Les projets un peu fou du logiciel libre, épisode 27 : DosEmu 2

Si je vous dis émulation pour MS-DOS sous Linux, vous allez me répondre DOSBox ou encore DOSBox-X (sa version améliorée) et je serai partiellement d’accord. Car il existe la reprise de l’ancestral Dosemu du doux nom de DosEmu 2… Pourquoi se compliquer la vie ? 🙂

DosEmu fut historiquement le premier émulateur pour MS-DOS, ce qui était plus qu’important quand Linux est né en 1993. La dernière version du projet DosEmu est la 1.4.0 sorti en 2012.

Quelques années plus tard, des développeurs ont décidé de reprendre l’outil, en utilisant un coeur FreeDOS, pour proposer DosEmu 2. Au moment où j’écris cet article, le 2 juillet 2020, la version en date est une 2.0-pre8, sortie en novembre 2017.

Après avoir récupéré la version git sur AUR et l’avoir fait compilé, j’ai voulu voir ce que donnait ce projet. Pour rajouter des logiciels, il faut aller dans ~./dosemu/drive_c/ et y copier ce qu’on veut lancer.

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Les projets un peu fou du logiciel libre, épisode 26 : OpenGem.

Il y a eu quelques projets pour proposer une interface graphique pour MS-Dos. J’ai parlé ainsi de DosShell proposé par Microsoft ou encore de ViewMax développé pour le DR-DOS.

Mais il n’y a pas eu qu’eux. Un environnement concurrent a existé à l’époque c’était GEM. Aucun rapport avec un dessin animé des années 1980. GEM = Graphical Environment Manager. Son incarnation la plus célèbre étant celle disponible sur TOS de l’Atari ST.

En 1999, le code du GEM est libéré et le projet FreeGEM est lancé. Une des ses versions les plus utilisables, c’est OpenGEM.

Développé en collaboration entre Shane Coughlan et l’équipe de FreeGEM, cela offre un environnement prêt à l’emploi. Bien que disponible pour FreeDOS, on peut aussi l’installation du PC-DOS et MS-DOS entre autre. J’ai récupéré sa dernière version disponible, une 7.0rc3, en date d’avril 2018.

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Les projets un peu fou du logiciel libre, épisode 25 : TenFourFox, le port de Mozilla Firefox pour Apple PowerPC.

Après une longue période de disette, voici donc l’épisode 25 de la série des projets un peu fou du logiciel libre. Il faut dire que le dernier billet de la série datait de Noël 2019. J’ai donc profité du confinement lié au Covid19 pour me creuser les méninges et chercher un projet un peu fou du logiciel libre dont je n’aurai pas encore parlé.

C’est via mon flux RSS que l’illumination m’est venue. En effet, pourquoi ne pas parler d’un port un peu à la limite de l‘acharnement thérapeutique. Comme vous le savez sûrement, Apple utilise depuis janvier 2006 des processeurs Intel. Auparavant, il y a eu la génération des ordinateurs à base de processeurs Motorola 68000 (1984 à 1993) puis en PowerPC (1994 à 2006).

J’avais déjà parler de l’ultime version de MacOS dédié à l’architecture Motorola 68000 en février 2020, du dernier MacOS-X uniquement PowerPC, à savoir MacOS-X 10.3 Panther, la version 10.4 étant la première à officialiser la migration vers une nouvelle architecture.

Même s’il ne doit plus rester beaucoup de machines Mac de la première moitié des années 2000 encore en fonctionnement, cela n’empêche pas une équipe de proposer un port de Mozilla Firefox ESR pour les machines en question. C’est le projet TenFourFox.

Pour l’installer, il vous faut au minimum une version 10.4.11 de MacOS-X Tiger ou un MacOS-X 10.5 alias Leopard à jour. En fouillant un peu, j’ai pu trouver une image ISO d’installation du DVD de MacOS-X Tiger. Le wiki de Qemu pour PowerPC m’a donné les indications techniques pour lancer un MacOS-X Tiger, même si le son n’est pas présent 🙁

Je vous ferai grace des détails techniques. Voici donc quelques captures d’écran de l’installation.

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Les projets un peu fou du logiciel libre, épisode 24 : ChromiumOS d’Arnold The Bat.

J’ai eu du mal à trouver un sujet pour un nouvel article concernant les projets un peu fou du logiciel libre. Depuis l’épisode 23 en avril 2019, je n’avais pas d’idée. Oui, 8 mois, ça fait long !

Mais comblons donc le trou. J’ai envie de parler de la volonté d’un développeur un peu déjanté de proposer une version fonctionnelle à partir de ChromiumOS, vous savez l’OS entièrement en ligne de Google qui reprend avec plus de réussite les Network Computer de 1997.

