La mi-avril 2014, ce n’est pas que la sortie de la distribution Ubuntu et de ses dérivées.

C’est aussi la sortie de la nouvelle génération de KDE SC. La version 4.13.0 de l’environnement né en octobre 1996 (même si sa version 1.0 est sorti en juillet 1998) est sortie hier.

Parmi les nouveautés, outre l’utilisation d’un nouveau moteur pour la recherche sémantique, c’est aussi des améliorations au niveau du client courrier, une nouvelle interface pour Okular (l’afficheur de documents), l’éditeur Kate amélioré, sans oublier des dizaines d’améliorations plus ou moins répandu dans la panoplie logicielle de KDE SC.

Au moment où j’écris ses lignes, l’environnement n’est disponible que dans les dépots de test de la distribution Archlinux, et que des recettes pour compiler cette version de KDE SC est disponible pour Gentoo, la plupart des distributions GNU/Linux seront mis à jour dans les semaines qui viennent.

C’est cependant dommage pour Kubuntu 14.04 LTS qui devra se contenter de la version précédente. Mais c’est le problème des distributions GNU/Linux à date de publication gravée dans le marbre.

Modification du 18 avril : apparemment, l’équipe de Kubuntu a pris les devants et intégré KDE SC 4.13 dans la 14.04 LTS. Merci à Tonypad dans les commentaires pour l’information.

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On ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif… Pourquoi oublier ce proverbe plein de réalisme ?

Derrière ce proverbe animalier, on trouve un problème lié à la fin de vie du vénérable et jadis détesté Microsoft Windows XP. Qui se souvient des articles haineux liés à l’activation de Microsoft Windows XP ? Pour les mémoires courtes, un article en anglais pour se souvenir de cette plaie qui a empoisonné la vie des utilisateurs en 2001-2002.


Même si Emmaubuntüs a poussé une gueulante justifiée
, il ne faut pas se leurrer. La plupart des personnes choisiront de changer d’ordinateur et ne se poseront pas plus de questions.

Ayant été faire mes courses alimentaires à l’hypermarché à l’oiseau cet après-midi, je suis passé au rayon micro-informatique. Outre le fait qu’il n’y a plus que quatre ordinateurs sous forme d’unité centrale pour une dizaine de PC portables et autant de tablettes, les prix sont étrangement bas, et les machines sous-équipées avec un classique : 4 Go de mémoire vive, 1 To de disque et un circuit vidéo ATI (donc pourri).

Le tout sous le dernier MS-Windows 8.1 qui se mettra à attaquer rapidement la falaise avec tous les inutiles-wares qui pollue une installation classique.

Inutile de préciser que les vendeurs avaient presque la salive coulant de la bouche en pensant à leur prime de fin de mois.

Le 17 avril, c’est la sortie de la nouvelle LTS d’Ubuntu avec sa floppée de versions officielles : Kubuntu, Xubuntu, Lubuntu pour ne prendre que les principales. Distribution devenue synonyme de Linux dans le grand public.

Certain(e)s linuxien(ne)s essayeront – et c’est tout à leur honneur – de voir quelques personnes utilisant le vénérable Microsoft Windows XP et essayeront de lui forcer la main en lui demandant de laisser sa chance à leur distribution GNU/Linux.

Cependant, cela risque de se casser les dents sur plusieurs obstacles. Le premier, c’est de pouvoir démarrer sur une clé USB.

Le deuxième, c’est de pouvoir faire fonctionner le matériel, en espérant que les prérequis seront largement dépassés. Pour la Xubuntu, même si cela date de la version 13.10 et que ce sera surement mis à jour, c’est sans appel : 20 Go de disques sont chaudement recommandés, ainsi que d’avoir au moins 1 Go de mémoire vive.

Ayant pu récupérer une ISO de la Xubuntu 14.04 LTS via le dépot des ISOs cdimage.ubuntu.com et la section xubuntu/daily-live/current, j’ai installé la Xubuntu 14.04 LTS.

L’installation demande presque 6 Go d’espace disque. Et vous n’aurez pas LibreOffice installé. Uniquement le duo Abiword et Gnumeric.

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Tu le sens arriver le flop ? Un exemple, le Pono Music, le baladeur « haut de gamme ».

En lisant un article sur le site du Point consacré au projet de Neil Young (dont j’ignorais qu’il était encore vivant) de proposer de la musique d’ultra haute qualité, largement supérieure au mp3, via un format flac 24 bit et un baladeur adapté. En gros celui du raté format DVD Audio… Qui n’a rien à envier à celui du Blu Ray Pure Audio.

