Ah, les articles « putaclic » dont Mozilla Firefox est la victime idéale en ce mois de mai 2015.

Il est de bon ton sur certains webzines de faire des articles « putaclic » sur Mozilla Firefox. En ce mois de mai 2015, c’est la fête du slip

Nous avons eu droit à l’arrivée du support de la technologie EME (uniquement pour MS-Windows Vista et supérieur, en 32 bits), dixit la page de wiki de la technologie en question. Parfois en oubliant de préciser que des versions sans EME sont disponibles pour les versions MS-Windows.

Currently, Adobe Primetime is only available in Microsoft Windows Vista and above when using 32-bit versions of Firefox. Mac OS X, Linux, Windows XP and 64-bit versions of Firefox are currently not supported.

Ce qui donne traduit :

Actuellement, Adobe Primetime est disponible uniquement dans Microsoft Windows Vista avec l’utilisation des versions 32 bits de Firefox. Les versions Mac OS X, Linux, Windows XP et 64 bits de Firefox ne sont actuellement pas pris en charge.

Vu le magnifique support d’Adobe Flash sous Linux, je pense que le code de l’EME ne sera jamais activé sous les distribution GNU/Linux, ce qui n’empechera pas certaines personnes de hurler au fork.

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Mémoires télévisuelles d’un enfant des années 1970, épisode 14 : 12 avril 1992, quand meurt une chaine de télévision.

Pour nombre d’enfants des années 1970, le cinquième canal de télévision, ce n’est pas France 5. Du moins, pas à son origine. Pour nous (je fais parti de ces enfants là), c’est surtout « La 5″ lancée par Berlusconi (1986), reprise par Robert Hersant (1987-1990) et disparaissant sous la direction de Hachette (1991-1992)

Sur certains plans, c’était une télévision en avance sur son époque. Même si les jeux à fric faisait scandale à l’époque – ce qui ne choque plus trop de nos jours – ce fut aussi une chaine révélatrice de talents. Ne serait-ce qu’avec Nagui qui anima l’adaptation d’un jeu célèbre : « Que le meilleur gagne ».

C’était aussi la chaine qui a permis de diffuser des séries en exclusivité – avant qu’elles ne soient reprises par les autres chaines, comme « K2000″, « Tonnerre Mécanique », « Twin Peaks » ou encore « supercopter ».

C’est pour moi aussi les souvenirs d’une chaine qu’on avait du mal à capter, car à l’époque on passait par une bonne vieille antenne rateau. Avec une qualité d’image pas franchement « tip top » :(

Plombée par ses finances, elle déposera le bilan et fermera en 1992. C’est avec TV6 (1986-1987) la seule chaine française hertzienne à avoir mis la clé sous la porte. La Cinquième qui deviendra France 5 verra le jour en septembre 1994.

Premier bilan musical de 2015 : c’est quoi les artistes « connus » du grand public ? :)

À une dizaine de jours du mois de juin 2015, du moins au moment où je rédige cet article, j’ai voulu faire un bilan de mes acquisitions musicale entre janvier et mai.

Comme disait feu Pierre Desproges « Je ne suis pas superstitieux, ça porte malheur », j’ai acquis 13 galettes. J’aurais pu rajouter « Corpo Mente« , mais comme je ne l’ai qu’en numérique, c’est un brin hors sujet pour cet article :)

Dans les genres, metal et apparentés ? 8. Post-rock ? 2. Folk ? 1. Électronique ? 1. Inclassable ? 1.

collection musicale mai 2015

De haut en bas et de gauche à droite sur la photo ci-dessus :

Autant dire qu’il n’y a aucun artiste ni groupe qui passent sur les mass-media, qui soit « mainstream » (qu’on peut traduire par « dominant »). Je n’ai même pas encore acheté le dernier Steven Wilson (« Hand Cannot Erase ») alors que j’aime beaucoup les créations de cet artiste.

