Top 5 et flop 5 des distributions GNU/Linux que j’ai eu sous la souris ? Le retour.

En juillet 2012, j’avais rédigé deux articles concernant les 5 pires et les 5 meilleures distributions GNU/Linux qui ont atterri sur mon disque dur.

Pour mémoire, le flop 5 :

  1. PearOS – paix à ses octets
  2. OpenMamba
  3. GoboLinux
  4. OpenSuSE
  5. KahelOS – paix à ses octets

Et le top 5 :

  1. ArchLinux
  2. Frugalware Linux
  3. Fedora Linux
  4. Viperr
  5. LinuxMint Debian Edition

Trois ans sont passés, et quelques modifications doivent être apportés aux deux classements. Commençons par le flop 5, étant donné que deux ont passés l’arme à gauche. J’ai cependant enlevé OpenSuSE, car j’ai trouvé pire entre temps :)

Continuer la lecture de Top 5 et flop 5 des distributions GNU/Linux que j’ai eu sous la souris ? Le retour.

En vrac’ dominical.

Un petit en vrac’ dominical, car il le faut bien. Et oui, il sera très petit 😀

Comme d’habitude, commençons par le panier de crabe, à savoir le logiciel libre.

Dans le domaine culturel ?

Ce n’est pas grand chose, mais faut pas en demander plus en ce moment :)

Comment je suis devenu publiphobe… Et que je n’ai pas honte de l’être !

Enfant des années 1970, j’ai été biberonné avec des publicités qui étaient souvent artisanales, pour ne pas dire remplies de clichés sexistes avec des stars en devenir : la bande du Splendid y fit ses premières armes pour payer de quoi se remplir son assiette. Ou encore un certain Michel Colucci !

Comme vous avez pu le voir, il y avait quand même du lourd. Au fil des années, la publicité est devenue envahissante. Vraiment envahissante. Ce mouvement s’est accéléré avec la privatisation pour le mieux disant culturel (du moins, prétexte employé à l’époque) de la première chaine de télévision française en 1987.

Si on fait un rapide saut dans le temps entre 1987 et 2015, sur certaines chaines de la TNT, les coupures publicités arrivent à intervalles réguliers, mécanique. Ce qui donne parfois des résultats « marrants ». Après la 1350ième diffusion d’un épisode de « La Petite Maison dans la Prairie », après que celui-ci soit terminé, le générique de l’épisode suivant est à peine fini qu’une coupure pub de cinq bonnes minutes arrive…

Faites donc l’essai, c’est pathétique. Mais c’est le lot des médias non-interactifs, comme la télévision ou encore la radio.

Continuer la lecture de Comment je suis devenu publiphobe… Et que je n’ai pas honte de l’être !

Mémoires télévisuelles d’un enfant des années 1970, épisode 16 : « L’académie des neuf »

Entre 1982 et 1988, sur Antenne 2, à l’heure du repas de midi, on avait droit à une émission de jeu, inspiré d’Hollywood Squares, « L’académie des neuf »

Le principe du jeu était simple : neuf célébrités, dont une avait toujours un produit à vendre, se retrouvait un plateau en forme de grille pour répondre à des questions de culture générale.

C’était une émission où les célébrités s’entraidaient, se chariaient, et soufflaient tellement pour donner les réponses qu’une tornade aurait été moins bruyante.

Présenté par Jean-Pierre Foucault, l’humour était une constante et ça volait parfois très bas. Il y avait des sociétaires récurrents, comme Philippe Castelli, Sim ou encore Micheline Dax, voire Danièle Évenou.

Le générique était complètement « c’est quoi ce délire » ?

Continuer la lecture de Mémoires télévisuelles d’un enfant des années 1970, épisode 16 : « L’académie des neuf »

Guide d’installation d’Archlinux, version de juillet 2015.

Voici la vingtième version du tutoriel pour installer une Archlinux, que ce soit avec une machine virtuelle, utilisant un Bios ou un circuit UEFI. Cette version rend obsolète celle de juin 2015.

Côté environnements : Gnome 3.16.2, KDE SC 4.14.9, Plasma 5.3.2, Cinnamon 2.6.11 (la 2.6.12 est sortie aujourd’hui !), Xfce 4.12.0 et Mate Desktop 1.10.0. J’ai conservé KDE SC 4.14.x. J’ai hésité avant de le conserver, mais tant qu’il est maintenu en amont…

J’ai rajouté un retour concernant le clavier sous Xorg.

NB : si vous voulez faire une installation avec l’UEFI, il faut utiliser cgdisk, gfdisk ou gparted, et créer un partitionnement GPT. Sinon, ça plantera !

