L’avenir du bureau libre sera-t-il à terme basé sur du BSD ?

Cette question m’est venue à l’esprit lors de la sortie de Xfce 4.12. Sur l’article qui liste les nouveautés, on peut lire :

A note on Xfce’s portability

All but one of those screenshots were taken on machines running OpenBSD-current, a good proof that Xfce is still portable and friendly to all Unix systems.

Ce qu’on peut traduire par :

Une note sur la portabilité de Xfce

Toutes les captures d’écran sauf une ont été prises sur des machines sous OpenBSD-current, une bonne preuve que Xfce est encore portable et convivial envers tous les systèmes Unix.

J’avoue que quand j’ai lu cela, je suis tombé sur le popotin. Un autre élément qui me fait avancer dans cette réflexion, c’est un article de Cyrille Borne, qui bien qu’étant un peu excessif sur certains plans n’est pas complètement faux dans son diagnostic.

[…]Le raisonnement se tient totalement en précisant que si on utilise du logiciel libre c’est pour être libre et pas pour avoir quelqu’un qui décide à votre place.
[…]
A une informatique libre, je préfère une informatique solidaire, plutôt qu’une informatique élitiste, une informatique pas faite pour cent personnes mais pour des millions.
[…]
J’ai la sensation de voir une bande d’ados révolutionnaires paranoiaques qui crachent de façon systématique dans la soupe et je dois vous confier mon profond sentiment de lassitude. Je ne peux aujourd’hui cautionner des gens qui ont oublié le but de l’informatique, simplifier les tâches pour le plus grand nombre. Je ne peux aujourd’hui cautionner des gens qui ont oublié le but de l’informatique libre, rendre l’informatique plus juste. Quand Richard Stallman s’attaque à son imprimante pour la débloquer c’est pour la rendre meilleure, quand Linus Torvald lance Linux c’est pour s’affranchir de Microsoft et des autres ténors de l’informatique.
[…]
Les énervés prennent désormais tellement de place sur la toile qu’on ne voit qu’eux, j’aurai personnellement peur d’être amalgamé, rayez donc sur la carte blogueur libre, encore heureux que j’ai suicidé blog libre on pourrait encore faire la confusion.

Il est vrai que Cyrille Borne fait parfois des articles à l’emporte-pièce, mais sur le fond, il n’a pas complètement tord.

Plus j’observe la communauté linuxienne dans son ensemble, plus j’ai l’impression que le moindre élément technique est devenu source de guerre et de trollerie intense.

Outre le fait que la guerre batte son plein avec systemd – puisqu’il faut bien l’invoquer – on a l’impression que la communauté est en train de se fracturer entre les personnes qui pour des raisons compréhensibles veulent abolir les limites et les personnes un peu plus pragmatiques qui observent les dégats de l’absence de certaines limites à laquelle s’ajoute un manque de formation minimale en terme d’hygiène informatique.

Dire que les anti et pro-systemd fanatiques m’explosent la bijouterie familiale est un bas mot. J’aurai presque envie de prendre les deux groupes et les envoyer se balader près d’une supernova sur le point de se transformer en trou noir. La communauté linuxienne en sortirait grandie.

Je passerai rapidement sur l’histoire des extensions signées dans Mozilla Firefox, trop d’encre électronique a déjà été versée. La planche de Gee sur le framasoft résume très bien la situation, ainsi que les commentaires qui y ont été déposés par la suite.

Dire que je suis atteint de lassitude par ces polémiques sans fins est un bas mot. J’avoue que je suis en train d’envisager de plus en plus la migration vers l’installation d’un FreeBSD sur mon PC fixe. Oui, vous avez bien lu, moi l’archlinuxien je pense passer sur un FreeBSD. Le seul gros point qui me pourrait bloquer une potentielle migration ? Le non-support de mon imprimante avec scanner.

Il est vrai qu’on est encore loin d’un niveau de convivialité et de facilité d’installation des distributions GNU/Linux actuelle, mais l’ensemble s’en rapproche. Je prépare un article qui sera – ou aura été – publié vers le 13 mars 2015, et qui permettra de compléter cet article.

Quoiqu’il en soit, contrairement à ce que je pensais il y a plusieurs années, l’avenir d’un bureau libre passera avec plus de chance par un BSD libre que par une distribution GNU/Linux, aussi populaire soit-elle. Il faut juste que les BSD en question deviennent plus facile d’accès, et surtout qu’on ne tombe pas dans des OS très (trop ?) lourds à la PC-BSD.

62 réflexions sur « L’avenir du bureau libre sera-t-il à terme basé sur du BSD ? »

  1. Salut Fred.

    Pourquoi migré sur FreeBSD à cause d’une minorité qui crie au loup pour un oui ou pour un non ?

    Tu es bien sur Arch, Xfce te conviens, tu as l’environnement qui te plais, alors boudin fécal aux autres !

    En migrant tu apportes du crédit à ses querelle de maternelles !

    Moi je suis bien sur Debian Sid avec systemd que je trouve beaucoup mieux qu l’ancien système, j’aime gnome-shell avec des extension, j’aime l’environnement que JE me suis créer.

    Il correspond à MES choix, et MES choix ne sont pas forcément les tiens.
    Alors laissons parler les énerves qui n’ont que ça à faire et soutenons les travailleurs de terrains qui eux œuvrent vraiment pour le libre.

    1. Je ne faisais qu’exprimer le fonds de ma pensée.

      Quand aux énervés, c’est le même principe qu’avec les trains : on parle toujours de la minorité en retard, jamais de la majorité qui est ponctuelle.

      1. En Belgique, on considère qu’un train est à l’heure s’il arrive au plus six minutes après l’heure prévue sans tenir compte de la durée initiale. Ici, les navetteurs, c’est ainsi qu’on appelle les gens prenant le train tous les jours pour aller travailler, arrivent très souvent en retard sur l’un des deux trajets alors que les trains sont à 90 % à l’heure. Cette statistique ne tient pas compte du nombre de personnes par train, or quasiment tous les trains hors heures de pointe sont à l’heure mais ne transportent quasiment personnes.
        Par conséquent, il y a très peu de trains en retard mais on en parle beaucoup car cela touche une majorité de personnes transportées chaque jour.