L’article cite les statistiques du projet kickstarter, mais sans aller dans les détails. On peut en effet lire sur l’article du point :

Le légendaire chanteur a levé 6,2 millions de dollars pour développer PonoMusic, grâce au soutien de 18 220 internautes mélomanes sur Kickstarter.

J’y reviendrais un peu plus loin, car un autre point me fait penser que ce sera un flop monumental, je cite un autre passage de l’article du Point :

Quelques obstacles pourraient freiner le succès de Pono. Premièrement : le prix. Celui du baladeur (399 dollars, environ 290 euros) n’est pas plus élevé que celui d’un iPod. Mais le prix de la musique en haute qualité pourrait en dissuader plus d’un : il faudra compter entre 12 et 20 euros pour un album, contre 9 à 12 euros en qualité MP3. En outre, le modèle Pono implique que les acquéreurs disposent de casques ou de haut-parleurs à la hauteur, pour que le lecteur puisse exprimer sa différence. Et un tel matériel coûte cher…

Ce qui est un prendre les auditeurs pour des imbéciles. Quand j’achète un album sur Bandcamp, j’ai pour en moyenne 8$ soit 5,78€ des fichiers au format FLAC en 16 bits.  Pour des albums allant de 15 minutes à une heure et quart.

Sans un matériel hors de prix, difficile de faire la différence entre du flac 16 et 24 bits. Sauf à avoir l’ouie aussi fine qu’un chien. Ce qui n’est pas le cas de grand monde.

Mais on s’aperçoit que l’article du Point n’a pas creusé les statistiques de la page Kickstarter, car c’est intéressant à lire.

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Faisons un bond dans le futur… Un aperçu de la future Manjaro Linux 0.8.10.

Même si la Manjaro Linux 0.8.10 ne sortira pas avant plusieurs semaines, sa première préversion est disponible depuis quelques jours.

J’ai voulu voir à quoi ressemblerait la Manjaro Linux 0.8.10 quand elle sortira. Et surtout quelles sont les nouveautés que j’ai pu apercevoir, tout en sachant que je n’utilise pas la distribution en dehors d’une machine virtuelle.

J’ai donc récupéré l’ISO de la Manjaro Linux 0.8.10-pre0 avec Xfce et en 64 bits pour faire cet article. J’ai utilisé VirtualBox, car le circuit vidéo de Qemu m’a posé des problèmes lors des premiers tests préliminaires.

Pour l’iso ? Je suis allé sur le dépot Manjaro Testbuilds. J’y ai pris l’ISO dont j’avais besoin.

Note : ce dépot est réservé aux testeurs et aux kamikazes. Restez donc avec la Manjaro Linux 0.8.9 c’est plus prudent ! Si vous jouez avec le feu…

Au démarrage, rien ne la différencie d’une version 0.8.9. La seule différence se trouve quand on cherche bien, et qu’on entre les commandes qui vont bien dans un terminal xfce.

On note dès le départ que le noyau linux est maintenant le 3.12 (dernier noyau LTS en date). J’ai donc lancé l’installation, et notre ami Thus (alias cnchi, installateur d’Antergos Linux) nous accueille.

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Siv & Maddie : de l’excellent folk acoustique américano-norvegienne.

Si on dit folk acoustique, on pensera sans hésiter à la première période de la carrière de Bob Dylan, ou à des artistes originaires du Royaume-Uni comme Dave Gerard ou encore Josienne Clarke.

Cependant, en fouillant les archives de Bandcamp dans le domaine de la musique folk acoustique, j’ai eu la bonne surprise de tomber sur le duo formé par Siv Jakobsen et Maddie Rice.


Leur premier EP, « The Beggar & The Borrower »
est sorti en juin 2013.

Dès la première piste, « Intertwined » on est emmené dans une musique folk qui mélange la guitare acoustique, les violons, et des voix éthérées.

Le deuxième titre est en norvégien. Et j’avoue que je ne connais pas cette langue scandinave. J’avoue que la musicalité de la langue chantée m’a transporté et m’a vraiment plu.

La troisième piste « Shadow » est la plus rapide de l’EP. Sans pour autant se départir de son duo de voix toujours aussi magique.

La quatrième piste « Gravity » ralentit le rythme, donne envie de se faire un thé ou un café avec quelques petits gateaux tout en l’écoutant.

L’avant-dernière piste « A case of you » a une longue introduction d’une minute à capella, ce qui permet d’introduire la guitare en douceur.

La dernière piste « Four Walls » se termine avec un rythme qui laisse transparaître sonorité jazz, avec cette batterie « frottée ». Il conclut en beauté cet EP de 23 minutes, qui s’écoute avec un grand plaisir.

Si vous aimez la folk acoustique, donnez donc une chance à ce duo.

Archlinux, la deuxième distribution GNU/Linux « grand-mère » ?

