Quand les utilisateurs de logiciels libres se comporteront-ils en adultes ?

Dans un article publié sur le blog de Cyrille Borne, Cep a écrit un article dans lequel je me fais tailler un costume trois pièces, même si l’article parle de plein d’autres choses.

  1. Car j’ose dire que la volonté de stabilité de Debian GNU/Linux conduit à l’obsolescence technique pour la version « stable » de la distribution à la spirale.
  2. Que je ne teste pas vraiment les distributions, car je me limite à un logiciel de virtualisation, que ce soit Qemu ou VirtualBox. C’est vrai que c’est tellement plus rapide de réinstaller entièrement une distribution qui a planté au lieu de virer le fichier du disque dur concerné et de recommencer à zéro. Il est vrai qu’une distribution basée sur Debian GNU/Linux ne ressemblent pas à la Debian GNU/linux…
  3. Sans oublier que les utilisateurs de distributions en flux continus sont finalement des béta-testeurs.

Je vous laisse lire l’article. Vous pourrez aussi y lire aussi la simplicité des versions de Mozilla Firefox sous Debian (un bijou). Mais j’avoue qu’un passage m’a fait particulièrement plaisir, et je le recopie ici, concernant l’inclusion de micrologiciels (firmware en anglais) non-libres dans le noyau linux :

Pour ce dernier point il s’agit en quelque sorte de revenir à ce qu’étaient les noyaux Debian avant l’accord avec la FSF tentant à rendre les Debian entièrement « libres ». À ce sujet ne pas oublier que Libre et simple ne fait pas toujours bon ménage en matière d’informatique. Inutile de se leurrer, le Libre est un choix qui va immanquablement de pair avec investissement personnel. Ne croyez pas ceux qui prétendent le contraire car la surcouche de facilitation à très grande échelle ne pourra pas s’obtenir sans une constante commerciale, soit payante directement, soit rémunérée de manière indirecte par de la publicité, du pistage, un accès à vos données personnelles ou autres moyens détournés. Ben oui, la monétisation a un prix. Et c’est aussi là que le travail de la Fsf ou, à moindre échelle, de l’April et d’autres organisations semblables prend tout son sens car, par une sensibilisation des décideurs, indirectement il participe de cette facilitation à grande échelle.

Je passe sur l’attaque sur la distribution de Canonical qui est tellement classique qu’elle ne mérite pas qu’on s’y attarde. Mais je reviens sur la partie que j’ai mis en emphase dans la citation. Vouloir avoir une machine 100% libre, c’est récolter 36 fois la mise en terme d’ennuis et de limitations dans la vie quotidienne sur internet.

Tel les députés de la Chambre Introuvable, celle élue 1815 et qui était plus royaliste que le roi, on trouve des distributions et des utilisateurs qui ne veulent que du libre, au point de virer le moindre code qui ne trouve pas grace à leurs yeux. Dans la vie courante, on appelle ceci de l’extrémisme.

En effet, j’ai déjà parlé sur le blog des distributions 100% libre, de la caricaturale gNewSense à des distributions plus utilisables, mais sans garantie d’être fonctionnelle sans prise de tête, comme la Parabola GNU/Linux par exemple.

Car il faut être réaliste. On ne pourra pas éradiquer tout le code non libre d’une distribution GNU/Linux. Il suffit d’avoir un matériel nécessitant un micrologiciel non libre et tout s’effondre.

Je vais faire hurler les barbus (qui feraient bien de se raser), mais Flash est encore trop présent sur la toile pour s’en débarrasser. Le HTML5 est encore trop jeune pour prendre sa place.

Je me tairais par simple charité sur le niveau de compatibilité d’un Gnash ou d’un LightSpark. Il faut savoir se comporter en adulte, et arrêter d’hurler à l’assassin car une personne utilise Flash ou un micrologiciel non libre sur sa machine.

Il faut aussi arrêter les querelles intestines, et dire des vérités.

Certaines distributions dans leur moutures stables sont techniquement obsolètes, sauf à passer par l’activation d’un dépot dit « backport ». Donc d’utiliser un outil qui permet l’activation du dépot, ou pour les plus entreprenants par la modification du fichier d’index des dépots. Donc, installer Synaptic et savoir cocher la case qui va bien.

Il faut arrêter de dire que les utilisateurs de distributions en flux tendus sont des béta-testeurs. Si mon installation actuelle date d’avril 2013, c’est pour une raison bassement technique : un disque dur qui a rendu l’âme. Et sur mon installation actuelle, je suis passé d’un noyau Linux 3.8 (??) au 3.13.5 sans rien réinstaller.


[fred@fredo-arch ~]$ sudo head /var/log/pacman.log
[2013-04-03 16:36] Running 'pacman -r /mnt -Sy --cachedir=/mnt/var/cache/pacman/pkg --noconfirm base base-devel'
[2013-04-03 16:36] synchronizing package lists
[2013-04-03 16:39] installed linux-api-headers (3.8.4-1)
[2013-04-03 16:39] installed tzdata (2013b-1)
[2013-04-03 16:39] installed iana-etc (2.30-3)
[2013-04-03 16:39] installed filesystem (2013.03-2)
[2013-04-03 16:39] installed glibc (2.17-4)
[2013-04-03 16:39] installed ncurses (5.9-5)
[2013-04-03 16:39] installed readline (6.2.004-1)
[2013-04-03 16:39] installed bash (4.2.045-1)

Donc, il faut arrêter d’être idéologue et devenir pragmatique. Aucune distribution n’est parfaite. J’ai utilisé Ubuntu, Fedora, Frugalware, OpenSuSE, Slackware avant d’arrêter mon choix sur la distribution qui me convient.

Si certaines personnes se plaisent avec Debian GNU/Linux, tant mieux ! Mais il ne faut pas cracher au visage des utilisateurs des autres distributions en faisant du prosélytisme pour sa distribution fétiche.

Maintenant, vous me pardonnerez j’espère pour ce coup de gueule, mais quand on est énervé, ça fait du bien !

42 réflexions sur « Quand les utilisateurs de logiciels libres se comporteront-ils en adultes ? »

  1. Tu utilises micrologiciel pour firmware, je crois que backport se dit rétroportage en français. J’ai honte de reconnaitre que j’utilise les termes anglais au lieu de protéger ma langue maternelle.

