Comment bien choisir sa distribution GNU/Linux ? Quelques conseils.

Il m’arrive de recevoir des courriers électroniques qui me demandent : quelle distribution choisir ? Avec presque 300 distributions indexées encore vivantes, fin avril-début mai 2015, sur la bible de l’actualité linuxienne, c’est comme chercher une aiguille dans une botte de foin sans avoir de détecteur de métaux pour se simplifier la tâche.

Cet article a été cloné dans une page pour rester en libre accès.

Voici donc une série de cinq commandements pour vous permettre de dégrossir votre recherche. Les listes ci-dessous sont aussi exhaustives que possible.

Premier commandement : Tu n’iras pas au-dela de la première génération descendante des distributions mères.

Par distribution mère, je parle des distributions nées entre 1992 et 2002 et toujours en vie de nos jours. Par ordre alphabétique :

  1. Archlinux (née en 2002)
  2. Debian GNU/Linux (née en 1993)
  3. Gentoo Linux (née en 1999) et sa « jumelle » Funtoo Linux plus simple d’accès par endroit
  4. Red Hat Linux (née en 1994) surtout connue pour son projet communautaire Fedora Linux (né en 2003)
  5. Slackware Linux (née en 1993)
  6. SuSE Linux (née en 1994) surtout connue pour sa dérivée OpenSUSE

Si on prend leurs descendantes directes les plus connues, cela donne principalement :

  1. Manjaro Linux
  2. Ubuntu et ses saveurs officielles : Kubuntu, Xubuntu, Lubuntu, Ubuntu Gnome, Ubuntu Mate, Ubuntu Kylin
  3. Sabayon Linux (en piteux état !) ou encore la Calculate Linux
  4. CentOS Linux ou encore la Scientific Linux. Sans oublier l’excellent Viperr.
  5. SalixOS
  6. Pour OpenSUSE, je n’ai rien qui me viennent à l’esprit 🙁

Pour la Debian GNU/Linux, je rajouterai des projets comme la HandyLinux par exemple. Les rares exemples de distributions « petites-filles » qui valent la peine ? LinuxMint, Emmabuntüs sont les deux premiers noms qui me viennent à l’esprit.

J’allais oublier une distribution qui me tient à coeur, la descendante de la mythique Mandrake Linux, j’ai nommé la Mageia.

Deuxième commandement : toujours l’original à la copie tu préféreras.

Nombre d’environnements sont portables dans le monde GNU/Linux. Ce qui permet souvent d’avoir un environnement spécifique disponible sur les bases listées ci-dessus. Cependant, il y a un principe à appliquer. Si un environnement est proposée par une distribution, la meilleure expérience qu’on pourra en avoir est sur la dite distribution.

Un cas d’école ? Vous aimez Cinnamon et vous voulez une base Ubuntu ? Ne cherchez pas plus loin que la LinuxMint qui développe aussi Cinnamon. Sinon, vous pourriez vous en mordre les doigts. Enfin, je dis cela, mais je vous laisse libre de faire votre propre expérience 🙂

Troisième commandement : les petites communautés, autant que possible tu éviteras.

Il y a beaucoup de distributions qui ont des petites communautés de développeurs et d’utilisateurs. Si cela est plaisant et donne l’impression de faire partie d’une famille, cela a aussi ses inconvénients, en terme de support techniques.

Il y a toujours des exceptions, et je citerais entre autres : 0Linux, NuTyX ou encore Void Linux. Ce sont des petites distributions avec des petites communautés, mais elles sont réactives et solides.

Quatrième commandement : les versions améliorées, autant que possible tu éviteras.

Pour des raisons d’ordre légal, certaines technologies ne sont pas préinstallées, car elles sont couvertes par une hérésie du nom de brevets logiciels, l’exemple le plus connu étant le mp3.

Par conséquent, des personnes bien intentionnées proposent des versions complétées des versions officielles. Comme « la route de l’Enfer est pavé de bonnes intentions« , on finit par se retrouver parfois avec des distributions tellement lourdes qu’on se demande comment l’ordinateur fait encore pour ne pas succomber à une crise d’asthme au démarrage.