  2. De plus en plus de personne en viennent a cette reflection. Je dois dire que moi aussi j’y pense de plus en plus. Surtout sachant que FreeBSD propose un compatibilité importante avec les applications devellopés pour GNU/Linux. Je me demande si ce n’est pas le succes qui est en train de « tuer » GNU/Linux. J’utilise maintenant GNU/Linux depuis quelques années (2008 il me semble), et je n’aime pas vraiment ce que devienne certaines distribution. Pour le moment seule salix et arch/manjaro et Debian ( dans une autre mesure) garde mon affection. Je ne suis pas expert des OS BSD, mais j’ai de plus en plus envie de m’y mettre…

    1. Ce qui me cassent particulièrement les gonades, c’est comme je l’ai précisés les plus « puristes » (faute de trouver un terme plus adapté) qui sont en train de faire exploser en mille morceaux le travail des plus pragmatiques.

  3. Je ne manipule que très rarement du BSD, mais je sais une chose qui pourra certainement bloquer à son utilisation répandue, et tu l’évoques d’ailleurs avec ton imprimante : le support matériel.

    C’est déjà bien quand un constructeur propose quelque chose pour Linux, c’est encore plus aléatoire pour BSD. Même sous Linux assez souvent c’est à « la communauté » (je met les entreprises tierces et les « particuliers » dans ce même groupe, pour faire simple) de se débrouiller pour apporter le support de certains matériels de manière si possible propre (sans firmware/blob binaire) et, mieux, libre.

    Alors est-ce que BSD pourra devenir cet avenir, et en quoi « Linux » pourrait-il vraiment s’en départir ? On a déjà eu du mal à avoir du Linux à un tel niveau, et surtout du fabricant de matos qui joue le jeu malgré les querelles de clocher, alors j’ai du mal à croire qu’on pourra recommencer avec BSD…

    1. Il y a une grosse différence : largement moins de « diversité » dans le monde BSD du libre : il y a FreeBSD, NetBSD, OpenBSD et des projets plus petits comme DragonFlyBSD pour rester dans l’utilisable.

      Donc, moins de travail de maintenance pour les développeurs à terme.

  4. C’est justement pour cela que j’ai fini sous ArchLinux après 6 mois de FreeBSD et auparavant plusieurs années de Debian et/ou Ubuntu.

    FreeBSD c’est bien pour du serveur mais encore trop instable en desktop (je pense notamment à tous les soucis que j’ai pu avoir lors de l’arrivée de gnome3 où ils avaient oubliés des paquets ou forcé la suppression des drivers nvidia sans aucun warning …).

    PC-BSD, surcouche de FreeBSD, propose KDE par défaut (aie) et fonctionne avec des paquets « maison » (PBI) ne m’attire pas du tout.

    Pour le moment, si je devais choisir un BSD, ce serait OpenBSD mais gros soucis ma carte nvidia n’est pas supportée. Donc je reste sous ArchLinux qui me convient parfaitement.

    Petit troll pour finir : le jour où ArchLinux ne me conviendra plus, peut-être de GNU/Hurd sera dispo ^_^ »

  5. c’est sans doute le fait que je n’ai jamais réussi a installer une BSD sur mon matériel mais je préfère parier sur l’avenir de la dentition des poules 🙂

  6. Il est vrai que le désir de passer sur FreeBSD, on l’entend de plus en plus souvent, surtout chez les Debianneux réfractaires à l’adoption de systemd.
    FreeBSD, c’est pour moi un système difficile, en desktop il y a toujours quelque chose qui ne marche pas, et ça casse facilement. Franchement;
    Après plusieurs tentatives, plus celles avec GhostBSD (pas mal mais maintenu par un seul homme), PC-BSD (d’accord avec ce qui en a été dit plus haut), pour moi, non, ça ne me convient pas.
    OpenBSD, oui, mais leur support graphique c’est une catastrophe.
    Les BSD sont des Os « serveur » qui demandent une connaissance technique importante pour les utiliser en desktop.
    Une alternative ? Pour moi oui, Slackware ou un dérivé proche et sérieux comme Salix.

  7. Oulala alors je crois que tu vas vite déchanté quand tu vas voir la différence de réactivitée entre une linux correctement construite et une BSD quelqu’elle soit. Bon expérience remonte à quelques années mais alors ça m’avait vraiment impressionné … en déception 🙂

    Pour la portabilitée de xfce sur BSD il faut le voir comme un gage de qualitée. Et c’est là dessus (je peux me tromper) que les auteurs de l’article veulent insister.

    Tu parles également de systemd… qui n’est pas portable. C’est juste un faît.

  8. Personnellement, depuis que j’ai découvert le projet http://haiku-os.org , j’ai commencé à me poser une question : et si l’avenir du bureau libre n’était pas basé sur UNIX ? Je parle de l’informatique personnelle, de l’increvable famille Michu qui a commencé sur Windows ME. Ces gens-là se fichent bien de la gestion des droits et du système d’Init.

  9. Bonjour,

    Pour avoir testé du BSD plus qu’en simple test. Installation en dur sur mon PC, développement, usage courant. Je dois dire que ce n’est pas si mal. Un peu plus rustre au démarrage si on ne s’y attend pas.
    Après les problèmes pour certains hardware, comme ton imprimante/scanner, c’est une autre histoire.

    J’ai pour ma part quitté les « grosses distribs user-friendly » comme Ubuntu et Linux Mint pour les mêmes raisons. Aujourd’hui je tourne sous ArchLinux et j’en suis bien content.
    Il y a et y aura toujours des mécontents. Mais si tu pars de Linux juste à cause de ça ce serait dommage. 🙂

  10. Linux n’est pas UNIX….
    Bon, perso j’ai un peu la même réflexion sur ces gueguerres fratricides. Je préfère Sysvinit à systemd, bien que j’utilise Debian testing. Je changerais quand Devuan sortira. En attendant, je prends mon mal en patience, et je ne fais chier personne.
    Ensuite, j’ai testé un peu BSD (OpenBSD). La chienlit pour un utilisateur Lambda. Je ne pense pas que BSD sera l’avenir de l’informatique libre, trop compliqué, comparé à un Windows ou ChromeOS. L’avenir est bien sombre, si des solutions inovantes et radicales ne sont pas trouvées rapidement.