  2. Bonsoir,

    En quoi le fait de vouloir disposer d’un système d’exploitation 100% libre est considéré comme extrémiste ?
    Le mot n’a t-il pas une connotation trop violente ?

  3. Très bon billet comme d’habitude , un peu trop technique pour donner mon opinion mais j’ai comme même compris des chose.
    (j’ai aussi parler de toi dans la présentation de la version netbook de manjaro)

  4. C’est mon premier commentaire sur ce blog, que je suis depuis quelques temps. Mais j’avoue que ce billet m’a fait tiquer un peu 😉

    En quoi vouloir supprimer toutes les parties non-libres d’une distribution GNU/Linux est une mauvaise chose ? Car tu sembles te focaliser sur Flash, mais ce n’est pas un problème : libre à ceux qui ne veulent pas utiliser Flash de ne pas l’installer (ou de passer vers une alternative, qui marche plus ou moins bien comme tu le notes). Jusqu’à preuve du contraire, personne n’est forcé d’utiliser Flash.

    Le problème se situe bien plus du côté du code présent, tant dans l’userland que dans le noyau de certaines distributions, qui contient de plus en plus de blobs et autres parties binaires. Et là, c’est davantage la politique de l’autruche qui est à l’oeuvre : tout le monde sait, mais tout le monde s’en fiche. Or, avec un peu plus de volonté et de courage, on peut très bien se passer de ces parties de code. C’est la raison pour laquelle je n’utilise plus de distribution GNU/Linux chez moi : je ne sais pas vraiment ce qui tourne derrière le capot en fait.

    Je me rappelle toujours du travail abattu par Damien Bergamini, pour développer seul chez lui, en retro-ingénierie, un driver pour le module wifi 3945 (le développeur Linux avait signé un NDA, bel esprit du libre, n’est-ce pas ?). Quand on veut, on peut (https://linuxfr.org/users/patrick_g/journaux/driver-wifi-pour-openbsd), d’autant qu’écriture de code apporte souvent moins de features, mais une meilleure intégration et stabilité.

    Bref, aucune distribution n’est parfaite, non. Mais quand on se revendique « système libre », il faut l’assumer jusqu’au bout, et non céder systématiquement à la tentation de la facilité. Et le code du kernel Linux est devenu un vrai foutoir.

    Le pragmatisme, c’est pas d’accepter des bouts de code propriétaires dans son système. Un ami m’a récemment « charié » car j’ai installé un Windows Seven sur une machine ; je l’ai gentiment remis à sa place avec son Ubuntu, en lui demandant de me lister les binaires propriétaires installés sur son disque. Dans quelques années, certaines distributions n’auront plus grand chose à envier à systèmes made in Apple ou Microsoft…

    1. En quoi vouloir supprimer toutes les parties non-libres d’une distribution GNU/Linux est une mauvaise chose ? Car tu sembles te focaliser sur Flash, mais ce n’est pas un problème : libre à ceux qui ne veulent pas utiliser Flash de ne pas l’installer (ou de passer vers une alternative, qui marche plus ou moins bien comme tu le notes). Jusqu’à preuve du contraire, personne n’est forcé d’utiliser Flash.

      L’omniprésence de Flash sur la toile et le jeune âge des technologies HTML5 me font tirer ce constat.

      Le problème se situe bien plus du côté du code présent, tant dans l’userland que dans le noyau de certaines distributions, qui contient de plus en plus de blobs et autres parties binaires. Et là, c’est davantage la politique de l’autruche qui est à l’oeuvre : tout le monde sait, mais tout le monde s’en fiche. Or, avec un peu plus de volonté et de courage, on peut très bien se passer de ces parties de code. C’est la raison pour laquelle je n’utilise plus de distribution GNU/Linux chez moi : je ne sais pas vraiment ce qui tourne derrière le capot en fait.

      Mais il faut quand même rester pragmatique. Même avec la rétro-ingéniérie dont tu parles dans ton commentaire, les micro-logiciels non libre sont une plaie nécessaire. Si je pouvais avoir un clone de flash en libre et potable, j’avoue que ma machine serait 100% libre sur de nombreux plans.

      Si je ne veux plus des micrologiciels non libre, une seule commande à appliquer : yaourt -Rdd linux-firmware.

      Bref, aucune distribution n’est parfaite, non. Mais quand on se revendique « système libre », il faut l’assumer jusqu’au bout, et non céder systématiquement à la tentation de la facilité. Et le code du kernel Linux est devenu un vrai foutoir.

      J’avoue ne pas être codeur, et j’aime bien OpenBSD. Mais sur le plan utilisation, pour le moment, les distributions GNU/Linux sont largement plus « simples » d’emploi.

      Le pragmatisme, c’est pas d’accepter des bouts de code propriétaires dans son système. Un ami m’a récemment « charié » car j’ai installé un Windows Seven sur une machine ; je l’ai gentiment remis à sa place avec son Ubuntu, en lui demandant de me lister les binaires propriétaires installés sur son disque. Dans quelques années, certaines distributions n’auront plus grand chose à envier à systèmes made in Apple ou Microsoft…

      Je suis en désaccord sur la première phrase. Ubuntu ? C’est une bonne distribution pour se dégrossir. Mais j’avoue que si je l’ai quitté, c’est pour Archlinux, une distribution où je sais ce que j’installe.

      1. Euh mais ta commande « yaourt -Rdd linux-firmware », elle va supprimer les firmwares ajoutés par la distribution. Le problème c’est que le noyau Linux (celui disponible sur kernel.org), en contient un certain nombre lui aussi.

        Tu te focalises sur flash et quelques firmwares ou driver, mais sur ta Arch ou Manjaro (je ne sais plus), des bouts de codes propriétaires, tu en as bien d’autres…

        Bref, je n’ai absolument aucun soucis avec les utilisateurs GNU/Linux, qu’ils utilisent Flash ou autres, ou même ceux de MacOS ou Windows (et à vrai dire, j’utilise Windows et FreeBSD). Mais il faut juste être conscient que les distributions GNU/Linux sont moins « libres » qu’hier, et sûrement plus que « demain ». La GPL précise d’ailleurs très bien ce qu’est un code libre.

