Sabayon Linux : du sucré au boisé ?

Je n’ai jamais eu vraiment beaucoup de chance avec les Sabayon Linux. Ma dernière expérience en août 2013 ne m’avait pas vraiment convaincu Cependant, j’ai eu l’impression que la qualité était malheureusement de moins en moins présente. J’avais enregistré une vidéo fin février 2015 que je n’avais pas exploité jusqu’à la rédaction de cet article.

Je n’arrivais pas à faire démarrer des ISO de la Sabayon Xfce 15.03, avec un paquet monumental d’erreurs liées à squashfs. Peut-être un bug des ISO de la version Xfce de Sabayon ? J’ai donc voulu recommencer l’expérience en prenant une autre option, en me basant sur les ISO avec Gnome.

Ayant vu sur Distrowatch que l’ISO de la Sabayon Linux 15.04 était disponible, j’ai fouillé sur les mirroirs pour récupérer les ISO Gnome de la Sabayon 15.02.1, de la 15.03 et de la 15.04.

J’ai vérifié chacune d’entre elle avec les sommes md5sum disponibles. Rien à signaler donc sur ce plan. Autant dire que si l’ensemble part en cacahuètes…

J’ai décidé de tester le démarrage des ISOs en partant de la plus récente, donc la 15.04 en allant vers la plus ancienne disponible, la 15.02.1. Si une ISO d’installation ne démarre pas correctement, inutile de vouloir l’utiliser, non ?

J’ai donc testé les trois ISOs à la suite dans une machine virtuelle VirtualBox. Pourquoi pas sur une machine réelle ? Je pars du principe que s’il y a des problèmes dans la structure de l’ISO même, que l’environnement de test soit réel ou virtuel ne change rien au problème.

En faisant quelques recherches, je suis tombé sur un fil où le créateur de la distribution pousse une gueulante sur un groupe Facebook qui semble être mort actuellement :

Since some people are complaining about the quality of support and images, without even considering that I (and others) don’t make any money from Sabayon nor it’s our full time job (I have in fact, another paid job), I am considering the idea of either shutting down the entire distro or giving it to somebody else to maintain. After 11 years, I am done with people acting like entitled _____, without considering the fact that I am doing all this for free and as hobby, on my spare time, which is the same time I am taking away from my family and friends.
I am done with asking people to report bugs or help contributing, nobody, apart from the core team, is willing to do that!? Fine, then expect the sunset.

Ce qu’on peut traduire par, en rajoutant entre crochets des compléments nécessaire à la compréhension du message. Je n’ai pas trouvé l’équivalent français pour la dernière phrase cependant.

Comme certaines personnes se plaignent de la qualité du support technique et des images [ISO], sans même prendre en considération qu’avec les autres [créateurs] nous ne gagnons pas d’argent avec la Sabayon, et que ce n’est pas notre travail à temps plein (j’ai en fait, un autre emploi rémunéré), je envisage l’idée de soit arrêter l’ensemble de distribution ou de le donner à quelqu’un d’autre à maintenir. Après 11 ans, je en ai assez avec des personnes agissant comme des _____, sans tenir compte du fait que je fais tout cela gratuitement et comme passe-temps, sur mon temps libre, qui est fait du temps que je prends loin de ma famille et de mes amis.
J’en ai assez de demander aux gens de signaler les bugs ou des contributions, personne, en dehors de l’équipe de base, est prêt à faire ça !? Très bien, alors attendre le coucher du soleil.

Il n’est pas impossible que la Sabayon Linux ne voit pas la fin de l’année, et je peux comprendre que le créateur de la distribution peut en avoir sa claque de ne pas être soutenu par sa communauté. À moins qu’une personne reprenne le flambeau ? Mais j’avoue en douter fortement. Seul l’avenir nous le dira !

14 réflexions sur « Sabayon Linux : du sucré au boisé ? »

    1. Nullement. Pour une simple et bonne raison : J’ai le même problème dans Qemu. Et une erreur au niveau du fichier squashfs n’a rien à voir avoir l’environnement de test, que ce soit une machine réelle ou virtuelle.

      Si c’était un problème d’inadéquation entre le noyau de ma machine réelle sur laquelle fonctionne VirtualBox (3.19.x) et le noyau de la sabayon, aucune ISO ne devrait démarrer, non ?

      De plus, j’ai trouvé ce fil sur le forum qui semble confirmer mes doutes :

      https://forum.sabayon.org/viewtopic.php?f=86&t=32340

      Si une ISO ne démarre pas dans une machine virtuelle avec des erreurs au niveau du fichier squashfs, ça sent mauvais 🙁

    1. Je pense que tu pourras démarrer, comme l’indique le fil. Mais c’est quand même dommage que l’ISO soit inutilisable dans un environnement virtuel, surtout quand on veut faire quelques tests rapides.

  1. En effet, elle est inopérationnelle. Je crois savoir qu’elles sont générées par un bot…. L’automatisme a ses limites. J’avoue que quand je l’avais essayé, la lourdeur de son gestionnaire de paquet écrit en python m’avait sidéré. D’une lenteur on se demande si il va terminer les tâches. Sachant que sabayon est basé sur gentoo qui est une distro sources et donc qui se fou de faire la diff entre les deps runtime et les deps decompilation…mon verdict: Distribution à fuir

    1. On atteint ici les limites de l’automatisation. Même si les ISOs sont aussi automatisées pour la archlinux, au moins, l’ensemble démarre à chaque fois.

      D’ailleurs, j’ai entendu parlé d’une distribution dérivée de la Sabayon, la Spike qui est consacré au « pentesting ». J’ai récupéré la dernière ISO (datant de mars 2015), et miracle, elle se lance !

      https://spike-pentesting.org/

  2. J’avais essayé cette distribution il y a de cela 2/3 ans, j’avais été impressionné par la facilité d’installation et surtout la reconnaissance du matériel, installation des pilotes nvidia sans rien faire, ainsi que du wifi.

    De plus coté esthétique c’était au niveau d’opensuse.

    La stabilité de la distribution était excellente aussi.

    Alors pourquoi ne pas l’avoir gardé ?

    La lenteur du système : malgrè que ma bécane soit à base de Phenom 955 x4 / 4 giga de ram + ssd c’était relativement lent, y compris l’outil de gestion des paquetages. Certes j’avais installé la version KDE mais comparée à une debian ou à une opensuse qui sont les distributions que j’utilise en PC fixe ou portable (les 2 sous kde 4) il n’y avait pas photo.

    Fabio Erculani (l’auteur de la distrib) en était conscient, il donnait une astuce pour modifier un fichier qui devait accélérer la bête, mais après l’avoir fait je n’ai pas vu de différence. Il faudrait peut être que je retente l’essai pour voir si une amélioration a été apportée de ce coté là depuis parce que c’était le type même de distribution que (presque) n’importe qui pouvait installer sans se prendre la tronche.

    Mais il faut croire que la simplicité se paye en retour par une certaine lourdeur.

  3. Salut Fred. Très bon billet (comme d’hab, quoi). Dommage pour Sabayon car elle avait l’air de bien y aller.
    Pour la traduction de la dernière phrase, je dirais que c’est plutôt « Plier bagage » dans le sens de tout arrêter 😀

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