    1. Je changerais quand Devuan sortira. En attendant, je prends mon mal en patience, et je ne fais chier personne.

      Pour Devuan, j’avoue que je suis plus que circonspect sur son avenir. Quant à ta remarque, j’avoue que tu dois être l’une des premières personnes à le dire.

      Ensuite, j’ai testé un peu BSD (OpenBSD). La chienlit pour un utilisateur Lambda. Je ne pense pas que BSD sera l’avenir de l’informatique libre, trop compliqué, comparé à un Windows ou ChromeOS.

      Évidemment, si on prend le BSD orienté sécurité, ça pique un peu les yeux. Les BSD libres ont un niveau de convivialité comme celui qu’on avait en 2005-2006 sur les distributions GNU/Linux. Ça ne peut aller qu’en s’améliorant.

  11. Mouais. Mon billet n’a rien d’une réaction à l’emporte pièce. La blogosphère francophone est en train de doucement mourir, Laurent faisait partie des derniers. Tux planet écrit sur ses vacances, Clapico est dans les champs, Nicolargo n’écrit plus, on est globalement les deux derniers blogueurs à parler de Linux, un peu comme deux vieux cons. Tout le monde passe à autre chose dans notre entourage, je pense qu’il doit y avoir une raison profonde, la lassitude de tout.

    La lassitude de parler du même sujet où finalement il n’y a plus grand chose à dire parce que tout fonctionne bien, l’impression d’avoir fait le tour de la question. Toi même si tu évoques aujourd’hui un passage à BSD ce n’est certainement pas parce que tu trouves qu’il y a trop de cons sur Linux, mais bien parce qu’il doit falloir chercher un peu de nouveautés dans un univers où quand même on commence à s’emmerder un peu.

    Je ne peux pas en parler mais à l’heure actuelle je suis dans une phase d’attente, donc je ne suis bon à rien. Quand bien même je serai dans un autre état d’esprit, mes PC sous Xubuntu marchent, mon serveur sous ipfire marche, mon blog pluxml marche, je n’ai pas de franche motivation pour me chercher des problèmes, exit donc la volonté de se lancer dans de nouvelles aventures et quand bien même quelle nouvelle aventure ?

    Pour ma part la seule véritable aventure qu’il nous reste, la seule, la vraie, l’ultime étant donné qu’on le veuille ou non Linux a quand même copieusement échoué à s’imposer auprès du grand public et comme plus personne n’en parle cela ne va pas s’arranger, c’est le code.

    Un peu dans tous les sens comme réponse mais sache deux choses :

    – à l’heure actuelle je n’écris plus à l’emporte pièce, je ne sais plus ce que c’est que le sentiment d’urgence à bloguer, si bien qu’il est impropre de parler de billet à l’emporte pièce mais bien une opinion mûrement réfléchie du gars qui vient encore de passer un moment à installer la freebox de la voisine qui ne savait pas que le fil rouge se mettait dans le trou rouge. Moi l’informatique je la fais pour les gens simples, je n’ai pas de prétention à avoir les connaissances que j’ai, quand je vois des mecs crier liberté en boucle pour tout et n’importe quoi ça me gave, je l’écris, je ne veux pas être assimilé à des cons méprisants.
    – tu n’as pas besoin de trouver de fausses excuses pour planter ta machine avec BSD, je te donne même ma bénédiction.

    A bientôt.

    1. on est globalement les deux derniers blogueurs à parler de Linux, un peu comme deux vieux cons.

      Comme les deux vieux du Muppet Show sur le balcon.

      La lassitude de parler du même sujet où finalement il n’y a plus grand chose à dire parce que tout fonctionne bien, l’impression d’avoir fait le tour de la question. Toi même si tu évoques aujourd’hui un passage à BSD ce n’est certainement pas parce que tu trouves qu’il y a trop de cons sur Linux, mais bien parce qu’il doit falloir chercher un peu de nouveautés dans un univers où quand même on commence à s’emmerder un peu.

      Les cons (pour reprendre ton terme) sont une cause de lassitude. Laissons la Devuan se viander dans les grandes largeurs, et les cons (pour reprendre ton terme), retourneront sur Debian en fermant leur clape…

      Et j’ai envie d’explorer d’autres pistes. Pour certains hommes, la quarantaine, c’est la course aux jupons, pour d’autres, c’est la volonté d’explorer autre chose.

      Je suis aussi dans une phase de transition, et je tiens à alimenter le blog. Histoire de faire survivre ce machin qui m’occupe depuis près de 10 ans.

      Moi l’informatique je la fais pour les gens simples, je n’ai pas de prétention à avoir les connaissances que j’ai, quand je vois des mecs crier liberté en boucle pour tout et n’importe quoi ça me gave, je l’écris, je ne veux pas être assimilé à des cons méprisants.

      Bienvenue au club de l’informatique spécial utilisateurs lambda. Je connais trop bien cela 😉

      tu n’as pas besoin de trouver de fausses excuses pour planter ta machine avec BSD, je te donne même ma bénédiction.

      Je vais commencer avec des machines virtuelles, histoire de me faire la main, comme jadis je m’étais fait la main sur des machines virtuelles pour migrer sur Archlinux que j’utilise presque en continu depuis début 2009…

      1. Arf. Ca fait toujours bizarre de se faire traiter de con.
        Mais, je ne retournerais pas sous Debian après ma migration et après l’échec prophétisé de Devuan.