        Comme tu le dis : « il faut aussi arrêter les querelles intestines, et dire des vérités ». A partir de là, un bout de code propriétaire dans un système libre, et ça n’en fait plus vraiment, un système « libre ». Après, libre à chacun d’utiliser le système qui lui convient le mieux, en comprenant tout de même ce qu’il utilise !

        1. Euh mais ta commande « yaourt -Rdd linux-firmware », elle va supprimer les firmwares ajoutés par la distribution. Le problème c’est que le noyau Linux (celui disponible sur kernel.org), en contient un certain nombre lui aussi.

          Sauf erreur de ma part, les micrologiciels non libres sont empaquétés dans linux-firmware.

          Tu te focalises sur flash et quelques firmwares ou driver, mais sur ta Arch ou Manjaro (je ne sais plus), des bouts de codes propriétaires, tu en as bien d’autres…

          Lesquels ? Serveur graphique ? C’est NouVeau. J’avoue que je ne vois pas 😉

          Bref, je n’ai absolument aucun soucis avec les utilisateurs GNU/Linux, qu’ils utilisent Flash ou autres, ou même ceux de MacOS ou Windows (et à vrai dire, j’utilise Windows et FreeBSD). Mais il faut juste être conscient que les distributions GNU/Linux sont moins « libres » qu’hier, et sûrement plus que « demain ». La GPL précise d’ailleurs très bien ce qu’est un code libre.

          Mais à vouloir être trop au pied de la lettre, on finit par se retrouver dans une situation caricaturale, malheureusement.

          Comme tu le dis : « il faut aussi arrêter les querelles intestines, et dire des vérités ». A partir de là, un bout de code propriétaire dans un système libre, et ça n’en fait plus vraiment, un système « libre ». Après, libre à chacun d’utiliser le système qui lui convient le mieux, en comprenant tout de même ce qu’il utilise !

          Entièrement d’accord. Mais le 100% libre, c’est pas encore demain la veille que ce sera utilisable sans contorsions 🙁

          1. « Sauf erreur de ma part, les micrologiciels non libres sont empaquétés dans linux-firmware. »

            Non. Il en reste un paquet dans le code source du kernel, celui disponible sur http://www.kernel.org, que les distributions utilisent. Le package linux-firmware dont tu parles contient, en général, les firmwares distribués par les marques, et qui ne sont pas inclus dans le kernel.

            Debian est d’ailleurs engagé dans une démarche de suppression de tout blob propriétaire présent dans le kernel Linux (http://www.debian.org/News/2010/20101215).

  5. Bonjour,

    Je suis daccord avec toi sur la plupart des points que tu abordes dans l’article.

    Depuis 12 mois je « teste » en dur les distributions GNU/Linux les plus « Michu compliant » au classement Distrowatch (là…je peux me faire clasher). Mon SSD a hébergé Mint 14, 15, et 16; Ubuntu 13.10 (oui, je sais…); Manjaro 0.8.8; Fedora 20.1 et désormais je suis depuis deux semaines sur un double boot Manjaro 0.8.9 et Magéia 4 (les deux sous KDE/Gnome).

    Tout ça pour dire que je ne suis pas né « Linuxien » (j’aurais aimé pourtant; quoique pour apprécier la puissance de GNU/Linux peut-être faut-il avoir été « windosien » un temps ?). On sait tous que ce système n’a plus rien à prouver dans le domaine serveur et qu’il va maintenant continuer de s’implanter dans beaucoup de produits (auto)mobiles (ex. Toyota,…). On peut supposer sans trop se tromper que ce sera un succès de plus pour GNU/Linux.

    La question cruciale reste avec quelle transparence et quelles retombées pour le déploiement bureautique des distributions ? (ça fait deux questions).

    Le déploiement sur les postes de travail reste trop anecdotique parmi les PC qui tournent sous Windows, ça m’attriste, mais c’est une réalité qui n’est pas prête d’évoluer rapidement (même si EDF fait toute sa R&D sur des postes sous Debian). Je me réfère à l’article de Frédéric du 18 février sur la fin de vie de XP et du syndrome 631, je cite « Le problème est que le logiciel libre, perdue dans ses guerres intestines oublie de se promouvoir auprès du grand public. »
    Nous avions (avons) là une belle occasion pour « convertir » un bon pourcentage des aficionados de XP (près de 34%). Cependant, une migration ne se fait pas aux forceps en installant un simple (mono ?) boot sous Debian (hyper) stable chez tous les dirigeants de PME-PMI sans Flash et autres joyeusetés propriétaires. C’est le meilleur moyen pour avoir une levée de boucliers (vade retro linus ! sic) due au besoin de repasser parfois par windows (logiciels professionnels privateurs qui doivent pourtant bien avoir un équivalent sous GNU/Linux, besoin de « se rassurer », oui il est toujours là mon XP dans un coin du HDD). La question de la transparence est inhérente à GNU/Linux : il n’y a pas d’entreprise estampillée LINUX CORP. . Dans un monde où le marketing est Roi il est bien évident que Apple et Microsoft ont quelques longueurs d’avance dans ce domaine et même les innovations techniques incontestables de notre distribution préférée paramétrée aux petits oignons ne permettent pas de lutter face aux matraquages publicitaires tous supports confondus de la concurrence. Même quand je montre mon bureau en cube sous KDE qui en jette et qui est hyper fluide ça ne suffit pas et mes amis restent chez la concurrence. Quand vous entendez ce genre de commentaire : Apple c’est hipster, fun et c’est le top du top, j’ai envie de baisser les bras mais…

    Je serai plutôt de ceux qui souhaite agir en amont, dans les écoles primaires, collèges et lycées, c’est là que l’on peut faire découvrir GNU/Linux à des générations qui pourront l’utiliser aussi bien chez eux que dans les entreprises qu’ils monteront où intégreront. Il reste à lever les verrous suivants : accord de l’Education Nationale (la Gendarmerie passe sous Ubuntu, un premier pas vers le Libre pour les services publics ?), Formation des personnels et choix d’une distribution libre pour les établissements.

    J’ai été long, merci de m’avoir lu jusqu’ici. Faîtes remonter les fôtes d’aurtograffes, merci.

    Cordialement,

    Eric GRANIER

  6. Pour essayer de comprendre j’ai encore relu mon propre billet et je ne vois vraiment pas ce qui t’a amené à réagir ainsi, à interpréter. Bref, tu déformes mes propos.
    La « colère » est une mauvaise méthode de lecture.

