Paldo GNU/Linux… Le retour :)

Ah, la Paldo GNU/Linux. La dernière fois que j’en avais parlé, cela remonte à novembre 2012. Cette distribution qui se rapproche des idéaux d’Archlinux, à savoir en publication continue, avec le minimum de « rustines » appliquée, et surtout avec son gestionnaire de paquet en mono, j’ai nommé upkg. Apparement, elle aurait comme base une Linux From Scratch, surtout quand on lit :

« We have virtually no local changes, means every patch is one which will go upstream anyway (e.g. compile fixes) or one needed by the LFS build system to enable us to boostrap correctly. »

Ce qu’on peut traduire par :

« Nous avons pratiquement pas de modifications en local, signifie que chaque patch est celui qui va être appliquer en amont de toute façon (par exemple, des correctifs de compilations) ou un utilisé par les compilations de la LFS et nous pemettre de démarrer correctement. »

D’ailleurs, au moment où j’écris cet article, le 15 mars 2014, on peut voir que la fraicheur des paquets est assez intéressante. La distribution propose systemd dans sa version 210… Pour mémoire, systemd 211 est sorti le 11 mars 2014

J’avais envie de voir ce que devenait cette petite distribution atypique. Il n’y a en effet que 1022 paquets supportés officiellement. Avec un seul environnement de bureau supporté, ça limite le nombre de paquets à gérer.

J’ai donc récupéré la dernière ISO stable en 64 bits, celle du 10 mars avec mon ami wget. Bon point, les ISO sont désormais hybrides et peuvent être utilisée aussi bien sur un CD que sur une clé USB.

[fred@fredo-arch ISO à tester]$ wget -c http://www.paldo.org/paldo-live-cd-x86_64-stable.iso
–2014-03-15 13:08:51– http://www.paldo.org/paldo-live-cd-x86_64-stable.iso
Résolution de www.paldo.org (www.paldo.org)… 176.9.46.218
Connexion à www.paldo.org (www.paldo.org)|176.9.46.218|:80… connecté.
requête HTTP transmise, en attente de la réponse… 200 OK
Taille : 770703360 (735M) [application/x-iso9660-image]
Sauvegarde en : « paldo-live-cd-x86_64-stable.iso »

100%[======================================>] 770 703 360 2,62MB/s ds 6m 40s

2014-03-15 13:15:31 (1,84 MB/s) — « paldo-live-cd-x86_64-stable.iso » sauvegardé [770703360/770703360]

Ensuite, j’ai utilisé Qemu dans sa configuration habituelle pour voir la distribution en action.

[fred@fredo-arch ISO à tester]$ qemu-img create -f qed disk.img 128G
Formatting 'disk.img', fmt=qed size=137438953472 cluster_size=65536 table_size=0
[fred@fredo-arch ISO à tester]$ kvm64 -hda disk.img -cdrom paldo-live-cd-x86_64-stable.iso -boot order=cd &

Après le démarrage, nous nous retrouvons avec un environnement Gnome 3.10. On trouve l’installateur quand on affiche l’ensemble des logiciels disponibles. Par défaut, il est configuré pour les utilisateurs Suisse. Les réglages au premier écran permettent de choisir les réglages qui conviennent aux principaux pays. La première chose à faire étant de définir un clavier francophone, sinon, on va galérer pour la suite. Les réglages pour le clavier se trouvant dans « Regions & Languages » des paramètres de Gnome.

A l’étape suivante, on s’attaque au partitionnement. Si le disque est vierge, un bouton « Edit » permet de créer les partitions nécessaires. Cependant, il est beaucoup plus simple de partitionner le disque avant de lancer le liveCD de la Paldo GNU/Linux. Comme le bouton Edit n’a pas été très fonctionnel, j’ai du utiliser cfdisk pour partitionner le disque dur. Dommage 🙁

On s’attaque ensuite à tout ce qui est configuration du réseau et l’ajout du mot de passe root.

Etape suivante ? La création d’un compte utilisateur.

Enfin, un dernier écran nous permet de récapituler les options choisies.

L’installation dure une poignée de minutes. Jamais vu une installation aussi rapide, et ce sera difficile à battre.

Au premier rédémarrage, GDM nous accueille. Il est en anglais, mais on le traduit rapidement en français en quelques clics dans les paramètres de Gnome.

J’ai du aussi modifier le fuseau horaire, via l’option Date & Heure des paramètres de Gnome.

Par défaut, la logithèque est très dépouillée. Il va falloir jouer avec upkg pour avoir plus de logiciels.