          1. Je te cite:

            « Les cons (pour reprendre ton terme) sont une cause de lassitude. Laissons la Devuan se viander dans les grandes largeurs, et les cons (pour reprendre ton terme), retourneront sur Debian en fermant leur clape… »

          2. Je ne faisais que reprendre une expression comme je l’ai précisé. J’ai toujours pensé que Devuan est un fork « rageux » et que son avenir sera aussi pérenne que l’a été le fork Gone Me à l’époque de Gnome 2.4 (ou 2.6 de mémoire).

    2. Des blogs sur Linux, j’en lis tous les jours, et je ne connaissais pas le tiens, comme quoi des fois on croit être le roi du monde, et puis on se rend compte que non.

  12. Bon puisque l’on parle de Xfce et BSD, je vais tenter de préciser certains points.

    La remarque concernant les captures d’écran faites sous OpenBSD s’explique par le fait que l’un des développeurs de Xfce est et aussi développeur pour OpenBSD (c’est également un français), et c’est lui notamment qui a rédigé la synthèse.

    Xfce possède un buildbot avec plusieur systèmes dont des BSD. Il vérifie que chaque modification dans le dépôt Git occasionne aucun problème.

    Certains développeurs testent également leur changement dans des VM notamment OpenBSD.

    Sous FreeBSD, Xfce 4.12 était disponible le jour de sa sortie.

    Côté pile graphique, sur le wiki de FreeBSD, https://wiki.freebsd.org/Graphics, on peut trouver des informations concernant son développement. Sous OpenBSD il y a un grand effort de fait concernant cette partie. Ils (les développeurs OpenBSD) maintiennent leur propre Xorg (Xenocara), un papier, http://www.openbsd.org/papers/xdc2014-xenocara.pdf détaille le travail effectué.
    Sur ce côté là FreeBSD et OpenBSD sont quasiment à égalité, GNOME3 (et dans une moindre mesure KDE) nécessite le support de l’accélération pour les cartes graphiques.
    Au niveau de DragonFly, les cartes basées sur le chipset radeon sont bien supportées.
    Il n’y a que NetBSD qui reste un peu à l’écart.

    BSD en desktop ? C’est un réalité depuis plusieurs années, par contre l’utilisation n’est sans doute pas la même que sous Linux, où tout est configuré. Là, même si tout est installé il faut activer certains services, modifier certains fichiers. Ne pas copier / coller des fichiers de configuration issus de Linux (il y a de forte chance que cela ne fonctionne pas).

    Une dernière chose, les BSD sont un système complet, les applications tiers sont juste une infime partie, des développements sont réalisés dans tous les domaines du système (noyau, réseau, système de fichiers, etc.)

    Sous FreeBSD, on publie des rapports sur nos activités, https://www.freebsd.org/news/status/ pour vous donner une idée des développements effectués.

  13. Fred,

    Ça fait des années que je suit assidûment ton blog.
    Et c’est le tout premier commentaire que je poste aujourd’hui.
    Pourquoi me décider enfin à poster un commentaire sur cet article après tant d’années ?
    J’avoue que je n’ai pas la réponse. Je suis de nature très discret sur Internet. J’ai eu 33 printemps cette année et j’utilise gnu/linux au quotidien depuis 2001. J’ai commencé avec la RedHat 7.1 que j’ai suivi jusqu’à Fedora Core 1 puis 2 puis Ubuntu. En parallèle de la RedHat 7.1 je testais la Mandrake 8.1 etc …
    J’ai eu mon premier contact UNIX avec Solaris. A l’époque, j’étais au lycée et j’avais fait mon stage à l’observatoire de Lyon. Et je me souviens avoir été fasciné par ce système d’exploitation. Surtout le bureau CDE. Un astro physicien à l’époque (1997) m’avait offert une vieille station Sun qu’il n’utilisait plus et celà à été mon deuxième contact avec un ordinateur. Mon premier contact étant un Amstrad CPC 6128
    Aujourd’hui je suis admin réseau dans un lycée privé sur Lyon. Je gère plus de 700 machines, une jolie plate forme de virtualisation sous proxmox, des VMs Windows Server et debian.
    En parallèle de tout ca je teste des distrib linux. Excuse moi de te raconter ainsi ma life ainsi qu’à tous ceux qui liront ce commentaire.
    Pourquoi je réagit aujourd’hui à ce billet ? Parce que je ressent la même lassitude que toi et Cyrille. Du moins je pense la ressentir. C’est drôle mais c’est comme si tu faisais partie de mon cercle d’amis alors qu’on ne se connait pas. Je te lis tous les jours, je regardes tes vidéos de test.
    En fait, ce billet me fait peur. Peur que tu raccroche un jour lassé de tout ca. Le blog lavachelibre est aussi en pause par exemple et j’ai cette impression que l’on arrive à la fin de quelque chose.
    Comme tout les gens qui s’y connaisse en informatique comme ils disent, j’aime aider mon prochain, lui montrer la lumière des OS libres, faire du prosélytisme libriste. Mais moi même je commence à perdre la foi. L’informatique telle que je l’aime, telle que je l’ai connue c’est plus ca.
    Je sais pas…
    Désolé pour les fautes mais j’écris depuis mon smartphone Android. La preuve peut être que je suis déjà à un stade avancé de cette mystérieuse maladie.
    Tester toutes ces distrib me lasse et pourtant j’y reviens quand même. C’est cyclique.
    J’aurai aimé être un bon codeur au service du libre. J’ai ce complexe de ne pas être créatif. Tester des distrib, est ce créatif au final ?
    En tout cas, accroche toi à ce blog.
    Ne lâche pas l’affaire. Franchement j’ai beaucoup de plaisir à lire tes billets comme énormément de monde. Tu fais de l’excellent boulot.
    T’es un créatif et pas seulement en informatique.
    Je suis impatient de suivre tes aventures sur BSD.
    C’est drôle, j’ai entamé la même démarche en septembre dernier.
    Un peu comme si j’avais besoin de me rapprocher ainsi de mon premier amour, Solaris 😛
    Bonne continuation l’ami.
    Que la force soit avec toi

    1. Quel roman ! Je ne vais répondre qu’à certains points précis. Côté parcours, nous avons pas mal de points communs : utilisation plus ou moins longue de distributions GNU/Linux, premier ordinateur identique.