Est-ce à dire que j’ai des goûts élitistes ou simplement que je ne supporte plus la sousoupe commerciale qui monopolisent les médias ?

Solus beta 2 : où en est le projet jadis connu sous le nom d’EvolveOS ?

Le projet actuel d’Ikey Doherty pour développer une distribution GNU/Linux, après une période connue sous le nom d’EvolveOS – j’en avais parlé de son alpha 2 en juillet 2014 – a dû changer de nom pour des raisons de marque déposée, et est devenu le projet Solus. Un clin d’oeil à son ancien projet dont la vie a été plus que mouvementée.

Distrowatch, le site que les barbus aiment à détester autant que les développeurs de la Devuan haïssent systemd, a publié l’annonce de la béta 2 de Solus Operating System.

En lisant les notes de publication, on apprend que le projet propose un noyau Linux 4.0.3, une base gnome 3.16.3 avec le Budgie Desktop 8.2 au dessus, Mozilla Firefox 38.0.1, le support de l’UEFI, et que pour des raisons en gourmandise côté ressource au niveau de l’accélération 3D, l’utilisation dans une machine virtuelle présente un fonctionnement au ralenti. De plus, il est précisé que le partitionneur de disque n’a pas été incorporé au niveau de l’installateur. Ce qui n’est pas grave, vu que ce n’est qu’une béta au final 😉

Côté ressource, il est conseillé d’avoir au minimum 4 Go d’espace disque (le système pouvant monter jusqu’à 10 Go), et un petit Go de mémoire vive au minimum.

Piqué par ma curiosité, et en gardant en mémoire les limitations précisées dans l’annonce de publication, j’ai récupéré la lourde ISO avec wget.

[fred@fredo-arch ISO à tester]$ wget -c http://ikeydoherty.com/Solus-Beta2.iso
–2015-05-18 08:42:26– http://ikeydoherty.com/Solus-Beta2.iso
Résolution de ikeydoherty.com (ikeydoherty.com)… 217.78.5.167
Connexion à ikeydoherty.com (ikeydoherty.com)|217.78.5.167|:80… connecté.
requête HTTP transmise, en attente de la réponse… 200 OK
Taille : 746586112 (712M) [application/x-iso9660-image]
Sauvegarde en : « Solus-Beta2.iso »

Solus-Beta2.iso 100%[=====================>] 712,00M 1,75MB/s ds 5m 10s

2015-05-18 08:47:36 (2,30 MB/s) — « Solus-Beta2.iso » sauvegardé [746586112/746586112]

J’ai ensuite respecté les recommandations de l’annonce de publication : 2 Go de mémoire vive virtuelle, 128 Go de disque, 2 CPUs virtuel, le tout en mode Bios. Même si cela ne permettra pas d’avoir la souplesse idéale, j’ai quand même activé l’accélération 3D dans VirtualBox.

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Archlinux sur un Asus eeePC : bilan au bout de 3 mois et demi d’utilisation.

Dans une série de billets, fin janvier 2015, j’explorais les différentes options pour équiper le vieil eeePC que j’ai reçu et qui se trainait sous MS-Windows XP. Dans l’ultime article de la série, j’avais décidé de me tourner vers une Archlinux et Xfce, la version 4.10 à l’époque.

Trois mois et demi sont passés. L’eeePC est toujours sous Archlinux et Xfce. C’est d’ailleurs celui-ci qui m’a décidé de migrer vers Xfce 4.12 dès sa disponibilité sur mon PC fixe (AMD Athlon X2-215, 4 Go de mémoire vive, 1 To de disque dur, carte graphique GeForce GT 210), et mon Toshiba Satellite L300-2CZ.

Depuis l’installation d’origine, la machine est passé au noyau linux 4.0 (le 4.0.3 au moment où j’écris ces lignes) et Xfce 4.12. J’ai aussi craqué et j’ai installé des versions précompilées de Mozilla Firefox et Mozilla Thunderbird (celle du tronc, code le plus « explosif) en provenance du serveur FTP de la Fondation Mozilla.

