C’est un peu le principe du ACA – non pas la danse rituelle des All Blacks Néo-Zélandais, mais un acronyme pour : Apprendre, Comprendre, Appliquer.

Pour conclure cet article, je tiens encore à remercier Marion Marin-Dubuard et Eyrolles pour m’avoir fait découvrir des livres qui me serviront quand des ami(e)s m’appelleront à l’aide en cas de problèmes avec leur ordinateur fourni avec la dernière mouture en date de l’OS de Microsoft.

34 réflexions sur « Critiques de deux livres : « Le guide pratique Windows 10 » et « À la découverte de Windows 10 » »

  1. Merci pour le résumé des deux livres fraîchement débarqués chez toi, malheureusement j’ai bien peur que tu ne sois plus dérangé par ton entourage proche, parce que Windows 10 semble d’une stabilité exemplaire (à prendre avec humour) 😀
    Ayant abandonné Windows il y a quelques années, c’est vrai que j’ai du mal à retrouver mes billes, si par hasard je revenais vers lui il me faudrait bien encore potasser quelques livres dans le genre de ceux que tu parles.
    A pluche.

      1. Bonjour à tous,
        Pour reprendre un récent billet sur la numérotation des versions de Windows, il n’est pas certain que la prochaine soit libellée 11.
        Nous sommes en 2015. dans 2 ans : 2017 du quel on retire la CSG et la RDS
        (-20%) ce qui donne 1613,6. EN ne retenant que les deux derniers caractères arrondis à l’unité supérerieure, cela devrait donner Windows 14.
        OK je sors…

      2. J’attends de voir, vu comment MS a bien répété à qui (ne) voulait (pas forcément) l’entendre que, justement, il ne devrait pas y avoir de Windows 11, 12 ou ce-que-vous-voulez, parce que Windows 10 devient la brique de base de « Windows as a service » et qu’il ne devrait y avoir que des mises à jour de ce socle qui serait donc appelé à s’appeler Windows 10 jusqu’à la fin des temps (de Windows, du moins, en attendant un éventuel nouvel OS s’appelant différemment), comme chez les copains qui croquent des pommes : depuis 2000, c’est toujours Mac OS X, même s’il a perdu son « Mac » depuis la version 10.8 « Mountain Lion » et que le premier OS X ne ressemble quasiment plus en rien avec le dernier sorti à ce jour (et que dire du prochain qui est prévu pour la fin du mois).

        N’empêche qu’ils nous avaient déjà dit ça du temps de Windows 8, alors ça reste à prouver. Peut-être qu’on aura du 10.1, 10.2, 10.3… comme on a eu 8 et 8.1 ? Mais c’étaient à chaque fois de nouvelles versions vers lesquelles on faisait une mise à niveau, pas des mises à jour comparables aux anciens Service Packs.

        1. MS trouvera un moyen de contourner son affirmation faite la main sur le coeur. Entre le premier OS-X et le dernier en date, c’est toujours la même base : un BSD avec une interface graphique utilisateur cachant le dit BSD.

          Bien entendu, les outils ont évolué, mais sinon…

          Quant à MS-Windows 8.1, c’était autant un nouvel OS qu’une mise à jour mineure du précédent. Ils ne pourront pas rester des années sans proposer une base à jour pour MS-Windows 10, surtout, vu la taille des premières rustines qui n’arrangent pas les possesseurs de petites connexions internet.

  2. Trève de plaisanteries, j’aprécie beaucoups ce blog que je visite quasi quotidiennement. J’y retrouve (informatiquement parlant) des positions que je partage et des idées que je mets aussi en pratique.
    Merci Frederic pour cette mine d’informations.

  3. Quand on voit que sur certains systèmes le daube 10 ce révèle jusqu’à être buggé au point de ne pas arriver à crée un network bridge… On aura compris qu’on est devant une blague plutôt qu’un OS

    1. Ou un OS qui aurait besoin, comme jadis le passage de MacOS 9.x à MacOS-X d’une réécriture complète. Une nouvelle fois, si on prend en compte le passage des Windows 9x à la branche NT à l’époque de Windows XP.

