Prenez une pincée de Debian GNU/Linux, une pincée d’Illumos, vous obtiendrez Dyson.

Dyson est un projet hybride intéressant. En partant de la Debian GNU/Linux (qui propose aussi des noyaux autres que linux avec des projets comme Debian GNU/kFreeBSD ou pour les plus que barbus, la Debian GNU/Hurd), le projet Dyson a une approche différente : celle de proposer le noyau illumos.

Illumos ? C’est le descendant du projet OpenSolaris mis à mort par Oracle après le rachat de Sun Microsystems en janvier 2010. J’ai parlé rapidement plusieurs fois du projet OpenSolaris sur mon blog, dans les années 2008 et 2009.

Comme pour le monde linuxien, Illumos propose le noyau, et il existe plusieurs distributions. Dans le domaine des version grands publics, il n’y a pas énormément de choix en dehors de la Dyson : OpenIndiana, OpenSXCE et XStreamOS.

J’ai décidé de parler de la Dyson, car c’est un projet qui est sur la liste d’attente de distrowatch depuis pas mal de temps. Depuis juin 2009 pour être plus précis : « Dyson (submitted on 2009-06-05) »

La dernière ISO installable date d’octobre 2014, et j’ai donc récupéré l’énorme ISO (100 Mo environ) depuis le répertoire http://ftp.osdyson.org/iso/2014-10-08/.

Ensuite, j’ai créé une machine virtuelle en utilisant le modèle « OpenSolaris 11.x » de VirtualBox.

Une fois la version « lacaille » lancée, on arrive sur l’installateur qui est en anglais du début à la fin.

Un message très sympathique nous prévient que c’est assez explosif.

J’ai gardé les options par défaut. À noter qu’il faut créer une partition unique étiquettée « BF » dans Cfdisk pour que l’installateur continue son travail.

J’ai pris l’option d’installer Xfce au dessus de l’ensemble. Autant avoir quelque chose d’un minimum utilisable, non ? 🙂

Pour gagner du temps à l’installation, j’ai choisi le dépot de fichier néerlandais. Ce qui a pas mal réduit la durée de téléchargement et d’installation de l’ensemble.

Une fois la copie terminée, on passe à l’ajout du nom de la machine, celui du mot de passe root, et on crée un utilisateur. Il faut se souvenir que le clavier reste en agencement qwerty durant les dites étapes.

Étape suivante incontournable ? Le fuseau horaire, voyons !

Excellent point : on peut choisir la localisation du système.

On finit enfin par l’installation du gestionnaire de démarrage, et avec un message plein d’optimisme des développeurs, qu’il est inutile de traduire…

Au premier démarrage de Dyson, après s’être connecté, on est accueilli par un message en français de Xfce nous demandant quelle présentation adopter.

Mais le mieux est de montrer l’ensemble en vidéo, en n’oubliant pas que c’est un OS encore en plein développement et qui fonctionne tant bien que mal.

Dyson est un projet intéressant, si on aime les OS plus qu’alternatif. Sa logithèque bien que limitée permet de naviguer sur la toile, taper quelques documents, et faire un peu de retouche photo. Cependant, si vous considérez que les distributions GNU/Linux sont assez limitées logiciellement parlant, que dire de Dyson ? Que c’est le désert complet ?

J’ai presque envie de dire que c’est un « hobby OS » plus qu’autre chose. Et encore, je prend le terme de « hobby » dans sa conception la plus noble. C’est une curiosité technique, mais qui reste largement plus utilisable – sur certains plans – que nombre de distributions GNU/Linux que j’ai pu voir au fil des mois et des années sur le blog.

Il reste cependant des bugs comme l’impossibilité d’éteindre la machine en simple utilisateur (des droits qui manquent ?) ou encore lightdm qui est à moitié fonctionnel. Mais au moins, l’ensemble est en français, et reste utilisable 🙂

Certaines personnes se diront que parler de cet OS est inutile, que c’est de la pure masturbation intellectuelle, mais c’est le genre de pratique onaniste que j’apprécie quand j’ai le moral qui n’est pas au beau fixe.

8 réflexions sur « Prenez une pincée de Debian GNU/Linux, une pincée d’Illumos, vous obtiendrez Dyson. »

  1. Bonjour fred,

    Si tu veux rester dans la lignée des ‘hobby-os’ tu peux jeter une œil du coté de Aros:
    http://aros.sourceforge.net/fr/

    C’est la continuité de AmigaOS si tu as déjà lancé une machine Amiga dans ta jeunesse tu ne seras pas perdu. 🙂

    Merci pour tes vidéos en tout cas.

  2. Salut FRed,
    Moi je trouve cela bien que des projets autre que linux voient le jour. J’espère juste qu’ils seront moins bêtes et formeront un seul et même groupe pour tous aller dans la même direction.
    Il serait bien que tu test openIndia, je me souviens à un moment j’étais sous OpenSolaris qui fonctionnait vraiment bien.Mais à cause du grand Méchant Oracle j’ai du passer à linux.
    Bon courage et a bientôt.
    Au fait Mon Q45 toune Pas mal avec KF5 et Arch. Merci encore d’avoir pris le temps de répondre à mon mail.
    En fait j’ai installé KF5 et rajouté ce qui manquait de KDE 4.14 ensuite.

  3. Illumos j’en ai entendu parler sur le site de KaOS , ils ont dit qu’ils envisagent de passer vers ce kernel en vu de son évolution

    vous qui l’avez testé qu’a t’il de plus que le kernel linux ? offre t’il une meilleur utilisation du matériel ( surtout des cartes graphique ) ? de meilleur performances ?

    j’attends personnellement un éventuel ArchIllumos , il y’a bien ArchBSD et ArchHurd on peux toujours espérer ! , je préfère quand même tester dans une distro et un milieu que je maîtrise bien !

    Et info à part Gnome 3.16 étant sortis comptez vous revenir vers lui après votre récent passage vers XFCE ? il rajoute quand même pas mal de nouveautés.

    1. Bon courage pour la migration vers Illumos. Grand bien leur fasse 🙂

      Linux est ce qu’il y a de mieux ou presque dans le domaine du libre pour le support du matériel.

      ArchHurd ? Mort ou moribond au mieux.

      Gnome 3.16 ? Je compte faire un article dessus. Et revenir vers Gnome ? Je ne sais pas.

  4. Bonjour.
    Grâce à Frédéric, j’ai pu tester Dyson. Pour ce faire, j’ai utilisé VirtualBox. Cet OS m’intrigue. Le « système de fichiers » est ZFS et pourtant le système virtuel est relativement véloce contrairement à un système OpenIndiana ou FreeBSD dans des conditions similaires. Est-ce la base Debian qui le rend aussi rapide malgré l’utilisation de ZFS ? Qui aurait une amorce de réponse à apporter sur ce fait étrange ?

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