Mémoires télévisuelles d’un enfant des années 1970, épisode 3 : Les dessins animés mythiques des années 1975-1985.

Dans l’épisode de cette série de billet 2, j’évoquais l’émission « Temps X ». La sortie du coffret – qui est à mon humble avis une sacrée arnaque ne serait que pour le contenu (12 épisodes sur les 76) de la série UFO Robot Grendizer (connu en France sous le nom de Goldorak), m’a donné envie de parler des dessins animés qui ont marqué l’enfance des vieux trentenaires et jeune quadragénaires de ma génération.

En dehors de Goldorak (1976), qui était un des premiers dessins animés japonais à être diffusé, comment passer à côté de Candy (1976) ?

La série fut censurée pour éviter de traumatiser les enfants, car Anthony est tué dans la version d’origine fut simplement rendu handicapé. Cependant, c’est une série très violente : combien de personnages sont tués ou estropiés ? C’était quand même très « cash » à l’époque.

Mais le summum du « cash », c’est l’adaption du roman d’Hector Malot en dessin animé, « Rémi Sans Famille » (1977). Adaptation du roman « Sans Famille », l’histoire de Rémi est quand même assez dure. Vendu par son père adoptif à Maître Vitalis (ancien chanteur d’opéra), Rémi accumulent les malheurs : deux des trois chiens de la troupe sont tués par des loups, le singe apprivoisé meurt d’une pneumonie et Maître Vitalis est tué par le froid en voulant protéger Rémi.

Autant dire que si l’histoire est très belle, elle était franchement très dure. Le Joueur du Grenier en parle dans son numéro spécial du mois de septembre 2010. Je vous laisse écouter les commentaires qui sont assez clairs, aux alentours de la quatrième minutes de la vidéo.

Sans oublier le générique. Il n’est pas conseillé d’être dépressif… Enfin, vous êtes prévenus.

Cependant, il serait criminel de ne pas évoquer le dessin animé qui m’a donné la passion pour l’histoire, même si parfois il y avait des simplifications volontaires (allez expliquer les dix années de la Révolution Française en un épisode de 26 minutes), avec comme musique « Toccata et Fugue en ré mineur » d’après Jean-Sébastien Bach, j’ai nommé la série « Il était une fois… l’Homme » (1978).

Toujours dans le domaine historique, ce serait un crime d’oublier « Les Mystérieuses Cités d’Or » (1982) qui ont bercé le milieu de mon enfance. Et l’inimitable voix de feu Jean Topart, éternel narrateur. J’avoue que je n’ai pas jeté le moindre regard à la suite, craignant de voir une série aussi mythique dénaturée.

Série dont les cliffhangers étaient sadiques, et les reportages à la fin des épisodes toujours passionnant.

Ultime dessin animé – et je pourrais encore citer d’autres – c’est l’excellent franco-japonais Ulysse 31 (1981). C’était un pari un peu fou que d’adapter l’Odyssée d’Homère en version science-fiction.

Mais le dessin animé qui était diffusé dans le format habituel à l’époque, des épisodes quotidiens de 5 minutes sur la semaine, et la version complète le samedi sur FR3 donnait des versions modernes des grandes étapes de l’épopée d’Ulysse, en respectant la chronologie du récit d’Homère. J’avoue que des épisodes comme celui de Calypso (l’avant-dernier) était quand même assez « cash » lui aussi.

Et feu Jean Topart qui faisait dans la version la voix de Zeus… A foutre la trouille d’une manière monstrueuse. Toute une époque.

Un prochain billet parlera des séries qui ont bercé mon enfance, et il y aura du lourd, du très lourd, même 😉

9 pensées sur “Mémoires télévisuelles d’un enfant des années 1970, épisode 3 : Les dessins animés mythiques des années 1975-1985.”

  1. Les Il était une fois étaient mes dessins animés favoris de l’époque ici citée et il manque « il était une fois l’espace » qui était différent des autres mais que j’ai bien aimé. Même si le meilleur était pour moi « il était une fois la vie ».

    J’avoue regarder la deuxième saison des Mystérieuses cités d’or et pour l’instant l’esprit est plutôt gardé. Essaie 😉

    1. Etre exhaustif est impossible, vu le nombre de séries, aussi bien en animé qu’en images réelles qui ont bercé l’enfance de vieux trentenaires / jeunes quadragénaires.

      Et pour les Cités d’Or, je vais m’abstenir pour l’instant 😉

  2. Ces dessins animés sont immortels. À part Candy, je les ai tous regardés et adorés. J’ai seulement 16 ans, mais ces dessins animés était encore rediffusés.

  3. Je confirme l’arnaque pour le coffret goldorak. Après avoir retiré de la vente le précédent coffret , nos chers ayants droits osent tout !

    Curieux de voir tes séries préférées , vu qu’on a grosso modo le même age. Un coup de coeur pour deux un peu oubliées , les petits génies (le truc de geek de l’époque) et buck rogers (de la bonne sf en série).

  4. Salut,

    La série 2012 des cités d’or est un gachis. Les épisodes ne sont lus rythmé par la bande son qui était indispensable à l’ambiance. Dans la série d’origine le rythme était donné par le soleil. On prenait le temps de contempler l’aube dans une musique planante super chouette… Et de même pour chaque moment (danger, peur, humour…). Sans parler de la dénaturation de Mendosa qui perd tout de son mystère.

    Sinon personne ne fait référence au faubuleux « Les mondes engloutis ». La série à peut être plus vieillit au point de vu graphique que les cités d’or ou Ulysse 31, il n’en reste pas moins qu’elle est d’une intelligence et d’une finesse bien en rapport avec une époque. Le message politique profondémment libertaire et le rôle prépondérant des femmes (contrairement aux cités d’or ou Zia est une courge larmoyante) en font un des rares dessins animés qui sort des codes. Pour souvenir dans un des rôles principal du côté des méchant : Massmédia.

    Le monde est divisé en strates (classe sociales?), cloisonnées. La cité d’Arkadia semble être autogéree oar ses habitants, les enfants y sont libre de s’instruire, de jouer comme ils l’entendent…

    Dessinateurs de la surprise de césar, romancier de science fictions et sociologue au scénar, cosma à la musique…

    1. La série 2012 des cités d’or est un gachis. Les épisodes ne sont lus rythmé par la bande son qui était indispensable à l’ambiance. Dans la série d’origine le rythme était donné par le soleil. On prenait le temps de contempler l’aube dans une musique planante super chouette… Et de même pour chaque moment (danger, peur, humour…). Sans parler de la dénaturation de Mendosa qui perd tout de son mystère.

      Donc, c’est de la merde 🙁

      Sinon personne ne fait référence au faubuleux « Les mondes engloutis ». La série à peut être plus vieillit au point de vu graphique que les cités d’or ou Ulysse 31, il n’en reste pas moins qu’elle est d’une intelligence et d’une finesse bien en rapport avec une époque. Le message politique profondémment libertaire et le rôle prépondérant des femmes (contrairement aux cités d’or ou Zia est une courge larmoyante) en font un des rares dessins animés qui sort des codes. Pour souvenir dans un des rôles principal du côté des méchant : Massmédia.

      Je n’ai jamais vraiment accroché à cette série. Peut-être à cause du graphisme ?!

      C’était néanmoins une série qui devait avoir ses fans, ne serait-ce qu’à cause de la bande son et du groupe « Les Mini-Stars » qui chantaient les titres ?

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