Ah, la complexe généalogie des distributions GNU/Linux… :)

S’il y a bien un sujet non technique qui est d’une complexité assez importante dans le petit monde des distributions GNU/Linux, c’est leur généalogie.

Autant dans le monde privateur, c’est assez simple. Par exemple, pour Microsoft : Windows 8.1 est le « fils » de Windows 8, lui même « fils » de Windows 7, qui est « fils » de Vista, « fils » de XP, « fils » de 2000 Professionnel, « fils » de NT4, « fils » de NT 3.5x, lointain parent des premiers OS/2 co-développé avec IBM.

Pour Apple c’est simple : Tous les versions OS-X descendent les unes des autres, la première version étant un lointaine descendante de NeXTStep.

Mais si on regarde les distributions GNU/Linux, c’est moins simple. Prenons l’une des familles les plus representée, celle des paquets deb.

La mère, car on parle bien d’une distribution, c’est la Debian GNU/Linux.

Pour ses filles, pour les principales on peut citer principalement :

Mais pour les dérivées officielles de la distribution produite par Canonical, comme Kubuntu, Xubuntu, Lubuntu ou encore Ubuntu Kylin, doit-on les considérer comme des « filles » ou des « soeurs » d’ubuntu ?

Parmi la floppée des dérivées, on peut citer parmi les plus célèbres, donc leur donner le rang de « filles » d’Ubuntu (et des dérivées officielles), et de « petites filles » (voire arrière-petite-fille) de la Debian GNU/Linux :

Autant dire que la généalogie est assez complexe. Et les autres principales distributions ?

La Mageia ? C’est la fille de la Mandriva Linux, elle même descendante de la Mandrake Linux, basée à l’origine sur la Red Hat Linux 5.0 alias Hurricane qui rajoutait KDE 1.0 en 1998.

La Fedora Linux ? C’est la fille de la Red Hat Linux 9.0, née en 2003.

Pour la Manjaro Linux ? C’est la fille d’Archlinux.

Qu’on ne se méprenne pas, j’aime beaucoup la Debian GNU/Linux, mais sa descendance est vraiment fouillie. C’est le bon coté du logiciel libre poussé à l’extrême : le choix :)

12 réflexions au sujet de « Ah, la complexe généalogie des distributions GNU/Linux… :) »

  1. « Qu’on ne se méprenne pas, j’aime beaucoup la Debian GNU/Linux » ce qui me fait plaisir :D et choisir l’original me semble un choix pertinent.
    Tu as oublié de préciser que Debian avait Debra Lynn et Ian Murdock comme parents ;D
    A pluche.

  2. en réponse à al :
    En texte :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_distributions_Linux
    En image :
    http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/1/1b/Linux_Distribution_Timeline.svg
    Pour le forkage, je pense que la base même de Debian est la principale explication, voir Wikipédia :
    « distribution non commerciale régie par le contrat social Debian. Elle se distingue par le très grand nombre d’architectures soutenues et, de ce fait, par son cycle de développement relativement long, gage d’une certaine stabilité. »
    En clair : pas de dépendances commerciales, pas de licences freins, stable donc base fiable pour forker et ça tourne sur quasi n’importe quel µproc.

  3. C’est le moment de donner le lien vers le fantastique arbre généalogique d’Unix (Linux y compris) réalisé par Eric Lévénez, parfait à imprimer et à afficher au mur de son bureau de Geek :-)

    http://www.levenez.com/unix/

    Réaliser un arbre généalogique des distributions Linux risquerait de prendre beaucoup trop de place :-D

  4. Ahhhhhh ! la Mandrake.

    Ma première tentative Linux. Elle a été suivie par une Corel. Et arriver, in fine, à une Ubuntu avant que cette distro ne glisse du côté obscur.

    J’ai commencé avec la 6 (me souviens plus trop) et suis assez rapidement passé aux LTS pour finir avec la 8.04. Ensuite, j’ai fait quelques incursions/essais chez Fedora.

    En fin de compte, je suis resté fidèle à Debian ou Debian-like. D’abord une Lenny, puis une Squeeze, avant que je fasse un petit tour chez Solus (non ! pas taper !) pour cause d’incompatibilité avec gnome 3.

    Tout ça pour finir avec Wheezy sur un ordi et Jessie sur un autre…

    J’apprécie le côté simple de l’installateur Debian, peut-être est-ce la raison de son succès, et, peut-être que certaines distros devraient fortement s’en inspirer….

    Alors une bonne question : Est-ce la qualité de la distro qui fait la différence ou l’installateur ?

    J’ai ma réponse

    1. Un bon noyau (en évitant de cocher toutes les options) , un bon installeur sont les premières bases d’une bonne distribution.
      le reste n’est QUE cosmétique (argument de gonzesses dirait Bigard) .

      Donc le choix de base :
      LSF (ou Gentoo)
      Slackware
      Debian
      Fedora
      Suse

      J’aime pas trop les bureaux Gnome et KDE qui passent leur temps à réinventer la roue (ex gvfs et on louche en contrôlant les points de montage)

      Trop de distributions ont perdu le Dogme Unix « Small is Beautiful »
      que je traduit par, « toujours faire simple » (coté code) que trop de gens confondent avec le simplisme « utilisateur  » qui donne Windows , OSX, et même Ubuntu(avec Unity)….

      1. C’est pas plutôt KISS (Keep It Simple, Stupid) ? mais je suis plutôt d’accord, il y a des moments où on aurait envie d’en #&[è_à)=@]ễ²³÷¡× certains !

  5. ….
    j’ai commencé linux il y a plus de 20 ans avec Yggdrasil puis Slackware qui elle existe toujours …

    Maintenant je suis très faignant , la distrib que j’utilise le plus est Xubuntu/Lubuntu …

    Pas vu d’éval depuis longtemps sur TinyCoreLinux , la seule qui passe encore sur mes vieux sasfépu qui sont encore sous …. WFW3.11 et W95 ! (avec 12Mo de mem!)

    Je crois que l’obésité n’a pas atteint que les humains …

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