En gros, les Chromebooks sont des ordinateurs portables avec une capacité de stockage ultra limitée avec un OS minimal – basé sur Gentoo Linux et le navigateur Google Chrome. En gros, le retour du terminal unixien des années 1970 en plus « bling bling ».

En allant sur le site d’Arnold The Bat, j’ai pris une des dernières versions «  » » »stables » » » », à savoir la Enhanced Special Build R78-12499.B.

Elle date du 12 novembre 2019. Étant donné que c’est une image de clé USB, j’ai décidé d’appliquer le truc que j’explique dans la vidéo ci-après.

La première étape a été d’extraire le fichier, de renommer le .bin en .img et d’appliquer le tout sur une clé de 16 Go. Oui, l’image écrite prend 8,5 Go environ ! Un gros bébé donc.

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Les projets un peu fou du logiciel libre, épisode 23 : le Katana Desktop Environment.

Dans le monde du logiciel libre, il y a de nombreux environnements de bureau principalement Gnome, Plasma et Mate-Desktop, et des gestionnaires de fenêtres par paquets de douze. Je vous renvoie à la page du wiki d’Archlinux, c’est presque sans fin !

Il y a aussi la volonté de faire vivre des anciennements environnements, que ce soit KDE 3 via le Trinity Desktop Environment ou Gnome 2 via Mate-Desktop. KDE 4 n’échappe pas à cette volonté et c’est ici qu’intervient le projet Katana Desktop Environment.

C’est un projet lancé par Ivailo Monev alias fluxer. Sur son dépot git, ce développeur a décidé de reprendre KDE mais en l’allégeant. À l’origine, c’était pour la défunte Entropy Linux née sous le nom de Less Systemd Linux.

Le projet avance lentement, mais il est enfin compilable et lançable sur une base moderne. En effet, on peut trouver des fichiers PKGBUILD pour les distributions de la famille Archlinux.

Aucun paquet précompilé n’étant disponible, il faut y aller la mimine pour avoir un aperçu de ce travail en cours. Je suis parti d’une base Archlinux installée manuellement et j’ai fait compiler les paquets dans l’ordre suivant.

  1. ariya-icons
  2. strigi
  3. katanalibs
  4. katana-baseapps
  5. katana-workspace
  6. qimageblitz
  7. qca-qt4
  8. eigen2, en provenance d’AUR
  9. katana-extraapps
  10. katana-l10n

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Les projets un peu fou du logiciel libre, épisode 22 : Grisbi

S’il y a un domaine sensible pour nombre de personnes, ce sont bien les finances. Sujet qu’il est parfois déconseiller d’aborder pour éviter de se prendre une mandale en pleine tronche 🙂

Cependant, depuis que l’informatique existe, la gestionnaire des finances personnelles a été un domaine de choix. Même à l’époque lointaine des Amstrad CPC, il a existé des logiciels de ce style, cf cette publicité trouvable sur CPC-Power.

Quand je suis arrivé sur PC en 1995-1996, j’ai voulu gérer mon budget et le premier outil que j’ai utilisé, c’est Quicken. J’ai eu par la suite une période avec Microsoft Money. Quand j’ai commencé à vouloir migrer pour de bon vers linux, j’ai jeté un oeil à l’existant. Si de nos jours, on trouve des grosses cylindrées comme GNU Cash, Homebank, Skrooge ou encore KMyMoney, vers 2000-2001, il n’y avait pas grand chose à se mettre sous la souris.

En dehors d’une feuille de tableur, rien ou presque. Mis à part le projet Gripsou né en avril 2000 et qui est devenu Grisbi par la suite pour des raisons de marques déposées. C’est un logiciel français développé à l’origine pour la comptabilité française. J’avoue que j’ai toujours aimé son interface simple et rapide.

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Les projets un peu fou du logiciel libre, épisode 21 : OpenTyrian

En 1995, un shoot’em’up est publié par Epic Megagames, connu sous le nom de Tyrian. C’est un jeu de très bonne facture, proposé sous le modèle classique à l’époque du partagaciel où une partie du jeu était gratuitement disponible, le reste devant être achetée.

Développé par Jason Emery, illustré par Daniel Cook et sonorisé par Alexander Brandon et Andreas Molnar, c’est un shoot’em’up assez nerveux. On est dans un jeu qui mélange l’arcade pure – c’est ce que l’on attend – avec une partie un peu plus stratégique : achat d’armes, de bouclier.

Par chance, le vaisseau piloté par le joueur est fourni avec un générateur qui recharge le bouclier, même si on se retrouve rapidement avec un avertissement sonore qui indique que le vaisseau n’est plus trop protégé et qu’on risque le pire rapidement.