Un exemple ? Oh, l’Updated Ubuntu Mate pour ne citer que lui.

Cinquième commandement : des clés USB et de la virtualisation, tu abuseras.

Nombre d’ISOs téléchargeables sont désormais hybrides. On peut tout aussi bien les écrire sur des clés USB que sur des CD-RW ou des DVD-RW, et l’énorme majorité des distributions proposent des ISOs « live » pour voir l’ensemble en action sur son ordinateur sans prendre aucun risque.

Pour la virtualisation, même si ce n’est pas la panacée, elle permet de se familiariser avec une distribution, ses spécificités, ses outils avant de faire le grand saut ou pas.

Il n’y a aucune recette miracle, mais si cela vous permet de nettoyer un peu les écuries d’Augias du logiciel libre, pourquoi pas ?

47 réflexions sur « Comment bien choisir sa distribution GNU/Linux ? Quelques conseils. »

  1. Il est vrai que si on ne s’impose pas des barrières, la liste des possibilités devient trop longue. En 2006 ou 2007, j’avais écrit une série d’articles sur ce sujet pour feu le magasine « Linux+ DVD ». Un premier article (assez long) évoquait les distributions connues en faisant une distinction distributions pour débutants, distributions pour utilisateurs avancés, distributions pour utilisateurs aguerris. Un autre article évoquait les distributions « outsiders ». J’avais tenté cette approche … qui peut être criticable. Devrais-je ressortir ces sujets réactualisés ?

    Mais je suis d’accord avec toi. Mieux vaux s’imposer des limites en utilisant des distributions originelles et/ou les filles. Non seulement, il y aura moins de problèmes techniques mais on sera également assuré d’avoir un meilleur support (forum, wikis, suivi …).

    1. C’était une approche intéressante. Quoiqu’en schématisant un peu, les distributions pour utilisateurs avancés et aguerris sont souvent les distributions mères.

      Il y a trop de dispersion actuellement, spécialement dans le domaine de la distribution à destination bureautique. Quand le grand et nécessaire nettoyage va s’enclencher, beaucoup de distributions ne seront plus que des entrées dans le musée de l’informatique libre.

  2. Merci Fred.

    Aurais-tu des infos sur l’état actuel de la Manjaro Linux ? Le blog francophone n’est plus mis à jour depuis pas mal de temps alors que le blog anglophone continue de publier les infos sur les packs de mises à jour.

    Pire, en faisant une recherche rapide sur leur forum (fr) j’ai vu que même les dépôts francophones de mises à jour sont down et que donc, à part pour ceux qui ont un système en anglais, il n’est plus possible de mettre son système à jour. Pour une distribution basée sur Arch c’est assez triste.

    1. Je pense que les paquets de traductions doivent être disponible sur les différents miroirs, comme pour Archlinux. Je peux toujours me tromper, cependant.

      Je vais faire une installation rapide de la dernière 0.8.x et je verrais si les mises à jour se déroulent correctement.

    2. Bonjour,
      Concernant Manjaro Linux
      – Le forum français est toujours actif ( je vais rarement sur le blog).
      – Concernant le dépôt français: il était un peu dans « les choux » ces derniers temps, mais c’est redevenu OK. A signaler qu’il faut juste mettre un autre dépôt dans le fichier qui va bien pour que les mises à jour s’effectuent.
      Cette distribution roule toujours aussi bien !

    3. Salut ,
      le blog francophone n’est plus mis à jour car ce n’est qu’une traduction du blog officiel.Hors, la traduction prends un certain temps mais il n’y avait qu’une personne pour s’en occuper dernièrement. Cette personne ayant d’autre priorités, le blog est en sommeil. Mais en allant sur le forum, tu verras qu’il y a toujours les annonces de mises à jour.

      En ce qui concerne les dépôts que tu sois avec une installation française,anglaise ou de toute autre nationalité, ça n’a absolument aucune incidence.
      Et de plus ça n’a absolument rien à voir avec le premier problème.

