Distrowatch, le site que l’on aime à détester… :)

Dans un article du mois d’août 2013, je parlais du sport préféré – car les utilisateurs de GNU/Linux ne sont pas uniquement barbus, myopes et amateurs du duo pizza plus soda – à savoir casser du sucre sur Distrowatch.

Dans l’article en question, je parlais des trollifères statiques de fiches d’informations vues quotidiennement. Mais un commentaire sur l’article consacré à mon précédent coup de gueule, Laurent Napias a posé la remarque qui tue, je cite :

Par contre, je ne comprends pas que tu continues à baser ton argumentaire via une source qui nous le savons tous n’apporte absolument rien : distrowatch.

C’est ici le noeud du problème. Contrairement à ce que dit le commentaire en question, Distrowatch apporte énormément. J’ai cité dans mon article coup de gueule une statistique intéressante : la mortalité des distributions indexées sur le site.

Qui selon, mon humble avis de vieil emmerdeur, est le révélateur de la politique du « fork qui est lancé comme on en a envie d’uriner ». Je vous conseille aussi de lire un article de Philippe Scoffoni très intéressant sur le sujet.

Outre ce fait, le site apporte encore plus. Que l’on me donne un ou plusieurs sites qui regroupent autant d’informations sur l’avancement des distributions majeures, mineures ou encore du fork qui passera l’arme à gauche dans les 6 mois, voire moins.

Qui permet d’avoir un point de vue d’ensemble du petit monde agité des distributions GNU/Linux ?

Qui permet aussi d’avoir des informations sur les logiciels qui font fonctionner les dites distributions ?

Je n’en vois pas des tonnes. Il y a bien QuebecOS, et distrozilla qui tourne au ralenti. OSNews ? Trop généraliste !

Oui, il est de bon ton de casser du distrowatch au petit-déjeuner. Mais on le remplace par quoi au final ?

Donnez-moi des sites qui me permette de regrouper autant d’informations. Si on peut prendre cette image, distrowatch, c’est le wikipedia des distributions GNU/Linux. Même si certaines personnes sont parties en croisade contre Wikipedia. Merci à Cyrille Borne pour l’information.

Distrowatch, c’est un peu comme le Marmite anglais. La pub ci-dessous date de 2005 ou de 2006, et résume bien l’idée : « Love it or hate it ». La fin n’est pas des plus classe, mais cela résume bien la relation d’amour et de rejet des linuxiens envers Distrowatch.

Sur ce, je vous laisse, j’ai un travail de relecture sur le feu. J’éprouve la même relation avec l’auxiliaire avoir et son accord avec les participes passés que certaines personnes ont avec Distrowatch… Ou le Marmite !

12 réflexions sur « Distrowatch, le site que l’on aime à détester… :) »

  1. Ben pourtant, c’est pas difficile 😉
    Le participe passé conjugué avec l’auxiliaire avoir ne s’accorde pas avec le sujet :
    Ils ont acheté des pommes.
    MAIS il s’accorde avec le Complément d’Objet Direct si et seulement si celui-ci est placé avant le verbe :
    Ils ont acheté des pommes. (pas d’accord)
    Voici les pommes qu’ils ont achetées. (accord avec pommes placé avant)
    Ils les ont achetées. (accord avec les (= les pommes) placé avant)
    T’as vu ? Fastoche…

  2. Bonjour Frédéric,

    A lire, tes nombreux billets sur le sujet, j’avais fini par comprendre que distrowatch ne servait absolument à rien pour déterminer la popularité de telle ou telle distribution : on ne sait pas d’où viennent les chiffres, si le nombre de téléchargement directement depuis les serveurs des distributions est pris en compte ou pas, sans parler des distributions issues de la presse…

    Alors oui, pour évaluer le nombre de distribution qui n’existent plus, je te l’accorde, ce site peut encore servir à quelle chose et j’ai donc lu ton premier article suite à la fermeture de ton blog en diagonale.

    Cependant un article comme celui-ci : Liste des distributions Linux me semble tout aussi pertinent. Sur l’illustration de l’article mis régulièrement à jour, on peut très bien se rendre compte si oui ou non une distribution existe encore ou pas.

    En plus, dans cet article, il est fait mention du fork sans toute fois le désigner nommément, sujet particulièrement d’actualité ses derniers jours… 🙂

    Cordialement

    1. A lire, tes nombreux billets sur le sujet, j’avais fini par comprendre que distrowatch ne servait absolument à rien pour déterminer la popularité de telle ou telle distribution : on ne sait pas d’où viennent les chiffres, si le nombre de téléchargement directement depuis les serveurs des distributions est pris en compte ou pas, sans parler des distributions issues de la presse…

      C’est pour cela que je parlais de statistiques de « curiosité », qui résume bien l’idée.

      Alors oui, pour évaluer le nombre de distribution qui n’existent plus, je te l’accorde, ce site peut encore servir à quelle chose et j’ai donc lu ton premier article suite à la fermeture de ton blog en diagonale.