Compiler le code source sur cette mini-machine ? Non, merci sans façon. Déjà qu’il me faut 35 à 40 minutes sur mon ordinateur fixe…

L’autonomie ? Je tourne dans les 6 heures 30 à 7 heures environ avec une pleine charge. Il est vrai que l’ajout des outils TLP aide vraiment à économiser les ressources.

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HandyLinux 2.0, la distribution pour grands débutants basée sur la Debian GNU/Linux Jessie.

En ce 16 mai 2015, la HandyLinux 2.0 pointe le bout de son nez. Basée sur la Debian GNU/linux Jessie, j’avais déjà abordé rapidement la HandyLinux 2.0 à l’époque de sa version béta, en février 2015.

Avec l’annonce de la sortie de la version 2.0 de la HandyLinux, j’en ai profité pour récupérer l’ISO via bittorrent.

Ensuite, j’ai créé ma machine virtuelle habituelle, pour une fois en 32 bits en activant le support du PAE, sous VirtualBox pour installer cette distribution basée sur la Debian GNU/Linux Jessie.

L’installation est automatisée et est très simple d’accès. Les seules interventions ? Au moment de définir le nom de l’installation, la création du compte utilisateur, le choix du partitionnement ou encore au niveau de la mise en place de grub.

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Corpo-Mente : un album bien mélangé.

Il m’arrive de trouver des pépites sur Bandcamp. Alors que je fouillais la catégorie des meilleures ventes, je suis tombé sur l’album éponyme du duo Corpo-Mente.

Quand j’ai vu la liste des tags pour qualifier l’album, je me suis gratté la tête plusieurs secondes, car on peut y lire : metal, death metal, experimental, trip-hop et opera.

C’est un peu intrigué que j’ai lancé la lecture de cet album de 10 pistes pour 40 minutes. Autant dire que c’est un album qui propose des pistes qui ne se perdent pas dans des introductions sans fin :)

Fruit du travail de Gautier Serre aux instruments et de Laure Le Prunenec au chant, avec quelques musiciens invités, on se retrouve avec un mélange qui est étrange au premier abord. La voix de Laure Le Prunenec est porté par des mélodies qui mélangent les influences rock, metal et un peu trip-hop.

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Fedora Linux 22 à une dizaine de jours de sa sortie, elle ressemble à quoi ?

La Fedora Linux 22 sortira (ou sera sorti, tout dépend de quand vous lirez cet article) le 26 mai 2015, du moins, selon sa feuille de route idéale. Le code étant en période de gel depuis le 12 mai 2015, toujours dixit la feuille de route, autant dire qu’on est assez proche du résultat final.

En fouillant un peu, je suis tombé sur cet article des forums officiels de la Fedora Linux qui permettent d’accéder à des images ISOs des différentes étapes de développements de la distribution GNU/Linux communautaire chapeautée par RedHat.

On y trouve un lien vers une version suffisamment avancée de la Fedora Linux 22 « finale », du moins, si on en croit la page qui lui y est consacrée sur le wiki de la distribution.

J’ai donc voulu voir à quoi ressemble actuellement la Fedora Linux 22. On a le choix entre plusieurs ISOs, la Workstation (avec Gnome), celle avec KDE, une avec le duo Mate-Desktop et Compiz, une avec LXDE et enfin une avec Xfce. Principalement en version « live » installable, pour processeurs 32 et 64 bits.

Mon choix s’est porté sur la version Live avec Xfce en 64 bits. Soit un téléchargement d’environ 860 Mo. Pour info, la version avec KDE monte à 1,2 Go, celle avec Gnome à 1,3 Go.

