Y a-t-il un fétichisme lié à Debian GNU/Linux dans le petit monde des distributions GNU/Linux ?

Alors que je prépare le deuxième article sur la linuxisation du eeePC qu’on m’a donné, j’ai constaté dans les commentaires du premier article qu’une bonne partie me proposait soit de passer sur du Debian GNU/Linux, soit des solutions dérivées de la Debian GNU/Linux.

J’en suis arrivé à me demander pourquoi une telle constance dans la proposition de telles solutions ? Je ne nie pas l’importance de la Debian GNU/Linux, une des plus vieilles distributions GNU/Linux encore en vie plus de 20 ans après sa naissance. Les seules distributions GNU/Linux qui datent des débuts de l’aventure Linux sont les vénérables Slackware Linux et les productions de Red Hat, comme la RHEL ou la Fedora Linux.

Je dois dire, qu’en dehors de ma période avec sa célèbre fille basée sur les décisions de Mark Shuttleworth, je n’ai jamais utilisé une Debian GNU/Linux en dur.

Je ne nie pas ses qualités, mais j’avoue que je ne comprends pas les personnes qui commentent pour me proposer inlassablement cette option que j’ai décidé de mettre de côté car elle ne correspond au cahier des charges que j’ai défini, je me cite :

[…]Ensuite, pour des raisons pratiques surtout liée à la durée de compilation de certains logiciels, je préfère les distributions à paquets précompilés. Si possible en rolling release ou avec des paquets les plus frais possible.[…]

La Debian GNU/Linux est une très bonne distribution, je ne dis pas le contraire. Mais pour la énième fois, je préfère une distribution évolutive, réactive, avec des logiciels très frais, qui ne nécessitent pas de jongler avec différents dépôts de stabilités différentes pour avoir ce que je cherche. Les joies du pinning ne me tentent pas du tout.

C’est donc un appel que je passe auprès des utilisateurs die hard de la  Debian GNU/Linux de m’expliquer pourquoi il y a un tel culte qui s’est développé autour de la distribution en question. Pourquoi un tel fétichisme ?

En tant que vieux linuxien, j’avoue que je suis toujours étonné de voir proposé tel un mantra : « Installe Debian GNU/Linux et tu atteindras le nirvana logiciel. »

Je veux bien que la stabilité à toute épreuve d’une Debian GNU/Linux stable peut être appréciable dans le domaine des entreprises et des écoles ou autres grands comptes. Mais pourquoi vouloir presque l’imposer dans le monde des utilisateurs bureautiques classiques ?

Y aurait-il une seule solution à utiliser dans un monde où le choix est la norme ? Les utilisateurs des autres distributions seraient-ils dans l’erreur ?

Si vous pouviez éclairer ma lanterne, je serai bien content. Merci !

45 réflexions sur « Y a-t-il un fétichisme lié à Debian GNU/Linux dans le petit monde des distributions GNU/Linux ? »

  1. Pourquoi la testing ou la sid justement?

    Moi je suis en sid sur mon poste de travail, et en testing sur mes serveurs personnels, j’en suis enchanté.

    Ma femme est aussi en testing, et elle semble plutôt contente.

  2. 《 je préfère les distributions à paquets précompilés. Si possible en rolling release ou avec des paquets les plus frais possible. 》Une Debian en version sid quoi !

    Plus sérieusement ce qu’il y a de plus stable chez Debian AMHA c’est sa qualité, au sens de Robert Pirsig, c’est à dire la recherche continue du meilleur, soit – pour une distribution Linux : gestion des dépendances, stabilité du système dans le temps, documentation, organisation…

    1. J’avoue que je trouve les PKGBUILD largement plus buvable que les recettes de création de paquets de debian. Mais ce ne que mon point de vue.

      Côté documentation, je te conseille de jeter un oeil sur le wiki anglophone d’Archlinux, je pense que celui-ci est vraiment dans le TOP 10 des distributions de wiki.

      La stabilité, soit. Mais parfois, cela finit par provoquer un retard sur des logiciels à évolution rapide.