Ce n’est pas un tutoriel à suivre au pied de la lettre, mais une base pour se dégrossir. Le fichier au format zip contient :

  • La version odt
  • La version pdf
  • La version ePub
  • La version mobi (pour Kindle)

Le guide en question est sous licence CC-BY-SA 3.0.

Bonne lecture et n’hésitez pas à me faire des retours en cas de coquilles !

Critique du livre « Internet et les réseaux sociaux : que dit la loi ? »

Étant un vieux blogueur dont l’influence serait tout sauf négligeable selon certaines personnes – tiens, des rires de baleine dans la salle ? – je suis souvent contacté, aussi bien par des promoteurs d’articles sponsorisés ou apparentés qui peuvent aller voir si on peut attraper des coups de soleil sur Pluton – que par certains éditeurs pour me parler de leur produits (livre, logiciels), voire même certains groupes ou artistes.

Depuis plus d’un an et demi, je suis contacté régulièrement par le service de presse de l’éditeur Eyrolles, qui me présente rapidement des livres qui doivent sortir, avec la même question à la fin : « Souhaitez-vous découvrir le livre ? »

Presque à chaque fois, je réponds par la négative, le sujet ne me parlant pas. Je n’ai répondu que par 3 fois de manière positive. la première, c’était pour un livre sur le Raspberry Pi premier du nom en février 2014, la deuxième, c’était pour un livre concernant la création d’une boutique en ligne, sujet auquel je m’intéressais à l’époque – et qui me parle toujours – en mars 2015.

Et la troisième ? C’est plus récemment, quand un bouquin intitulé « Internet et les réseaux sociaux : que dit la loi ? ». Je tiens à remercier Marion Marin Dubuard pour m’avoir envoyé gratuitement un exemplaire. Il est disponible sur le site de l’éditeur et vaut la modique somme de 12,90€, en dehors des frais de ports. http://www.eyrolles.com/Droit/Livre/internet-et-les-reseaux-sociaux-que-dit-la-loi-9782212140293

Au moins avec cette longue introduction a le mérite de mettre les points sur les « i », je ne violerai pas l’article 20 de la LCEN (Loi pour la Confiance de l’Économie Numérique) du 21 juin 2004. Mais revenons-en au livre publié par les éditions Eyrolles.

Écrit par Fabrice Mattatia (Docteur en droit et expert en confiance numérique), ce petit ouvragee au format poche d’un peu moins de 250 pages, apparaît à première vue un peu court pour aborder un aussi vaste sujet que l’application du droit sur internet. En tout cas, il dépasse largement le simple cadre des réseaux sociaux : Facebook, Google Plus, Twitter, Diaspora*, Instagram, etc.

Il se base sur un principe juridique simple : « nemo censetur ignorare legem », qu’on peut traduire par « nul n’est censé ignorer la loi ».

Continuer la lecture de Critique du livre « Internet et les réseaux sociaux : que dit la loi ? »

DragonFlyBSD 4.2.0 : vole libellule, vole ! :)

Certains articles sur ce blog naissent de manière un peu bizarre. La génèse de celui-ci remonte à une pointe de curiosité en un dimanche aussi ennuyeux que les autres du milieu du mois de juin.

Dans un poste sur le deuxième réseau social fantôme qu’est la framasphere*, j’ai posté deux captures d’écran de Xfce 4.12.0 sur DragonFlyBSD 4.2.0rc.

Dans la suite des commentaires, Péhä m’a demandé si cela ferait l’objet d’un article, d’une manière très claire, allant jusqu’à faire ce petit dessin sous licence CC-BY-SA 4.0, que j’ai tellement aimé que j’ai décidé de le mettre de côté et de vous le faire partager. Pour info, je suis pas trop mal croqué !

Voici donc un article rapide pour vous présenter ce fork assez ancien de FreeBSD, et sûrement un des moins connus de ces unix-like libres. J’ai souvent parlé de FreeBSD, OpenBSD ou encore PC-BSD, mais jamais de l’OS à la libellule.

Continuer la lecture de DragonFlyBSD 4.2.0 : vole libellule, vole ! :)

En vrac’ rapide dominical

Pour ce dernier dimanche de juin 2015, un petit en vrac’ :)

Comme d’habitude, commençons par le panier de crabes logiciel libre.

Passons maintenant à la culture .

C’est tout pour ce dimanche.

Les « natifs du numérique », une appellation galvaudée ?

Il y a un sketch du trio Bernard Campan, Pascal Legitimus et Didier Bourdon, alias « Les Inconnus » datant de la fin des années 1980 qui commence ainsi, de mémoire : « La révolution, époque vachement troublée. Il y eu l’an I, puis l’an II et puis l’Empire. »

Si vous ne le connaissez pas, je vous le conseille, c’est un petit bijou, même si sur certains plans, il fait son âge.