    1. Je n’étais pas en colère quand j’ai lu ton billet à charge. Ou ai-je déformé tes propos ? Je les ai repris tel quels.

      Quant à la colère, il n’y en avait pas. Juste de la déception devant certains propos qui montre une forme du « ma distribution est parfaite, pourquoi la critiquer » que j’ai pu lire.

      Et c’est bien connu : « Tout va très bien, Madame la Marquise » 😀

  7. Où deformes-tu mes propos ? sur la totalité.
    Je ne t’attaque pas, je dis simplement que, d’après moi tu es dans le faux.
    Je ne présente pas le libre comme la panacée.
    Je ne présente pas Debian comme la panacée.
    Je ne dis pas que hormis Debian le reste c’est zéro car j’utilise aussi le reste.
    Je n’attaque pas Canonical même si je laisse entendre que je préfère Xubuntu Lts à d’autres Ubuntu.
    Etc. etc.
    Tu salueras de ma part Madame la Marquise 😉

    1. Dans ce cas, tu me diras je déforme tes propos.

      Je ne présente pas le libre comme la panacée.
      Je ne présente pas Debian comme la panacée.

      Je ne faisais que citer ton texte. Tu remarques que j’ai fait un copier/coller concernant le problème du librisme et de son extrémisme.

      Je ne dis pas que hormis Debian le reste c’est zéro car j’utilise aussi le reste.

      Mais ton long développement intéressant pourrait faire penser le contraire.

      Je n’attaque pas Canonical même si je laisse entendre que je préfère Xubuntu Lts à d’autres Ubuntu.
      Etc. etc.

      Tsss… Pris la main dans le pot de confiture. Je te cite :

      Ne croyez pas ceux qui prétendent le contraire car la surcouche de facilitation à très grande échelle ne pourra pas s’obtenir sans une constante commerciale, soit payante directement, soit rémunérée de manière indirecte par de la publicité, du pistage, un accès à vos données personnelles ou autres moyens détournés.

      Surcouche de facilisation ? Unity. Constante commerciale ? L’affaire Amazon.

      http://www.pclinuxfr.net/comment-desactiver-les-suggestions-amazon-commerciales-et-dautres-scopes-unity-dans-ubuntu-13-10/

      Surtout un fond de paranoïa, n’est-ce pas ?

  8. Surcouche de facilitation telle que ce qui est proposé sur les tablettes avec Android, avec les Chromebooks, etc. etc.

    Mais oui, on pourrait l’étendre, à y réfléchir, à ce qui a été présenté par Canonical comme une facilité de recherche. Mais aussi à Google qui prétend faciliter les recherche en pistant tes besoins. Et je peux multiplier les exemples.

    Ceci pour conclure que le Libre n’est pas facile, qu’il faut s’investir et, parfois, même en s’investissant cela n’est pas possible, et qu’il faut passer par des solutions propriétaires, des solutions de facilitation à grande échelle. Et cela a un prix en terme de liberté. Voilà !

    Tu me diras où tu vois du « terrorisme », ce sont tes mots, dans tout cela.

    Tu traites les gens de bornés, d’obtus, de non adultes, de terroristes, bref de crétins malfaisants mais à te lire c’est toi qui te victimises. Il faudrait peut-être admettre une fois pour toute que, de même que tu as le droit de t’exprimer, de dire aux autres qu’ils se trompent, en retour les autres ont les mêmes droits. Sur ton blog ou ailleurs. Vois-tu, tu as choisis de ne pas écrire à la manière des bisounours, et c’est très bien. Alors reconnais aux autres d’en faire autant, et s’ils pensent que tu as tort, ils peuvent te le dire.

    1. Surcouche de facilitation telle que ce qui est proposé sur les tablettes avec Android, avec les Chromebooks, etc. etc.

      Sauf que tu parlais de distributions GNU/linux.

      Mais oui, on pourrait l’étendre, à y réfléchir, à ce qui a été présenté par Canonical comme une facilité de recherche. Mais aussi à Google qui prétend faciliter les recherche en pistant tes besoins. Et je peux multiplier les exemples.

      Il est vrai que ChromeOS est ultra-répandu. Et pourquoi ai-je l’impression que tu essayes de rassembler des carottes et de navets dans ton panier ?

      Ceci pour conclure que le Libre n’est pas facile, qu’il faut s’investir et, parfois, même en s’investissant cela n’est pas possible, et qu’il faut passer par des solutions propriétaires, des solutions de facilitation à grande échelle. Et cela a un prix en terme de liberté. Voilà !

      Où ai-je dit le contraire ?

      Tu me diras où tu vois du « terrorisme », ce sont tes mots, dans tout cela.

      Tu traites les gens de bornés, d’obtus, de non adultes, de terroristes, bref de crétins malfaisants mais à te lire c’est toi qui te victimises.

      Je n’ai pas employé le terme de terrorisme, mais d’extrémisme, nuance de tailles. Et tu me diras où j’ai traités des personnes de :  » de bornés, d’obtus, de non adultes, de terroristes, bref de crétins malfaisants ». Ce sera intéressant à lire 😉

      Il faudrait peut-être admettre une fois pour toute que, de même que tu as le droit de t’exprimer, de dire aux autres qu’ils se trompent, en retour les autres ont les mêmes droits. Sur ton blog ou ailleurs. Vois-tu, tu as choisis de ne pas écrire à la manière des bisounours, et c’est très bien. Alors reconnais aux autres d’en faire autant, et s’ils pensent que tu as tort, ils peuvent te le dire.

      C’est beau, on dirait du Torquémada 😉

      Sinon, tu me diras où j’ai traité les autres de tels noms d’oiseaux. J’attends avec impatience tes références.

  9. Extrémiste, terroriste, la nuance est mince, mais tu as raison elle existe s’il n’a pas fait des actes violents. Pour autant un extrémiste est par essence fermé, radical, borné, obtus.
    Pour le reste, pas envie de tout relire mais on peut commencer par le titre de ton billet :
    « Quand les utilisateurs de logiciels libres se comporteront-ils en adultes ? »
    Non ?
    Bref, je vais en rester là et au plaisir de lire tes prochains billets.