      Voilà pour les brèves explications.

    4. Bonjour

      Concernant le blog francophone de manjaro.fr, c’est vrai qu’il est en sommeil. Je suis quasiment le seul à m’en occuper et il se trouve que suite à des ennuis personnels je suis moins disponible pour m’en occuper.

      En ce qui concerne les dépôts, il est facile d’aller consulter leur état ici :
      http://repo.manjaro.org/

      Avec la commande suivante je choisis le dépôt que je vais utiliser pour mettre ma manjaro à jour (par exemple le dépôt britiche) :
      sudo pacman-mirrors -g -c United_Kingdom && sudo pacman -Syu

  3. Voilà pratiquement 2 ans que je suis passé au tout Linux (à l’arrivée de Windows 8 en fait) et j’en ai testé des distrib.

    Je lorgne Linux depuis bientôt 20 ans, mais ce système me semblait inaccessible pour l’ingénieur en informatique, pur Microsoftien que je suis (j’étais). Une install pur texte, pas de drivers, tout à configurer à la mais (je ne vous explique pas la config d’un SB16 d’antan ou d’un bonne vielle carte vidéo VESA). j’avais donc vite abandonné l’idée.

    J’avais fait par la suite fait des test avec la gros distrib de l’époque Suse (vesion 4.1 et 4.2 je crois), puis Mandrake. Mais à chaque fois, moi qui maîtrisait la ligne de commande DOS tellement bien, le changement de philosophie que reprsentait le terminal, toujours indispensable, de Linux me rebutait et je suis resté fidèle, malgré moi, tel un époux malheureux, fidèle à mon petit monde Microsoftien.

    Oh, j’ai bien fait, comme tout bobo qui se respecte, une petite incartade vers la machine à la Pomme, mais ce fus très bref.

    De retour sur PC, tu temps devant moi (mes perfectionnement professionnels étant derrière moi), et ma barbe poussant, j’ai repris goût aux joies de la bricole.

    Après quelques aventures sans lendemain (RedHat, Mageia, Ubuntu), il n’en restait plus que 2 dans mon coeur Manjaro et Linux Mint. Tombant fous amoureux de cette dernière, le divorce d’avec Microsoft pouvait être prononcé.

    Depuis, je suis en concubinage avec Mint 17.1 habillé de sa belle robe Cinnamon.

    Mais ma barbe continuant à poussez, il n’est pas impossible que j’évolue moi aussi vers du Arch. Il faut cependant que j’apprenne un peu plus a maîtriser le cœur du système.

    Voilà c’est un peu long, mais c’est mon cheminement linux et si j’en ai parlé, c’est que je sais qu’il ressemble à pas mal de mes semblables.

    Ciao à tous

        1. Il y a semble t’il Rosa Linux qui en est issu.
          Et qui a d’ailleurs une assez gosse communauté Francaise.
          Tres bonne distrib par ailleurs.

  4. J’ai fait mes premières armes sous Red Hat et Debian, à une époque où Internet coûtait un bras, et installer un paquet récupéré sur un DVD de magazine relevait de la mission impossible sans connexion. Dur mais formateur. Après un retour sous les fenêtres, je suis revenu à Linux avec Xubuntu et aujourd’hui Manjaro (un jour, j’essaierai Arch, promis, surtout qu’avec les guides de Fred, c’est du tout mâché). Mais comme recommandé ici, je ne m’aventurerai sans doute jamais au-delà des distributions filles, les tests en live faits après lecture ici sont effectivement souvent dissuasifs.

  5. Bonsoir;
    De mon coté cela devient tres durs, d’un coté j’aime debian et je veux avoir les derniers paquets du coup c’est sid, et de l’autre mageia me fait du pieds…

    Je ne sais plus quoi choisir, la j’ai les deux sur chaque pc mais je ne suis pas bien dans cette etat de fait!

    D’un coté debian me rassure avec son nombre impressionnant de dev, et de l’autre mageia me rappel mes debuts agreable sous linux avec mandriva.