On y trouve les classiques niveaux de difficultés et d’autres qui sont cachés. Mais le plus « marrant », c’est le côté histoire de l’ensemble. En effet, durant la période arcade, on peut récupérer des cubes de données qui permettent de se tenir au courant de l’histoire… Et parfois plus si affinités 🙂

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Les projets un peu fou du logiciel libre, épisode 20 : l’épopée de Mono, l’implémentation libre de .Net

Nous sommes en 2002. À l’époque, Microsoft propose l’ensemble des outils .Net pour mettre en place une technologie multi-plateforme et faire la nique à Java. Bien qu’à l’origine uniquement développé pour ses OS, des développeurs du libre décident de créer un équivalent pour les distributions GNU/Linux, et Mono pointe le bout de son nez à la mi-2004.

Le projet souffre alors de critiques par rapport aux brevets logiciels de Microsoft sur .Net, mais cela n’empèche pas Novell et Xamarin de pousser à l’adoption du langage. Des outils sont créés à destination du grand public avec plus ou moins de succès.

De mémoire, il y a eu un indexeur et outils de recherches de fichiers, Beagle qui sera remplacé par Tracker. Le projet écrit en C# a vu sa dernière publication en janvier 2009… Un message dans une liste de publication confirma l’abandon un an plus tard.

Autre logiciel abandonné ? F-Spot, un outil de gestion de photo dont la dernière version date de 2010. Sans oublier le lecteur de musique Banshee dont le développement est en suspend depuis mars 2014…

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Les projets un peu fou du logiciel libre, épisode 19 : la Bataille pour Wesnoth, le jeu de stratégie en tour par tour du monde libre.

En février 2016, je parlais du jeu de stratégie en temps réel, 0 AD, à l’époque en alpha 19.

Cependant, dans le domaine de la stratégie en tour par tour, il y a un projet du monde libre que l’on ne peut contourner, la Bataille pour Wesnoth connu aussi sous le nom de Wesnoth tout court.

C’est un projet de jeu de stratégie en tour par tour né en 2003. Franchement inspiré de gros succès comme l’excellent Heroes of Might and Magic II, on est plongé dans un jeu qui au fil des années a donné ses lettres de noblesses à la ludothèque libre.

Le joueur est plongé dans un monde typique de l’héroic-fantasy, avec ses incontournables elfes, dragons, nains, sorciers… Bref, le bestiaire habituel de ce genre de jeux 🙂

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Les projets un peu fou du logiciel libre, épisode 18 : le port des outils GNU sur une base BSD…

Le monde du libre à ses origines était un monde où le partage était un des mots clés principaux, loin des dérives actuelles où les communautés s’entretuent à grand coups d’anathèmes et de forks.

L’exemple de ce partage ? Le port des outils GNU via des projets comme CygWin et MinGW pour l’OS privateur pour PC qu’est MS-Windows. Sans oublier Fink pour l’OS fruité.

Mais il n’y pas que les ports pour les OS privateurs. Il y a aussi les ports pour des noyaux libre comme celui de Hurd (avec Debian GNU/Hurd) dont j’ai parlé dans l’épisode 8 de cette série de billets.

Cependant, il y a une constante qui se casse les dents à intervalles réguliers, j’ai nommé les ports d’outils GNU sur une base BSD. Que ce soit avec UbuntuBSD (qui semble bien mal parti n’ayant plus proposé d’images ISO depuis 2016) et dont j’avais parlé en mars 2016.

Quant à PacBSD, même si une ISO est disponible depuis août 2017, son wiki est une purge telle que le wiki d’Archlinux serait une promenade de santé en comparaison.

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Les projets un peu fou du logiciel libre, épisode 17 : Supertux, le supermario à la sauce Linux.

Pour ce nouvel épisode consacré aux projets fous du logiciel libre, j’avais envie de rester dans le domaine ludique. Car si on parle à une personne un peu informée de Linux, elle répondra presque immanquablement : « y a pas de jeux sous linux, c’est de la meeeerde ! »

Cette affirmation était vraie il y encore quelques années. L’arrivée de Steam a arrangé un peu la sauce. Mais ce n’est pas pour autant qu’il n’y a pas de jeux développés à l’origine sur des distributions GNU/Linux.

La plupart des types de jeux ont connu leurs versions libres. Il y a des monstres comme 0 A.D (dont j’ai parlé en février 2016) pour la stratégie temps réel, ou Frozen Bubble pour les amateurs de jeu de puzzle.

Mais il manquait un grand classique, le jeu de plateforme à la Mario. Ne cherchez plus, il existe, c’est le projet SuperTux.

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Les projets un peu fou du logiciel libre, épisode 16 : OpenQuartz, le FreeDoom à la sauce Quake.