    1. Dans ce cas, on peut mettre dans cette liste quelques génies : Richard Matthew Stallman, Theo de Raadt ou encore Linus Torvalds.

      Et c’est vrai que j’ai tendance à être « poil à gratter » dans mes titres. Provocation ? Non. Juste envie de ne pas mettre sous le tapis des questions ennuyeuses.

  10. Quand donc les créateurs de distributions GNU/Linux vont-ils arrêter de se comporter en adolescents boutonneux et sexuellement immatures ?

  11. Salut ,

    j’aime bien lire Fred comme Cyrille …

    Sur la lecture des deux billets , je plus plutôt en accord avec … Cyrille !
    La plupart du temps les tests de Fred ont comme effet principal de détendre et retendre alternativement mes zygomatiques …

    Les deux meilleures distributions Linux sont Debian et Slackware ! évidemment après la LFS !
    parce justement elle sont STABLES .

    J’ajouterai ma pierre en constatant que tout utilisateur de Linux est un bêta-testeur (Windows aussi mais en payant en plus) la seule différence étant soit on remonte les problèmes, soit on s’en fout (toujours en râlant et tapant sur le moniteur qui n’y est jamais pour rien ..)

    J’ai commencé avec la défunte yggdrasil , j’utilise souvent Ubuntu parce que je suis un gros faignant …

    Mais il FAUT que des barbus continuent leur bataille pour le libre ABSOLU … même si cela est quasiment impossible il faut que cela reste un OBJECTIF …

    par exemple , je ne comment toujours pas pourquoi Linus Torvald a accepté d’intégrer autant de contributions de Google dans le noyau Linux …
    Android n’est pas un système libre et ne respecte même pas la licence GPL du noyau Linux qu’elle utilise …

    Bref , je suis un vieux con , et je l’assume !

  12. Bon, soyons clair, le non linuxien de naissance que je suis, non intégriste et très fainéant sur les bords a choisi sa distri parce que c’est:
    – gratuit,
    – windows 7/8 ne me convenaient plus (je n’ai aucune haine envers la firme à billou),
    – l’interface et la philosophie (eOS) me conviennent.

    C’est d’ailleurs ça qui nous intéresse nous, les non intégristes. outre la gratuité et la richesse en logiciels, avoir une outil qui nous convienne, facilement modifiable et adaptable là où windows Mac OS, et Android sont figés.

    Que ce ne soit pas 100% libre (une utopie dangereuse, voir à combattre), mais je m’en bats les couilles si vous saviez…
    Que je sois pisté par Google et Cie, je le sais et je l’accepte. A moins de vivre dans une caverne difficile de faire autrement. Tant que ça reste « commercial » – comprendre que j’y gagne quelque chose aussi – ça me va.

    Là où ça ne me va plus c’est quand je suis pisté par des organisations étatiques, quel qu’en soit le prétexte mais c’est un autre débat.

  13. « Certaines distributions dans leur moutures stables sont techniquement obsolètes, sauf à passer par l’activation d’un dépot dit « backport ». »

    Qu’est-ce que ça veut dire « techniquement obsolètes » ?

    En somme, si je comprends bien le raisonnement, tu affirmes que, si un logiciel connaît une version supérieure les précédentes sont frappées d’obsolescence. De fait, toute distribution qui utilise un logiciel pour lequel il existe une version +1 est obsolète, techniquement. Bien. Toutes les distributions sont, de fait, obsolètes.

    1. En somme, si je comprends bien le raisonnement, tu affirmes que, si un logiciel connaît une version supérieure les précédentes sont frappées d’obsolescence. De fait, toute distribution qui utilise un logiciel pour lequel il existe une version +1 est obsolète, techniquement. Bien. Toutes les distributions sont, de fait, obsolètes.

      Non. Je parle des versions abandonnées en amont. Certains logiciels sont supportés pour des générations n, n+1 voire n+2. Pour le cas de LibreOffice, c’est les versions n et n+1. Donc pour le 6 mars, les deux versions supportées sont la 4.1.x et la 4.2.x. Les autres sont en fin de vie, abandonnées en terme plus prosaïque.

      Tout comme pour les noyau linux, dont les seuls officiellements supportés par les développeurs sont les versions 2.6.32, 3.2, 3.4, 3.10, 3.12 et 3.13.

      Les versions 3.9 et 3.11 le sont par Canonical à cause des Ubuntu 13.04 et 13.10.

      Quant à toutes les distributions obsolètes, cela veut dire que celle en flux continu le sont elles aussi ?

  14. Mais cette obsolescence est vraie pour les développeurs dudit logiciel non pour une version intégrée dans une distribution, à l’exemple du noyau (versions 3.9 et 3.11 pour Ubuntu 13.04 et 13.10). Dire qu’un logiciel en version n+3 qu’il est obsolète, dans l’absolu ou du point de vue du développement dudit logiciel pris isolément, c’est vrai mais c’est faux au regard de la distribution dans laquelle il est intégré et trouve sa cohérence dans une totalité dont il n’est qu’un paquet.

    1. Mais cette obsolescence est vraie pour les développeurs dudit logiciel non pour une version intégrée dans une distribution, à l’exemple du noyau (versions 3.9 et 3.11 pour Ubuntu 13.04 et 13.10).

      Qui dépend donc du bon vouloir de mainteneurs dédiés pour être maintenus à jour.

      Dire qu’un logiciel en version n+3 qu’il est obsolète, dans l’absolu ou du point de vue du développement dudit logiciel pris isolément, c’est vrai mais c’est faux au regard de la distribution dans laquelle il est intégré et trouve sa cohérence dans une totalité dont il n’est qu’un paquet.

      Et parfois un paquet critique, comme gnutls (cf sa faille récente) ou encore le noyau. Pour d’autres cas, l’obsolescence est moins ennuyeuse, mais peu porter atteinte à l’image de marque du logiciel.

  15. « Qui dépend donc du bon vouloir de mainteneurs dédiés pour être maintenus à jour. »

    De fait. Mais rien là que de très normal. Une distribution de la stature de Debian ou de RedHat (comparable de ce point de vue, je sais de quoi je parle, je tourne sous RH desktop en parallèle) n’est en rien une simple collection de logiciels individualisés. À moins de voir le mainteneur Debian ou autre comme un vilain escogriffe qui d’autre motivation que d’intenter à l’image de marque, comme tu dis, des logiciels.