  3. Debian sur un serveur est de mon avis de noob l’un des meilleurs sinon le meilleur choix ( la galère à configurer LAMP sur archlinux comparativement à debian/ubuntu).
    Par rapport à ce EEPC pourquoi pas une arch/manjaro 😉

  4. Pour moi Debian est la preuve qu’il faut revoir le modèle de développement et d’évolution de linux.

    Je veux dire debian 7 est sortis en 2013 soit apres windows 8 , et aujourd’hui debian 7 est incompatible avec quasi-tout les logiciels linux d’aujourd’hui ainsi que les paquets et plug-ins récents , sans oublier les drivers préhistorique qu’il embarque alors que windows 8 lui est toujours compatible avec la toutes dernière version de chaque logiciel et des drivers , sans changement de kernel ou d’éléments critique du système assurant ainsi la même stabilité qu’une debian stable.

    je pense que beaucoup de choses devraient être revu comme la division du serveur d’affichage et des drivers par exemple , permettant ainsi plus de fiabilité et une évolution des drivers indépendante de ce dernier.

    Ce que je veux c’est une distro avec un kernel et des éléments système critique stable , mais avec les logiciels , jeux , drivers…etc en bleeding edge avec toujours la dernière version , mais actuellement c’est impossible car tout les éléments d’un système linux évoluent de façon parallèle

    1.  » Installe Debian GNU/Linux et tu atteindras le nirvana logiciel. »

      Je dirais plutôt :  » Installe Debian GNU/Linux et tu atteindras UN nirvana logiciel. »
      Pour ma part, il y en a d’autres des nirvana (comme poste de travail avancé) : FreeBSD et ArchLinux (et CentOS que je viens de découvrir). La diversité et l’adaptation face à un problème technique donné sont deux aspects très intéressants du libre/open source. Je fais des choses avec FreeBSD que je ne peux pas faire avec des distributions GNU/linux et réciproquement. Qu’importe, je choisis le système le plus adapté à mes besoins et mon problème du moment. En outre, sur des serveurs à l’aide de la virtualisation, on peut utiliser l’ensemble. Par exemple, un système hôte FreeBSD qui contient des systèmes invités Debian GNU/Linux ou autre. C’est pas beau !

      « Je veux bien que la stabilité à toute épreuve d’une Debian GNU/Linux stable peut être appréciable dans le domaine des entreprises et des écoles ou autres grands comptes. »

      Effectivement, dans mon collège, j’ai opté pour du Debian stable car je ne veux pas perdre du temps à bidouiller environ 60 postes dès qu’il y a un souci de mises à jour. Je suis d’abord prof ! Récemment, j’ai installé un système CentOS 7 sur un poste pour test et je pense que celui-ci va pouvoir aussi me rendre des même services à une wheezy similaires comme poste de travail… avec un support à long terme de 10 ans en plus !!! 🙂

      « Mais pourquoi vouloir presque l’imposer dans le monde des utilisateurs bureautiques classiques ? »

      En tout cas, ce n’est pas mon cas ! 😉
      @ + Frédéric

    2. « Ce que je veux c’est une distro avec un kernel et des éléments système critique stable » est contradictoire avec des drivers très à jour. Il suffit qu’il y ait un bug dans le driver d’affichage pour que le système soit inutilisable.

      1. Alors comment se fait il que windows arrive a avoir les drivers et les logiciels en bleeding edge et ceux depuis 2007 sans problèmes ? pourtant le kernel windows NT est toujours en 6.x depuis windows vista.

        Ce problème d’instabilité des systeme Unix à cause des drivers viens du fait que les display server ( X.org , Wayland…etc ) et les drivers sont fusionné , contrairement à windows ou ils sont séparés , donc sur un systeme Unix si un drivers crash ça fera cracher le X.org/wayland et par conséquent tout le système , alors que sur windows ça ne fera rien de plus qu’un message d’erreur , ou au pire si c’est les drivers carte graphique ça se lancera en software rendering , et tu pourra ensuite facilement supprimer les drivers incriminé.

        Même chose pour le kernel Linux qui est lié a des fonctions secondaire de la distro , et tout cela fait justement qu’on ne peux pas avoir un kernel et des éléments systeme critique ( x.org…etc ) stable comme dans un debian , et des logiciels et drivers…etc en bleeding edge comme sur Arch ; alors que ce modèle la serait parfait.