S’il y a bien une distribution qu’on peut qualifier de grand-mère, c’est la vénérable Debian GNU/Linux. Depuis 2004, et l’arrivée d’Ubuntu, la distribution née en 1993 est arrivée à l’étape suivante si on emploie la généalogie humaine.

En effet, si l’on en croit les statistiques concernant les distributions indexées par le détesté mais si utile Distrowatch, il y a – en comptant Ubuntu elle même - quelques 73 distributions vivantes (Dont Linux Mint, et les dérivées officielles comme la Kubuntu, Xubuntu, Lubuntu) dans la liste principale.

On peut lui rajouter 42 distributions décédées, et 17 dans le coma plus ou moins prolongées.

Si on prend les 348 distributions de la liste d’attente, on peut rajouter au moins 10% du total, soit une trentaine de distributions.

Pour mémoire, il y a 772 distributions recensées, 291 actives, 58 dans le coma et 423 décédées, dixit la gazette du 7 avril 2014.

ArchLinux, née en 2002, vient tout juste de devenir grand mère à son tour. En effet, les distributions filles dérivées d’ArchLinux sont peu nombreuses. 10 en comptant la ArchLinux elle-même.

Cependant, et comme je l’ai mentionné dans un article récent à la plume trempée dans l’acide sulfurique, la Manjaro Linux, dérivée principale de la Archlinux vient à son tour d’être utilisée pour donner naissance à une dérivée en proposant une version rolling release de la NetRunner.

Je resterais prudent et je ne me prononcerais pas sur la durée de vie potentielle de cette dérivée. Ce qu’on peut dire, c’est que les distributions en rolling release commencent à acquérir leurs lettres de noblesses.

Reste à savoir si le mouvement continuera ou si cela est uniquement un effet de mode.

Tenir un blog, c’est dur et réconfortant à la fois.

Ah, les blogs. A chaque nouvelle invention, que ce soit l’arrivée du réseau de fesseurs de caprins, de l’oiseau bleu, du P blanc sur fond rouge, ou encore du fantomatique Diaspora*, on nous annonce leurs morts.

Alors, soit les blogs sont des zombies, soit ils ont la peau dure :D

Il est vrai que si on limite les blogs à des plateformes comme Skyblog et son « Lache tes coms » qui sentent bon l’an 2008, des blogs comme celui de Cyrille Borne, de Tristan Nitot ou encore le mien – faut bien se lancer des fleurs de temps en temps – ne sont pas vraiment légion.

Alors quand un blog fête ses deux ans, c’est normal d’en parler. Agnès a passé ce cap symbolique très récemment, et pour un blog qui parle uniquement de culture écrite et musicale, c’est déjà bien.

Pour l’occasion, elle propose une opération avec des auteurs qui court jusqu’au 13 avril. Tous les détails sont dans le billet anniversaire.

A vous de voir si vous voulez découvrir des nouveaux auteurs, pas ceux qui encombre les rayons des grandes surfaces culturelles avec leur production annuelle.

En vrac’ sur les distributions GNU/Linux qui ne méritent pas vraiment plus qu’une brève ;)

Oui, ce billet est méchant. Oui, je suis un « insérez votre insulte préférée ici », mais en ce moment, les annonces se multiplient, et en ayant ma claque de parler de distributions ou pseudo-distributions qui ne s’intéressent qu’à une population aussi importante que les locuteurs d’un coin du désert australien en comptant ultra-large, j’ai décidé de faire ce billet.

Je tiens à remercier Al qui m’a permis de connaître la première de la liste ci-dessous.

Voila, c’était court, puissant, mais c’était nécessaire.

Evo/Lution ? Pourquoi un tel gachis de bande passante avec un projet… pas très utile au final ?

Oui, je sais, le titre est racoleur, mais cela est bien le cas. Mais avant de passer aux hostilités, expliquons ce qu’est la Evo/Lution.

ArchLinux est une distribution connue pour être assez élitiste dans la mesure où son installation demande de connaitre un minimum de ligne de commande et de savoir lire de la documentation… :)

Il y a des projets qui travaillent sur une ArchLinux plus humaine, et je peux citer l’excellente Manjaro Linux par exemple. Il existe cependant des projets qui promettent d’installer ArchLinux directement en mode graphique sans passer par un doctorat en ligne de commande. La plus célèbre ? Antergos anciennement connue sous le nom de Cinnarch.

La dernière fois que j’ai parlé de la Antergos, ce n’était pas en terme très positif, mais d’énormes progrès ont été fait depuis, au point que Manjaro Linux utilise une version de CnChi (l’installateur de la Antergos) pour la phase d’installation.

