La bureautique libre ne se limite pas à LibreOffice, petit article pratique.

Les outils de bureautique libre ne se limite pas à LibreOffice, même si celui-ci s’est imposé au fil des mois comme l’outil incontournable. Il y a au moins deux suites bureautiques libre, et un duo qui permet de remplir les fonctions classique de traitement de texte et de tableur. On m’a fait la remarque que je ne parlais que de LibreOffice, donc acte !

J’ai nommé Apache OpenOffice, Calligra et le duo Abiword plus Gnumeric.

Commençons par Apache OpenOffice. Remontons au début des années 2000. À l’époque, vouloir faire de la bureautique libre relevait de la gageure. En mai 2002, Sun Microsystems, acquéreur de la suite bureautique StarOffice, propose la version 1.0 d’OpenOffice.org, dont le code est publié sous licence libre.

C’est à l’époque une bouffée d’air frais, même si on est très loin du mastodonte qu’est MS-Office 2000, en terme de qualité ou de compatibilité. Les années passent, les versions 1.x et 2.x d’OpenOffice.org aussi. Oracle rachète Sun Microsystems en 2009 et la communauté du libre se dit, non sans raison : ça empeste le sapin pour OpenOffice.org sur le long terme.

En effet, en avril 2011, trois mois après la sortie d’OpenOffice.org 3.3.0, Oracle annonce qu’il arrête les frais. Le code est alors forké et LibreOffice naît. Il prend rapidement de l’ampleur. Néanmoins, le code détenu par Oracle et qui avait été forké est donné à la fondation Apache.

Ce qui donnera naissance en mai 2012 à la version 3.4 d’Apache OpenOffice. La version la plus récente est la 4.1.1, sortie en août 2014. Même si les deux suites sont compatibles sur le plan des documents, chacune vit sa vie. Le retard pris par Apache OpenOffice au démarrage lui est dommageable. Il n’est que rarement proposé par les distributions GNU/Linux.

Calligra, c’est un projet de suite bureautique pour l’environnement KDE. Comme LibreOffice et Apache OpenOffice, on peut créer des documents selon les normes ouvertes ODT. La suite est cependant plus complète, car elle propose un outil pour gérer les projets, un outil de dessin « bitmap », et un outil pour créer des diagrammes.

Destinée à KDE SC et Plasma, elle s’intègre parfaitement avec. N’étant pas un grand fan de KDE SC, j’avoue que je ne l’ai jamais vraiment utilisé.

Derniers outils, le duo Abiword et Gnumeric qui fait parti d’un projet plus large, Gnome Office. On y rajoute alors Evince (l’afficheur de pdf de Gnome), Evolution (outil de courrier de Gnome), Inkscape (pour le dessin vectoriel), et le projet Ease (pour les présentations qui est encore peu ou pas utilisable).

Contrairement à l’approche d’Apache OpenOffice ou de Calligra, on est plus dans la collection d’outils que dans des outils développé par un même groupe de codeurs. C’est un peu une impression de « bric à brac ». Abiword et Gnumeric sont suffisamment léger pour être proposé avec Xfce le plus souvent.

Pour présenter rapidement les outils en action, j’ai créé deux machines virtuelles avec Archlinux. L’une avec Plasma 5.2.2 et Calligra, la deuxième avec Apache OpenOffice et le duo Abiword et Gnumeric. Pour l’installation de Apache OpenOffice, j’ai modifié le paquet disponible sur AUR pour avoir la version française.

Vous avez maintenant un aperçu un peu plus complet de la bureautique dans le petit monde du logiciel libre. Vous pourrez comprendre pourquoi la suite LibreOffice a une telle popularité 🙂

22 réflexions sur « La bureautique libre ne se limite pas à LibreOffice, petit article pratique. »

  1. C’est que tu as oublié WPS Office! 😀

    « GNOME office » en effet c’est un bric à brac. Il faut croiser les doigts pour que les légers Abiword et GNUmeric ne s’alourdissent pas en passant au gtk3. Je ne sais pas si un « QtOffice » existe. C’est un manque pour lxqt.

      1. Pas libre mais « gratuiciel » disponible dans la logitech Ubuntu…

        Caligra à encore trop de dépendances KDE à l’heure actuelle. La prochaine version utilisera le framework 5, ce sera mieux, plus de qt5, moins de morceaux KDE.