  5. De mon point de vue, il y a de multiples raisons, dont celle de base est : Debian n’est pas une distribution, c’est un projet. Et s’il rassemble tant de monde, ce n’est pas tant par la technique que par l’utopie qu’il vise, et les aspects démocratiques et sociaux qu’il met en place (si vous voulez creuser, vous pouvez commencer par ).

    S’il s’appelle « l’OS universel » ce n’est pas pour frimer, c’est parce que sa raison d’être est de répondre aux besoins les plus larges, quels que soient votre langue, votre matériel (bureau récent ou installation industrielle très ancienne, embarqué…), vos besoins (serveur, éducation…) etc.

    Le suivi long terme est une garantie que si vous choisissez la version stable sur un serveur ou chez un non-informaticien, les mises à jours vous garderont de failles de sécurités béantes pendant des années, sans rien chambouler à l’environnement.

    Mais il est agaçant de voir réduit Debian à sa version stable, car étant universel il répond à la demande de dernier cri, via la mal-nommée unstable ; voire à la pointe experimental vous donne même des logiciels versions RC avant les sorties officielles !. Il y a aussi du plus modéré, récent mais éprouvé, alias testing (et on peut panacher tout ça grace au pinning : une base testing + certains logiciels unstable comme la bureautique + d’autres experimental comme un browser ou des codecs).

    La défense des libertés est aussi une cause primordiale, rendant les choses complexes : là encore pour laisser le choix mais indiquer clairement le non-respect de ce critère, on trouve la zone non-free (et contrib).

    Oui, tous ces objectifs élevés apportent une certaine lourdeur pour les développeurs, mais en retours ils bénéficient d’outils des plus évolués, d’un soutien technique, social et financier (pour les rassemblements, certains achats nécessaires)… et la fierté de participer à une grande oeuvre collective, qui participe à changer le monde !

    Alors oui, il y a un fanatisme, mais ce n’est pas pour un joujou technique (une comparaison de scripts pour ci ou ça, de fonds d’écran ou de vitesse de boot) mais plutôt pour un projet politique, sociologique et philosophique.

    Ouf ! 😉

    1. Le problème est que si on parle d’OS universel, autant parler NetBSD qui supporte largement plus d’architectures que Debian.

      Et par moment, je pense que la FSF et Debian se « tire la bourre » en ce qui concerne la liberté de l’utilisateur.

      Pour le pinning, c’est une technique que je préfère éviter comme la peste. Simple habitude liée à mon utilisation quotidienne d’Archlinux depuis fin 2008, début 2009.

      1. NetBSD peut partager les mêmes objectifs (si l’on retient seulement l’élément « matériel »), et mon but n’est pas de dire qui est meilleur que qui.
        Avec la FSF, il n’y a pas de tirage de bourre ; pour la FSF, non-free sort de ses critères (évidemment), Debian maintient cette partie pour offrir un filet de sécurité aux utilisateurs qui ne veulent pas s’en passer. Pour les aspects militants, les deux organisations collaborent.
        Et le pinning n’est pas une peste, c’est grâce à lui qu’on peut même faire des downgrade, essayer tout et n’importe quoi et retomber sur ses pattes avec un système propre !

  6. Vector Linux ?

    Toutou Linux ? la communauté Puppy étant très active , et une version basée sur slackware …

    Réflexion en + :
    pour du « vieux » matos , une version de linux figée ou à la rigueur en LTS c’est pas plus mal … avec une rolling tu auras fatalement des problèmes de config hard plus maintenue …

  7. Bonsoir,
    Pour ma part le terme Universel pour classifier une distro sa ne veut rien dire.
    J’avais plaisanté avec un ingénieur de la cinquantaine il y a peu, je lui disais que je changerais d’ordinateur quand il se décideront à changer l’architecture des cartes mères, il a rigolé en me disant que je pourrais attendre longtemps et m’a proposé d’acheter une tablette.
    Ont est au bout du rouleau les amis, a ne plus savoir quoi faire pour faire avancer le Schmilblick.
    Bon courage au amateur de prise te tête