      En fait, ce billet me fait peur. Peur que tu raccroche un jour lassé de tout ca. Le blog lavachelibre est aussi en pause par exemple et j’ai cette impression que l’on arrive à la fin de quelque chose.
      Comme tout les gens qui s’y connaisse en informatique comme ils disent, j’aime aider mon prochain, lui montrer la lumière des OS libres, faire du prosélytisme libriste. Mais moi même je commence à perdre la foi. L’informatique telle que je l’aime, telle que je l’ai connue c’est plus ca.

      La lassitude finit par arriver, quand on voit rabaché pour la 15ième fois des arguments qui n’en sont pas, sur des domaines donnés. Comme si les personnes n’arrivaient pas à comprendre qu’elles peuvent devenir des répulsifs à force d’être zélées.

      Tester toutes ces distrib me lasse et pourtant j’y reviens quand même. C’est cyclique.
      J’aurai aimé être un bon codeur au service du libre. J’ai ce complexe de ne pas être créatif. Tester des distrib, est ce créatif au final ?

      Non. C’est juste vouloir montrer l’existant, que ce soit pour le pire ou le meilleur.

      Ne lâche pas l’affaire. Franchement j’ai beaucoup de plaisir à lire tes billets comme énormément de monde. Tu fais de l’excellent boulot.
      T’es un créatif et pas seulement en informatique.
      Je suis impatient de suivre tes aventures sur BSD.

      Comme je l’ai précisé pour les BSD, ce sera essentiellement dans du virtuel dans un premier, comme avec mes billets semestriels pour détourner OpenBSD de sa mission première.

  14. Bonjour,
    Je suis linuxien depuis à 100% depuis 2000 (mon premier contact avec linux date de 1998 j’entendais des radioamateurs qui parlait de recompiler leur noyau) .
    J’ai commencer sous mandrake avant de basculer sur ubuntu (parce que ubuntu marchait mieux sur mon dell de 2005).
    Depuis j’ai toujours utilisé ubuntu sur mes ordinateurs et debian sur les serveurs.
    Pourquoi ? Parce que ça marche bien juste qu’il faut.
    Debian parce que j’aime bien cette distribution, il m’arrive aussi de travailler sur des serveurs sous centos.
    Aujourd’hui je suis sysadmin dans une boîte de production d’outils mécanique, j’ai un cluster d’hyperviseur sous proxmox et environ 170 machines dans mon réseau (environ 100 cnc et le reste en pc).
    Je suis frustré, pourquoi ?
    Parce que j’ai fait le tour de ma passion, parce qu’il n’y a plus beaucoup de problème, parce que c’est devenu facile.

    Donc je suis aller voir d’autre domaine, la domotique, j’ai domotisé ma maison et j’ai pris mon pied, Je suis partit du framework xpl-perl et j’ai tout construit en python. Bien sur j’utilise du linux pour la domotique.
    A l’époque on parlait du jour ou linux prendrait le pas sur le desktop et aujourd’hui on pleur que ça ne se produirait pas.
    Linux n’a peut être pas gagné sur le desktop, mais il a tout bouffé le reste, il est partout dans les routeurs des particuliers, dans les TV, dans les chromebooks, dans les tablettes et smartphones (android), bref dans pratiquement chaque truc qui à besoin d’un processeur, et il c’est même permit le luxe d’éliminer dans les foyers les vieux pc sous xp (parcque jouer à candy crush, raconter sa vie sur facebook, envoyer un email et lire le programme tv avec un navigateur c’est plus sympa depuis une tablette au fond du canapé).

    Donc est ce que le libre à perdu ? Non il à gagné mais pas de la façon qu’on se l’imaginait.

  15. C’est toujours le même souci : une minorité fait fuir la majorité (c’est d’après moi valable dans TOUS les domaines). Abandonner un système x pour un système y juste sous le coup de cette minorité, c’est abandonner les vraies raisons pour lesquelles on utilise ledit système.

    Je peux comprendre que tu aies envie de lâcher prise. Mais AMHA tu te fourvoies sur un point : tu n’es pas obligé de prendre part, ou même de suivre, ce débat sans fin. Si la blogosphère le relate et se déchaine là dessus, tant mieux pour elle (y’en a bien qui se déchainent sur la couleur d’une robe). Ce n’est pas pour autant que tu es obligé de t’y investir. Je suis spectateur du débat depuis le départ et ça me convient très bien comme ça.

    Dans ton cas tu n’as pas trop le choix étant donné que tu testes tout et n’importe quoi (d’ailleurs je ne peux que te confirmer que tu épargnes cette peine à pas mal de gens en le faisant). Du coup tu te retrouves souvent confronté à ce débat. C’est cette répétition qui crée la lassitude. Mais bon c’est comme tout, [troll]essaie de débattre avec des gens qui défendront la supériorité technique de OSX / Windows sur les *Linux et *BSD[/troll], tu te prendras dans la tronche cette même lassitude.

    Sur le sujet de systemd, mon opinion en tant qu’utilisateur est qu’il s’agit d’un système moderne qui fonctionne très bien.

    Maintenant en tant que développeur, je ne suis pas d’accord avec une bonne partie de la philosophie de son développement, parce que je suis un intégriste, que les blobs ça pue, que systemd est fortement couplé, et qu’il a tendance à vouloir faire trop de trucs. Je ne m’égarerai pas en évoquant la philosophie UNIX (qui ne veut plus dire grand chose), mais plutôt les deux principes de forte cohésion et de faible couplage ([troll]que 75 % des développeurs feraient mieux de réviser, ou même d’apprendre[/troll]).

    Et pourtant, je m’en sers tous les jours de cet init. Tout simplement parce qu’en comparaison [troll]SysV init est une vraie merde figée dans le temps de la même façon que la stabilité de Debian est une absurdité pour le desktop[/troll].