Si on prend un parallèle avec la notion sociologique des générations, il y a eu la génération X (1960-1980), la génération Y (1980-2000) et la génération des « natifs du numérique » (2000 à 2020 ?). Né en 1974, je suis un exemple même de cette génération X qui a connu la fin de la guerre froide, l’avènement de la micro-informatique personnelle, et qui a commencé sa vie intime avec un morceau de plastique pour éviter de se chopper une saloperie du nom de VIH.

La génération Y, c’est celle qui a vu débouler Internet au milieu des années 1990, pile au moment où ses premiers membres arrivait à l’adolescence. C’est aussi une génération marquée pour sa fin par les Skyblogs et le mythique « Lache tes comms » à chaque érucutation écrite. C’est aussi, pour les enfants de la génération Y qui arrivent sur le marché du travail, un sacré boulet qui montre que le grand « nain ternet » a une mémoire d’éléphant… :(

Si on prend la génération des ados actuels, la plupart ont été biberonnés avec de l’informatique personnelle à peu près utilisable, et qui sont souvent des adorateurs des réseaux sociaux, que ce soit l’ancestral fesseur de caprins, le SMS à la mode 2.0 alias Twitter ou encore des services de vidéos comme Youtube.

Comme pour les skyblogs de la génération qui l’a précédé, ceux-ci ont une mémoire d’éléphant et dans quelques années, la génération des « Natifs du numérique » s’en mordront sûrement les doigts jusqu’au coude à cause des traces laissées.

Continuer la lecture de Les « natifs du numérique », une appellation galvaudée ?

Collapse : encore un exemple qu’on a des bons groupes de post-rock en France. Et c’est tant mieux !

S’il y a un genre musical que j’apprécie, en dehors du rock progressif, du metal progressif, du metal symphonique, de la folk, de la musique classique (et oui !) ou encore du heavy metal classique, c’est bien le post-rock.

Même si c’est un mouvement musical assez répandu sur la planète, j’avoue que les créations françaises me plaisent particulièrement. Une liste rapide : Have The Moskovik, The Beauty The World Makes Us Hope For, Corbeaux, ou encore une découverte plus que récente et sujet de cet article, Collapse.

J’ai découvert ce groupe via un commentaire sur mon article sur « Ossonor ». Je tiens à remercier Yanil pour le tuyau. Collapse, groupe originaire de Grenoble, propose un post-rock instrumental avec des influences qui me parle, dont un certain… Porcupine Tree. Pour le fan de Steven Wilson qui sommeille en moi, c’est un gage de qualité de plus.

C’est donc sur les conseils de Yanil, que je remercie encore une fois au passage, que j’ai lancé l’écoute du deuxième LP « The Fall » sorti en 2013. Même si la première piste commence par une intro avec des paroles, le reste de l’album est un grand voyage musical de plus de 50 minutes, réparties sur 9 pistes. Les pistes s’enchainent les unes après les autres avec une facilité déconcertante !

Il ne m’est pas souvent très facile de décrire un album surtout quand comme celui-ci, les pistes forment un tout. Un monde en lui-même. Impossible de sortir une piste pour la mettre en avant, car on sent que le groupe maitrise ses instruments sur le bout des doigts. Dire qu’on se prend une claque est la meilleure image que je puisse donner. Mais le genre de claque qu’on aime à recevoir :)

Continuer la lecture de Collapse : encore un exemple qu’on a des bons groupes de post-rock en France. Et c’est tant mieux !

Ah, si j’étais blogueur influent… :)

Dans un article en date du 16 juin 2015, Cyrille Borne, le maître en déréférencement (dixit le sous-titre de son blog), a proposé un excellent billet au titre tout trouvé « La relève ».

Dans cet article assez long – comme d’habitude – il y a un passage qui est intéressant à lire, je le recopie ci-dessous :

[…]Il y a quelques jours je disais à Cep au téléphone que si dans les quinze derniers années je n’avais pas fait tout ce travail de déréférencement, destruction de sites, reconstructions, aucun effort SEO et j’en passe, je serai à la place de Korben ce qui aurait été drôle. C’est une vérité sur internet, ce sont les endurants qui ont gagné la bataille de la visibilité, bien plus que les gars qui auront mis en place les règles SEO et tout le bazar.[…]

L’archétype même du blogueur influent (dont je vous déconseille de visiter le site sans un bloqueur de publicités sous peine d’avoir une crise d’épilepsie foudroyante) s’est fendu d’une remarque vacharde qui fait penser à de l’arrogance poussée à son paroxysme.