  8. Comme tu le sais ,je tourne sur Debian (Stable pour tout ce qui sauvegarde de fichiers personnels),Debian Sid /experimental ,Archlinux et Slackware .J’utilise ces systèmes selon la fluctuance de mes humeurs et de ma curiosité .Debian Stable, j’avoue ne tourne quasiment pas mais ce n’est pas ce que je lui demande
    D’un point de vue technique ,Debian Sid et ARchlinux sont quasi aussi fraîche l’une que l’autre (un petit de retard sur la première par rapport à la deuxième mais vraiment pas grand chose).Point de vue réactivité ,c’est top des deux côtés.je l’aime toute les deux ,mais j’utilise Debian en priorité.Mais ce n’est pas pour ca que j’utilise Debian et que j’incite les gens à l’utiliser.
    C’est d’ordre philosophique ,voire politique.
    Ce qui me plait dans cette distro ,au delà de l’excellence technique, c’est son contrat social
    https://www.debian.org/social_contract
    C’est ,et cela a toujours été, la raison de mon attachement à cette distribution.

  9. C’est donc un appel que je passe auprès des utilisateurs de la Debian GNU/Linux de m’expliquer pourquoi il y a un tel culte qui s’est développé autour de la distribution en question. Pourquoi un tel fétichisme ?
    Parce que Debian répond à mon attente.
    Parce que je trouve tous les outils dont je me sers.
    Parce je n’ai pas eu de gros pépins depuis que je suis sous Debian.
    Et parce que je suis membre de l’association Debian-France.
    A pluche.

  10. une sid est quasiment aussi a jour qu’une Arch
    il n’y a pas besoin de pinning pour l’utiliser.
    le seule chose importante est d’installer le paquet apt-listbug pour prévenir des bugs.
    le seul souci est que pendant la période de gel de la testing (comme actuellement) la sid évolue au ralenti car elle n’est pas la priorité.

  11. Le genre d’articles que je ne comprends plus. Tu es revenu tellement de fois sur le sujet que ça en devient incompréhensible. Tu ne tiens jamais compte de ce que les autres t’ont déjà expliqué maintes fois.

    Tu reviens, Fred, inlassablement sur le même argument et unique argument : la fraîcheur logicielle et quoi d’autre ? La sécurité ? — Rien d’autre. Argument qui ne tient pas la route.

    Comme beaucoup de gens te l’ont expliqué, d’année en année, tu te trompes à ce sujet : Debian n’est pas une branche unique de développement.

    Le pinning ce n’est pas plus compliqué que de renseigner un fichier pour les dépôts, juste un paramètre ou deux à connaître. Et franchement, pour avoir testé une Arch, prétendre que le pinning c’est plus compliqué ou tordu, c’est juste se moquer du monde. Ce sont seulement deux conceptions de types différents. Rien d’autre. Et, dans les deux cas, il suffit juste d’essayer de comprendre comment ça marche.

    Et la raison pour laquelle Debian est une distribution exceptionnelle, comme d’autres distributions (RedHat…) le sont autrement, est à chercher du côté de la multiplicité des possibles (variété des branches). De stable à expérimental et la possibilité de mixer le tout. Tout cela est d’une grande plasticité et s’adresse à une large variété de publics. Du débutant au plus geek, en passant par les professionnels.

    À la maison, par exemple, tout le monde est sur Debian stable. Je suis sur Debian stable depuis plusieurs mois sans grande modification hormis le dépôt pour la dernière version de Iceweasel. Rien d’autre ou presque. Et je n’installe plus que ça pour les grands débutants et les gens qui n’ont aucune envie de comprendre comment tout ça marche, je n’installe plus que Debian stable parce que c’est stable. Personne, dans mes dernières installations, et crois-moi, ce sont de très grands débutants, n’a rien à redire. Ton argument de la fraîcheur logicielle couplé en général avec la sécurité ne tient pas la route.

      1. As-tu seulement essayé de faire du pinning ? Sans pinning, je tourne sans souci sur la dernière version de Firefox/Iceweasel (via le dépôt dédié). Je fais de même sur toutes les machines des débutants que j’installe. Une amie, après 4 mois, est venue me voir le we dernier pour tout autre chose : elle en a profité pour me remercier d’avoir donné une seconde vie à son vieux portable. Rien à signaler, aucun problème.