[fred@fredo-arch ISO à tester]$ wget -c http://alt.fedoraproject.org/pub/alt/stage/22_TC3/Live/x86_64/Fedora-Live-Xfce-x86_64-22-TC3.iso
–2015-05-14 17:26:27– http://alt.fedoraproject.org/pub/alt/stage/22_TC3/Live/x86_64/Fedora-Live-Xfce-x86_64-22-TC3.iso
Résolution de alt.fedoraproject.org (alt.fedoraproject.org)… 209.132.181.27, 209.132.181.25, 209.132.181.26, …
Connexion à alt.fedoraproject.org (alt.fedoraproject.org)|209.132.181.27|:80… connecté.
requête HTTP transmise, en attente de la réponse… 200 OK
Taille : 899678208 (858M) [application/octet-stream]
Sauvegarde en : « Fedora-Live-Xfce-x86_64-22-TC3.iso »

Fedora-Live-Xfce-x8 100%[=====================>] 858,00M 2,61MB/s ds 6m 2s

2015-05-14 17:32:30 (2,37 MB/s) — « Fedora-Live-Xfce-x86_64-22-TC3.iso » sauvegardé [899678208/899678208]

Ensuite, j’ai créé une machine virtuelle avec VirtualBox pour voir ce qu’à dans le ventre la future Fedora Linux 22. Comme d’habitude, j’ai été généreux : 2 Go de mémoire dédiée, 128 Go de disque et 2 CPUs virtuels.

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En vrac’ rapide et libre mercurien.

En ce jour de Mercure, et veille du jeudi de l’Ascension, un petit en vrac’ rapide et libre.

  • Une distribution vient de nous quitter : La Foresight Linux et son gestionnaire de paquet qui sonnait mal en français, Conary. Dommage, car ce n’était pas une distribution qui « se limite à changer le fond d’écran ».
  • Et une autre distribution revient à la vie, en se basant sur la Slackware Linux 14.1, la distribution légère ConnochaetOS.
  • Handy Linux 2.0 est annoncée pour le 16 mai 2015 ! Ça fait plaisir de voir survivre des distributions GNU/Linux utile.

Et si on parlait musique ?

C’est tout pour aujourd’hui !

Un aperçu de Mate Desktop 1.10 sur Archlinux ?

En février 2015, j’avais écrit un article sur les futures versions de Xfce et de Mate Desktop. Après la sortie de Xfce 4.12.0 fin février 2015, il ne manquait plus que Mate Desktop 1.10.

Bien qu’il ne soit pas encore officiellement sorti au moment où je rédige cet article, le 12 mai 2015, les paquets pour l’installer sur Archlinux sont disponible sur le dépot community-staging. En gros le niveau qui précède les dépots de tests d’Archlinux. Du hautement explosif, donc, déconseillé sous peine de se retrouver avec une Archlinux inutilisable. Vous êtes prévenus.

Mais comme je suis un peu fou furieux, j’ai voulu avoir un premier aperçu de la nouvelle version de Mate-Desktop.

Comme la feuille de route de la version 1.10 est presque complétée, la migration vers gtk3 étant désormais repoussée à Mate Desktop 1.12, j’ai pris mon courage à deux mains. J’ai créé une machine virtuelle dans VirtualBox pour avoir un aperçu de Mate Desktop 1.10. Parmi les grosses nouveautés visibles au premier coup d’oeil : l’abandon de la calculatrice Mate et des outils systèmes de Mate.

La première étape a été d’installer une Archlinux avec Xorg et les dépôts testing activés. J’ai pris mon tutoriel du mois de mai 2015 comme base. J’ai juste rajouté Mozilla Firefox, LibreOffice avec les traductions françaises. J’ai commencé par installer Mate Desktop pour éviter les conflits potentiels.

Une fois l’installation terminée, j’ai activé les dépots staging et community-staging pour obtenir Mate-Desktop 1.10.

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L’auto-édition : vraie opportunité ou piège à con(ne)s ?

Depuis quelques années, l’auto-édition dans le domaine de l’écrit a le vent dans les voiles. Que ce soit via des plateformes comme celle que propose Amazon, In Libro Veritas, Atramenta ou encore Lulu, il n’y a jamais eu autant de publications écrites.

