Black Lab Linux Mate 6.5 : un exemple qui montre que le monde des distributions GNU/Linux ne pense essentiellement qu’en anglais ?

La Black Lab Linux est l’exemple parfait de la pensée anglophone du monde des distributions GNU/Linux. C’est vrai que l’anglais est la langue maternelle de l’informatique, même si certains termes français se sont frayés un chemin dans ce domaine comme menu par exemple.

L’annonce de la sortie de la Black Lab Linux Mate 6.5 que j’avais déjà testé en juillet 2014 dans sa version 5.0.2 m’avait donné envie de tester cette nouvelle mouture.

J’avais donc récupéré l’ISO de la version 6.5 de cette distribution au nom canin, et lancé directement l’installateur. J’attendais que l’installation se termine quand j’ai eu droit à un laconique message d’erreur.

En effet, l’installateur se plante comme un MS-Windows Millenium sous amphétamine dès qu’on veut l’installer en français (langue disponible dès le départ), aussi bien avec Qemu que Virtualbox… Cela me rappelle une autre distribution qui subissait le même sort, la ZorinOS à l’époque de sa version 8.0. Avec le même bug ou presque. L’installateur serait un peu trop chatouilleux ?

Pourtant, c’est à peu de chose près celui qui est employé par Ubuntu et ses déclinaisons officielles (Kubuntu, Xubuntu, Lubuntu, Ubunte Mate entre autres) qui n’ont aucun problème pour s’installer dans la langue de Molière.

On pourrait me dire : « Installe en anglais et ajoute le français par la suite ». C’est compréhensible, mais dans ce cas, l’installateur ne devrait pas proposer l’installation dans d’autres langues que l’anglais pour éviter que l’utilisateur ne se retrouve le bec dans l’eau.

Il est assez rare que je sois confronté à ce bug linguistique et avec la ZorinOS, la Black Lab Linux est la seule distribution basée sur Ubuntu qui m’envoie sur les roses. Ce qui est dommage, et qui peut porter atteinte aux développeurs de ces distributions.

À moins que leur communauté ne soit pas assez grande pour rapporter les bugs qui pourrait arriver malencontreusement si on ose s’exprimer dans une autre langue que l’anglais, troisième langue la plus parlée au monde après le chinois mandarin et l’espagnol.

Quoiqu’il en soit, c’est le genre de bugs qui vous ruine une réputation et vous coupe de nombreux utilisateurs potentiels. Je disais dans mes prédictions pour 2015 que :

« Pour moi, comme cela a pu être dit dans cet article anglophone de DataMation sur la diminution de nombre de distributions existantes, 2015 sera une année où une forme de rationalisation se fera encore plus sentir. »

Si cela pouvait faire disparaitre des projets qui oublient que l’anglais n’est pas la seule langue à prendre en compte, ce serait déjà un très bon point pour voir un peu plus clair dans le sac de noeuds qu’est le monde des distributions GNU/Linux.

7 réflexions sur « Black Lab Linux Mate 6.5 : un exemple qui montre que le monde des distributions GNU/Linux ne pense essentiellement qu’en anglais ? »

  1. Hey voilà une distribution qui ne sert à rien. Encore des mecs qui pensent faire une nouvelle distribution et finalement qui ne marche pas.

  2. En fait je ne comprends qui cette distribution peut intéresser…
    Je ne dis pas ça pour être méchant, c’est une vraie question que je me pose.

  3. Dommage que tu n’as pu nous la montrer en vidéo car je sens qu’on aurait bien rigoler … (je dis çà par rapport au fond d’écran lol).

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