    D’un coté debian, qui en sid peut m’exploser a tout moment, et de l’autre mageia en stable qui a quand meme des versions a jour ou presque…

    Durs est le choix…

  6. Salut salut Fred,

    Déjà merci pour ton blog, c’est un travail énorme, et c’est avec plaisir que je te lis de manière journalière.

    Je pensais tester la Nutyx en Virtualiser, et peut-être la 0linux. Je n’ai pas un backround très ancien avec le monde linux, mais ce sont des gens comme toi qui me donnent envie de pousser le tout.

    Alors merci à toi et bonne suite

  7. Plutôt d’accord avec ces différents commandements. 😉
    Ta page sera bien à transmettre à des personnes cherchant une distrib pour eux (on en à eut récemment sur ubuntu-fr).

    Cool les distrib que j’aime bien sont citées (Emmabuntus, HandyLinux, Linuxmint, Mageia).

    Tout à fait d’accord pour l’exemple de Cinnamon, je ne sais pas ce qu’il donne sous d’autres distrib mais sous linuxmint il est pas mal franchement.

    Sinon en parlant de Mageia, la 5 vient de sortir en RC : http://www.mageialinux-online.org/forum/topic-20101+publication-officielle-de-mageia-5-rc.php
    J’ai hâte d’avoir la version finale ! 🙂

  8. Merci Frédéric pour tes bons conseils.
    En apparté, un de mon côté, si des fois tu devais un jour avoir une machine de test en dur, je te conseille du Intel + Intel et rien d’autre. Que ce soit ATI ou Nvidia, même si je trouve Nvidia moins capricieux, d’une distribution à l’autre c’est vraiment des problèmes récurrents. Alors qu’Intel en graphique (je parle principalement d’ordinateur portable), je n’ai jamais rencontré de problème !
    Avec des débuts pas si vieux sur Mint 12, j’en ai testé depuis quelques unes, des filles et petites filles de Debian, mais quelques autres aussi, installant Linux pour les amis(es) dans ma campagne, je suis surtout à la recherche de la distribution facile à utiliser et à maintenir pour les utilisateurs plutôt novices pour la plupart. Dernièrement tombé en amour de Gnome, j’avais installé Manjaro Gnome pour deux amis, testant l’idée d’être tranquille de ne pas avoir à réinstaller plus tard grâce à une rolling release. Une erreur, finalement il me faut intervenir régulièrement, comme pour mise à jour impossible qui nécessite un « sudo rm /var/lib/pacman/db.lck ». Pour une autre amie c’était les pilotes propriétaire Nvidia qui n’ont pas supporté une maj sous Manjaro Xfce, écran noir et retour sur des pilotes libres moins performant. Aussi je lui ai alors installé Mint Xfce LTS. Moi-même qui était en bonne relation avec Manjaro Gnome vient de me faire planter par la dernière maj, toujours en cause les pilotes proprio d’Nvidia et lié à Gnome 3.16, avec par exemple Totem ou Maps qui ne se lancent plus (voir http://blog.sukimashita.com/2015/04/13/gnome-3-16-and-nvidia-binary-driver-crash-with-totem-gnome-maps-cheese-and-others/ ), et exactement la même chose sur la dernière Antergos Gnome 3.16.
    Alors avant de tester la dernière Debian stable Gnome 3.14 que j’attendais et n’ai encore jamais testé, retour sur Mint Cinnamon 17.1. Mais je voulais témoigné qu’avec tous ces Mint LTS Xfce ou Cinnamon que j’ai installé à droite à gauche, je n’ai jamais eu aucun « retour », aucun plantage de maj, finalement c’est peut-être ce que je vais garder comme meilleure solution pour les amis même s’il faudra bien que je leur réinstalle une nouvelle version avant avril 2019, sauf pour les moins novices. Car je la préfère largement à sa mère Ubuntu et ses sœurs, trop proches de valeur commerciale à mon goût, il suffit de voir la logithèque avec tous les softs payants proposés, ce qui n’est pas le cas de Mint.
    Je m’étonne d’ailleurs que tu ne la testes pas plus souvent, cette petite fille de Debian, notamment la Cinnamon 17.1, même si je sais que tu n’apprécies pas plus que ça cet environnement, je trouve vraiment qu’elle en vaut la peine, bon peut-être à part le choix de Banshee que je change pour un autre 😉 Je la trouve graphiquement très jolie, sobre, le fenêtrage d’un joli gris métallisé, les icônes dérivés de Faenza, avec le choix des couleurs pour les dossiers. Les réglages ont bien évolués aussi. As-tu vu la présentation de Writer ou Calc par exemple ? Avec ses icônes sobres et stylisés. C’est la seule distrib où j’ai pu voir Writer ou Calc ainsi.
    Bref à part Debian stable que je n’ai pas encore testé mais que j’imagine tout de même moins aisée, LM LTS, pour les nouveaux venus sur Linux en tous cas et même pour des plus anciens, c’est vraiment la distrib que je conseillerais pour sa facilité de mise en œuvre et sa stabilité. Je serais vraiment curieux que tu la testes, ou peut être la prochaine 17.2 ?
    Zut un pavé ! Merci encore à toi pour tes tests et tout ce que nous pouvons apprendre en te lisant.