Mais avant tout, il faut vérifier la présence de mise à jour. Avec la commande upkg-upgrade, c’est chose faite. A noter que dans l’ensemble, il y a l’installation de quelques logiciels comme Inkscape, The Gimp ou encore LibreOffice.

Bien que la liste de la capture d’écran précédente soit assez longue, elle n’a pris que cinq minutes. Donc, même si upkg n’est pas le plus rapide des gestionnaires de paquets, ce n’est pas non plus le plus lent qui existe.

J’ai voulu montrer la distribution en action. Bande son ? « Tales From Topographic Guitars vol 1 » des Tales From Topographic Guitars 🙂

Quelques points négatifs de la Paldo GNU/Linux :

  • Pas de Mozilla Firefox en français.
  • Les répertoires utilisateurs sont en anglais 🙁
  • Sans oublier l’obligation de partitionner le disque avant de lancer la Paldo GNU/Linux la première fois.
  • L’environnement Gnome en anglais au premier démarrage, et l’obligation de trifouiller dans les paramètres de Gnome.
  • systemd au démarrage qui est un peu trop bavard 🙂
  • Un seul environnement de bureau supporté, Gnome.

Mis à part cela, la distribution est intéressante. Elle est destinée aux personnes qui sont déjà pas mal dégrossies, et qui ne sont pas effrayées par la ligne de commande. En clair, pour les geeks plus ou moins poilus 🙂

15 réflexions sur « Paldo GNU/Linux… Le retour :) »

  1. Salut j’ai testé il a 2 semaines un bonne distro, mais il faut que tu aimes gnome, sa bouffe beaucoup trop de ressources gnome, vraiment pas fait pour moi et sa le look de windows 8, mes très beau travail des dev .
    Ça ferait un bon début de distro pour le futur gnome os .
    A quand un test de cinux linux .

  2. Je suis allé voir de quoi il retourne, j’ai téléchargé la version live qui devrait aller bien, un petit coup de unetbootin pour mettre la version live sur clé (j’ai plus de lecteur Dvd (la crise)) et je me suis tenté au redémarrage, testé les options mais rien n’y fait.
    Alors comme je suis coriace, un petit coup de virtualbox et là « Ho, miracle  » petite musique avant l’apparition de Gnome 3.10.
    Chez bien que j’ai une vieille machine, que je suis pas informaticien non plus, mais c’est lent, je voulais changer la langue du clavier et puis c’est tout.
    Bon, j’ai vu, entendu et maintenant je retourne sous Debian 🙂
    A pluche.

    1. Pas uniquement. Mais il faut déjà un bon niveau pour apprécier la distribution. Et le wiki de la distribution indique comment développer ses propres paquets.

      De plus, ne supporter qu’un seul environnement limite automatiquement le nombre de paquets à gérer. Sous Archlinux, le nombre de paquets de xfce (au complet ?) : 18 pour la base, 35 pour les goodies.

      https://www.archlinux.org/groups/x86_64/xfce4/
      https://www.archlinux.org/groups/x86_64/xfce4-goodies/

      KDE SC ? 475 listés, la moitié étant la béta pour KDE SC 4.13

      https://www.archlinux.org/groups/x86_64/kde/

      Donc, si tu considères qu’un environnement comme KDE SC c’est près de 240 paquets, tu comprends que tu montes vite en nombre de paquets à gérer…

  3. Bonjour Frédéric, je n’ai pas compris dans ton article quels sont les points forts de cette distribution ? Mis à part qu’elle soit en rolling release.

  4. Sa légèreté: hmm faut le dire vite quand même., mono qui est indispensable au gestionnaire de paquets installe près de 1500 fichiers et occupe … 163 Mbytes sur le disque.

    Pas mal pour une distro light.

    1. Je suis d’accord, mono n’est pas un poids plume. Sinon, l’ensemble est assez léger, surtout quand on sait que l’installation initiale prend deux minutes pour copier le système en entier.

  5. J’en avais parlé aussi il y’a quelques temps: http://quebecos.com/?p=1904
    mais il faut noter que la distribution est maintenue par deux personnes ou presque et depuis le départ de Phil miller il n’y a pas véritablement d’évolution (le forum le prouve), elle s’est repliée sur elle même avec gnome uniquement (KDE était présent dans les dépots à une époque) et xfce qui a été rajouté il y’a quelques temps dans les dépots. Ils font vraiment simple et c’est peut être le secret de sa survie. Et comme tu l’as dit: « la distribution est intéressante (rapide aussi). Elle est destinée aux personnes qui sont déjà pas mal dégrossies, et qui ne sont pas effrayées par la ligne de commande. »

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