      1. Ou bien de rester tel qu’il est en peaufinant l’esthétique et basta. Si le système se borne à quelques fonctionnalités par si par là + évolution dans les versions de DirectX, plus besoin d’autre chose. Et pitié arrêter de tout intégrer en standard ou de sur-automatiser, ça fout la merde plutôt qu’autre chose…

      1. Pour le moment. Win10 est sorti est sorti fin juillet, on est mi-septembre. Soit 6 semaines. Cela fait un peu court pour avoir des retours sur un OS qui installé en propre demande 9 Go pour lui seul dans sa version 64 bits.

        1. Vrai, mais à l’inverse aussi cette bleusaille de 6 semaines se défend plutôt bien comparé à ses prédécesseurs, malgré la liste de machins à désactiver pour avoir la paix et les fonctions pas finies (notamment les nouvelles applications intégrées).

          Après, personnellement plus le temps passe, plus en parallèle de découvrir les joies des OS autres que Windows j’ai tendance à être tolérant envers ce dernier, lui qui me sortait sévèrement des yeux sur la fin de la période XP mi-années 2000, ce qui m’avait poussé à prendre un Mac pour attaquer l’université.

  4. Je suis dans mon entourage proche « celui qui s’y connait en informatique et qui te dépannera en cas d’ennuis »

    je suis dans le même cas, malheureusement quel que soit le Windows qui tourne sur les machines que je peux dépanner, je ne peux que constater le syndrome du cliqueur fou.Et sur 100% des pcs sous microsoft qui passent dans mes mains ,on tourne gaiement avec des antivirus périmés , des pare-feux arrêter et des logiciels douteux installer délibérément….

    Encore une fois
    « 99 % des problèmes en informatique se situe entre le clavier et la siège…. »
    Il n’y a aucune volonté de maîtrise du système d’exploitation .Tu mets sous tension et tu navigues sur le net.Point barre….

      1. Je ne perds pas mes cheveux, disons que ca alimente mon cynisme sur la question ….. 😀
        Je ne sais pas, je peux expliquer 100 fois la même chose, ca ne veut pas rentrer chez certains… Y compris chez ceux a qui j’installe un nux ( quelques rares exceptions )
        Bon, j’évite de m’énerver ,ca ne veut pas ,ca ne veut pas….
        Peut être que le jour où je ferais payer les interventions ,ca sera plus facile à enregistrer pour certains….

    1. Si on veut parler de liberté, l’utilisateur a bien celle de faire ce qui lui chante, avec un ordi qu’il a payé pour ça. Dire que l’utilisateur crée les problèmes, ça arrange Microsoft, car c’est lui le cœur du problème. Si cet os avait fini par être enfin sécurisé correctement, personne ne le dirai plus.
      C’est d’ailleurs la raison principale de son abandon pour Mac ou Gnu/Linux.

  5. MS n’a pas fait que des changements cosmétiques sur W10, heureusement, contrairement à Win8.1
    Y’a de vrais changements sous le capot, invisibles.
    De là à dire qu’il est aussi « stable » que W7, c’est trop tôt. Mais c’est bien parti.
    Et de toute façon, les seuls gros reproches contre W10 sont le pistage systématique de tout ce que fait l’utilisateur et le système pourri de téléchargement en amont et de redistribution.
    Après, je serai curieux, en Europe et aux USA (et pas seulement sur des expériences perso) de connaître la vitesse moyenne de la connexion Internet et la place libre du disque dur, parce que ce n’est pas parce que Mme Michu a du 512k avec un ordinosaure et 1 Mo de libre au fin fond du Cantal que c’est le cas partout.
    Sinon je peux généraliser aussi mes 500 Mb/s (fibre) + 1,5 To de stockage (sans compter le SSD de l’OS et ses 250 Go) et sur MA machine et MA connexion, télécharger 10 Go inutiles, je m’en tape un max, ça me prend même pas 4h et je ne le sens même pas.
    Après, faut dire que MS a peut-être vu large et pris les devants, un peu comme les constructeurs de consoles de jeux vidéo qui espèrent faire passer les joueurs au 100 % dématérialisé mais eux ont abandonné l’idée pour le moment 😉
    En 2020 par contre, quand le très haut débit sera généralisé, plus personne n’en parlera.
    Bref, d’ici là, sans moi le W10 intrusif :p

    1. MS n’a pas fait que des changements cosmétiques sur W10, heureusement, contrairement à Win8.1

      Mais on voit d’abord les changements cosmétiques !