  9. Tu as fait un excellent article. J’ai testée voidlinux mais ça a accroché car je n’ai pas réussi a installer plex média server. J’imagine que plex média server a vraiment besoin de systemd. Continuer de le tester mais en mode virtualisé.

    J’aime toujours te lire;)

  10. pour gnome il vaut mieux éviter manjaro que ne s’y est jamais intéressé. mieux vaut prendre Arch ou une de ces installation facilitée : evo/lution ou antergos.

  11. Pour la descendante de OpenSUSE. Au risqué de dire une connerie. Ne peut-on pas considérer que OpenSUSE est en fait la descendante de SUSE Enterprise?

    1. Ah l’origine, il n’existait que la SuSE Linux. Ensuite, il y a eu des versions particuliers et entreprises. Mais pour tout dire, vu mes déboires en dur avec OpenSUSE, je préfère l’éviter.

  12. Faut aussi prendre en compte pour qui est la distribution.
    Si on installe pour un débutant, faut prendre d’autres critères en comptes (voir mon blog, pub déguisée :p).
    Sinon en effet, je n’ai jamais compris l’utilité d’installer en production une distribution avec très peu de gens derrière.
    Perso, Ubuntu + dérivés.
    Je suis un peu revenu de HL.
    Et je n’ose pas mettre du Arch en production 😉

  13. Je rajouterai :

    Testes aussi la Communauté. Le plus important dans le choix d’une distribution est aussi de choisir une communauté dans laquelle on se sent bien. Bon nombre de distributions sont accessibles au grand publique et diffèrent assez peu en terme d’expérience utilisateur. Choisis donc celle où la communauté te ressemble

    1. Pour la communauté, c’est sous-entendu par rapport au choix de la distribution. Une grosse communauté sera un avantage non négligeable. Mais si tu te fais traité comme une sous-merde en tant que débutant, tu n’y resteras pas longtemps !

      1. @Frederic,

        Nous qui sommes dedans savons que c’est sous entendu, mais ceux qui arrivent ne connaissent souvent pas le concept d’entraide communautaire. Et c’est aussi du feeling. Il faut donc tester le produit ET sa communauté ne pas hésiter à aller sur les forum et les canaux IRC et/ou les évènements pour faire son choix. Tout le côté social en fait est très important. En tout cas c’est l’expérience que j’en tire de mon expérience d’évangéliste IRL.