Mais vous connaissez le monde du libre, c’est celui des égos surdimensionnés. Il n’y a pas malheureusement que des Richard Matthew Stallman, Theo De Raadt, Linus Torvalds pour ne citer que trois grands noms du domaine. Il y a aussi des personnes qui veulent encore et toujours réinventer la roue. C’est le cas avec le créateur de la Evo/Lution.

Et pour l’égo surdimensionné, je vous conseille de lire la fin de l’article, ça vaut son pesant de… pop corn.

Je tiens à remercier La Vache Libre pour m’avoir informer de l’existence de ce projet.

Ce n’est pas une distribution installable, c’est un installateur live avec une configuration à rebuter les plus courageux testeurs. Tout au long, on a l’impression que la règle est simple : pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? J’ai récupéré l’ISO la plus récente, à savoir la 09.11, et je l’ai testé dans une machine virtuelle.

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Le financement publicitaire : c’est comme mettre sa tête sous le couperet de la guillotine en espérant qu’il ne tombe pas ?

Suite à un article titillant les glandes lacrymales sur les méchant(e)s « insérez votre insulte préférée ici » internautes de « insérez une autre de votre insulte préférée ici » employant les bloqueurs de publicités et sur un fil sur google+ j’ai eu envie d’écrire cet article pour mettre – encore une fois – les pieds dans le plat.

L’article en question est un chef d’oeuvre de novlangue. Premier morceau de choix :

Selon moi, AdBlock Plus et la centaines d’autres plugins/addons disponibles représentent une nuisance grandissante pour les éditeurs de sites web, dans la mesure où la publicité est le seul financement réaliste et efficace existant pour eux; et si les éditeurs sont en danger, ce sont au final les internautes qui en pâtiront.[...]

Surtout ne pas se demander pourquoi les bloqueurs de publicités ont une telle popularité, surtout pas… C’est vrai, c’est tellement mieux de ne pas se questionner…

[...]Selon les audiences des sites web, le pourcentage des publicités bloquées peut atteindre jusqu’à la moitié des impressions publicitaires : un manque à gagner considérable pour les sites qui reposent quasi intégralement sur ces revenus.[...]

Comment appelle-t-on un modèle de financement avec source unique de revenus ? Une incongruité pour rester dans le vocable respectable.

Vous voulez de la novlangue cinq étoiles ?

[...]D’autant que du côté des éditeurs, les conséquences des adblockers pourraient être très pénalisantes pour le financement, et donc l’offre de services aux internautes.[...]

Ne plus avoir de photocopieuses à communiqué de presse, quelle perte. Et le reste de l’article est à l’avenant. Sans oublier un passage qui arracherait des larmes au plus dur des coeurs de pierre :

[...]
Le financement par la publicité est aujourd’hui incontournable. Les usages du web gratuit sont tellement ancrés dans les habitudes de consommation que c’est le seul modèle efficace et réaliste. Il a par ailleurs au moins trois grandes vertus:

- premièrement, il permet de faire connaitre sans aucune friction des services et des contenus. La barrière du payant ou du « freemium » rendrait l’accès à ces services nettement moins évident;
- deuxièmement, la publicité permet une démocratisation du web dans la mesure où elle permet l’accès aux contenus gratuit;
- enfin, Internet étant global, les budgets publicité des pays développés financent aussi l’accès des utilisateurs aux contenus dans les pays en développement. Une forme de redistribution qu’on oublie trop souvent ![...]

Alors, méchant(e)s « insérez votre insulte préférée ici » internautes de « insérez une autre de votre insulte préférée ici » employant les bloqueurs de publicités, rendez-vous compte que vous tuez l’internet mais aussi la croissance des pays en voie de développement ! Quand même ?!

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Handy Linux 1.4.2 : une solution possible pour les PC victimes de l’abandon à la mort de Windows XP ?

8 avril 2014 : Microsoft va débrancher la prise qui maintenait en vie l’OS de l’entreprise au bout de presque 13 ans de plus ou moins bons et loyaux services. Si on laisse de côté Blaster et la grande famille de Netsky (29 variantes de cette vérole), Windows XP a été la porte d’entrée de nombreux utilisateurs, dont une partie a ensuite migré vers Linux en passant par l’intermédiaire d’Ubuntu ou de Mandriva (à la grande époque de la distribution).

Comme je l’ai déjà exprimé dans un billet au titre explicite, « Fin de vie de Microsoft Windows XP : retour du syndrome 631 ? », les machines qui supportaient Windows XP se trouveront pour la plupart releguée dans le meilleur des cas à des associations… Sinon, ce sera la déchetterie. Inutile de préciser que les vendeurs se frottent les mains.