    1. De fait. Mais rien là que de très normal. Une distribution de la stature de Debian ou de RedHat (comparable de ce point de vue, je sais de quoi je parle, je tourne sous RH desktop en parallèle) n’est en rien une simple collection de logiciels individualisés.

      Je ne dirais pas le contraire. Seulement le culte de la stabilité à tout prix à ses contreparties.

      À moins de voir le mainteneur Debian ou autre comme un vilain escogriffe qui d’autre motivation que d’intenter à l’image de marque, comme tu dis, des logiciels.

      Le problème vient des versions des logiciels non intégrées qui apportent des fonctionnalités utiles à certains utilisateurs, que ce soit au niveau matériel (comme des pilotes de meilleure qualités) ou fonctionnels (meilleur support de certains formats non libre).

      Ce qui pourrait faire dire : le libre, c’est de la merde, c’est incapable de faire ceci ou cela.

  16. « Le problème vient des versions des logiciels non intégrées qui apportent des fonctionnalités utiles à certains utilisateurs, que ce soit au niveau matériel (comme des pilotes de meilleure qualités) ou fonctionnels (meilleur support de certains formats non libre). »

    Tu raisonnes à la marge. Au regard de l’ensemble d’une distribution, c’est une portion congrue.

    Pour ce qui est des fonctionnalités utiles, je n’ai jamais vu sur une machine installée, sous Debian stable, chez un débutant un tel problème. C’est un fantasme de croire que pareil utilisateur sont à l’affût de la moindre nouveauté. Les autres, les utilisateurs plus avancés, savent y faire, avec les différentes branches de Debian pour arriver à leurs fins.

    Il en va de même des pilotes. Installer une nouvelle machine sous Linux*, exige de vérifier les compatibilités matérielles. Cela est vrai pour Debian comme pour les autres. Et, au besoin, de se faire conseiller.

    1. Tu raisonnes à la marge. Au regard de l’ensemble d’une distribution, c’est une portion congrue.

      Mais souvent la partie la plus visible. Celle émergée de l’iceberg si je peux prendre cette image.

      Pour ce qui est des fonctionnalités utiles, je n’ai jamais vu sur une machine installée, sous Debian stable, chez un débutant un tel problème.

      Ah ? Bon.

      C’est un fantasme de croire que pareil utilisateur sont à l’affût de la moindre nouveauté. Les autres, les utilisateurs plus avancés, savent y faire, avec les différentes branches de Debian pour arriver à leurs fins.

      C’est vraiment que c’est tellement simple de jongler avec les dépots au lieu d’avoir à ne pas le faire. Casse-gueule sur le long terme.
      Sur ArchLinux (exemple que je pratique depuis… fin 2008), c’est simple : tu as une série de dépots stables, testing (pour les paquets de tests), staging (pour les paquets vraiment instables). Et le dépot communautaire AUR.

      Pas besoin de jongler entre stable, testing, unstable et experimental pour arriver à ses fins.

      Il en va de même des pilotes. Installer une nouvelle machine sous Linux*, exige de vérifier les compatibilités matérielles. Cela est vrai pour Debian comme pour les autres. Et, au besoin, de se faire conseiller.

      Mise à part des marques constructeurs de merde, et l’UEFI, il n’y a plus trop de soucis sur le plan matériel.

      De plus, de part mon expérience des distributions à date de publication fixe, j’ai tendance à penser que le flux continu finira par trouver sa place. Surtout chez les utilisateurs en ayant leur claque de n’avoir pas d’autres choix que de tout réinstaller deux fois par an car la montée en version merde à cause d’un dépot qu’ils ont du activer entre temps… Ou plus simplement car le processus de migration par gestionnaire de paquets n’est pas prévu pour être fonctionnel dès le départ 😉

      Et je dois dire que j’en ai un peu ma claque du « Debian par ici, Debian par là ». Je veux bien que Debian et ses dérivées représente facilement 40% à 50% des distributions indexées sur Distrowatch. Mais quid des distributions basées sur Red Hat ? Slackware et autres ?

  17. Bonsoir,

    Je suis assez d’accord sur le coté bêta testeurs pour les utilisateurs de distributions rolling release. J’aime bien Arch Linux et je l’ai utilisé mais en production ce n’est pas envisageable.

    Pour quelqu’un qui cherche la simplicité et l’efficacité dans une utilisation quotidienne personnelle et professionnelle, il faut reconnaitre que ce n’est pas forcément la panacée.

    J’utilise Debian sur mes serveurs et Linux Mint + Ubuntu sur mes postes clients ou personnels. Je trouve la version Mint Debian vraiment de qualité. En ce qui concerne Ubuntu et les problèmes de vie privée, on m’a transmis ce très bon site que je vous recommande fortement : https://fixubuntu.com.

    Ensuite, je rejoins Fred sur les extrémistes « libristes » mais face aux systèmes de requins dirigés par Oracle, Apple, Adobe, Microsoft, je pense que ce type de personne est indispensable pour faire un peu contrepoids.

    Concernant l’obsolescence de la distribution Debian, j’ai déjà eu l’occasion d’écrire un billet sur ce sujet, il y a quelques mois : https://quentin.demouliere.eu/index.php?article14/marre-des-critiques-infondees-envers-la-distribution-debian.

    La philosophie du logiciel libre est quelque chose de positif qu’il faut absolument défendre car elle offre une vraie alternative. C’est grâce à elle qu’il nous reste un petit espace garant de nos libertés individuelles.

    Après comme je le dis souvent, la vraie liberté est celle de pouvoir choisir en toute connaissance de cause.

    Cordialement,

    1. Je suis assez d’accord sur le coté bêta testeurs pour les utilisateurs de distributions rolling release. J’aime bien Arch Linux et je l’ai utilisé mais en production ce n’est pas envisageable.

      Ce blog s’adresse aux individus, pas aux entreprises.

      J’utilise Debian sur mes serveurs et Linux Mint + Ubuntu sur mes postes clients ou personnels. Je trouve la version Mint Debian vraiment de qualité.