          1. Très honnêtement, pour avoir testé Arch, je ne vois pas en quoi la gestion des « dépôts » sous Arch est plus simple que celle sous Debia, en pinning.. C’est se faire une montagne ou un mythe d’un fétu..

    1. Ma première distri, c’était une slackware fin 94.
      Je suis passé ensuite à Red Hat début 95.
      J’ai découvert fin 95 Debian et la gestion de ses paquets : un must pour moi.
      J’ai tenté ensuite Arch , Mandrake, Gentoo, Fedora et bien d’autres (dont j’ai oublié le nom je t’avoue ) pendant quelques années mais finalement je suis revenu à Debian.
      Le pinning ce n’est pas compliqué et te permet d’avoir une base très solide avec des paquets les plus récents que tu choisis !
      De plus avec « apt-listbug » tu choisis si tu prends le risque ou pas d’installer la paquet.
      En fait depuis plus de 10 ans je maintiens une stable + testing/unstable avec quelques paquets expérimentaux sans aucun souci.
      J’ai donc une wheezy qui progressivement devient jessie ( 2300 paquets) plus sid (300 paquets) plus experimental (10 paquets).
      je compile même quelques paquets avec les outils que Debian met à ma disposition:
      ( le noyau par exemple optimisé pour ma machine : actuellement le 3.18.3)
      J’ai même quelques paquets venant de ppa Ubuntu !! (par exemple smplayer supportant mpv de « rvm »).
      Alors, je ne voie pas où est la monoculture la dedans !

  12. Quand je dis que je suis sur Debian depuis plusieurs mois, je veux dire : je suis revenu sur Debian. J’ai utilisé Debian, tu le sais, pendant de nombreuses années précédemment. La gestion de ma carte graphique et de mon écran EIZO (qui m’avait contraint à trouver une autre solution) est maintenant réglée. Sans aucune complication. Je suis passé, entre temps, par de nombreuses distributions : RedHat (exemplaire de stabilité), CentOS 7 (idem), Fedora (trop instable), OpenSuse et son OneClick qui met un bordel incroyable dans les dépôts, Arch (que je trouve trouve brouillonne), etc.

    1. Chacun voit midi à sa porte. Ce que je critique, c’est qu’on arrive à proposer une Debian comme un automatisme. Comme dans l’archive de l’INA où on voit De Gaulle qui sautait sur sa chaise en psalmodie « L’Europe ! »

      1. Oui, Fred.
        Un Canonical Fan boy va te dire d’installer Ubuntu
        Un Archer ,Arch ou Manjaro
        Un Fedora user ,une Fedora
        Etc,etc..
        Personnellement, je propose Debian ou un Ubuntu-like..
        Arch,ce serait trop chaud pour un débutant
        On ne parle de Slackware ou d’autres joyeusetés
        Après,c’est les gens qui choisissent
        Soit ils sont proches de l’esprit Debian (puisque je les renvois sur le site de la distro et ils lisent ),soit ils veulent de l’user-friendly bling-bling type Ubuntu Gnome ou Mint avec tous les drivers et du 100% Gui
        Ils ont le choix et je ne le discute pas

  13. L’une des raisons de ce réflexe est à chercher du côté de la stabilité redoutable de la branche stable. Mon serveur est aussi sur Debian stable et ça ne bouge pas d’un poil. Stable et fiable.

    Une autre, du côté de la grande variété de Debian : du grand débutant au geek en passant par le professionnel. Ce que d’aucuns ont appelé ici : son universalité est aussi de côté-là.

    Son contrat social est clairement énoncé et éprouvé de longue date. D’autres, comme Ubuntu, ont eu des politiques qui ont fait grandement débat. Pour ma part, j’ai définitivement quitté Ubuntu dès qu’il a été question de magasin d’applications. Il y a un bail de ça.

    Je préfère et de loin financer un projet comme RedHat par un abonnement…

  14. Bonjour,
    Je fais partie des nombreux qui t’ont proposé une distribution basée sur Debian. (la Tanglu)

    Loin d’être sectaire j’avais jusqu’à présent la xubuntu sur mon eeepc qui avait elle même remplacé la manjaro netbook edition.

