Les logiciels libres sur lesquels il faudrait arrêter l’acharnement thérapeutique… Les ports d’environnements de bureau taillé pour une distribution donnée, comme Unity et… Cinnamon ;)

Deuxième article de la série. Après l’article sur les implémentation libres de la technologie Adobe Flash, voici donc la deuxième partie. J’avoue que j’ai longtemps hésité avec un autre logiciel, mais je pense qu’il sera le sujet du troisième volet. Pour le moment, vous ne m’en voudrez pas de garder un silence pudique sur le dit logiciel.

Mais revenons-en au sujet de l’article. Le port d’environnement de bureau. Outre qu’il y a un nombre croissant d’environnement de bureau, et heureusement que c’est un domaine autrement plus ardu que le développement d’une distribution – sinon pensez au résultat que cela donnerait – avoir un environnement de bureau donné sur toutes les distributions (ou presque) est assez commun et pratique.

Cependant, il existe un environnement de bureau qui est assez dépendant de sa distribution mère, c’est Unity.

Conçu en partant des mêmes constats que pour Gnome Shell (qui a précédé l’autre ? C’est un peu l’histoire de la poule et de l’oeuf, surtout si on recherche des captures d’écran de Gnome Shell 2.28), Unity est fortement lié à la distribution de Canonical qui lui sert de base. Et Cinnamon avec LinuxMint dans une moindre mesure. Je m’en explique en fin d’article.

Des développeurs ont décidé – et c’est à leur honneur – de porter l’environnement sur Archlinux, Fedora et OpenSuSE. Comme je l’ai précisé dans l’un des derniers articles sur Unity en mars 2014 c’est un travail de fourmi, qui nécessite l’ajout d’un certain nombre de paquets recompilés, dont certains assez cruciaux (comme gtk3 par exemple) pour l’occasion.

Autant dire que cela donne un résultat qui parfois ne rend pas hommage à ce qu’on peut escompter. D’ailleurs, si vous voulez en savoir plus, le fil consacré au port d’Unity par Xiao-Long Chen en est au 24 mai 2014 à environ 104 pages, en sachant que le premier message date d’août 2011.

Autant dire que c’est quand même le fruit d’une certaine demande. Mais le problème est que l’environnement Unity n’a pas été vraiment conçu pour être portable. Car c’est l’interface graphique voulu par l’équipe de Canonical pour vendre son produit avec l’écosystème qui va avec.

Dans le billet sur la MooOS qui utilise le port d’Unity avec une palanquée de logiciels qui donnerait l’impression qu’une éléphante enceinte serait plus légère, on s’aperçoit – même s’il y a des ralentissements liés à l’utilisation d’une machine virtuelle – que l’ensemble est vraiment très lent. Sur la vidéo de l’article, Unity sur sa base officielle avait quand même plus de mordant.

Est-ce à dire que le port est une perte de ressource et d’énergie ? Oui si on considère que c’est un projet développé par Canonical pour sa distribution. Non, si on se base du côté des utilisateurs et de la personne qui porte le logiciel, en prenant en compte les différences techniques entre une Ubuntu et une Archlinux.

Cependant, j’en reviens à la conclusion de mon article sur la MooOS. Si vous voulez utiliser Unity, autant prendre l’original et rester sur Ubuntu.

Pour finir, on pourrait se dire que le problème pourra se poser avec les futures générations de Cinnamon qui vont se baser sur Ubuntu 14.04 LTS pour les trois prochaines versions. Donc, un décalage croissant avec le reste des distributions GNU/Linux qui rendra son port de plus en plus délicat.

Seul l’avenir nous dira ce qu’il en sera.

10 réflexions sur « Les logiciels libres sur lesquels il faudrait arrêter l’acharnement thérapeutique… Les ports d’environnements de bureau taillé pour une distribution donnée, comme Unity et… Cinnamon ;) »

  1. Cinamachin n’est pas un fork d’Unity, non ?
    Sinon en effet, porter Unity ailleurs que sur Ubuntu, c’est comme vouloir forker l’explorateur de Windows pour l’utiliser sous Linux LOL
    Après, si certains veulent… perdre leur temps (?), grand bien leur fasse.

  2. Certaines applications du projet Elementary sont également spécifiques à ce bureau (fichiers .vapi différents et souvent incompatibles avec ceux fournis par upstream).

  3. J’aimais bien Unity jusqu’à ce que j’essaie Gnome 3. Je pense que ça ne vaut pas le coup de s’embêter à porter Unity sur d’autres distributions alors qu’il existe de meilleurs interfaces…

  4. j’espère que ces 2 incongruités vont rapidement disparaître .
    elles sont totalement inutile face à la diversité de gnome-shell .

  5. Je fait des tests en machine virtuelles (VirtualBox et VMWare) actuellement pour voir quel est l’envirronnement de bureau le moins et le plus gourmand en mémoire. Evidemment, pour Unity, je ne peux me baser que sur une seule distribution. Par contre, pour Cinnamon, impossible de l’évaluer pleinement en machine virtuelle puisque systématiquement en mode restreint, et cela quelle que soit la distribution (Debian Sid, Fedora 20, Mageia 4, Manjaro et Linux Mint), sous VirtualBox comme sous VMWare, et malgré l’installation préalables des extensions / outils.

    Bref, impossible de comparaer ces deux solutions sur des critères strictement identiques. Cela dépendra toujours de l’approche utilisateur.

  6. Cinnamon lui-même sera de l’acharnement thérapeutique quand ils auront plusieurs versions de ratrappage à faire…

    Ça me fait penser à cet environnement de bureau Mezzo, qui a une nouvelle version à tous les trois ans environ, puis aucune nouvelle pendant un certain temps…

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