      Ah, la distribution qui évolue à coup de service pack ? 😀

      Ensuite, je rejoins Fred sur les extrémistes « libristes » mais face aux systèmes de requins dirigés par Oracle, Apple, Adobe, Microsoft, je pense que ce type de personne est indispensable pour faire un peu contrepoids.

      Mais faire s’affronter des extrémistes ça finit toujours mal 🙁

      Sur le billet, je ferais la même remarque que d’habitude. Si on ne se plonge pas dans les arcanes insondables des fichiers de configuration d’apt ou plus simplement qu’on active un dépot qui n’est fonctionnel que lorsque testing est dégelé, on se retrouve avec des versions abandonnées en amont par les développeurs d’origines, avec certaines limites, voire certains bugs qui ont été tués par la suite.

      La philosophie du logiciel libre est quelque chose de positif qu’il faut absolument défendre car elle offre une vraie alternative. C’est grâce à elle qu’il nous reste un petit espace garant de nos libertés individuelles.

      Après comme je le dis souvent, la vraie liberté est celle de pouvoir choisir en toute connaissance de cause.

      Et ne pas confondre philosophie et idéologie.

  18. « C’est vraiment que c’est tellement simple de jongler avec les dépots au lieu d’avoir à ne pas le faire. Casse-gueule sur le long terme. »

    Pour m’y être intéressé de longue date, le pinning c’est pas si compliqué que tu veux bien le dire. Attention ! Je ne veux pas dire que c’est adapté pour le débutant. Mais comme je l’ai dit, le débutant en a que faire des nouveautés logicielles, il faut arrêter de croire le contraire. Personne, je dis bien personne, par mi tous ceux que j’ai installés sous Debian stable n’ont eu à redire quoi que ce soit sur la fraîcheur des logiciels. Seuls les geeks se pressent à chaque nouvelle mouture. D’ailleurs, ce sont les seuls à suivre de genre d’actualités.

    « Sur ArchLinux (exemple que je pratique depuis… fin 2008), c’est simple : tu as une série de dépots stables, testing (pour les paquets de tests), staging (pour les paquets vraiment instables). Et le dépot communautaire AUR. Pas besoin de jongler entre stable, testing, unstable et experimental pour arriver à ses fins. »

    C’est du même acabit, très honnêtement. Tu te souviens certainement de mon passage sur Arch. Bien. Franchement, je ne trouve pas l’utilisation des dépôts communautaires beaucoup plus simple.

    1. Pour m’y être intéressé de longue date, le pinning c’est pas si compliqué que tu veux bien le dire.

      A ce que j’ai pu en lire, il y a une histoire de réglages, de fichier à créer, bof quoi 😀

      Attention ! Je ne veux pas dire que c’est adapté pour le débutant. Mais comme je l’ai dit, le débutant en a que faire des nouveautés logicielles, il faut arrêter de croire le contraire.

      Il n’y a qu’un modèle unique de débutant ? 😀

      Personne, je dis bien personne, par mi tous ceux que j’ai installés sous Debian stable n’ont eu à redire quoi que ce soit sur la fraîcheur des logiciels. Seuls les geeks se pressent à chaque nouvelle mouture. D’ailleurs, ce sont les seuls à suivre de genre d’actualités.

      Donc tu connais tous les débutants ? Sinon, pourquoi gnutls me vient à l’esprit ? Et pourquoi les développeurs de certains logiciels ont fini par mettre en place un système de mise à jour automatisée de leurs logiciels ? Pour que les geeks puissent pratiquer de l’onanisme technique ? 😀

      C’est du même acabit, très honnêtement. Tu te souviens certainement de mon passage sur Arch. Bien. Franchement, je ne trouve pas l’utilisation des dépôts communautaires beaucoup plus simple.

      Il y a quelques années, c’est certains. Mais avec des outils comme Pamac ou Octopi, c’est déjà beaucoup plus simple.

  19. « Donc tu connais tous les débutants ? »

    Pfff ! Mon dieu ! Qu’est-ce que c’est que cet argument ? ç’en est un ? Fanfaron !

    Écoute, il n’y a pas trente façons d’être débutant ou néophyte en informatique. Soit tu comprends ce que tu fais en installant et tu es capable de le défaire, soit tu n’y comprends rien. C’est la règle de base de l’admin ! Et tous ceux que j’ai installés sous Linux* n’y comprenaient rien et n’avaient surtout pas envie de le comprendre. Le reste c’est de la foutaise.

    On peut t’apposer ce même type d’arguments : tu parles des barbus mais les connais-tu vraiment ? N’y a-t-il qu’un seul type de barbus ? De la même manière, tu parles de Debian mais au fond tu ne la connais pas vraiment.

    Dès que ça part en vrille de cette manière, effectivement, il vaut mieux se taire, pour rester poli.

    Tu aimes te faire plaisir en te qualifiant d’ironique… moi, j’appelle ça de la mauvaise foi.

    1. Pfff ! Mon dieu ! Qu’est-ce que c’est que cet argument ? ç’en est un ? Fanfaron !

      C’était de l’ironie.

      Écoute, il n’y a pas trente façons d’être débutant ou néophyte en informatique. Soit tu comprends ce que tu fais en installant et tu es capable de le défaire, soit tu n’y comprends rien. C’est la règle de base de l’admin ! Et tous ceux que j’ai installés sous Linux* n’y comprenaient rien et n’avaient surtout pas envie de le comprendre. Le reste c’est de la foutaise.

      La grand maître a parlé. Et pour info, je connais des débutants indécrottables sous MS-Windows. Leur parler de Linux serait les faire fuir à quintuple galop.

      On peut t’apposer ce même type d’arguments : tu parles des barbus mais les connais-tu vraiment ? N’y a-t-il qu’un seul type de barbus ? De la même manière, tu parles de Debian mais au fond tu ne la connais pas vraiment.

      Il est vrai que Debian et ses dérivées ne sont pas légion… Et ton argument est un moyen de balayer des faits : Debian Stable est très stable, mais parfois au prix d’une obsolescence technique et de l’ajout d’une palanquée de rustines pour « déboguer » la version proposée du logiciel.

      Je préfère des logiciels qui sont plus proches des versions en amont. Chacun ses plaisirs.

      Dès que ça part en vrille de cette manière, effectivement, il vaut mieux se taire, pour rester poli.

      Je constate des faits, et on m’oppose des « tu n’y connais rien » pour évacuer les questions qui fachent.