    Par ailleurs, sur ma tour, j’ai été depuis deux ans sur la manjaro mais j’ai voulu redonné une chance à une autre distribution suite à un cassage de dépendance.

    Fedora par exemple m’a fait très très bon effet et sans doute archlinux me plairait mais je n’ai plus le coeur aux distributions à la maintenance trop fréquente.

    D’où mon choix d’une Debian à base testing pour le eeepc :
    – si j’aime bien prendre soin régulièrement de ma machine principale, j’ai moins de temps à consacrer à ma deuxième machine que j’utilise bien moins souvent.
    – Debian et le paquet eeepc-acpi-script je n’ai pas trouvé mieux pour la durée de vie de ma batterie sans avoir à farfouiller à gauche à droite sur le net pour trouver des bidouilles 🙂

    Après si tu veux les paquets derniers cris, c’est sur que ce n’est pas le bon choix mais je trouve que les paquets sont suffisamment récents (une seule compilation pour mkvtoolnix pour ma part).

    Du coup j’hésitais à te proposer la slackware qui est la distribution qui était la plus véloce à l’utilisation sur mon eeepc mais qui se heurte aux mêmes problèmes de paquets frais, pêchés du matin.

    En te souhaitant de trouver ton bonheur sur cette petite machine bien utile.
    @+
    gempaouindo

    1. En même temps, quel intérêt d’avoir des logiciels dernier cri pour une machine qui date de 5 ans de plus est un écran 10′ ?

      Il manque plus que tu dises que t’as besoin de la dernière version de VLC qui apporte une significative amélioration de lectures de vidéos en 1080p.

  15. (Je poste pas souvent dans le coin….mais là ça en vaut la peine :p).

    J’ai un dédié depuis plusieurs années. Je tourne sous GNU / Linux à plein temps depuis 2006. Et je suis un développeur (donc, besoin récurrent de nightlies et autres joyeuseries). Ca c’était pour poser le contexte.

    Sur mes premiers portables (un Toshiba Satellite à l’époque…), j’ai commencé par une Debian stable, étant vite lassé d’Ubuntu et de ses dérives (sans vouloir troller hein…). Debian c’est top, Debian c’est stable, Debian c’est éthique.

    Seulement voilà : Debian, si tu veux un minimum de nouveauté, il faut du testing ou du sid. Je suis donc passé sur une fresh sid.

    Les aficionados du pinning oublient de préciser que non seulement c’est loin d’être trivial, mais en plus, la maintenance est chronophage. Ca existe des sid qui restent « propres » après x années d’utilisation et de mises à jour continues ? Je pense que oui, mais ça demande un investissement en temps beaucoup trop conséquent à mon goût (c’est comme une Gentoo, une fois qu’on a tous les useflag adaptés, c’est niquel, mais la route est longue avant d’en arriver là).

    Car c’est exactement ça qui m’a poussé au changement : quand une sid (ok y’avait aussi un peu d’expérimental dans le tas) plante, elle plante. Et voilà qu’un matin, Xorg ne démarre plus. Rien d’insurmontable en soi, mais ça peut devenir pénible sur la durée (ce genre de souci m’est arrivé plusieurs fois en un an).

    Debian n’est selon moi pas conçue pour être en premier lieu une rolling release. Le but premier des branches testing et unstable, c’est de stabiliser l’ensemble, pas de constituer une version « production ready ».

    Et puis (après pas mal d’amours passagers) j’ai découvert Arch (et ses dérivées). Arch ça bouge beaucoup. Arch c’est une rolling release conçue pour en être une. La maintenance d’une Arch est triviale et peu chronophage pour qui maîtrise un minimum les systèmes GNU / Linux. D’autant plus que tous les changements pouvant potentiellement poser problème (bugs exclus) sont recensés sur Archlinux planet. Autant dire que pour moi c’est le top.