Ce genre de réponse fait penser que son auteur doit avoir du mal à marcher tellement que ses chevilles doivent entrer en friction. Si vous voyez ce que je veux dire… :)

Continuer la lecture de Ah, si j’étais blogueur influent… :)

36 heures sans connexion ADSL : un dur et court sevrage numérique…

Tout en écoutant « Blackwater Park » d’Opeth, je m’apprète à faire le récit des 36 dernières heures d’un accroc du numérique sans sa dose. Car il faut être honnête : la connexion aux outils du numérique est une drogue dure, à l’image de l’alcool, du tabac (pour rester dans les substances licites) ou des opiacés.

Évidemment, on ne met pas sa santé en jeu avec l’addiction au numérique, mais il suffit d’avoir un incident de connexion ADSL pour comprendre à quel point « l’homo numericus » est un être fragile. Tout commence le 23 juin 2015. Alors que je me lève pour prendre ma dose quotidienne d’informations avant d’attaquer mon petit déjeuner, je tombe sur le cauchemar absolu de « l’homo numericus » : ma box est bloquée au tout début de sa connexion au réseau. Pour les utilisateurs de Free, cela correspond à l’étape 2 : en clair, le routeur cherche en vain à accrocher une connexion au grand réseau mondial.

Mon réflexe est de prendre mon téléphone portable et de prévenir mon fournisseur d’accès. En 5 minutes, l’incident est rapporté. 20 minutes plus tard, grace à la connexion 3G de mon smartphone (étrangement, la couverture 4G de mon opérateur mobile s’arrête à une centaine de mètres de mon appartement), j’ai un courrier électronique me confirmant de l’ouverture du ticket et qu’une enquête est en cours.

J’arrive à me connecter à mes réseaux sociaux, les fantômatiques Google+ et la Framasphère* pour grapiller quelques informations. J’acquiers une confirmation : un écran de 4,5 pouces n’est pas vraiment idéal pour faire de la navigation internet basique.

Quand on a l’habitude de pouvoir accéder au « grand nain ternet » avec un écran d’au moins 10 pouces de diagonale, ça pique vraiment les yeux.

Continuer la lecture de 36 heures sans connexion ADSL : un dur et court sevrage numérique…

En vrac’ rapide de fin de semaine.

Pour finir la dernière semaine du printemps 2015, un en vrac’ rapide et plutôt varié.

Commençons par le panier de crabes informatique, j’ai nommé le logiciel libre :)

Sur le plan culturel ?

Bon week-end !

En France, on a peut-être pas de pétrole, mais des bons groupes de métal symphonique !

En fouillant les catégories de bandcamp, ma mine d’or pour trouver des albums et des groupes qui n’ont pas l’opportunité de passer à la radio et à la télévision, je suis tombé sur le premier EP d’un groupe grenoblois, du nom d’Ossonor.

Avec les lillois d’Alwaid et les parisiens de Unseelie (plus orienté gothique, d’accord !), voici que je tombe sur une troisième pépite orientée métal symphonique avec chant féminin, mon péché mignon.

L’album commence avec une introduction tout ce qu’il y a de plus classique dans ce domaine. Une mise en bouche avant « A Momentary Lapse in Hell » qui reprend tous les canons du genre avec un duo chant clair féminin et chant guttural masculin.

Ça envoie vraiment et ça donne la patate :)

Continuer la lecture de En France, on a peut-être pas de pétrole, mais des bons groupes de métal symphonique !

Où en sont les distributions GNU/Linux faciles d’accès sans « l’apocalyptique » systemd ? Deuxième partie.

Après une première partie consacrée à la Devuan GNU/Linux Alpha 2, j’ai eu envie de parler de nouveau du projet Manjaro Linux OpenRC. Si vous avez des suggestions pour une troisième partie, je suis preneur, car je ne vois pas beaucoup de distributions GNU/Linux faciles d’accès (sans passer par une recompilation intense ou une installation en ligne de commande) mis à part la AntiX MX, dont j’avais parlé précédemment sur le blog.

J’avais déjà parlé de la Manjaro Linux OpenRC à l’époque de sa version 0.8.11. Un commentaire de Chris sur un article consacré aux « péchés » de la Manjaro Linux m’a donné envie de voir les progrès effectués en l’espace de 6 mois. C’est aussi ce commentaire qui m’a donné l’idée de faire une mini-série de billets sur les distributions faciles d’accès n’utilisant pas Systemd.

J’ai donc récupéré l’énorme ISO (un peu moins de 700 Mo), et comme pour le billet sur la Devuan GNU/Linux alpha 2, j’ai capturé l’installation en vidéo ainsi que quelques manipulations de base.

Continuer la lecture de Où en sont les distributions GNU/Linux faciles d’accès sans « l’apocalyptique » systemd ? Deuxième partie.