    Du coup, comme je suis un intégriste convaincu, et que je pense que techniquement parlant (en termes de code), systemd, ça pue, soit je fork, soit je change d’init, soit je change de système. J’ai pas le temps de forker, et tournant sur Arch, même si je pourrais, je me vois mal passer à OpenRC.

    Je songeais à passer sur du *BSD pour cette raison (en fait ce serait une raison secondaire, la raison principale étant la découverte technique). Mais pour le moment pas vraiment le temps d’aller trouver chaussure à mon pied. Et puis un argument purement technique (que je constate d’autant plus en tant que développeur) n’est pas suffisant pour me faire changer d’environnement.

    Finalement, et comme beaucoup de gens ici, je pense être capable d’accepter pas mal de compromis. Les seuls que je ne tolère pas (encore que….), ce sont ceux qui touchent à la liberté. C’est probablement le seul troll où je pourrais véritablement m’engueuler avec quelqu’un (Richard sors de ce corps).

    Si les gens sont suffisamment idiots pour s’engueuler sur des considérations techniques, tant pis pour eux. Ils n’ont qu’à forker au lieu de péter des câbles sur la toile. Mieux vaut un fork à l’amiable qui ne mène nulle part plutôt qu’une communauté qui se fracture.

    Ne rentre pas dans leur jeu et laisse les faire. C’est le propre de beaucoup de gens de se taper dessus pour rien. Et de toute façon, l’utilisateur lambda ne sait pas ce que c’est, systemd. Difficile, donc, de voir naître un amalgame.

    Même si tu passes sur du BSD, continues à écrire ;). Je continuerai à lire, et ça me fera économiser pas mal de temps.

  16. Houla !

    Concernant les aspect comme la gueguerre « systemd » : je m’en fout et contrefous comme de ma première chemise. Non seulement, c’est puéril mais surtout la majorité des utilisateurs, dont moi, n’y connaissent rien.

    Concernant les systèmes BSD, j’ai testé en machine virtuelle. Par curiosité. Pour PC-BSD, pas de problème (mais je ne suis pas allé dans les détails). Pour Free-BSD, mon expèrience est encore un prémice. J’ai réussi à construire une machine virtuelle basique pour avoir le terminal, donc sans envirronement graphique. C’est ensuite que la progression stagne. Faute d’un bon tuto (ou wiki) à jour, j’ai glané ici et là des vidéos montrant les installations de divers envirronnements graphiques sur lesquels je fais des pauses afin de prendre des notes. Ca vaut ce que ca vaut comme méthode. C’est à dire pas grand chose de significatif puisque je ne parviens pas à obtenir un envirronement graphique utilisable (en réalité, je reste dans une sorte de fenêtre avec quelques terminaux).

    Où je veux en venir ? Pour que les systèmes BSD soient mieux adoptés par le public, il faudrait qu’ils deviennent un chouilla plus pratiques à installer et administrer. C’est la philosophie de PC-BSD qui a le mérite de l’avoir compris, même si elle peut ne pas être parfaite.

    Autre aspect à l’adoption de systèmes BSD : la récupération de données. Ces systèmes ont leur propre format de fichier. Dès lors, comment fait-on pour récupérer des données sur un disque ? Pour vérifier, j’ai démarrer mes machines virtuells PC-PSD et FreeBSD (basique) sur le LiveCD Partedmagic. GParted ne sait pas interpreter ce format de fichier sauce BSD. De ce fait, si l’éventualité se présentait, je ne saurais récupérer quoi que ce soit. Ayant subi une panne de mes disques durs, et par prévention, c’est aussi l’aspect que j’étudierai avant d’adopter un nouveau système d’exploitation (hors les traditionnels Windows et GNU/Linux).

    1. Les BSD savent lire les partitions en ext4, et Linux est capable de lire les partition UFS. Pour ZFS je n’ai pas d’info. Sous Linux, il vaut mieux utiliser parted.

      Concernant les environnements de bureau, il faut lire le Handbook, tout est détaillé.

  17. D’accord avec toi.Je me suis éloigné des débats sur quel programme et meilleur que l’autre, c’est lassant .La force du logiciel libre ,c’est que chacun installe ce qu’il veut sur sa machine.Alors que ces raleurs le fassent sur leur (s) machine(s) et foutent la paix aux autres.
    Pour ce qui est de BSD , PC-BSD est obèse sinon ghost BSD m’a l’air pas mal

  18. Bonjour a tous;
    Plusieurs point me font rager, pour commencer ton acharnement a voir tout ceux qui n’aime pas systemd a être des têtus, je n’aime pas systemd, trop ancré dans le système trop la main mise sur tout jusqu’à être nécessaire a gnome, je sais que c’est pas systemd la cause mais gnome, je suis pas encore con.

    J’aime bien les distribution non systemd, notamment celle de Tnut, la nutyx, ainsi que ubuntu. D’autres que j’adore utilise systemd comme frugalware, mageia, opensuse, arch… Mais c’est juste a la base que je le trouve trop « fait tout »…

    Encore une fois tu t’en prend a ceux qui ne veulent pas de systemd, comme devuan, ils ont raison, une grose partie des utilisateurs debian n’en veulent pas, ils préfèrent avoir le choix, peut être le mieux aurait été que debian permette a l’installation de choisir comme avant avec grub ou lilo(mandriva le faisait aussi), ça n’a rien a voir et c’est pas la même taille mais de nos jour avec les dvd ont a quand même de la place…
    La ou je te rejoins c’est encore un fork, est ce vraiment nécessaire? fallait t’il mieux pas proposer un dvd d’installation officiel debian? Un peu pareil pour antergos/arch, vu que le gros changement est un installateur graphique et facile avec un dépôt supplémentaire, fallait t’il vraiment une nouvelle distribution?