      Tu aimes te faire plaisir en te qualifiant d’ironique… moi, j’appelle ça de la mauvaise foi.

      Désolé, Debian est une excellente distribution, mais elle souffre des excès de ses qualités :

      1. La stabilité se fait souvent au prix de l’utilisation de versions qui sont parfois tellement vieilles que cela en est parfois caricatural. Cf l’exemple d’IceWeasel à l’époque de la Debian Squeeze.
      2. Les paquets sont rustinés à tout va dans le but de les stabiliser
      3. Avec son contrat social, elle est presque plus « royaliste que le roi » dans le domaine du libre

      C’est quoi déjà le proverbe ? Le mieux est l’ennemi du bien. Du moins si mes fondements culturels ne sont pas trop moisis.

      Enfin, les vrais barbus, ils n’utilisent pas Debian, mais la gNewSense, voire même GNU/Hurd pour les plus courageux 😀

  20. « La stabilité [de Debian] se fait souvent au prix de l’utilisation de versions qui sont parfois tellement vieilles que cela en est parfois caricatural. »

    Ben qu’est-ce que tu dirais de RedHat version Desktop ! Pas encore sous Gnome 3 et j’en passe. Mais quand on achète, puisque c’est le cas, une RedHat on sait ce qu’on paie.

    Le choix de mettre la main à la poche pour RedHat est commandé par une nécessité d’avoir un poste fiable avec les logiciels dont je me sers usuellement pour bosser. Rien d’autre.

    Quand on est sous Debian ou RedHat, qu’on l’a installée soi-même, on sait à quoi s’attendre : un système cohérent, fiable et stable. Je n’ai jamais rencontré, en stable, sous l’une et l’autre, de problèmes avec les mises-à-jour. Ce qui, soit dit en passant, n’est pas le cas avec Fedora ou autres.

    « Je constate des faits, et on m’oppose des « tu n’y connais rien » pour évacuer les questions qui fâchent. »

    De quels faits parles-tu ? Que les paquets sont périmés ? On te répond que c’est une question de point de vue : de manière interne, cela est cohérent. Techniquement, tel logiciel est parfaitement adapté à l’ensemble.

    « Cf l’exemple d’IceWeasel à l’époque de la Debian Squeeze. »

    Tu te ris de telle ou telle version de tel ou tel logiciel. Mais un paquet n’est rien pris isolément.

    « Une obsolescence technique » ?

    Encore une fois, l’argument ne tient que si tu prends le développement de tel logiciel et le système dans sa totalité.

    « pour info, je connais des débutants indécrottables sous MS-Windows. Leur parler de Linux serait les faire fuir à quintuple galop. »

    Je ne parle pas de ceux-là. Je parle ceux qui sont aujourd’hui sous Linux* (ou le seront demain), sur un poste qu’ils ne sont pas en mesure d’administrer ou qui ne le veulent pas. Ce qui leur importe, c’est que ça marche, rien d’autre. Internet, mail, traitement de textes, audio et vidéo. rarement plus. Ceux-là, pour tout ceux que j’ai installés, en ont rien à faire de ce que tu appelles l’obsolescence puisque ça marche.

    Tout le reste est point de vue de geek.

    1. Ben qu’est-ce que tu dirais de RedHat version Desktop ! Pas encore sous Gnome 3 et j’en passe. Mais quand on achète, puisque c’est le cas, une RedHat on sait ce qu’on paie.

      Le choix de mettre la main à la poche pour RedHat est commandé par une nécessité d’avoir un poste fiable avec les logiciels dont je me sers usuellement pour bosser. Rien d’autre.

      Je suis d’accord. Mais le problème vient de l’extérieur dans ce cas. Il suffit d’avoir un document qui passe mal… Et tout part en cacahuètes 🙁

      Quand on est sous Debian ou RedHat, qu’on l’a installée soi-même, on sait à quoi s’attendre : un système cohérent, fiable et stable. Je n’ai jamais rencontré, en stable, sous l’une et l’autre, de problèmes avec les mises-à-jour. Ce qui, soit dit en passant, n’est pas le cas avec Fedora ou autres.

      Si tu restes avec les dépots officiels sans passer par backports et compagnie, c’est normal. Quant aux distributions à base de RPMs, je fais une allergie 😀

      De quels faits parles-tu ? Que les paquets sont périmés ? On te répond que c’est une question de point de vue : de manière interne, cela est cohérent. Techniquement, tel logiciel est parfaitement adapté à l’ensemble.

      Je suis d’accord. Cependant, cela peut entrainer des désagréments de temps à autre.

      Tu te ris de telle ou telle version de tel ou tel logiciel. Mais un paquet n’est rien pris isolément.

      Rien ? Tu me rappelleras le nombre de dépendances d’un logiciel comme Mozilla Firefox. Et des implications d’avoir une version trop ancienne d’un navigateur internet, ne serait-ce qu’au niveau de la sécurité en réseau.

      Encore une fois, l’argument ne tient que si tu prends le développement de tel logiciel et le système dans sa totalité.

      Le problème est qu’une distribution GNU/Linux est un jeu de mécano. Pas un ensemble intégré comme un BSD.

      Je ne parle pas de ceux-là. Je parle ceux qui sont aujourd’hui sous Linux* (ou le seront demain), sur un poste qu’ils ne sont pas en mesure d’administrer ou qui ne le veulent pas. Ce qui leur importe, c’est que ça marche, rien d’autre. Internet, mail, traitement de textes, audio et vidéo. rarement plus. Ceux-là, pour tout ceux que j’ai installés, en ont rien à faire de ce que tu appelles l’obsolescence puisque ça marche.

      Jusqu’à ce qu’il rencontre un document dans un format qui passera mal. Et puis c’est vrai, pourquoi marcher quand on peut ramper ? 🙂

      Tout le reste est point de vue de geek.

      Mouais. Mais il est vrai que l’évolution des logiciels libre est tellement lente qu’on peut se permettre une version majeure d’une distribution tous les 3 ans sans craindre de se retrouver avec des versions de logiciels qui seront incapables d’ouvrir correctement un document dans un format non libre.

      Car il faut être réaliste, les formats OpenDocument sont l’exception dans le monde réel.

Les commentaires sont fermés.