Antergos 2014.05.14-rc : où en est l’Archlinux avec son installateur convivial ?

Anciennement connue sous le nom de Cinnarch, la Antergos propose la première release candidate d’une image d’installation. Dans les notes de publications, on apprend qu’un nouveau thème d’icones est disponible. Et surtout une nouvelle version de l’installateur cnchi, celui employé par la Manjaro Linux depuis plusieurs versions sous le nom de Thus.

J’ai eu envie de voir où en était l’Antergos, et surtout son élément le plus intéressant, l’installateur graphique cnchi. J’ai utilisé mon ami wget pour récupérer l’ISO.

[fred@fredo-arch ISO à tester]$ wget -c http://mirrors.antergos.com/iso/testing/antergos-2014.05.14RC-x86_64.iso
–2014-05-15 09:37:26– http://mirrors.antergos.com/iso/testing/antergos-2014.05.14RC-x86_64.iso
Résolution de mirrors.antergos.com (mirrors.antergos.com)… 82.192.75.147
Connexion à mirrors.antergos.com (mirrors.antergos.com)|82.192.75.147|:80… connecté.
requête HTTP transmise, en attente de la réponse… 302 Found
Emplacement : http://www.mirrorservice.org/sites/repo.antergos.com/iso/testing/antergos-2014.05.14RC-x86_64.iso [suivant]
–2014-05-15 09:37:27– http://www.mirrorservice.org/sites/repo.antergos.com/iso/testing/antergos-2014.05.14RC-x86_64.iso
Résolution de www.mirrorservice.org (www.mirrorservice.org)… 212.219.56.184
Connexion à www.mirrorservice.org (www.mirrorservice.org)|212.219.56.184|:80… connecté.
requête HTTP transmise, en attente de la réponse… 200 OK
Taille : 845152256 (806M) [application/x-iso9660-image]
Sauvegarde en : « antergos-2014.05.14RC-x86_64.iso »

100%[======================================>] 845 152 256 417KB/s ds 28m 24s

2014-05-15 10:05:50 (484 KB/s) — « antergos-2014.05.14RC-x86_64.iso » sauvegardé [845152256/845152256]

Ensuite, j’ai utilisé VirtualBox pour offrir une machine virtuelle à l’Antergos.

L’installateur nous est proposé dès le démarrage, et il est très complet. J’ai fait des captures d’écran de chaque étape. Au moins, on peut régler l’ensemble selon ses désirs. Ce que j’apprécie vraiment, c’est l’écran qui permet de choisir les différents « modules » qu’on peut rajouter à la base. Et comme Gnome 3.12 est proposé par défaut, je l’ai laissé. De plus, j’ai essayé en parallèle une machine virtuelle en UEFI. Cette génération semble être supporté par l’installateur en mode graphique. Ce qui est quand même pas si mal 🙂

Les captures d’écran qui suivent sont suffisamment parlante par elle-même et détaille les différentes étapes franchies.

Les réglages régionaux :

Le choix de l’environnement, puis des divers modules disponibles :

La finalisation : partitionnement et création d’un compte utilisateur.

Seul hic : la récupération des paquets est un peu longue, surtout pour le dépot éponyme rajouté par la distribution. L’installation est ensuite rapide. Mais il faut savoir prendre son mal en patience. En gros, l’installation prend une grosse demi-heure. Soit une dizaine de minutes de moins qu’une installation en utilisant les scripts classiques et en configurant tout à la main.

Au premier démarrage, on arrive en face d’une des personnalisations parmi les plus lourdes de LightDM que j’ai pu voir.

Et les mauvais points s’accumulent :

  1. Les icones sont tout sauf parlantes. Enfin, ça change de Faenza !
  2. L’installateur de LibreOffice est proposé même si on installe LibreOffice dès le départ.
  3. Le bizarre PacmanXG est proposé pour gérer en graphique les paquets de l’Antergos
  4. Chromium est proposé sans autre forme de procès. Et si on préfère Mozilla Firefox ou Web alors ?
  5. Pourquoi proposer Xnoise alors que l’installation se passe essentiellement via le réseau ?

Mais ne soyons pas trop critique. Il faut voir ce que donne la distribution en action.

J’avoue que je suis assez déçu par l’Antergos. Sur deux points au moins : un lightDM surchargé et qui ne sélectionne aucune session par défaut (ce qui explique le bug du début de la vidéo), et un gestionnaire de logiciels PacmanXG qui oblige à l’installation d’une vingtaine de paquets lib32. Je veux bien qu’il y ait des utilisateurs voulant Skype ou d’autres logiciels qui n’ont pas été porté en 64 bits, mais quand même…

Si on ne devait garder qu’un point positif d’Antergos ? Son installateur. Et c’est tout. Surtout qu’une Archlinux se gère essentiellement en mode textuel. Et un deuxième : la possibilité de s’installer une base sur un système UEFI pour se simplifier la vie. Mais j’avoue que l’intérêt profond d’Antergos m’échappe maintenant.