Cependant, l’option de donner une deuxième vie à ces vieilles machines peut passer par des distributions communautaires comme Emmabuntüs ou pour les machines un peu plus modeste à des projets comme Handy Linux. J’avais déjà parlé du projet Handy Linux lors de la sortie de sa première version, en octobre 2013.

La version 1.4.2 est sortie récemment, et j’ai eu envie de faire le point. De voir comment la distribution avait évolué.

Dans l’annonce de la version 1.4.2, on apprend entre autres qu’une version internationale est désormais disponible, que le menu d’accueil a été retravaillé, et surtout que la distribution a pris du galon auprès de la vénérable grand-mère d’une bonne centaine de distributions, la Debian GNU/Linux. Sur ce plan précis, je vous renvoie au billet écrit par Cep sur le blog de Cyrille Borne pour les détails croustillants.

Bref, j’ai récupéré l’ISO, et j’ai créé une machine virtuelle qemu en 32 bits. Il existe deux images ISO, une finissant en 486 qui se destine aux vieilles machines ne supportant pas la technologie PAE (en gros les machines d’avant 2005-2006), une en i686 pour les machines plus récentes. La machine virtuelle est composé de l’équipement habituel, à savoir 2 Go de mémoire vive et de 128 Go de disque.


[fred@fredo-arch ISO à tester]$ qemu-img create -f qed disk.img 128G
Formatting 'disk.img', fmt=qed size=137438953472 cluster_size=65536 table_size=0
[fred@fredo-arch ISO à tester]$ kvm32 -hda disk.img -cdrom handylinux-1.4.2-686.iso -boot order=cd &

J’ai lancé directement l’installation de l’ensemble.

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3 ans de nouvelles interfaces pour les distributions GNU/linux : quel bilan ?

Il y a 3 ans, j’écrivais un article dans lequel je précisais que mon archlinux de l’époque (qui était propulsée par le noyau 2.6.38) proposait Gnome 3.0. Même si c’était encore à l’étape de la 3.0 release candidate.

Je me souviens encore des grands cris d’orfraie à l’arrivée du duo Gnome Shell et Unity.
Il faut se souvenir que c’est à l’époque de la Ubuntu 11.04 qu’Unity est arrivé.

Pour des raisons d’ordre technique, cette surtouche aux outils de Gnome utilisait l’ultime version de la génération 2.xx de Gnome, quand Unity faisait ses premiers pas.

Red Hat répliquait avec sa Fedora Linux 15 en mai 2011. Oui, cela fait 3 ans qu’Unity comme Gnome Shell sont proposés pour servir de surcouches aux outils de Gnome. Sans oublier des projets à la très courte durée de vie, comme les Mint Gnome Shell Extensions pour la Linux Mint 12 (basée sur la Ubuntu 11.10)… Si vous n’avez pas connu cette version, j’avais capturé en vidéo la LinuxMint 12 à l’époque.

Les deux interfaces, développées par l’équipe de Gnome et par celle d’Ubuntu, partent du même constat : les écrans informatiques se démultiplient, il faut donc une interface passe-partout, que ce soit sur un écran d’ordinateur, ou sur une tablette.

Mais il faut quand même se souvenir à quoi ressemblait les deux premières versions des environnements nouvelle génération. Ne serait-ce que pour voir les progrès effectués depuis. J’ai donc récupéré une ISO de la Ubuntu 11.04 et de la Fedora 15 Linux.

Merci à Archive.org pour m’avoir aidé à retrouver vieille ISO de la Fedora Linux 15, Canonical proposant un répertoire old-releases pour les versions qui ne sont plus supportées depuis au moins 18 mois à deux ans.

J’ai utilisé une clé USB pour faire démarrer mon portable Toshiba Satellite, et faire une capture d’écran des deux environnements d’origine. Si j’ai pu simplement utilisé la commande dd pour « graver » l’ISO de la Fedora Linux 15, pour la Ubuntu 11.04, je suis passé par une machine virtuelle pour pouvoir « graver » l’ISO sur la clé USB.

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0linux, le retour ;)

La dernière fois que j’ai parlé de la 0linux, distribution atypique, c’était lors de la sortie de sa version Zeta en novembre 2013.

Depuis, de gros changements sont intervenus, comme la poubellisation de systemd au profit de scripts à la BSD, une distribution mixte 32 et 64 bits par défaut, le support d’enlightenment, de KDE SC, de Xfce, de LibreOffice, un noyau linux à basse latence, et un nouveau site. Sans oublier une nouvelle version, la 0linux Eta.

Après de longues péripéties, et après avoir aidé le plus possible durant la journée du premier avril (sans odeur de poissons avariés) sur le forum de la distribution, j’ai enfin pu rédiger l’article pour parler de nouveau de la nichesque 0linux.