Évidemment, comme partout, quand l’auto-édition arrive, il faut savoir trier le bon grain de l’ivraie. Cela m’a permis de découvrir principalement – honneurs aux dames – des auteur(e)s comme : Isabelle Rozenn-Mari, Christelle Morizé, Anna Khazan. Pour ces messieurs ? Jérome Dumont, Wendall Utroi, Xavier Delgado, Philippe Saimbert ou encore Didier Acker.

Il faut cependant ne pas oublier que l’auto-édition est du pain béni pour les maisons d’édition classique. Cela leur permet de faire leur marché, de voir les auteur(e)s qui arrivent à bien vendre.

On peut prendre ici l’exemple d’Alice Quinn qui est désormais signée par une major de l’édition papier et qui profite ainsi de la puissance de feu médiatique qui en découle, et les « facilités » en terme de correction, de mise en page, de relecture. Tout ce qu’un(e) auteur(e) auto-édité doit faire par soi-même.

Dans un billet coup de gueule récent, Agnès de Destination Passions disait ce qu’elle pensait des auteur(e)s incapables de sortir du « mode promotion » de leurs oeuvres, oubliant le reste du monde. Je cite un passage du billet en question qui est parlant selon moi :

Je profite donc de cet article pour pousser un gros coup de gueule contre certains auteurs qui ne savent rien faire d’autre que se regarder le nombril et gonfler un peu le torse au moindre propos positif les concernant. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, ce genre d’auteur est plus fréquent qu’on le croit et quand vous regardez dans l’autoédition, c’est une invasion.
[…]
Qu’espèrent-ils tous ces nombrilistes de la capsule ? Que toute personne avec laquelle ils rentrent en contact se mettra à genoux devant eux et se précipitera sur leur prose ? Moi j’en ai rien à foutre de leur prose ficelée de façon intestinale et qui ne vous vaudra qu’une bonne visite chez le toubib. Pourquoi s’acharner si certains en ont rien à faire de ce que vous pensez de leur crotte ? Es-ce utile de dépenser de l’énergie à faire de nombreux emails aux uns et aux autres pour les informer de telle ou telle chose avec au passage quelques petits conseils d’”amis” ? Ils ne semblent avoir rien compris et un seul conseil s’impose pour eux : retourner à la case départ et tout réapprendre à l’exception des cas désespérés…

C’est une attaque violente et pourtant très réaliste du petit monde de l’auto-édition. Quoique la version musicale de l’auto-édition n’est pas meilleure. Je dois dire que j’adore Bandcamp, et que c’est devenu ma source principale d’approvisionnement en terme de musique. Mais pour un album que je présente sur le blog, j’aurais dû écouter dix sombres bouses pour trouver une pépite.

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Les distributions semi-rolling release : un format « casse-gueule » ?

Il y a deux grands types de distributions GNU/Linux. Les distributions à publication en flux constant (alias rolling release) qui proposent régulièrement des images ISOs d’installation (généralement sur un rythme mensuel) et les distributions à dates déterminées, qui partent du principe du développement qui est gelé à une date donnée, puis stabilisé pour donner une version publique.

Dans la catégorie des rollings, on peut citer principalement : Archlinux et sa soeur jumelle libre Parabola GNU/linux, la NumixOS Antergos, la Manjaro Linux (qui est une rolling avec une période de temporisation), le duo Gentoo Linux / Funtoo Linux, la KaOS ou encore la Chakra.

Dans la catégorie des « dates déterminées », principalement : Debian GNU/Linux (et sa floppée toujours croissante de descendantes, dont la famille basée sur Ubuntu), Fedora Linux, Slackware Linux, Mageia ou encore OpenSuSE.