      Sans oublier pour être tenu au courant de manière « centralisée » de la vie des distributions aussi 😉

      Et pour la faute de frappe, elle est corrigée.

  3. Qu’un site comme « DistroWatch » s’impose et devienne unique, c’est normal : les utilisateurs vont privilégier un site de ce genre parmi plusieurs, au début faiblement puis à la longue il devient quasi-unique. C’est comme ça que s’impose les standards de fait : un faible avantage de départ qui devient de + en + écrasant.

    Sinon pourquoi autant de distribution ? C’est si simple que ça d’en bricoler une à partir d’Ubuntu ou de Débian ? Ca me rappelle l’abondance de librairies qui font la même chose en Java (oui je suis développeur Java et je le vie bien, merci).

    Pour ma part je pense que le logiciel libre est devenu mature et que tu as les « stars » comme LibreOffice, Firefox, Gnome, Gimp, KDE … qui sont quand même des produits de grosses équipes qui bouchent un peu le paysage . Si tu veux faire un soft tout seul ou en équipe réduite, soit tu as une idée innovante ou un truc bien torché qui peut vite faire le buzz (dans ce cas on peut aussi se demander pouquoi ne pas tenter une aventure commerciale …), soit tu es noyé dans la masse des logiciels « clones » pas forcément mauvais ni sans originalité mais dans l’ombre des « stars ».

    Sans doute les distributions permettent d’avoir une plus grande visibilité et ainsi un développeur ou une petite équipe peuvent penser réussir, surtout grâce à un site comme « distroWatch » et au fait qu’une distrib est un point d’entrée à Linux, et qu’une fois avoir fait mumuse avec Ubuntu et s’être déniaisé comme utilisateur Linux on veut peut être quelque chose de plus « personnel » « petit » « pratique » … et on se tourne vers DistroWatch pour voir ce qu’il existe et on parcours les blogs (dont le tiens …) pour se faire une idée.

    Donc cette abondance de distrib est dû à des petites équipes (plus proche d’une personne que de deux :D) qui veulent « percer » et c’est dans doute comme tu le dis dans pas mal de test billets un problème d’égo mais je ne pense pas que Linus Torvald aurait aussi bien réussi sans son égo (qui doit être de la taille d’une petite planète selon certain …).

    En conclusion, je serais finalement plus pessimiste que toi : peut être que cette abondance de distribs est surtout un signe de la « fossilisation » du logiciel libre autour de produit star qui sont obligés de faire comme leur contrepartie commerciale pour durer à savoir l’innovation éternelle.

    Donc cette multitude de distribution serait un peu comme une vague de Lemming affamés se précipitant dans toutes les directions pour chercher des territoires où survivre (c’est un peu tiré par les cheveux)

    Désolé pour le pavé.

    1. Qu’un site comme « DistroWatch » s’impose et devienne unique, c’est normal : les utilisateurs vont privilégier un site de ce genre parmi plusieurs, au début faiblement puis à la longue il devient quasi-unique. C’est comme ça que s’impose les standards de fait : un faible avantage de départ qui devient de + en + écrasant.

      Car c’est un site multi-facettes : informations, gazette hebdomadaire, annuaire, etc…

      Pour ma part je pense que le logiciel libre est devenu mature et que tu as les « stars » comme LibreOffice, Firefox, Gnome, Gimp, KDE … qui sont quand même des produits de grosses équipes qui bouchent un peu le paysage . Si tu veux faire un soft tout seul ou en équipe réduite, soit tu as une idée innovante ou un truc bien torché qui peut vite faire le buzz (dans ce cas on peut aussi se demander pouquoi ne pas tenter une aventure commerciale …), soit tu es noyé dans la masse des logiciels « clones » pas forcément mauvais ni sans originalité mais dans l’ombre des « stars ».

      Au bout d’une trentaine d’années, il est normal que la libre soit devenu mature… Sinon, il y aurait des questions à se poser.

      Sans doute les distributions permettent d’avoir une plus grande visibilité et ainsi un développeur ou une petite équipe peuvent penser réussir, surtout grâce à un site comme « distroWatch » et au fait qu’une distrib est un point d’entrée à Linux, et qu’une fois avoir fait mumuse avec Ubuntu et s’être déniaisé comme utilisateur Linux on veut peut être quelque chose de plus « personnel » « petit » « pratique » … et on se tourne vers DistroWatch pour voir ce qu’il existe et on parcours les blogs (dont le tiens …) pour se faire une idée.

      C’est une hypothèse à laquelle je n’avais pas pensé. Il suffit de voir des services comme celui d’OpenSuSE qui permet de se faire des ISOs en 3 clics de souris 😉

      Pour l’égo de Linus, je pense que Theo de Raadt est bien placé pour le battre 😉

      Donc cette multitude de distribution serait un peu comme une vague de Lemming affamés se précipitant dans toutes les directions pour chercher des territoires où survivre (c’est un peu tiré par les cheveux)

      Un peu, mais pas complètement faux !

      Et ne t’inquiète pas pour le pavé, ça fait du bien d’avoir des commentaires construits et argumentés 😉

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