J’ai récupéré l’ISO maximale (4,4 Go), pour gagner du temps à l’installation. L’installation en réseau est fonctionnelle, mais elle peut être aléatoire s’il y a de la friture sur la ligne.

[fred@fredo-arch ISO à tester]$ wget -c http://ftp.igh.cnrs.fr/pub/os/linux/0linux/iso/0linux-eta-02042014-maxi-x86_64.iso
–2014-04-02 16:59:40– http://ftp.igh.cnrs.fr/pub/os/linux/0linux/iso/0linux-eta-02042014-maxi-x86_64.iso
Résolution de ftp.igh.cnrs.fr (ftp.igh.cnrs.fr)… 193.50.6.155
Connexion à ftp.igh.cnrs.fr (ftp.igh.cnrs.fr)|193.50.6.155|:80… connecté.
requête HTTP transmise, en attente de la réponse… 200 OK
Taille : 4708106240 (4,4G) [application/octet-stream]
Sauvegarde en : « 0linux-eta-02042014-maxi-x86_64.iso »

100%[====================================>] 4 708 106 240 2,73MB/s ds 27m 58s

2014-04-02 17:27:39 (2,68 MB/s) — « 0linux-eta-02042014-maxi-x86_64.iso » sauvegardé [4708106240/4708106240]

Comme je suis passé par un téléchargement simple et non sécurisé comme peut l’être un téléchargement via torrent, j’ai vérifié la validité de l’ISO via sa somme MD5.

[fred@fredo-arch ISO à tester]$ md5sum -c 0linux-eta-02042014-maxi-x86_64.iso.md5
0linux-eta-02042014-maxi-x86_64.iso: Réussi

Ensuite, j’ai créé une machine virtuelle dans laquelle j’ai eu envie de mettre une 0linux avec KDE SC. J’ai par la suite créé une deuxième machine virtuelle pour y héberger Xfce.

[fred@fredo-arch ISO à tester]$ qemu-img create -f qed disk-0kde.img 128G
Formatting 'disk-0kde.img', fmt=qed size=137438953472 cluster_size=65536 table_size=0
[fred@fredo-arch ISO à tester]$ kvm64 -hda disk-0kde.img -cdrom 0linux-eta-02042014-maxi-x86_64.iso -boot order=cd &

Une fois le démarrage effectué, on va s’attaquer au premier réglage pour ensuite lancer l’installateur qui est en mode texte et semi-interactif. Il y a beaucoup de captures d’écran, c’est souvent plus parlant que 15 lignes d’explications.

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En vrac’ rapide et culturel.

Un petit billet en vrac’ rapide et culturel, en attendant un billet geekien plus consistant demain ou après-demain.

  • Une découverte agréable, c’est le premier album solo de la deuxième chanteuse du groupe de metal symphonique Nightwish, j’ai nommé Anette Olzon. Je l’ai découvert par hasard, et si vous aimez les belles voix avec des mélodies puissantes, laissez donc trainer votre oreille sur « Shine ».
  • Toujours dans le gros son qui tache, l’album hommage à Ronnie James Dio « This is your life » prend la crème de la scène métal pour lui rendre hommage. Très bon tribute, si on évite l’envie de rayer le CD en écoutant Glenn Hugues sur sa reprise de « Catch The Rainbow ».
  • Dans un domaine plus folk et plus doux (pas difficile), l’EP de Siv & Maddie, « The Beggar & The Borrower ». J’en parlerais longuement plus tard :)
  • Dans le domaine littéraire, Jérôme Dumont nous propose le cinquième volet des aventures policières de Rossetti & MacLane « Un froid de loup ». Désolé pour les grincheux, mais ce n’est disponible que sur le site d’Amazon.

C’est tout pour aujourd’hui.

Mémoires télévisuelles d’un enfant des années 1970, épisode 10 : Discopuce.

S’il y a une émission qui a bercé mes jeunes années, c’est bien Discopuce, sur Antenne 2. Séquence de la mythique émission Récré-A2 (1978-1988), elle permettait de (re)découvrir les classiques de la chanson traditionnelle française.

Toute l’équipe de Dorothée à l’époque, que ce soit Jacky, Ariane, François Corbier, William Leymergie, Elfie Astier (connue pour son générique de Tom Sawyer), poussait la chansonnette avec des costumes d’époque. Evidemment, c’est très daté, mais je me dis que c’était quand même un minimum de qualité, non ?

Comment ne pas se dire que ce genre d’émissions télévisuelles était d’un autre niveau que ce que propose les chaines commerciales et leur télé-réalité qui ferait passer le premier loft pour un film digne d’être oscarisé, ou presque…

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Chronique d’une migration réussie vers Gnome 3.12.0 pour Archlinux.

