Manjaro Linux 0.8.7 : l’Ubuntu d’Archlinux continue son bonhomme de chemin.

J’ai pu lire ce matin l’annonce de la sortie de la Manjaro Linux 0.8.7 sur le forum francophone de la Manjaro Linux. J’ai donc eu envie de récupérer l’ISO de la 0.8.7 pour faire le point sur l' »Ubuntu » de l’ArchLinux. Par « Ubuntu », je veux dire : dérivée simplificatrice et compatible avec des utilisateurs qui sont effrayés par l’installation mécano classique.

Après avoir récupéré l’ISO avec Xfce en 64 bits, j’ai utilisé Qemu pour l’ensemble.


[fred@fredo-arch ISO à tester]$ qemu-img create -f qed disk.img 128G
Formatting 'disk.img', fmt=qed size=137438953472 cluster_size=65536 table_size=0
[fred@fredo-arch ISO à tester]$ kvm64 -hda disk.img -cdrom manjaro-xfce-0.8.7-x86_64.iso -no-frame -boot order=cd &

Au premier démarrage, un écran comme celui de la LinuxMint nous accueille. On peut lancer l’installation en mode graphique, ou en mode ligne de commande (pour des options comme le support de l’UEFI par exemple). J’ai préféré prendre l’installateur graphique, pour le tester.

A noter qu’il y a toujours le bug de traduction qui remplace le bouton « suivant » par le bouton « retour » dans l’installateur graphique en version française. Sinon, c’est toujours l’installateur de la LinuxMint, c’est donc du simple et fonctionnel, avec l’éternel partitionnement « simpliste ». Trop compliqué de proposer une partition séparée pour /home ?!

De plus, le noyau par défaut est le 3.4.59 LTS. Dommage si on a besoin d’un noyau plus récent, comme le 3.10 qui sera aussi un LTS, du moins dès la sortie du noyau linux 3.11.

J’ai cependant modifié le partitionnement pour avoir une partition /boot et une partition /home séparée. Oui, j’ai quelques automatismes dont j’ai du mal à me séparer 😀

L’installation s’effectue ensuite sans problème. Elle est assez rapide. Il faut compter entre 5 et 10 minutes environ.

Après le premier démarrage, j’ai viré le noyau linux 3.4.57 par le noyau Linux 3.10.7 avec un petit sudo mhwd-kernel -i linux310 rmc dans un terminal. Mais avant, j’ai installé les paquets linguistiques manquants.

La gestion des logiciels est assurée par Pamac. Qui joue à cache-cache avec Octopi. A noter que l’installation de LibreOffice proposée est incomplète : il manque le module de dessin et de base de données. Ce dont je me suis occupé dans la vidéo ci-dessous.

Il est dommage que les paquets 32 bits soient autant imbriqués dans l’installation. Surtout si on a pas besoin de Steam et qu’on veut avoir un système plus « monocolore » en terme d’architecture logicielle. Mais bon, si on a besoin de Wine pour certains logiciels Windows dont on ne peut pas se passer, je peux comprendre 😉

Comme d’habitude, Manjaro Linux nous montre sa puissance. Mais il y a deux questions qui me brûlent les lèvres :

  1. Pourquoi modifier l’apparence par défaut de Xfce qui a été repris dans les grandes lignes par ElementaryOS ?
  2. Pourquoi utiliser le menu Whisker ? Ce clone du menu Démarrer nouvelle génération de MS-Windows XP, je peux pas ! Et ce n’est pas parce que je suis barbu que je supporte le menu moustache (traduction littérale de whisker).

Mis à part cela, la Manjaro Linux continue son bonhomme de chemin, et sera surement la distribution GNU/Linux qui aura le plus avancé en 2013, mélangeant facilité d’accès et fraicheur logiciel. Pas encore sur le point de détrôner LinuxMint et sa mère Ubuntu, mais cela pourrait être possible à terme.

8 réflexions sur « Manjaro Linux 0.8.7 : l’Ubuntu d’Archlinux continue son bonhomme de chemin. »

  1. Merci pour le test, très bien comme les autres !
    J’aurai juste aimé que tu fasses un aperçu du clic droit sur le bureau (voir quels menu étaient proposés) et dans la configuration, voir quelles apparences étaient installées (j’aime bien changer souvent 🙂 ).

    Par contre ça reste du Arch apparemment et, d’après la vidéo (je n’y connais rien en Arch), les commandes de désinstallation/installation/mises à jour par le terminal n’ont pas l’air aussi simple que le sudo apt-get install , je me trompe ? Ou est-ce juste une habitude à acquérir ?
    Évidemment, on peut passer par le GUI mais bon.

    1. Merci pour le test, très bien comme les autres !

      🙂

      J’aurai juste aimé que tu fasses un aperçu du clic droit sur le bureau (voir quels menu étaient proposés) et dans la configuration, voir quelles apparences étaient installées (j’aime bien changer souvent 🙂 ).

      Tu as tous les thèmes de Xfce sauf erreur de ma part.

      Par contre ça reste du Arch apparemment et, d’après la vidéo (je n’y connais rien en Arch), les commandes de désinstallation/installation/mises à jour par le terminal n’ont pas l’air aussi simple que le sudo apt-get install , je me trompe ? Ou est-ce juste une habitude à acquérir ?

      Pour l’équivalent des commandes : https://wiki.archlinux.org/index.php/Pacman_Rosetta

      Évidemment, on peut passer par le GUI mais bon.

      Euh, comment dire ? C’est bien les GUIs, mangez-en !

  2. J’y suis passé par mise à jour, rien à signaler. Mon Catalyst ne me pose pas de soucis.

    Je suis en train d’uploader une version expérimentale de Gnome-Shell basée dessus.

  3. Re,

    Par contre, je ne me sers pas de Whisker, inutilisable quand on grossit les caractères (obligatoire pour ma vue) et que je trouve moins commode que l’ancien (qui est toujours disponible).

  4. Comme à son habitude Fred met le doigt sur ce qui cloche :
    – toujours et encore le bouton [Retour] au lieu de [Suivant] sur l’installateur graphique ; ça peut dérouter ;
    – pour le partitionnement trop simpliste lors de l’installation on peut s’en affranchir facilement. Perso, je préfère faire mes partitions avant de lancer l’installation ;
    – pour le noyau utilisé (le 3.4) c’est par sécurité, le 3.10 (futur LTS) étant réputé un poil bugué.

    Tu notes avec justesse l’extrême rapidité d’installation.

    Et comme toi et bien d’autres, pourquoi livrer cette version avec le menu Whisker.
    Le menu classique (peut-être moins « zoli ») est bien plus pratique.

    1. Le bug de traduction peut dérouter, mais si on regarde l’emplacement, on peut en déduire la bonne fonction.

      Pour le partitionnement simpliste, c’est la faute à l’installateur de la LinuxMint utilisé pour la série 0.8.x de la Manjaro.

      Il est vrai que le 3.10 a connue une série de 3 versions en une semaine. Ce qui n’aide pas à sa réputation 😉

      Et Whisker ? Il sort par les yeux. On se croirait de retour en 2001 🙁

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