    Ensuite la lassitude de linux ou gnu/linux, tu te dis pas que c’est simplement parce que les distributions sont enfin arrivé a une certaine maturité? Avant on avait des soucis de matos, donc on pouvait écrire des pavés, je me rappel du reste d’un site que je suivais pour ses tests (frlinux: http://frlinux.net/index.php?section=distributions) mais qui marche plus, tu peux voir des copies de ses test chez moi: http://passiongnulinux.lescigales.org/index.php?article21/a-la-bonne-epoque-test-de-sitributions-sur-frlinux-net , ou des problèmes de compatibilité de document, ou simplement de jeux. Maintenant, le matos est très bien reconnue, souvent sans rien faire, les cartes graphiques notamment sont souvent détecté en sortie d’installation(opensuse, mandriva/mageia/rosa/…, ubuntu…), les imprimantes sont un pure bonheur mais tout dépend de la marque, par exemple hp c’est en sortie de boite alors que lexmark c’est déjà plus compliqué.

    Toujours dans le matos, Je me complique moins la tête a installer sous linux que sous windows, par exemple mon imprimante hp en ethernet ou en wifi alors que sous win besoin du cd, pareil pour mes cartes graphique, de nvidia ou de ati, même si je préfère ati pour le pilote libre et leur politique de plus faire de pilote proprio mais de se centre sur le pilote libre… Même la gestion de multiple écrans est bluffante et bien plus simple que sous seven.

    Je suis de nouveau sous ubuntu LTS, pourquoi, juste parce que ça marche… Pas de prise de tête, tu branche et hop ça marche, et pour tout te dire mes proches ME réclament de leur mettre ce que j’ai. Mon pere par exemple a voulu ubuntu partout, sur son bureau a la place de seven et sur son portable (tj a la place de seven) mais avant ça pareil il m’avait demandé de le faire pour remplacer XP car son vieux pc ramait…

    Il restait bien encore une chose ou on pouvait se plaindre sous linux, c’était les jeux proprios pour windows malgré que wine arrivait a en faire tourner. Qui n’a jamais ragé de pas pouvoir jouer a oblivion a sa sortie? C’etait la misere, wine avait du mal a le faire tourner… Maintenant le jeu oblivion(une perle) tourne parfaitement mais même sa suite skyrim toujours grâce a wine.

    Et puis pour rester dans les jeux, l’arrivé de steam sous linux et sa volontée d’être une console de salon basé sur linux, a quand même bien arrangé les choses.

    Tout ce pavé indigeste pour dire, qu’en faite c’est pas trop les mentalités mais plus la facilité d’utiliser linux au quotidien qui te font moins écrire. Si t’as vraiment envie d’écrire, tu peux toujours le faire avec les tests de logiciels et sous linux on en manque pas…

    1. Oh, le beau commentaire. J’avoue que de tels « romans » font plaisir à lire.

      Plusieurs point me font rager, pour commencer ton acharnement a voir tout ceux qui n’aime pas systemd a être des têtus, je n’aime pas systemd, trop ancré dans le système trop la main mise sur tout jusqu’à être nécessaire a gnome, je sais que c’est pas systemd la cause mais gnome, je suis pas encore con.

      Combien de fois faudra-t-il le dire ? Le problème n’est pas ici, mais dans les extrémistes des deux camps qui ne cherchent qu’à s’en foutre plein la gueule à longueur de journée.

      Encore une fois tu t’en prend a ceux qui ne veulent pas de systemd, comme devuan, ils ont raison, une grose partie des utilisateurs debian n’en veulent pas, ils préfèrent avoir le choix, peut être le mieux aurait été que debian permette a l’installation de choisir comme avant avec grub ou lilo(mandriva le faisait aussi), ça n’a rien a voir et c’est pas la même taille mais de nos jour avec les dvd ont a quand même de la place…

      Raison ? C’est surtout un fork bisque bisque rage qu’on peut voir. Il y a déjà le fait qu’ils ont fait une proposition technique plusieurs mois après le vote pour le choix du système d’init, et à quelque semaines du gel de la Debian GNU/Linux Jessie.

      De plus, j’ai l’impression (vraie ou fausse) que le fork aurait eu lieu quoiqu’il arrive.

      La ou je te rejoins c’est encore un fork, est ce vraiment nécessaire? fallait t’il mieux pas proposer un dvd d’installation officiel debian? Un peu pareil pour antergos/arch, vu que le gros changement est un installateur graphique et facile avec un dépôt supplémentaire, fallait t’il vraiment une nouvelle distribution?

      Le DVD ? Il ne faut pas oublier que les lecteurs DVDs même s’ils sont répandus ne sont pas vraiment la norme. Et combien de machines de nos jours sont fournis avec un lecteur optique car il le faut bien ? Quid des ressources nécessaire au maintien des deux ISOs ?

      Maintenant, le matos est très bien reconnue, souvent sans rien faire, les cartes graphiques notamment sont souvent détecté en sortie d’installation(opensuse, mandriva/mageia/rosa/…, ubuntu…), les imprimantes sont un pure bonheur mais tout dépend de la marque, par exemple hp c’est en sortie de boite alors que lexmark c’est déjà plus compliqué.

      Pour les imprimantes sous linux, il y a deux très bonnes marques : HP et Epson. Ensuite, ça dépend 🙂

      Pour les jeux, je t’avouerais que cela m’indiffère complètement. Je suis à fond dans le rétro-gaming.

  19. Ah oui j’ai oublié les bsd;
    C’est quand même pas pareil, l’installation plus complexe, les programmes moins nombreux, la reconnaissance du matériel est pas la même non plus… Pour moi aujourd’hui hui, les bsd sont ce que gnu/linux était il y a 10 ans voir même 15 ans…

    Je sais pas si c’est ton cas, mais je n’ai pas de machine tournant sur/sous autre chose que linux a la maison. Donc tout ce que je fais c’est sous linux, de arch a ubuntu en passant par frugalware, je joue a des jeux(libres et proprios), je lis mes films et j’en fais des copies divx et/ou dvd identique, je lis mes mails, je navigue,… Enfin, bref, tout ce que je faisais avec windows, je le fais et même plus…

    T’as bien lu et même plus, j’ai un serveur de courrier, j’ai hébergé mon site(serveur lamp), mon pc me sert de station multimédia audio/photos/vidéo et doit être vu par mes consoles de salon(xbox et ps), par mon lecteur multimédia dlna, …

    Donc je pense vraiment que c’est pas une mauvaise chose de pas savoir sur quoi écrire, juste s’adapter.
    amicalement

    1. Ah oui j’ai oublié les bsd;
      C’est quand même pas pareil, l’installation plus complexe, les programmes moins nombreux, la reconnaissance du matériel est pas la même non plus… Pour moi aujourd’hui hui, les bsd sont ce que gnu/linux était il y a 10 ans voir même 15 ans…
      […]

      Peux-tu détailler un peu plus, car les BSD sont au même niveau voir au delà de Linux.