Comme tous les 6 mois, je fais mon fou furieux, et je teste le dépot [gnome-unstable] pour Archlinux dès qu’il atteint un certain niveau de maturité. Comme pour Gnome 3.10.0 en septembre 2013.

Voici donc la marche à suivre si vous êtes suffisamment branchés cascades ultimes. Ce n’est pas conseillé aux personnes qui tiennent à la stabilité de leur environnement. En clair, l’ensemble peut vous exploser en pleine tronche. Je suis clair, ou faut-il un dessin ? :D

Les captures d’écrans qui suivent la liste d’action à effectuer sont des illustrations. Les instructions seront applicables aussi dès l’arrivée de Gnome 3.12 dans le dépot [testing], puis dans les dépots stable.

Je tiens à préciser qu’un outil ne fonctionne pas et nécessite une compilation, c’est Brasero. Donc si vous dépendez de cet outil, et que compiler Brasero ne vous branche pas, passez votre chemin et attendez un peu !

  1. Si le paquet totem-plugin est installé, il faut l’enlever : yaourt -Rcs totem-plugin
  2. Avec gnome-tweak-tool, on désactive les extensions tierces qui pourraient interférer.
  3. On désactive le lancement automatique de GDM : sudo systemctl disable gdm.service
  4. On active le dépot [gnome-unstable] en le rajoutant en haut de la liste des dépots, avec [testing] et [community-testing]
  5. On lance l’installation des mises à jour, 128 pour mon ordinateur de bureau avec un petit yaourt -Syua, puis on attends en serrant les fesses.
  6. On redémarre. Puis on se connecte en utilisateur classique, et on lance gdm avec sudo systemctl start gdm.service

Ce sont les étapes d’installation. Si Gnome 3.12 vous accueille tant mieux. Sinon, il faudra virer gnome, désactiver gnome-unstable et réinstaller Gnome 3.10…

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Void Linux et Gnome 3.12… Un cocktail détonnant.

J’ai lu sur le blog de la Void Linux que Gnome 3.12 était disponible. Etant donné que le dépot [gnome-unstable] d’Archlinux met beaucoup de temps à se remplir, j’ai eu envie de voir Gnome 3.12 en utilisant la Void Linux.

La dernière fois que j’avais parlé de la Void, c’était lors de la sortie d’e18, en décembre dernier.

J’ai donc récupéré la dernière ISO d’installation en date, et je me suis lancé dans l’installation de la Void Linux avec Gnome 3.12. J’avoue que j’en ai bavé un peu, et je tiens à remercier le papa de la distribution pour m’avoir aidé via le canal IRC à me sortir des ornières dans lesquelles je m’étais mis.

J’ai donc utilisé VirtualBox, et en duo avec l’ISO de la Void Linux, j’ai utilisé gParted pour configurer les partitions sans me faire exploser les neurones avec parted.

J’ai donc pris le partitionnement habituel :

  • /dev/sda1 ; /boot ; 512 Mo ; ext2
  • /dev/sda2 ; swap de 4 Go
  • /dev/sda3 ; / ; 20 Go ; ext4
  • /dev/sda4 ; /home ; le reste du disque de 128 Go ; ext4

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Ah, les affres de la liste d’attente de Distrowatch…

Distrowatch, site que le petit monde linuxien aime à détester. Mais c’est l’un des rares sites qui permet de suivre l’actualité des distributions GNU/Linux, et ce, depuis l’année 2001.

Outre les statistiques de curiosité, il y a une statistique qui est plus parlante, citée chaque semaine dans la gazette du site. Celle qui répertorie :

  • Le nombre total de distributions indexées depuis 2001
  • Le nombre de distributions indexées en vie
  • Le nombre de distributions indexées en « coma »
  • Le nombre de distributions indexées abandonnées
  • Le nombre de distributions en attente d’indexation

Pour la gazette du 24 mars, on a respectivement :

  • Total : 772
  • En vie : 291, soit 37,69% du total
  • Dans le coma : 58, soit 7,5% du total
  • Abandonnées : 423, soit 54,79% du total
  • En attente : 345

Je me suis demandé : quelle est la proportion de distributions encore en vie dans la liste d’attente ? Combien sont « mortes » ou dans un coma prolongée ? J’ai donc pris la liste, et je l’ai épluchée, en la divisant en plusieurs catégories :

  1. Celles dont le site internet ne répond plus ou n’a aucun rapport avec le contenu d’origine.
  2. Celles qui sont plus ou moins officiellement abandonnées : aucune version depuis 3, 4 voire 5 ans, ou avec une annonce d’arrêt.
  3. Celle dont le doute subsistent sur leurs statuts actuels.

Une simple soustraction donnera alors une idée, même approximative du nombre de distributions réellement encore en vie et qui mériterait d’être indexées. J’ai communiqué les résultats de mes recherches aux mainteneurs de distrowatch, on verra bien.