  14. Fred je crois que je n’ai pas bien saisis ton commentaire à propos du mp3:

    « Pour des raisons d’ordre légal, certaines technologies ne sont pas préinstallées, car elles sont couvertes par une hérésie du nom de brevets logiciels, l’exemple le plus connu étant le mp3. »

    Les différentes distributions linux que j’ai utilisé sont parfaitement capables de lire les fichiers mp3 dans un lecteur audio tout bête comme VLC sans avoir besoin de « bidouiller » quoi que ce soit…
    Le mp3 étant le format audio le plus facilement lisible et le plus compatible avec différents appareils (ordinateur, téléphone, tablette, télévision, autoradio…) je pense qu’il est normal qu’il soit intégré partout…
    C’est vrai que le brevet appartient à Fraunhofer mais si cela pose un problème à quelqu’un il est très facile de convertir les fichiers mp3 dans un autre format audio (par exemple en ogg ou autre?)
    Pour ma part je suis un grand partisan du format mp3, même si il a des défauts, car il a permis à des millions de jeunes à travers le Monde d’avoir accès à la culture musicale de leur temps sur internet, gratuitement et librement.
    Je n’aurai pas envie de revenir dans les années 90 avec mon vieux « Walkman » à K7! 😉

    1. La lecture des MP3 sont souvent bloquées par la non-installation de certains décodeurs. C’est le cas avec nombre de distributions Ubuntu-based dont le meta-paquet ubuntu-restricted-extras contient le décodeur idoine.

      https://help.ubuntu.com/community/RestrictedFormats et https://help.ubuntu.com/community/RestrictedFormats/MP3

      Ensuite, tout dépend de ta distribution. Si elle apporte des facilités comme les technologies non-libres préinstallées, tu es tranquille.

  15. Au fait à propos de « Devuan » j’ai bien l’impression que nous nous sommes fait berner!!

    https://devuan.org/donate.html

    Cette distribution est donc payante! Quelle arnaque!
    Comme je n’ai jamais payé pour utiliser une distribution linux je n’ai pas l’intention de payer pour utiliser Devuan.
    Donc pour moi Devuan = poubelle direct.

    1. Pas complètement. Tu peux télécharger des pré-alphas testables dans une machine virtuelle Qemu :

      https://files.dyne.org/devuan/

      Elles sont produites chaque semaine. Cependant, tu n’as pas grand chose à te mettre sous la souris pour le moment : ça ne démarre qu’en mode texte sans aucun support de Xfce, interface officielle de la Devuan, sauf erreur de ma part.

  16. – Pour Devuan:
    Il est désormais possible d’utiliser leur dépôt dans le sources.list de
    Jessie:

    deb http://packages.devuan.org/devuan/ jessie non-free contrib main

    Ensuite, installer le paquet devuan-base-conf, ce qui va installer une ligne supplémentaire au dit sources.list:

    deb http://packages.devuan.org/merged/ jessie main contrib non-free

    Plus un « pinning » no-systemd assez rudimentaire dans /etc/apt/preferences.d

    Un message conseille de commenter les dépôts Debian pour ne plus utiliser que les dépôts Devuan.
    Bon, c’est pas le top, pour l’instant pour moi, c’est pas encore gagné pour eux . Très incomplet …

    1. J’ai vu ce pinning sur le site without-systemd.

      Avec tes infos, je vais voir ce que cela donne… Mais je ne pense pas que ce soit très utilisable. Ce serait largement plus simple de proposer des ISOs toute prête à l’emploi.

      Je n’ai jamais vraiment cru en la pérénnité du projet. Pour le moment, mes doutes sont confirmés. À voir comment ça évoluera.

  17. De manière plus générale, pour moi, je suis un peu comme seb95.
    Pas si facile que ça de faire un choix ….. Je reviens toujours à Debian,
    j’ai réinstallé Jessie 8 stable XFCE. (je viens de changer de config).