    Sur mon dédié, c’est Debian stable, et ça ne changera pas de sitôt. La gestion de configuration de Arch est trop volatile à mon goût pour un serveur dédié. J’utilise donc Debian pour ce qui sont selon moi ses plus grandes qualités : sa solidité et sa gestion de configuration que je trouve au top (suffit’ de comparer les configurations par défaut de Apache sous Arch et sous Debian). Et au pire, la webapp qui réclame la dernière alpha de la JVM, je peux toujours la run dans un container LXC (Docker…miam !).

    Reste le problème des machines des non-initiés (la mère, la tante, la copine, …). La maintenance d’une Arch est encore trop complexe à mon goût. Mais le côté rolling release est indispensable pour éviter la réinstallation du système tous les X. Et par rolling release, j’entends rolling release qui ne s’auto dégrade pas.

    Il y a peu, c’était la LMDE (une Debian testing un minimum sous contrôle ? Yabon !). Plus vraiment le top au vu du peu d’intérêt apparent autour de la distrib’ (et de mon expérience de sa maintenance qui finalement n’est pas si « propre » que ça).

    Et maintenant ? Manjaro. Ok y’a encore un peu de travail à fournir pour que ce soit parfait…mais l’idée est là. Et dans un an, peut être que ça aura encore changé. Mais Manjaro m’a l’air bien partie pour durer.

    Ceci étant, pour certains cas (celui qui utilise son ordinateur à 90 % pour du surf, celui qui peut se contenter d’autre chose que du tout dernier kernel niveau support matériel), je mettrais peut être une Debian stable pure et dure….reste que niveau mises à jour, ça me demanderait (par expérience) plus de travail qu’une base Arch.

    Une chose est sûre : je crois au concept de rolling release pour les ordinateurs personnels, et pour rien au monde je ne reviendrais sur des releases dites classiques. Le but ultime étant la quasi absence de maintenance sur les machines des non-initiés qui m’entourent.

      1. De rien, et désolé pour le pavé ^^ (et aussi pour les doublons habilement contrés par WordPress…..je ne sais pas s’ils t’ont été signalés).

  16. pour moi qui travaille avec cette distribution coté serveur depuis 10 ans.

    je vois avant tout la sécurité et la stabilité. qui à un cout sur les évolution malgré tout.
    debian pendant toute la durée de vie d’une distrib ne fait pas de nouvelle implémentation uniquement de la correction de faille et de bug.
    donc en entreprise oui carrément.
    je monte des serveurs de virtualisation sous openvz ou conçoit même des petits système embarqué dédié à une seul et unique chose.
    la gestion d’un parc de serveur sans retrouve grande facilité pour peu qu’on est en place de bonne pratique.

    coté dev et desktop faut être honnête ça colle pas.
    j’ai beau adoré debian pour leur mentalité, leur façon de voir le monde serveur.
    je ne trouve ça pas du tout adapté en terme de desktop.

    alors oui il y a la testing et la sid.
    avec qui je joue très souvent…
    mais il faut être honnête, la moindre changement de politique ou de produit coté debian sur le futur de leur os, et directement appliqué à la sid. pas la testing car je crois quelle a été freezé il y a peu.

    du coups combien de fois je me suis retrouvé à faire un dist-upgrade et a casser l’intégralité du système. Je ne le compte plus.

    par contre ses dépôts sont quand même utile par moment. je m’en sers dans des cas spécifique ou je n’ai pas d’autre choix d’utiliser une version de package sans m’éterniser dans les détails.

    mais pour le desktop je dis non !!!!

    mon rêve.
    une vrai debian en rolling release avec un vrai suivi à la arch.
    et surtout pas une ubuntu ou une mint qui n’est pour moi q’une ubuntu déguisé …

    après ce n’est que mon avis.

  17. Peut-être que beaucoup de distributions proposéés sont basées sur Debian parce que beaucoup de distributions sont basées sur Debian, tout bêtement ? Après est-ce que ce dernier point en lui-même est significatif et va dans le sens du titre de cet article, j’en doute… Cela me semble naturel qu’une base Debian, éprouvée et stable, convienne à la plupart des projets, plus particulièrement aux projets jeunes qui manquent encore de personnalité.

    (quant à moi, j’ai proposé Semplice, basée sur Sid; qui n’a rien à voir avec une Debia stable, ni avec une Sid d’ailleurs… mais bon, vivement la version 7 en effet)

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