      – NetBSD supporte un nombre important de processeurs du plus récent au plus ancien, le support de Xen est irréprochable.

      – La reconnaissance du matériel est excellente. Système de fichiers performants par exemple ZFS, Hammer … sous Linux les développeurs tentent de combler leur retard avec Btrfs et ZFS on Linux.

      – Les logiciels : sous FreeBSD il y a un peu moins de 25000 logiciels, et contrairement à Debian, openSUSE, Mageia, etc. les logiciels ne sont pas décomposés en -dev, lib… etc.
      As-tu utiliser un environnement de bureau sous un BSD ? Si c’est non, tu serais surpris du nombre d’obstacles que l’on rencontre pour faire tourner tout cela, et pourtant OpenBSD / FreeBSD fournissent GNOME3, KDE4 / KDE5 (pas encore dans l’arbre des ports), Xfce4 4.12, bref les dernières versions des logiciels. Dès que l’on a un patch, on essaye de le remonter en amont.
      Et malgrès tout ça, si tu ne trouve pas ton bonheur, tous les BSD possèdent un compatibilité avec les binaires Linux, donc l’offre est immense.

      Le support des cartes graphiques (intel et amd) pour OpenBSD / FreeBSD et DragonFly est équivalent au noyau Linux 3.8.
      En ce qui concerne FreeBSD et nvidia, ce sont les mêmes drivers que Linux.

      Et je ne parle pas des fonctionnalités propres au système de base (sans les logiciels tiers).

      Donc j’aimerais bien que tu m’indiques les raisons qui te font dire que les BSD sont en deçà de Linux.

      1. Simple remarque : Xfce 4.12.0 ne semble pas être encore disponible sur FreeBSD 10.1. Sinon, il y a certaines manipulations qui sont un peu ennuyeuses, ne serait-ce que l’installation de cups par exemple.

      2. Bonjour Olivier;
        alors le truc c’est que ça fait un moment(2ans) que je n’ai plus installé autre chose que du linux, a part un petit haiku sur un vieux pc.

        Donc ou ça pèche pour moi, l’installation plus complexe, la configuration elle aussi moins facile, les tutos moins présent sur le net dans la langue de Molière, la reconnaissance des dernières cartes graphiques…

        Sur le manque de programmes, c’est pas un « manque », c’est plutôt que certains programme n’ont pas de version « officiel » sous bsd.
        Sinon je veux bien croire qu’il y en a autant.

        Dans les plus je dirais que les bsd sont plus « propre » que les linux, la base est plus complète alors que linux a besoin de « tiers » pour être entier.

    1. Ubuntu, c’est le présent.
      Pour l’avenir, on attendra de voir car il n’y a pas d’indications.
      Je dirai que l’avenir sera Debian parce que Debian, c’est increvable 🙂

  20. Je n’ai fait passé le commentaire que pour montrer la bétise humaine dans sa plus pure expression. J’ignore si l’IP est fausse, mais même si c’était une vrai IP, je n’enverrais rien à l’abuse (celui de proxad dans ce cas).

    La bétise doit être montrée dans sa plus pure expression pour montrer qu’elle n’a aucune limite.

  21. debian utilisera systemd par défaut mais on a toujours la possibilité de ne pas l’utiliser.
    prochainement il semble que ubuntu va passer a systemd du fait de sa filiation avec debian.

  22. Systemd sera bien de la partie dans ubuntu 15.04 et par defaut, mais de la a dire que c’est une bonne chose???
    Usptart marche comme il faut et fait ce qu’il faut sans faire plus qu’il ne doit…

    Pour moi ubuntu a tord de le mettre car il aurait pu maintenir tout seul l’intégration de upstart car après tout tout le reste est fait par debian.
    La ils vont encore dépendre de quelqu’un, et je pensais qu’ils ne voulaient pas dépendre ,ni pour l’init ni pour le serveur graphique?

    Après je me fout de savoir si c’est upstart ou systemd ou encore tierce init, faut seulement que ça marche et que ça soit pas trop « visible » et c’est ce que je reproche a systemd.

    1. Upstart sera encore vivant jusqu’en avril 2019, mois de mise à mort d’Ubuntu 14.04 LTS, sans oublier une version dérivée dans les RHEL / CentOS 6.x.

      Ensuite, Canonical a voulu se la jouer cavalier seul sur le plan de l’init, du successeur de Xorg ou encore de l’interface graphique utilisateur. Il ne font que récolter ce qu’ils ont semé.

  23. Personnellement étant plus un curieux débrouillard mais non maitrisant je ne vois pas ce dont vous parler.
    Je conseille linux surtout pour l’effet clé en main « sans » virus.
    Pour mes parents, la famille,… juste à installer pour un aspect bureautique immédiatement utilisable.

    1. Avec le suivi derrière ?
      « Mon Photoshop il marche pas et mon Call of Duty non plus ».
      « Je viens d’acheter tel matériel de la mort qui tue il marche pas ».
      CB a bien résumé la problématique : Linux installé gratuitement ? Non merci. Sauf si tu assures de toi-même 100% du suivi. Pas 90% + les 10% l’utilisateur ira sur Google. 100%.

          1. On sort de l’utilisation familiale. (call of duty pas vraiment familial à mon sens)
            Perso jamais de plainte plutot de la tranquilité.
            Pour moi aussi tranquilité car les demandes d’aide sur Windows sont bien plus nombreuses que ce soit pour nettoyer ou pour installer le « bon » logiciel.

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