Étant dans ma période « gentoo-esque », faisons un point sur la Calculate Linux.

Dans le domaine des distributions binaires basées sur la Gentoo Linux, il y a deux noms : la sucrée Sabayon Linux et la moins connue Calculate Linux, d’origine russe. J’avais parlé de sa version 12.0 sortie en… 2012. Sur ce vieil article de presque 3 ans (d’accord, 2 ans et onze mois au moment où je rédige le présent article), je concluais ainsi :

Calculate Linux est une très bonne distribution, à qui il manque un atout de taille : un gestionnaire de paquets graphique comme celui que propose la Sabayon Linux. Du tout bon à part cela, même si elle vise un public plus technophile que la Sabayon Linux.

L’annonce sur distrowatch de la sortie de la 14.16.2 en diverses saveurs, dont celle pour Xfce m’a donné envie de faire chauffer mon outil de tipiakage client torrent pour récupérer l’ISO de la version Xfce.

Selon les notes de publication (en date du 5 juin 2015), on apprend que l’on a droit à Xfce 4.12, LibreOffice 4.4.3, Chromium 43, le dernier Claws Mail, Gimp 2.8.14 et l’outil « Clementine » pour la musique. Apparemment, c’est une version 3.18.14 LTS du noyau Linux qui propulse l’ensemble. Comme pour la Gentoo Linux, le système d’initialisation est géré par OpenRC, et les mises à jours sont cherchées toutes les 24 heures.

J’ai donc pris ma machine VirtualBox habituelle : 2 Go de mémoire vive, 2 CPUs virtuels, 128 Go de disque virtuel. Au démarrage, on peut choisir la langue, le clavier, le fuseau horaire avant de lancer la version testable sans installation.

On se retrouve avec un Xfce à l’apparence classique. Le thème d’icone proposé s’appelle Calculate. On évite le sempiternel thème d’icône aplatie à la mode. Joie. J’ai lancé l’installateur, en gardant les options par défaut.

J’ai noté qu’on peut partitionner à la main le disque, ou choisir le partitionnement automatique. Même si certaines options sont un peu technique, elles permettent de personnaliser l’installation aux petits oignons.

Un compte utilisateur guest est créé par défaut. il suffit de le modifier pour pouvoir l’utiliser. À noter que l’option de chiffrer son espace utilisateur est disponible. On peut aussi virer automatiquement les paquets dont des mises à jour ont été installées. Cela peut être intéressant au bout de quelques temps, surtout pour quand l’espace disque sur la partition root commence à être tendu.

L’installation se traine un peu par la suite. L’extraction de l’image système prend une bonne dizaine de minutes.

Une fois l’installation terminée, j’ai relancé l’ensemble. Au premier lancement de la distribution, j’ai lancé l’outil de mise à jour.

J’ai aussi noté un décalage de deux heures par rapport à l’heure réelle de ma machine. La recherche et la préparation est très longue 🙁

En jetant un oeil au fichier /etc/conf.d/hwclock, j’ai noté que l’heure est mis sur local au lieu de GMT. Une option que j’ai manqué à l’installation ?! J’ai été vérifié le fuseau horaire dans l’outil Console de la Calculate, section locale : le fuseau horaire est le bon. Apparemment, une modification a été appliquée en arrière-plan et la suite des mises à jour se fait avec l’heure correcte. Bizarre.

La mise à jour en mode graphique a mis 20 minutes à me trouver les paquets et presque autant à les installer, en comptant quelques nécessaires recompilations. Sans oublier la vérification des dépendances inverses. À croire que toutes les distributions basées sur Gentoo Linux avec des paquets précompilés sont des purges en terme de lenteur pour les mises à jour. Quoique je voudrais bien voir à quoi ressemble un ordinateur qui serait capable de faire compiler un monstre comme ffmpeg en moins de 10 minutes 😉

J’ai donc pu ensuite enregistrer la distribution en vidéo.

Comme pour la version dont j’ai parlé en juillet 2012, il manque toujours un outil graphique pour gérer les paquets en dehors des mises à jour. L’installation de Xfce est incomplète au niveau des extensions pour le tableau de bord. Elle n’a qu’un avantage par rapport à Sabayon Linux : respecter l’affichage d’origine de Xfce. Rien de plus ! Dommage 🙁

Autant dire que c’est une distribution qui est vraiment dédiée à des personnes très technophiles et qui ont la flemme de passer à la compilation des logiciels d’une Gentoo Linux classique.

5 pensées sur “Étant dans ma période « gentoo-esque », faisons un point sur la Calculate Linux.”

  1. Ça fait un petit moment maintenant que j’ai installé cette Calculate Linux. Avec XFCE également après avoir testé la version KDE 4.
    Même soucis au niveau de l’heure.
    Idem au niveau de la lenteur des mises à jour.
    C’est quand même une distribution assez soignée je trouve. On voit qu’il y a une équipe solide derrière tout ça.
    En dur, OpenRC est très rapide au boot. L’installateur est un peu déroutant, en tous cas pas commun.
    Je ne sais pas si je la garderai encore longtemps, c’est vrai que j’aimerais assez avoir une Funtoo. Mais ça ne va pas être pour tout de suite because gros problèmes persos à l’heure actuelle.
    Par contre, un point que je n’aime pas vraiment: sur ma machine, cette Calculate est de loin la plus gourmande en ressources, surtout ram, de toutes celles que j’ai testé ces derniers temps.

  2. « Quoique je voudrais bien voir à quoi ressemble un ordinteur qui serait capable de faire compiler un monstre comme ffmpeg en moins de 10 minutes »
    Une petite coquille peut-être ? Voir « un ordinateur »
    Le fond d’écran est sympa 😀
    A pluche.

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