En 1999, id Software publia le code source de son premier jeu entièrement en 3D, Quake. Une floppée d’adaptations virent le jour, donnant naissance à des monstres comme QuakeSpasm ou DarkPlaces.

Mais en dehors du moteur, il fallait du contenu libre. Un peu ce que propose le projet FreeDoom avec le moteur de Doom, dont j’ai déjà parlé dans un billet de novembre 2015.

Il y a eu un tel projet, qui a existé jusqu’en 2004-2005, si j’en crois les informations disponibles sur le site officiel, c’était OpenQuartz.

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Les projets un peu fou du logiciel libre, épisode 15 : GNUStep…

Oui, je sais. Vous allez me dire : un projet fou du logiciel libre qui commence par GNU, c’est presque une évidence. Mais ici, on attaque du lourd.

Il nous faut remonter en 1985 pour savoir ce qu’est GNUStep. En cette année, Steve Jobs se fait remercier à grand coup de pompes dans le fondement de la boite qu’il a fondé 9 ans plus tôt. En réaction, il se lance dans un nouveau projet informatique, modestement intitulé NeXT, que l’on peut traduire par « suivant ».

Dans l’esprit de Steve Jobs, l’idée est simple. Dépasser l’étape du Mac et aller vers une nouvelle vision de l’informatique. En 1988, le premier ordinateur de NeXT est présenté, c’est la NeXT Station, alias NeXT Cube à cause de sa forme.

Basé sur des processeurs Motorola 68030/68040 (la même famille de processeurs que les premiers Mac d’Apple), il est épaulé par un système d’exploitation graphique révolutionnaire pour l’époque, NeXTSTEP. C’est un unix (un BSD pour être plus précis) avec une interface graphique à l’ergonomie entièrement repensée. Un affichage léché (pour l’époque) et des outils de développement orienté objet complète l’offre. Autant dire qu’en 1990, ça déchire ! 😀

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Les projets un peu fou du logiciel libre, épisode 14 : Doomsday, le port deluxe pour Doom, Heretic et Hexen…

Pour noël 1997, l’équipe d’id Software rendit public le code source de Doom, en le plaçant sous GPLv2. Cela permit de porter le jeu un peu partout, que ce soit sur des ordinateurs censés ne pas le supporter – comme les Amiga par exemple – mais aussi d’améliorer les versions existantes : rajout de la vue à la souris, support de modèles 3D (comme ceux de Quake), textures lissées, graphismes haute-définition, et plein de bonnes choses.

Il y a eu des projets par la suite comme Freedoom (dont j’ai parlé dans le premier épisode de cette série) pour proposer en complément du moteur libéré des niveaux qui soit aussi libres (au sens entendu par la Free Software Foundation).

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Les projets un peu fou du logiciel libre, épisode 13 : SeaMonkey, la continuation de la Suite Mozilla…

Pour le treizième épisode de cette série, parlons d’un logiciel mythique du monde de l’informatique libre, la Suite Mozilla.  Quelques repères temporels pour se remettre dans le contexte pour la suite du billet.

31 mars 1998, Netscape libère le code source de la version pré-alpha de ce qui devait être Netscape Navigator 5.0.

Octobre 1998 : après quelques mois à travailler sur le code source libéré en mars 1998, l’équipe laisse tomber et se replie sur un nouveau projet, NGLayout (Next Generation Layout) qui deviendra Gecko.

Novembre 2000 : sous la pression d’AOL qui a racheté Netscape fin 1998, Netscape 6.0 sort. C’est une horreur et une erreur stratégique qui scelle le sort de la première guerre des navigateurs. Faudra que je revienne sur cette chose dans un billet dédié, tiens 🙂

5 Juin 2002 : la Suite Mozilla 1.0 sort enfin. Comme le projet d’origine, elle comprend le navigateur, le client courrier et forums, un client d’IRC et un éditeur de pages HTML.

Septembre 2002 : un petit groupe de développeur décide de scinder le navigateur du reste du code de la suite. C’est le projet Phoenix qui vient de naître.

9 Novembre 2004 : Mozilla Firefox 1.0, descendant de Phoenix sort enfin.

Mars 2005 : la Fondation Mozilla décide ne plus travailler sur le code source de la suite pour se concentrer sur le duo Mozilla Firefox et Mozilla Thunderbird.

Juillet 2005 : le SeaMonkey Council annonce que la suite continuera de survivre sous le nom de SeaMonkey.

30 janvier 2006 : SeaMonkey 1.0 est publié.

Au moment où je rédige cet article, le 10 juillet 2017, la dernière version disponible de SeaMonkey est la version 2.46, sorti en décembre 2016.

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