14 réflexions sur « Antergos 2014.05.14-rc : où en est l’Archlinux avec son installateur convivial ? »

  1. Salut,
    Idem comme impression (après test court mais (en) dur)
    Seul point positif -> l’installeur, pour une rolling, c’est ballot !

    1. Utilisant une Archlinux, je n’ai pas besoin d’installer en dur la dite distribution qui se résume à : archlinux + thème moche + installateur + lightdm aussi léger qu’une éléphante enceinte.

      1. Pour l’install en dur, c’était pas vs Vbox, ç’était juste pour la tournure & ça m’est passé par le clavier 😉

  2. « tu vas démarrer, sale bête », toujours le mot pour rire ;D
    Jamais testé ce genre de distribution, faudrait bien qu’un jour je regarde de quoi il retourne.
    A pluche.

  3. pour lightdm j’ai déjà signalé le bug sur la version git
    par défaut gnome est inscrit en minuscule et ne démarre pas alors que dans les choix GNOME en capitale fonctionne.

    pour pacmanXG , je m’excuse , mais je ne trouve pas de difficulté a l’utiliser mais c’est peut-être une question d’habitude .

  4. Bonjour,

    Je trouve que ton analyse est toujours biaisée et peu objective concernant Antergos.
    Est ce que rendre Archlinux accessible au commun des mortels te rendrait aigri….
    Car en lisant ton analyse, plutôt pertinente, on est assez étonné de lire une conclusion tout à fait paradoxale et négative surtout pour une sombre histoire de lightdm , de chromium présent out of the box et un thème moche excusez du peu….
    Car pour une personne comme moi qui est intéressé par Archlinux mais pas forcément par le fait de devoir passer « trop » de temps à configurer, la question à laquelle on s’attend de la part d’un archlinuxien est : Antergos est elle vraiment une version « user friendly » de arch… Est- elle aussi rapide et fiable ?
    Je te trouve parfois de mauvaise fois mais là j’en arrive à penser que tu n’as pas digéré la référence à Goldorak .
    Cordialement,

    1. Bonjour,

      Je trouve que ton analyse est toujours biaisée et peu objective concernant Antergos.

      Traduire : je pointe l’endroit de faiblesse de l’ensemble.

      Car en lisant ton analyse, plutôt pertinente, on est assez étonné de lire une conclusion tout à fait paradoxale et négative surtout pour une sombre histoire de lightdm , de chromium présent out of the box et un thème moche excusez du peu….

      Quand un LightDM est inutilisable tellement il est lourd, c’est être négatif ou objectif ? Chromium ? Où est la liberté de choix de l’utilisateur ? Quand au thème graphique, c’est la première chose que voit l’utilisateur.

      Car pour une personne comme moi qui est intéressé par Archlinux mais pas forcément par le fait de devoir passer « trop » de temps à configurer, la question à laquelle on s’attend de la part d’un archlinuxien est : Antergos est elle vraiment une version « user friendly » de arch… Est- elle aussi rapide et fiable ?

      Je répète la même chose : le seul intérêt d’Antergos, c’est son installateur. Sinon, il n’y a aucune grosse différence technique avec une archlinux classique.

      Je te trouve parfois de mauvaise fois mais là j’en arrive à penser que tu n’as pas digéré la référence à Goldorak .
      Cordialement,

      Mauvaise foi ? Non, simplement je vois quel est l’intérêt d’Antergos : nul ou presque en dehors de son installateur convivial. Mais il ne faut pas oublier qu’Archlinux est une distribution qui fonctionne selon le principe KISS : Keep It Simple S…

      Si on veut une archlinux facile à maintenir sans perdre trop de temps à la configurer, la Manjaro est la réponse. Et il faut arrêter le délire du « « trop » de temps à configurer », car il suffit de la configurer une bonne fois pour toute. Les grosses modifications ? Une fois par trimestre.

      1. Lorsque comme moi tu as à peine le temps d’un yum update , je t’assure que le user friendly ça compte (on partage un point commun: la ligne de commande 😉 )

  5. Bonjour Monsieur Bezies,
    Merci pour cet article+video. Je l’ai bien apprécie, comme tous vos articles.
    Mais, je ne suis pas sûr d’avoir bien compris lorsque vous parlez des installateurs Cnchi et Thus. Vous dites, et je vous cite: « Et surtout une nouvelle version de l’installateur cnchi, celui employé par la Manjaro Linux depuis plusieurs versions sous le nom de Thus. ».
    Je tiens expressément à vous préciser que Thus, l’installateur qui développe le projet Manjaro, est en fait un fork de Cnchi.
    Bien cordialement à vous,
    Gustavo Pimentel

    1. Merci pour la précision. Je pensais que c’était à 100% le même code. Donc, ce sont des « cousins » en quelque sorte. Au moins, la prochaine fois, je ne dirais pas de bétise sur ce plan 🙂

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