Il existe une catégorie qui a le cul entre deux chaises, ce sont les semi-rolling. Elle propose souvent une base définie, n’évoluant qu’au strict minimum (correctif de sécurité notamment), et propose une couche supérieure (environnement et logiciels finaux) en évolution lente mais constante, souvent via le biais de pack cumulatifs de mise à jour.

Ici, on trouve des distributions comme la LMDE, ou encore la SolydXK. Une variante est d’avoir une version rolling pure et dure en version de développement et une ISO stable de chez stable à intervalle plus ou moins régulier. C’est par exemple le cas d’une distribution qui n’a jamais su se vendre malgré son potentiel et ses qualités, j’ai nommé la Frugalware Linux.

Ce modèle atypique est cependant en équilibre instable. On ne peut pas garder éternellement la même base, même en corrigeant les inévitables failles de sécurité sans mettre à mal à terme la fiabilité de l’ensemble.

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Où en est la vénérable Slackware Linux, 18 mois après la sortie de la version 14.1 ?

J’écris cet article le 8 mai 2015, anniversaire de l’armistice de la deuxième guerre mondiale en Europe et de celui du massacre de Sétif, soit 18 mois et un jour après l’annonce de la sortie de la Slackware Linux 14.1.

Même si l’annonce de publication déclare avoir été faite le 4 novembre 2013, la page d’accueil annonce le 7 novembre. Bref, 18 mois sont passés.

J’ai voulu voir où en était la vénérable Slackware Linux (la version 1.0 aura 22 ans en juillet 2015), dans sa version de développement en prévision d’une 14.2 voire d’une 15.0.

J’ai donc pris l’ISO de la version 14.1 en 64 bits, et pour varier les plaisirs avec mon environnement quotidien, j’ai décidé d’installer KDE SC avec sa traduction française.

Pour mémoire, quand la Slackware Linux 14.1 est sortie, elle proposait le noyau linux 3.10.17, KDE SC 4.10.5, Mozilla Firefox ESR 24.1, Xfce 4.10.1 entre autres choses.

J’ai donc ensuite installé la Slackware Linux en décochant les « collections » suivantes : E, F, K, XFCE.

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Devuan, où en est la distribution née à cause de la technologie « Dont on ne doit pas prononcer le nom » ? :)

Devuan, fork de la vénérable Debian GNU/Linux à cause de l’utilisation de « la technologie maudite dont il ne faut pas prononcer le nom » – Harry Potter, sort de ce corps ! – ressemble chaque jour un peu plus à un soufflé mal cuit. Du moins, c’est l’impression qui en ressort. J’ai voulu savoir où en était la distribution, près de 6 mois après la naissance du fork. L’ajout sur la liste d’attente de Distrowatch datant de fin novembre 2014 : Devuan (submitted on 2014-11-28).

On a pu apprendre que la version 1.0 quand elle sortira proposera une Debian GNU/Linux (Jessie ?) sans systemd ni udev, mais avec une technologie développée en interne, du nom de vdev et avec Xfce comme environnement de bureau.

Pour le moment, j’écrit cet article le 6 mai 2015, aucune ISO de développement n’est disponible, sauf une ISO proposée pour la saint Valentin pour une version pré-alpha, basée sur la Debian GNU/Linux Jessie RC1. On peut passer par la dernière image disponible en date pour une utilisation avec qemu. Il est précisé que ce sont des images disques de qualité alpha, en clair premier stade de développement. Ce qui ne donne pas vraiment envie.

J’ai préféré utiliser l’ISO pour la Saint Valentin, disponible uniquement en 32 bits apparemment, puis j’ai appliqué des instructions trouvées sur la liste de publication. Car au moins, j’étais certain d’avoir une installation qui me donne un environnement de bureau dès le départ. L’installation automatisée est uniquement disponible en anglais :(

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En vrac’ rapide et culturel.

Un minuscule en vrac’ culturel pour une fois.

Ce n’est pas grand chose, désolé, mais j’ai pas mal de choses en cours en ce moment, et pas forcément informatique :(