    J’ai testé récemment Chakra, avec KDE 4.14.7: pas mal du tout.
    PcLinuxOs cité par misaine:
    Alors celle là, elle est vraiment atypique, paquets RPM gérés par apt
    et synaptic de Debian. Une des rares distro « grand public » à refuser
    systemd. KDE 4.14.7 en bureau par défaut. Gestion « séparée » des locales et de Libreoffice.
    Je l’aime bien moi la PcLinuxOs, mais un peu trop « clicodromesque »
    quand même. Elle peut être gérée sans jamais ouvrir un terminal …

  18. Salut Frédéric,
    comme beaucoup ici j’ai un parcours assez long sur Linux pour avoir voulu me débarasser de la « Pomme » et des « Fenêtres » … Le chemin est long mais très formateur, aujourd’hui je suis autonome sur ces systèmes et je constate que Mint est devenue une distribution mature capable de remplacer aisément les systèmes propriétaires. Il y a une bonne quinzaine d’années je cherchais la distribution idéale, simple à utiliser et facile à entretenir … j’ai fait mes armes sur Suse, Redhat, Mandrake et bien d’autres avant de trouver des dérivées de Debian disons faciles à installer. J’avoue en avoir pas mal testées, l’une des rares que j’ai pu garder longtemps fût la Mepis qui en terme de simplicité m’avait conquis …
    Après ma période Mepis, j’ai eu ma période Sidux (AptoSid aujourd’hui) puis Ubuntu et ses dérivées ont débarqué, j’ai pu alors utiliser Kubuntu et LinuxMint (en KDE) . Ce qui me frappe aujourd’hui c’est l’évolution de Gnome que je répugnais à utiliser qui aujourd’hui est devenu nettement plus « sympathique ». Après des années de KDE je vais donc me tourner vers Gnome qui m’a conquis ! Ton test de Korora m’a incité à installer cette distrib pour apprendre un peu mieux de cet environnement. J’avoue préférer une gestion Debianlike avec paquets en .deb plutôt qu’en .rpm , mais qu’importe le plaisir d’apprendre est toujours là
    Merci pour ton blog et toutes les (bonnes) infos que tu distilles … Ton avis est précieux et toujours intéressant …
    A+
    phil

  19. cette histoire pour installer sans systemd c’est de la légende urbaine .il n’y a rien a rajouter , ni dépôt ni pining.
    voir le témoignage de vv222 sur debian-fr
    simplement ça ne fonctionnera pas avec gnome.

  20. Non, ce n’est pas du flan du tout.
    Essayez donc d’installer une Jessie XFCE par exemple, puis virez tout ce qui concerne systemd . Et bien ça va vous péter à la figure.
    La méthode vv222, j’ai plus que des doutes.
    J’ai ma méthode: deux dépôts tiers:
    – celui d’Adam Borowski, un développeur Debian Polonais qui a créé
    son dépôt en repackageant plus de cent .deb débarrasés de leur dépendances à systemd
    -celui de Trios qui propose une iso de Jessie XFCE avec OpenRC et le support natif de ZFS.
    Plus mon « pinning » perso, beaucoup plus agressif que celui de Devuan.
    Et ça marche ! Je l’affirme, parce que je teste ça depuis des mois, que je suis dessus actuellement et que la seule bribe de systemd qui me reste, c’est udev, celui-ci lui étant maintenant intégré.
    Testez, vous verrez bien.

  21. la page without-systemd correspond bien a ce que dit vv222 et le pinning appliqué ne sert qu’a prévenir d’une accidentelle installation d’une dépendance de systemd mais n’a aucune incidence sur le fonctionnement .c’est qu’une précaution certe pas inutile.

  22. Tout à fait d’accord . Tant qu’il n’y aura pas d’Iso officielle, ça reste dans le flou artistique …
    Exact aussi pour eudev qui a fait ses preuves sur Gentoo et Funtoo.
    Mais ils s’orientent vers vdev:
    https://github.com/jcnelson/vdev

    Je viens de voir que ce projet vdev à l’air d’intéresser la communauté Slackware. Mais là, seul Patrick Volkerding a le dernier mot ….

    1. Je serais à la place de Patrick Volkerding, je resterais avec des projets ayant fait leurs preuves. Donc, avec eudev.

      Et puis, j’ai comme l’impression que les BSD libres ont des développeurs suffisamment talenteux pour avoir leurs propres gestionnaires de devices fonctionnelles sans passer par une volonté de réinventer la roue.

Les commentaires sont fermés.