  2. Ce serait pas contre-productif d’avoir des doublons en Qt et en GTK, simplement à cause du toolkit ? Le mieux est certainement de pouvoir se servir d’applis GTK dans un environnement Qt et vice versa en toute transparence. Par exemple, ce serait intéressant de voir Abiword devenir un jour utilisable, qu’il reste en GTK ou qu’il passe en Qt, ce n’est pas important…

  3. Coucou;
    J’ai longtemps utilisé calligra quand il s’appelait encore koffice(avant que ça s’engueule et se fork), c’etait tres bien foutue a l’epoque et légé. Calligra est pas mal mais peu francisé comme t’as pu le voir, et c’est un peu le bordel enfin je trouve que c’est bordelique…

    Abiword et gnumeric, j’ai aussi pas mal utilisé a m

  4. ça m’a recouper le texte:)

    donc a ma periode gnome 2, ce sont des outils qui depanne mais pas plus et puis le manque de compatibilité avec odt c’est pas un bon point!

    Sinon je suis resté fidele a open office, j’ai tres bien aimé leur changement de placement des boites, et puis c’est tres fiable. ça bouge un peu plus dans les grande lignes que libreoffice…

  5. @Hyacinte
    Ha, le « Qt vs Gtk », il en rajoute au foisonnement de l’environnement linuxien, alors que, justement une simple variable d’environnement QT_STYLE_OVERRIDE=GTK (essayée que dans ce sens ;-)) règle le problème dans le « coeur du poulailler’.

  6. & un avantage de librO, à ma récente surprise, est qu’il se contente d’un soupçon de gtk(2), pour fonctionner, étonnant, n’est-il pas..?

  7. Il mange de l’ODF normalement Abiword, même s’il le digère mal.
    Fred, tu oublies que Abiword et Gnumeric sont plus légers que LO/AOo 😉 du coup sur mon EeePC, je sens la différence, tu devrais comparer sur le tien.
    Pour une machine relativement plus récente (monocore + 3 Go de RAM), Abiword est rapide mais LO se lance sans trop ralentir.

  8. il faut mentionner Kexi , gestionnaire de base de données de bonne qualité .
    il ressemble beaucoup à MS Access … mais c’est plutôt une qualité , celui-ci était le seul produit dans les années 90 à permettre des jointures de bases hétérogènes , DB2, Oracle, SQLServer via ODBC .

    Chose que je n’ai réussi à faire en open source que depuis peu …

  9. C’est un peu plus compliqué que ça pour LibreOffice et Apache OpenOffice. Avant même le rachat de Sun par Oracle, la version d’OpenOffice.org fournie par les distributions GNU/Linux n’était pas l’originale, mais une version patchée nommée Go-oo, qui comprenait des améliorations refusées par Sun.

    Après le rachat de Sun par Oracle donc, OpenOffice.org s’est plus ou moins figé et semblait être voué à disparaître ou à se fossiliser, et a donc été forké sous le nom de LibreOffice, et les développeurs de ce fork on invité Oracle à les rejoindre. Oracle ont ignoré cet appel, puis, quelques mois après, ont pris la décision assez ahurissante de faire d’OpenOffice.org un concurrent de nouveau LibreOffice, en l’abandonnant à la fondation Apache sous le nom Apache OpenOffice.

    1. J’ai oublié un détail : LibreOffice est l’héritier direct de Go-oo, dont il a en fait pris la suite en devenant un vrai fork et non plus une simple série de patchs.

      1. Je connaissais déjà les détails, mais je ne voulais pas non plus rendre l’article imbuvable. Une chose est sûre : l’abandon durant près d’une bonne année du code d’OpenOffice.org avant qu’il ne soit donné à la Fondation Apache a été du pain béni pour LibreOffice.

    2. On peut ajouter quelques précisions. De par leurs licences respectives, LibreOffice peut récupérer les améliorations qui seraient effectuées dans OpenOffice, mais l’inverse n’est pas possible. LibreOffice progressera donc toujours plus vite.

      LibreOffice a également fait le choix (longtemps demandé du temps de Sun) de revoir complètement les bases (traduction des commentaires de l’allemand vers l’anglais, remplacement de pans entier de code obsolète, changement de technologies…), là où OpenOffice continuera dans le conservatisme. Il y a donc plus de chance d’obtenir une suite moderne et avec de bien meilleures performances, du côté de LibreOffice.

      Et on pourrait finir sur la création de la Document Foundation, qui a une gouvernance ouverte, et qui tente de favoriser le plus possible la collaboration.

      Pour moi, OpenOffice, c’est vraiment un projet mort dont on ne devrait plus se préoccuper. Dommage qu’IBM et certains gros acteurs n’aient toujours pas fait le basculement.

  10. C’est bien de nous parler d’autre chose que les tests de distributions, nous ne sommes pas assez curieux pour aller chercher l’application qui peut-être nous conviendrait mieux et tu nous ouvres les yeux 😀
    Merci pour cette démonstration, bientôt un petit test sur les différents logiciels de comptabilité personnelle ?
    A pluche.

  11. Vu que Ease est en développement, quelle alternative en libre pour la lecture des .pps/.ppt qui ne soit pas incluse dans une série de type open office, libreoffice, calligra ? Par avance merci pour toute réponse à ce « challenge ».

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