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EvolveOS, le retour de SolusOS en plus viable ?

Ah, SolusOS. Distribution GNU/Linux qui devait révolutionner son petit monde, dont la version 2 qui devait utiliser le code de Gnome 3.4 pour proposer un environnement spécifique, ConsortOS, qui se révéla être un sacré flop. Au point que la fin du projet fut explosive.

Donc, le développeur derriere SolusOS a décidé de remettre un projet sur la table, EvolveOS. Cependant, cette fois, le projet est plus modeste. En effet, l’environnement de bureau d’EvolveOS, Budgie Desktop utilise les technologies d’affichage de Gnome 3.

Comme un certain Cinnamon, sauf qu’il ne forke pas le code du moteur d’affichage, mutter. D’ailleurs, c’est précisé en toute lettre dans les orientations du projet : pas de fork.

Avoid forks. Forking is part of the beauty of free software, however it should always be considered as the very last possibility. An example of this is our desktop environment, which is both a dependent technology and avoids the need for a fork, by leveraging the GNOME 3 stack.

Ce qu’on peut traduire par :

Éviter les forks. Forker le code fait partie de la beauté du logiciel libre, mais cela doit toujours être considéré comme la dernière possibilité. Un exemple est notre environnement de bureau, qui est à la fois une technologie dépendante et évacuant la nécessité d’un fork, en tirant parti des technologies de GNOME 3.

La version 2 de son environnement étant sortie le 12 mars dernier, c’est grace à un article partagé par Devil505 que j’ai pris connaissance de son existence. Et si on en croit l’annonce, il est fort possible qu’EvolveOS utilise une base OpenSuSE… En effet,les paquets précompilés n’étant disponibles que pour Fedora et OpenSuSE.

J’ai voulu voir ce projet qui est basé tout comme Cinnamon sur les technologies de Gnome 3. J’ai donc installé une Archlinux avec Gnome 3, et j’ai récupéré le paquet budgie-desktop-git sur AUR.

En n’oubliant pas que c’est encore un environnement en plein développement, avec les limitations que cela implique. De plus, c’est une version plus récente que la 2.0 de l’annonce du site. Donc, potentiellement améliorée :)

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Cubuntu : une distribution qui veut être calife à la place du calife mentholé ?

Par mentholé, je pense bien entendu à la plus célèbre des dérivées de la distribution de Canonical, Linux Mint. En effet, il y a une distribution qui reprend la base de la Linux Mint : Ubuntu en remplaçant Unity par Cinnamon.

Donc, en clair, reproduire ce qu’est la Linux Mint. D’ailleurs, il faut pas oublier que le projet Cinnamon est développé par les codeurs de la Linux Mint.

Avec l’approche de la nouvelle version LTS d’Ubuntu, à savoir la 14.04, les distributions GNU/Linux dérivées commencent à proposer leurs versions « alphas ». Parmi elle, la Cubuntu.

Elle se définit comme étant, je cite le site officiel :

Profitez du meilleur d’Ubuntu avec Unity en version améliorée + Cinnamon + Gnome, OpenBox & de très nombreux Extras

Avec Cubuntu vous ne serez pas perdu, c’est 100% Ubuntu dans une édition Deluxe, nous avons ajouté le meilleur sans rien retirer.

Pour info, la version 17 de la LinuxMint a été annoncée récemment par l’équipe qui propose la distribution pour une sortie prévue fin mai 2014.

Ce qui laisse poser la question : pourquoi faire une énième distribution dérivée de la Ubuntu ? Mais ne soyons pas négatif, et récupérons donc la dernière image de développement de la Cubuntu 14.04 LTS. Autant dire que je ne parlerais pas des problèmes de stabilité inhérent à une version non définitive.

Je dois dire que je n’aurais pas pensé à parler de la distribution si elle n’avait été rajouté récemment à la liste des distributions en attente d’indexation sur Distrowatch. La seule fois que j’en avais parlé, c’était sur un billet concernant les 6 mois de Cinnamon, en… juin 2012, qui pointait vers un article de Clapico.

Bref, j’ai récupéré l’ISO « 14-04-64bits-v158b.iso » apparemment produite le 20 mars dernier, si j’en crois les informations fournis par l’onglet propriétés de Nautilus.

Bref, j’ai décidé de voir l’ensemble dans une machine VirtualBox pour éviter que l’ensemble ne ralentisse pas trop. Déjà que Cinnamon n’est pas une foudre de guerre à se lancer, je n’ai pas voulu l’handicaper en passant par Qemu. Pour gagner en souplesse, j’ai décidé de lancer l’installation dès le départ.

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