      De là à dire qu’il est aussi « stable » que W7, c’est trop tôt. Mais c’est bien parti.

      On verra à l’usure, surtout avec le système de publication en rolling qu’ils promeuvent.

      Et de toute façon, les seuls gros reproches contre W10 sont le pistage systématique de tout ce que fait l’utilisateur et le système pourri de téléchargement en amont et de redistribution.

      Pour le moment. On verra si d’autres griefs ne viendront pas rallonger la liste.

      Après, je serai curieux, en Europe et aux USA (et pas seulement sur des expériences perso) de connaître la vitesse moyenne de la connexion Internet et la place libre du disque dur, parce que ce n’est pas parce que Mme Michu a du 512k avec un ordinosaure et 1 Mo de libre au fin fond du Cantal que c’est le cas partout.

      Sans oublier les quotas internet mensuels dans certains pays, comme la Belgique ?

      Après, faut dire que MS a peut-être vu large et pris les devants, un peu comme les constructeurs de consoles de jeux vidéo qui espèrent faire passer les joueurs au 100 % dématérialisé mais eux ont abandonné l’idée pour le moment 😉

      Ils ne pourront pas tenir très longtemps sans proposer des ISOs avec les correctifs intégrés. Au grand maximum 18 mois à 2 ans. Donc un Windows 11 est plus que prévisible, même si MS jure ses grands dieux du contraire.

      En 2020 par contre, quand le très haut débit sera généralisé, plus personne n’en parlera.
      Bref, d’ici là, sans moi le W10 intrusif :p

      2020 ? Rajoute 5 à 10 ans. Soyons prudents.

      1. Pour la fibre, l’Etat a demandé d’investir donc file des sous si ça se fait jusqu’en 2020 maxi.
        Après, je dis pas qu’il y aura des coins perdus mais la grande majorité des ADSLiens seront passés en fibre potentiellement à ce moment.

      2. Pour les mises à jour, de ce que j’en ai compris c’est un peu du pack à la Apple (le dernier pack de correctif contient tous les précédents ; je dis à la Apple car je ne suis pas familier avec des distros Linux utilisant ce principe de mettre à jour uniquement par gros paquets, sauf si on considère qu’ Ubuntu par exemple fait ça avec les LTS en xx.xx.1/2/etc) en plus fréquent façon rolling release.

        Après, pour ce qui est de leur gestion des versions sur le long terme, j’avoue que je suis sur une posture d’attente avant de commencer à conjecturer vu le flou plus ou moins complet côté Microsoft au-delà de l’année en cours de migration gratuite.

        1. Les mises à jour ne sont pas cumulatives à ce que j’ai compris. En tout cas, la première rustine pesait 500 Mo ou quelque chose de ce style.

          À ce rythme, MS sera obligé de passer par la production d’une ISO à jour, comme jadis celle qui contenait les services pack pré-intégré, sinon ce sera rapidement invivables.

          C’est pour cela que je maintiens qu’un « MS-Windows 11 » sortira courant 2017 voire 2018.

  6. Ils ne pourront pas tenir très longtemps sans proposer des ISOs avec les correctifs intégrés. Au grand maximum 18 mois à 2 ans. Donc un Windows 11 est plus que prévisible, même si MS jure ses grands dieux du contraire.
    Peut-être qu’ils vont faire comme pour Arch Linux : ne proposer que les ISO des grosses builds principales (là, c’est la RTM « Threshold », mais lorsque « Red Stone » sortira, MS mettra des ISO installant directement RS, et ainsi de suite à chaque MAJ « majeure » de Windows 10).

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